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Accident d'avion à Kinshasa: 50 morts, le ministre des Transports révoqué

KINSHASA (AFP) - 05/10/2007 19h51

Le ministre des Transports de la République démocratique du Congo (RDC) a été révoqué vendredi pour "incompétence", au lendemain d'un accident d'avion qui a fait 50 morts à Kinshasa et relancé la polémique sur l'incapacité de l'Etat à réformer son aviation civile.

Rémy Henry Kuseyo a été limogé pour son "incapacité" à mettre en oeuvre "des mesures efficaces tendant à assainir l'espace aérien congolais de manière à réduire la fréquence et la gravité des accidents d'avion", aux termes d'une ordonnance signée par le président Joseph Kabila et le Premier ministre Antoine Gizenga.

Un nouveau comité de direction de l'Aviation civile a été nommé par une seconde ordonnance, en remplacement du comité précédent, suspendu en juillet par M. Kuseyo pour "la non observance des normes" dans la délivrance de licences d'exploitation aérienne et "la complaisance dans le contrôle technique" des aéronefs.

Jeudi matin, un Antonov 26 d'une compagnie privée congolaise, transportant 23 personnes, s'est écrasé peu après son décollage, percutant une dizaine de maisons avant de s'enflammer dans un quartier très peuplé de l'est de la ville.

Le bilan de l'accident s'est brusquement alourdi à 50 morts vendredi après-midi, après la découverte de nouveaux corps sous les décombres de maisons et le décès d'une fillette gravement brûlée à l'hôpital général, a déclaré à l'AFP Serge Mulumba, directeur adjoint du cabinet du ministre des Affaires humanitaires.

La Croix-Rouge, qui a dépêché 60 secouristes sur le lieu de l'accident, a pu extraire depuis jeudi des dizaines de corps "dans des conditions extrêmement difficiles", dans un quartier où les maisons sont "collées les unes aux autres", a indiqué à l'AFP son porte-parole, Alphonse Mulowayi.

De son côté, le ministère des Affaires humanitaires a obtenu l'accord de la présidence pour le déblocage de fonds d'urgence, pour "assister convenablement les blessés", organiser des "funérailles dignes" et aider à "reloger les familles dont les maisons ont été détruites", a déclaré à l'AFP Serge Mulumba, directeur adjoint du cabinet du ministre.

Médecins sans frontières a fourni aux hôpitaux concernés "des pansements ainsi que du matériel", notamment destinés "à la prise en charge des grands brûlés".

La presse de Kinshasa a dénoncé "les larmes de crocodile" des autorités, qui laissent opérer "des cercueils volants", relançant la polémique sur l'incapacité de la RDC à réformer sa flotte, essentiellement composée de vieux avions de fabrication soviétique, volant souvent sans licence en règle et à l'origine de dizaines d'accidents meurtriers ces dernières années.

En mars 2007, après une série de précédentes mesures infructueuses, le ministre Kuseyo avait accordé trois mois aux compagnies pour leur mise en conformité, avant d'interdire en septembre tous les appareils de type Antonov.

Selon des courriers publiés vendredi par le Forum des As, M. Kuseyo avait été sommé de revenir sur cette mesure portant "préjudice aux compagnies qui sont en règle" par Nkulu Mitomba Kilombo, ministre d'Etat rattaché à la présidence.

M. Kuseyo avait répondu le 14 septembre que ce problème ne devait "nullement être traité en se basant sur le manque à gagner des compagnies", mais avait finalement cédé "sous la pression" et accordé "des dérogations", selon une source proche du ministère.

Vendredi, l'ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, opposition) a exigé l'ouverture d'une enquête indépendante et des sanctions contre les responsables de l'accident, dénonçant l'"irresponsabilité" de M. Kuseyo et "l'immixtion du ministre d'Etat".

© 2007 AFP

© Congo Vision


RDC : le ministre des Transports et Communications révoqué

Kinshasa | 05 Octobre 2007 à 16:39:34

Henri Kuseyo vient d'être démi de ses fonctions ce vendredi par le président de la République. Joseph Kabila vient aussi de nommer les membres du Comité directeur de l'Autorité de l'Aviation civile congolaise. Ce Comité est dirigé par Richard Nyanguile Kasanza, rapporte radiookapi.net

Okapi

© Congo Vision


Retombées du crash de l'Antonov

Kuseyo révoqué, le gouvernement interpellé

Par  Le Potentiel

Surprise et indignation dans l'opinion publique congolaise. Alors que le bureau de l'Assemblée nationale avait solennellement, la veille, annoncé l'interpellation du ministre des Transports, à la suite du dernier crash d'avion sur Kinshasa, c'est une ordonnance présidentielle qui survient, à 10 minutes du début de la séance parlementaire, pour mettre brutalement fin au mandat de Remy Henry Kuseyo Gatanga. Pour les observateurs, c'est une fuite en avant, qui empêche de connaître à jamais les dessous d'une affaire qui, une fois de plus, endeuille la communauté nationale.

Surprise générale, vendredi à la mi-journée, dans les salons et rues de Kinshasa. Et pour cause. Le ministre des Transports, Remy Henry Kuseyo, a été démis de ses fonctions par l'ordonnance n° 07/067 du 5 octobre 2007 lue sur les ondes de la télévision publique par le porte-parole du président de la République. Et ce, à 10 minutes de l'heure à laquelle les députés l'attendaient de pied ferme pour une séance d'explication.

L'ordonnance serait la suite logique du message de condoléances du chef de l'Etat aux familles des victimes, quelques heures après l'accident. En outre, Kabila demandait au gouvernement «d'en tirer toutes les conséquences» pour susciter un élan de solidarité collective, en mémoire de la quarantaine de victimes, directes et collatérales, mortes de suites de la chute de l'Antonov 26 d'El Sam Airlift ayant crashé à Kimbaseke, un quartier populaire de la banlieue kinoise. Toutefois, cette ordonnance a provoqué indignation et suspicion.

Jeudi, jour du crash, le bureau de l'Assemblée nationale s'était déplacé jusqu'au lieu du sinistre, en compagnie des députés provinciaux de Kinshasa. A cette occasion, le 1er vice-président de la chambre basse avait publiquement rassuré la population, par la voie des médias, que son institution se saisirait sans délai du dossier, afin de «sanctionner les coupables».

Christophe Lutundula avait justifié cette détermination, non sans émotion, en ces termes : «puisque le gouvernement avait décidé l'interdiction de vol aux appareils Antonov, nous allons diligenter une enquête pour savoir qui a autorisé cet avion de voler. Et les coupables seront sévèrement sanctionnés».

Vendredi, 12h50, coup de théâtre ! Pendant que l'Assemblée nationale attendait l'arrivée du ministre des Transports et voies de communication pour se faire expliquer ce qui s'était passé, et pourquoi l'on n'a pas pu éviter cette énième catastrophe, c'est une ordonnance présidentielle qui va surprendre. Le ministre R.H. Kuseyo Gatanga est révoqué du gouvernement.

LA SEANCE ETAIT LOIN DE LA SERENITE

L'ordonnance de révocation charge lourdement l'ancien titulaire des Transports. Il est accusé, d'une part, «d'incapacité à mettre en œuvre des mesures efficaces tendant à assainir l'espace aérien congolais de manière à réduire la fréquence et la gravité des accidents d'avion». Et d'avoir, d'autre part, causé «le retard dans la mise en place de l'Autorité de l'Aviation civile créée par décret n° 049-B/2003 du 30 mars 2003». D'où lui est imputée «la situation catastrophique résultant de cette négligence coupable».

N'empêche que les députés se sont réunis régulièrement vendredi. De leurs débats préliminaires, le public n'y a vu que du feu. Défendant leurs chapelles respectives, ils ont frustré le public. Les uns exigeaient l'interpellation du ministre d'Etat près la présidence de la République, Me Nkulu M. Kilombo. Car c'est lui qui a demandé au ministre des Transports, en date du 12 septembre 2007, «de rapporter les mesures… portant suspension de vol de tous les avions de type Antonov». La séance, il faut en convenir, était loin de la sérénité.

Kuseyo parti, les députés se sont accordé 48 heures pour adresser une question orale au gouvernement qui, pour l'occasion, se ferait représenter par n'importe lequel de ses 60 membres ! L'opinion note, cependant, que le partant n'a pas été entendu. Il n'a pas été non plus invité à présenter ses moyens de défense, comme le préconisent pourtant les mécanismes de fonctionnement d'un Etat de droit.

Le dernier crash de Kingasani inspire la colère. La rue fustige la énième tentative gouvernementale de dissimulation. Globalement, les analystes de la politique congolaise jugent de «fuite en avant» cette révocation. La question demeure cependant d'actualité car le gouvernement devra répondre dans quarante huit heures à la question orale devant l'Assemblée nationale.

Certes, «l'accusé principal», c'est-à-dire, l'ex-ministre Kuseyo, ne sera pas présent dans la salle. Mais la responsabilité du gouvernement demeure totale.

Assemblée nationale

Crash d'avion : les députés veulent écouter le gouvernement

MEDARD MUYAYA

Prévue pour 10h00 puis repoussée à 13h00, la plénière du vendredi 5 octobre 2007 a commencé aux environs de 14h20. Elle a connu un seul point à son ordre du jour. Il s'agit du crash d'avion survenu jeudi 4 octobre 2007 à Kingasani dans la commune de Kimbaseke (est de Kinshasa).

Le député Lucien Mbusa, vu la gravité de ce dernier accident qui a une fois de plus endeuillé Kinshasa, a adressé une question orale avec débat au ministre des Transports afin qu'il vienne éclairer la lanterne des députés. Curieusement, dans la matinée d'hier, le ministre attendu a été révoqué.

Face à l'embarras de la situation, le premier vice-président de l'Assemblée nationale, Christophe Lutundula qui avait la police des débats au cours de la plénière, a fait savoir que les événements dont question étaient graves. C'est une tragédie, a-t-il déploré. Avant d'indiquer que le ciel congolais est encombré de cercueils volants. Le bureau de l'Assemblée nationale a estimé de son devoir de prendre ses responsabilités. C'est dans ce contexte que la question orale du député Lucien Mbusa a été inscrite à l'ordre du jour.

La plénière a été émaillée de beaucoup de motions. Premier à prendre la parole, le député Bofasa Djema. Il a cru comprendre que le bureau ouvrait un débat relatif à la question d'actualité à l'issue duquel le Gouvernement viendrait s'expliquer.

La deuxième procédure est du député Nkulu Mwenze. Ce dernier rappelle l'article 154 du Règlement intérieur. Ce dispositif stipule que le député dépose sa question orale au bureau de l'Assemblée nationale qui, après avoir vérifié la recevabilité, la transmet à qui de droit dans le délai de sept jours. Cette motion a suscité des remous dans la salle.

Réagissant à la motion du député Nkulu, le député Faustin Kambala a convié ses collègues à ne pas traiter cette question avec passion ni sentiment compte tenu de son importance. La question orale a pour objet de donner l'information aux députés. Que le ministre des Transports soit révoqué, le Gouvernement est en droit de désigner un autre ministre qui soit en mesure de répondre devant l'Assemblée nationale.

SOLIDARITE GOUVERNEMENTALE

A son tour, le député Mboso Nkodia Mpwanga a indiqué qu'on se trouve dans un cas de flagrance et d'urgence au regard de nombreux accidents d'Antonov qui se sont produits. Il en a appelé au principe de la solidarité gouvernementale. C'est-à-dire qu'on ne se contente pas de la révocation d'un ministre. La gravité des faits interpelle les élus du peuple.

C'est ici que le député Lisanga Bonganga a demandé au bureau de la chambre basse du Parlement de convoquer le ministre d'Etat près la présidence de la République pour venir éclairer la lanterne des députés. C'est lui qui a écrit à son collègue des Transport, l'invitant à lever les mesures interdisant aux Antonov d'opérer le trafic aérien. Vu la délicatesse du problème, le député Nkulu Mwenze a invité les députés à dépassionner le débat et à respecter les textes de manière à éviter le dérapage.

Pour Katanga Mukumadi, lorsqu'on révoque un ministre, automatiquement on désigne celui qui doit assumer l'intérim. Il a jugé le débat engagé «sans objet». Il y a eu trop de crashes et de morts ; on ne doit pas se trouver devant un mur des lamentations, a-t-il martelé.

François Mwamba a déploré l'absence du Gouvernement du fait que le premier ministre Antoine Gizenga a reçu en copie la lettre adressée au ministre des Transports par le ministre d'Etat près la présidence de la République, sans pour autant réagir. Il y a urgence.

En conclusion, les députés ont maintenu la question orale au gouvernement avec débat, conformément au Règlement intérieur de l'Assemblée nationale. Donc, le premier ministre désignera un membre de l'Exécutif pour répondre aux préoccupations des députés dans 48 heures

© Congo Vision


Un avion cargo s'écrase près de Kinshasa: au moins 25 morts

Un avion cargo s'est écrasé jeudi matin sur un faubourg de Kinshasa, peu après son décollage du principal aéroport de la capitale de la République démocratique du Congo. Au moins 25 personnes ont été tuées, selon un nouveau bilan donné par l'ONU.

L'avion, un Antonov-26 dont l'équipage était russe, a également fait des dégâts au sol. Trois maisons ont pris feu et ont été détruites près d'un marché dans le quartier de Kingasani, tandis que de la fumée noire s'élevait dans le ciel, selon un journaliste de l'Associated Press présent sur place.

Michel Bonnardeau, porte-parole de la mission de maintien de la paix de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC), citant des rapports de police, a précisé que 25 personnes avaient été tuées dans l'accident et que deux occupants de l'avion -un mécanicien et une hôtesse de l'air- se trouvaient dans un état critique.

Les causes de l'accident n'étaient pas connues dans l'immédiat. Les données de vol de l'appareil mentionnaient la présence de 16 personnes à bord, mais un nombre indéterminé d'autres personnes sont apparemment montées dans l'avion avant le décollage, a indiqué le chef de l'aviation civile congolaise, Alphonse Ilunga.

On ignore combien de personnes au sol ont été tuées ou blessées.

Un responsable de l'aéroport Appo Ilunga a expliqué que l'appareil, un Antonov-26, avait chuté peu après son décollage aux alentours de 10h30 locales (9h30 GMT).

L'équipage de l'avion était de nationalité russe, selon l'agence de presse russe ITAR-Tass. "Selon les premières informations, toutes les personnes à bord ont été tuées. Il y a aussi des victimes parmi les personnes présentes sur le marché", a rapporté ITAR-Tass, ajoutant que l'appareil appartenait au transporteur congolais Africa 1.

La station de radio Okapi, financée par l'ONU, a cité des témoins expliquant que l'avion avait endommagé dix maisons situées dans trois rues du quartier de Kingasani, à environ cinq kilomètres de l'aéroport de Kinshasa.

Appo Ilunga a précisé jeudi que l'Antonov-26 venait de décoller à destination du centre du pays. D'après Radio Okapi, il se dirigeait vers Chicapa dans la province du Kasai occidental.

En 1996, un Antonov-32 à turbopropulseur s'était écrasé quelques secondes après son décollage du principal aéroport de Kinshasa, faisant au moins 300 morts, l'un des accidents aériens les plus graves de l'histoire de la RDC.

Des pilotes de l'ex-Union soviétique expérimentés sont souvent aux commandes des avions cargo en RDC. Mais les appareils sont souvent vieux, surchargés et en mauvais état de maintenance.

Au mois d'août, le gouvernement a suspendu les autorisations d'un certain nombre de compagnies aériennes locales privées ainsi que le directeur national de l'aviation civile, après l'accident d'un Antonov-12 transportant plus que la capacité recommandée. L'appareil s'est écrasé dans la région de Katanga, dans l'est du pays, faisant 14 morts. AP

Monde

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Congo: 25 morts et 2 survivants dans un accident d'avion à Kinshasa

04/10/2007 15:28

(Belga) Vingt-cinq passagers ont été tués et deux ont survécu jeudi dans l'accident d'un avion d'une compagnie privée congolaise qui s'est écrasé sur un quartier populaire de l'est de Kinshasa, selon un nouveau bilan fourni par la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc).

L'avion de la compagnie Africa One s'est écrasé jeudi sur un quartier populaire proche de l'aéroport international de Kinshasa (N'djili). (NLE)

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RDC: un avion s'écrase sur un quartier populaire de Kinshasa, au moins 38 morts

KINSHASA (AFP) - 04/10/2007 19h35

Au moins 38 personnes ont été tuées et 30 blessées jeudi dans l'accident d'un avion d'une compagnie privée congolaise qui s'est écrasé, peu après son décollage, sur un quartier populaire de l'est de Kinshasa, selon un nouveau bilan du ministère des Affaires humanitaires.

"Cet avion avait à son bord, outre les trois membres de l'équipage, 20 passagers qui ont tous péri", a indiqué un communiqué transmis jeudi soir à l'AFP.

Quinze autres personnes ont été tuées et 30 blessées au sol lorsque l'avion s'est écrasé, touchant une dizaine de maisons à Kimbaseke, une commune très peuplée proche de l'aéroport international de Kinshasa-Ndjili d'où l'avion venait de décoller, précise le texte.

L'avion, un Antonov 26 de la compagnie Africa One, affrété par la société Malila Airlift, "a raté son décollage" et s'est écrasé "autour de 10H40 (09H40 GMT)", selon le ministère, qui ignore encore les raisons de cet accident.

L'avion, qui devait parcourir 650 km pour rejoindre la ville de Tshikapa, dans le centre de la République démocratique du Congo, a touché une dizaine de maisons avant de prendre feu.

"On a entendu un grondement de moteur. L'avion volait très bas. Il s'est écrasé sur une première maison, les ailes se sont cassées, puis il a touché d'autres maisons et tout a pris feu", a déclaré à l'AFP Akeem, un habitant du quartier, qui se trouvait à moins de 500 mètres du lieu de l'accident.

"C'était horrible. Il y avait des corps calcinés partout. Un mécanicien a réussi à sortir (de l'avion), mais il était gravement blessé et il est mort', a-t-il poursuivi.

Plusieurs témoins ont affirmé à l'AFP que les camions anti-incendie de la Régie des voies aériennes (RVA, aéronautique civile) dépêchés sur place n'avaient pas réussi à éteindre le feu, qui a entièrement consumé l'appareil.

"Ce sont les pompiers de la Monuc (Mission de l'ONU en RDC) qui ont éteint le feu. La Croix-Rouge a pu essayer de sauver des gens, mais ils ont aussi sorti beaucoup de corps" des décombres de maisons, a affirmé Akeem.

A l'hôpital général de Kinshasa, le ministère des Affaires humanitaires a recensé "13 morts" et "sept personnes blessées", tandis qu'à l'hôpital Roi Baudouin de Masina, commune voisine de Kimbaseke, "deux enfants âgés de 7 et 8 ans sont décédés" et "23 personnes grièvement blessées" ont été admises.

En fin d'après-midi, les secouristes de la Croix-Rouge recherchaient toujours d'autres éventuelles victimes ensevelies sous les murs écroulés, tandis que des habitants organisaient des veillées pour pleurer leurs proches disparus.

"Je n'ai pas de nouvelles de mes parents et de mes deux soeurs restés à la maison", a déclaré, les larmes aux yeux, une écolière de 16 ans de retour de classe.

"Les gens sont en colère. Tout le monde dit que l'avion était surchargé, comme d'habitude avec les Antonov", a ajouté Akeem.

Selon l'agence russe Itar-Tas, un équipage russe était aux commandes de cet Antonov-26, un modèle construit en Ukraine à l'époque soviétique.

La flotte aérienne congolaise - comptant plus d'une cinquantaine de compagnies privées et une compagnie nationale - est essentiellement composée de vieux avions de fabrication soviétique peu entretenus et dont certains volent sans licence en règle.

Ces avions continuent à voler en dépit d'une interdiction du ministère des Transports datant du 14 septembre et visant tous les appareils de fabrication soviétique.

Les accidents, impliquant essentiellement ces appareils, sont fréquents en RDC. Depuis six jours, un Antonov 12 transportant des minerais est porté disparu, après avoir perdu le contact avec la tour de contrôle de Kisangani (nord-est).

Le dernier accident grave survenu à Kinshasa remonte à 1996: un avion-cargo Antonov 32 avait manqué son atterrissage et fini sa course dans un marché, faisant plus de 300 morts.

Toutes les compagnies congolaises, à l'exception de la société privée Hewa Bora qui assure une liaison entre Kinshasa et Bruxelles, figurent sur la liste noire des compagnies interdites de vol dans l'Union européenne.

© 2007 AFP

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Accident d'avion en RDC : aucun survivant, des maisons touchées

Kinshasa, 04/10/2007 / Politique Un Antonov 26 de la Compagnie Air Kasai, qui a décollé jeudi matin de l'aéroport international de N'Djili à Kinshasa, s'est écrasé en plein quartier résidentiel de Kingasani, près de l'aéroport, après avoir raté son décollage.

Il n'y a aucun survivant parmi les 19 personnes, dont 14 passagers, qui se trouvaient à bord d'un avion d'une compagnie privée congolaise qui s'est écrasé jeudi dans un quartier populaire de l'est de Kinshasa, a-t-on appris de source officielle.

"Il n'y a aucun survivant. L'avion est complètement calciné. Le nombre de personnes également tuées dans des maisons touchées par l'appareil n'est pas encore connu", a indiqué à l'AFP un commissaire de la police de Masina se trouvant sur les lieux du drame.

L'avion, un Antonov 26 de la compagnie Africa One, s'est écrasé sur une maison à Masina, un quartier populaire de Kinshasa proche de l'aéroport de la capitale congolaise, a précisé à l'AFP le ministre des Affaires humanitaires, Jean-Claude Muyambo, qui n'a évoqué aucun bilan. Des témoins ont affirmé à l'AFP que l'appareil, qui venait de décoller de l'aéroport de Kinshasa à destination de Tshikapa, au Kasaï occidental (centre), avait touché une dizaine de maisons avant de prendre feu.

La Régie des voies aériennes (RVA) et le gouvernorat de Kinshasa ont dépêché sur place des véhicules anti-incendie, selon un correspondant de l'AFP. L'avion avait à son bord 19 personnes dont 14 passagers et cinq membres d'équipage, selon le manifeste transmis au bureau de la Direction générale des migrations (DGM) à l'aéroport.

Un responsable de la RVA a affirmé à l'AFP que la plupart des compagnies aériennes congolaises ne déclaraient pas le nombre exact de leurs passagers pour se soustraire à la taxe.

Les accidents d'avion sont fréquents en RDC, dont la flotte aérienne - qui compte plus d'une cinquantaine de compagnies privées et une compagnie nationale - est essentiellement composée de vieux avions de fabrication soviétique peu entretenus et dont certains volent sans licence en règle. En 1996, un avion-cargo Antonov 32 s'était écrasé sur un marché près du centre de Kinshasa, faisant plus de trois cents morts. En 2003, un Iliouchine-76 s'était écrasé entre Kinshasa et Lubumbashi, faisant au moins deux cents morts.

La totalité des compagnies congolaises, à l'exception de la société privée Hewa Bora qui assure une liaison entre Kinshasa et Bruxelles, figurent sur la liste noire des compagnies interdites de vol dans l'Union européenne.

AFP/MMC

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RDC: Le renforcement des troupes dans le Nord Kivu inquiète les acteurs humanitaires

NAIROBI, 3 octobre (IRIN) - Le renforcement des troupes congolaises dans deux régions de la province instable du Nord Kivu inquiète les acteurs humanitaires et pourrait empêcher ces derniers d'accéder aux populations déplacées par les combats, a indiqué un représentant des Nations Unies, le 2 octobre.

« Bien que la situation soit un peu plus calme dans la province, en raison d'une diminution des affrontements, ce renforcement des troupes nous inquiète parce qu'il pourrait nous empêcher d'accéder aux populations déplacées », a expliqué Eusèbe Hounsokou, représentant de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en République démocratique du Congo (RDC).

Des milliers d'habitants de la province ont été déplacés depuis la fin du mois d'août suite aux combats entre l'armée régulière de la RDC et les troupes fidèles au général déchu Laurent Nkunda, qui prétend défendre les droits des Tutsis de la région. Ces affrontements ont fait des dizaines de morts et provoqué le déplacement de milliers de civils.

Selon M. Hounsokou, un site de 28 hectares, situé à Buhimba, à 10 kilomètres de la Goma, la capitale de la province, était en train d'être aménagé pour accueillir au moins 1 900 familles déplacées.

« Nous pensons que le site sera prêt bientôt. Il prendra essentiellement en charge les nouveaux arrivants et les personnes qui avaient déjà été déplacées, mais qui s'étaient spontanément installées ailleurs », a souligné M. Hounsokou. « Le site peut accueillir entre 10 000 et 12 000 personne ».
Selon M. Hounsokou, le renforcement des troupes pourrait être une manouvre militaire pour contraindre M. Nkunda d'accepter la réintégration dans l'armée.

« Le renforcement de la sécurité est évident ; c'est peut-être une manière de faire comprendre aux miliciens qu'ils doivent accepter le brassage [l'intégration dans d'autres brigades de l'armée] ; c'est peut-être aussi une manouvre destinée à renforcer les effectifs de l'armée dans la région », a-t-il ajouté.

M. Hounsokou a assuré, toutefois, que l'aide humanitaire était parvenu à la plupart des déplacés internes de la province.

Dans son rapport de situation du 1er octobre, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) faisait état d'un relatif « apaisement de la situation sécuritaire dans la province, avec quelques affrontements mineurs signalés çà et là ces derniers jours », ce qui avait permis aux acteurs humanitaires d'accéder aux populations vulnérables et de leur fournir une aide.

« Une nouvelle procédure d'enregistrement, proposée par le HCR, sera mise en ouvre dans les prochains jours et appliquée à tous les déplacés internes des sites à l'ouest de Goma », a révélé OCHA. « Cette procédure permettra d'avoir des chiffres plus précis pour les prochaines distributions ».

OCHA a tout de même noté que le renforcement des troupes de l'armée congolaise se poursuivait dans les régions de Masisi et de Rutshuru, au Nord Kivu.

« D'importants renforts de troupes des FARDC [Forces Armées de la République démocratique du Congo] ont été signalés à Katale [Masisi] depuis le 30 septembre », a affirmé OCHA.

Selon l'agence onusienne, quelques échanges de coups de feu ont été signalés les 29 et 30 septembre dans la région de Kimoka, à Masis, et aux alentours de Runyoni, près de la frontière ougandaise.

Toujours selon OCHA, 21 hommes armés, des ex-membres de la milice de Nkunda ou de la milice Mayi-Mayi, s'étaient rendus à la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC) pour participer aux opérations de brassage.

Citant l'organisation Médecins sans Frontières (MSF-Belgique), OCHA a révélé que près de 1 050 familles avaient été déplacées dans la ville de Masisi et que le Programme alimentaire mondial (PAM), Save the Children et MSF-Belgique avaient accepté de réaffecter provisoirement des rations alimentaires déjà pré-positionnées dans la ville de Masisi pour venir en aide à ces familles.

OCHA a également affirmé que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait signalé des cas suspects de choléra, dont un mortel, dans la région Bunaga, proche de la frontière ougandaise. Les patients ont été dirigés vers le centre de santé local et l'International Rescue Committee envisagerait de « déployer bientôt des opérations dans la région ».

IRIN

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04 Octobre, 2007 - Heure de publication 11:30 GMT

30 morts dans un crash à Kinshasa

L'accident est survenu vers 0930 GMT - 10:30 heure locale.

L'avion, un Antonov 26 de la compagnie Africa One, s'est écrasé dans le quartier de Masina, un quartier populaire de la capitale, proche de l'aéroport international de Njili.

D'après des témoins cités par l'Agence France Presse, l'appareil, qui venait de décoller de l'aéroport international de Kinshasa à destination de Tshikapa, dans le Kasaï occidental, a touché une dizaine de maisons avant de prendre feu et de s'écraser.

Un porte-parole des Nations unies a dit craindre qu'il y ait "beaucoup de morts".

Des équipes de secouristes de l'ONU se sont rendues sur les lieux.

Selon l'Association des compagnies aériennes africaines, plus de la moitié des catastrophes aériennes survenues ces dix dernières années en Afrique ont été enregistrées en République démocratique du Congo.

En 1996, un avion-cargo Antonov 32 s'était écrasé sur un marché du centre de Kinshasa, faisant plus de 300 morts.

BBC Afrique

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Trop, c'est trop !

Il n'y a aucun survivant parmi les 19 personnes, dont 14 passagers, qui se trouvaient à bord d'un avion d'une compagnie privée congolaise qui s'est écrasé jeudi dans un quartier populaire de l'est de Kinshasa, a-t-on appris de source officielle. L'avion, un Antonov 26 de la compagnie Africa One, s'est écrasé sur une maison à Masina, un quartier populaire de Kinshasa proche de l'aéroport de la capitale congolaise, a précisé le ministre des Affaires humanitaires, Jean-Claude Muyambo, qui n'a évoqué aucun bilan.

Des témoins ont affirmé que l'appareil, qui venait de décoller de l'aéroport de Kinshasa à destination de Tshikapa, au Kasaï occidental (centre), avait touché une dizaine de maisons avant de prendre feu.

La Régie des voies aériennes (RVA) et le gouvernorat de Kinshasa ont dépêché sur place des véhicules anti-incendie.

L'avion avait à son bord 19 personnes dont 14 passagers et cinq membres d'équipage, selon le manifeste transmis au bureau de la Direction générale des migrations (DGM) à l'aéroport.

Un responsable de la RVA a affirmé que la plupart des compagnies aériennes congolaises ne déclaraient pas le nombre exact de leurs passagers pour se soustraire à la taxe.

Les accidents d'avion sont fréquents en RDC, dont la flotte aérienne - qui compte plus d'une cinquantaine de compagnies privées et une compagnie nationale - est essentiellement composée de vieux avions de fabrication soviétique peu entretenus et dont certains volent sans licence en règle. En 1996, un avion-cargo Antonov 32 s'était écrasé sur un marché près du centre de Kinshasa, faisant plus de trois cents morts. En 2003, un Iliouchine-76 s'était écrasé entre Kinshasa et Lubumbashi, faisant au moins deux cents morts.

La totalité des compagnies congolaises, à l'exception de la société privée Hewa Bora qui assure une liaison entre Kinshasa et Bruxelles, figurent sur la liste noire des compagnies interdites de vol dans l'Union européenne.

Afrique Centrale

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