M. Bemba a fait vendredi une chute dans un escalier de sa résidence privée de Kinshasa, au bord du fleuve Congo, et souffre d'une sévère "foulure à la cheville", a indiqué Moïse Musangana, son conseiller en communication.
"Il part quelques jours en Europe pour se faire soigner. Il reviendra le plus rapidement possible", a-t-il ajouté.
Le vice-président Bemba a quitté Kinshasa dimanche peu avant 12H00 GMT à bord de son avion privé, accompagné d'Adam Bombole, l'un de ses proches collaborateurs, a-t-on appris de source aéroportuaire.
Son avion devrait gagner Lisbonne, après une escale à Paris, selon la même source.
"Il n'est pas très gravement blessé, mais il a besoin de repos et de tranquillité. Il ne devrait pas rester longtemps à l'extérieur", a précisé un proche du vice-président sous couvert d'anomymat.
Jean-Pierre Bemba, battu au second tour de la présidentielle du 29 octobre par le sortant Joseph Kabila, a posé sa candidature pour les élections sénatoriales, qui auront lieu le 7 janvier.
Il avait annoncé fin novembre après avoir accepté sa défaite qu'il poursuivrait son "combat pour le changement" au sein d'une "opposition forte et républicaine".
Cette déclaration avait fait baisser la tension à Kinshasa, après trois flambées de violences post-électorales en août et en novembre.
M. Bemba n'avait toutefois pas assisté à la prestation de serment de M. Kabila, désigné à la tête de l'Etat en 2001 et investi le 6 décembre président élu de la RDC.
© Congo Vision
RDCongo: Bemba en Europe pour soigner une "foulure à la jambe"
KINSHASA (AFP) - 17/12/2006 17h48 - Jean-Pierre Bemba, candidat malheureux à la présidentielle d'octobre en République démocratique du Congo (RDC), a quitté dimanche Kinshasa pour l'Europe où il doit "se faire soigner" pour une "foulure à la jambe gauche", a annoncé dimanche son cabinet dans un communiqué.
"A la suite d'un accident survenu vendredi 15 décembre lors de sa séance de gymnastique quotidienne en sa résidence, son excellence M. Jean-Pierre Bemba Gombo a connu une foulure au niveau de sa jambe gauche", selon les termes du communiqué du cabinet du vice-président congolais.
"Les premiers soins lui ont été administrés dans un centre médical de la place. Aux fins d'un suivi et d'un contrôle médical dans une clinique spécialisée à l'étranger, il a quitté Kinshasa ce dimanche (...) et compte revenir au pays le plus tôt possible", selon le texte.
Plus tôt dans la journée, des proches du vice-président avaient indiqué que ce dernier s'était blessé en chutant dans un escalier de sa résidence privée de Kinshasa.
M. Bemba a quitté Kinshasa dimanche peu avant 12H00 GMT à bord de son avion privé, accompagné d'Adam Bombole, l'un de ses proches collaborateurs, a-t-on appris de source aéroportuaire.
Son avion devrait gagner Lisbonne, après une escale à Paris, selon la même source.
"Il n'est pas très grièvement blessé, mais il a besoin de repos et de tranquillité. Il ne devrait pas rester longtemps à l'extérieur", a précisé un proche du vice-président sous couvert d'anomymat.
Jean-Pierre Bemba, battu au second tour de la présidentielle du 29 octobre par le sortant Joseph Kabila, a posé sa candidature pour les élections sénatoriales, qui auront lieu le 7 janvier.
Il avait annoncé fin novembre après avoir accepté sa défaite qu'il poursuivrait son "combat pour le changement" au sein d'une "opposition forte et républicaine".
Cette déclaration avait fait baisser la tension à Kinshasa, après trois flambées de violences post-électorales en août et en novembre.
M. Bemba n'avait toutefois pas assisté à la prestation de serment de M. Kabila, désigné à la tête de l'Etat en 2001 et investi le 6 décembre président élu de la RDC.
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Discours de Jean-Claude Vuemba Luzamba
Député National, élu de Kasangulu
Président National du MPCR
"J'EN APPELLE À LA RESPONSABILITÉ DE TOUS"
conférence de presse à sa résidence privée de Kinshasa
lundi 4 décembre 2006
_____
Congolaises, Congolais, mes chers compatriotes,
La Cour Suprême de Justice a rendu son verdict : c'est
Joseph Kabila Kabange qui a été élu président de la République Démocratique
du Congo. Comme vous le savez, j'ai soutenu la candidature de Jean-Pierre
Bemba Gombo et jusqu'au dernier moment j'espérais qu'il deviendrait notre
nouveau président. Apparemment les urnes en ont décidé autrement et
aujourd'hui, avec Jean-Pierre Bemba, je dois me ranger derrière la décision
des institutions républicaines. C'est ainsi que fonctionne la démocratie et,
par conséquent, nous nous retrouvons dans l'opposition.
Une nation, la nation congolaise, est à bâtir. Notre pays,
qui sort de dix années de guerre civile, qui a vu mourir quatre millions de
nos frères et soeurs, est entièrement à construire. La tâche est immense et
je souhaite au Président Kabila de parvenir à rassembler les forces vives
pour commencer cette entreprise le plus vite possible.
En tant qu'élu de l'Assemblée Nationale de la RDCongo,
député de Kasangulu, sous l'étiquette du MPCR, le Mouvement du Peuple
Congolais pour la République, je représente l'opposition radicale aux
dérives du passé : La corruption généralisée érigée en tant que système
anti-économique, le pillage de nos richesses, orchestré par des entreprises étrangères peu scrupuleuses avec la complicité de certains de nos
compatriotes, les atteintes à la liberté d'expression et notamment celle de
la presse et les atteintes à la démocratie en général. Nous avons connu le
bradage de la souveraineté nationale et la perte de l'intégrité
territoriale. Cela doit cesser.
Voyez-vous, mes chers compatriotes, une page de notre
histoire est peut-être en train de se tourner. Pour la première fois de
notre histoire nous avons la possibilité de choisir nous-même notre destin.
Cela s'appelle la démocratie. Mais il faut savoir qu'il ne suffit pas de
décréter la démocratie pour régler tous nos problèmes. Il faudra une
vigilance de tous les instants, comme je l'ai dit, pour assurer la liberté
totale de la presse, des radios et des télévisions et pour faire vivre notre
démocratie. L'opposition dont je fais aujourd'hui partie doit pouvoir
s'exprimer en toute liberté et nous avons besoin d'institutions neutres
garantes de ce nouvel esprit républicain. Les députés de l'Assemblée
Nationale doivent pouvoir travailler en toute sérénité et en toute
indépendance.
En ma qualité de député à l'Assemblée Nationale de la RD
Congo et de président du Mouvement du Peuple Congolais pour la République
(MPCR), je serai attentif à la manière dont le nouveau gouvernement remplira
ses promesses. Mon engagement aux valeurs de la démocratie est absolu et
c'est sans faille que je protégerai les intérêts des plus faibles, tant dans
le territoire que je représente, Kasangulu, que dans l'ensemble de notre
pays.
Aujourd'hui je m'adresse à vous tous, mes chers
compatriotes, Congolaises et Congolais de toutes les 11 provinces, pour vous
dire que vous pouvez compter sur moi pour vous défendre à la Chambre des
Députés. De mon côté, je compte sur vous pour aider notre pays à surmonter
les difficultés immenses de la reconstruction et du développement.
Nous avons besoin de construire des dispensaires, des
hôpitaux, des écoles, des routes et des lignes de chemin de fer. Nombre de
nos frères et soeurs sont atteints de maladies graves, notamment de la
malaria ou du SIDA, et les traitements ne sont pas disponibles. Cela doit
changer. L'avenir du pays passe par l'éducation de la jeunesse. Pourtant,
beaucoup de nos enfants ne sont pas ou peu scolarisés. Cela doit changer.
Les immenses richesses de notre pays ont été bradées depuis trop longtemps
par les dictatures successives. Ces richesses appartiennent au peuple
congolais et c'est aux Congolaises et aux Congolais qu'elles doivent d'abord
bénéficier. Plus de 1.000 Congolais meurent chaque jour de malnutrition et
de maladies. Cela doit cesser. Le peuple doit pouvoir manger à sa faim. Il a
besoin de l'eau courante et des réseaux d'assainissement. Il faut amener
l'électricité dans les foyers. Presque tout reste à faire dans ce domaine.
Congolaises, Congolais, mes chers compatriotes, je sais que
vous êtes prêts à défendre votre pays et à travailler dur pour permettre à
vos enfants d'avoir une vie meilleure. C'est tous ensemble que nous
réussirons à bâtir la nation prospère à laquelle nous aspirons. L'unité du
peuple congolais est la priorité absolue dans la nouvelle voie que nous
avons collectivement choisie. Je le répète, ce ne sera pas facile et il
faut, dès maintenant, être vigilant sur la nouvelle politique que nous
propose le nouveau pouvoir.
Mais, que nous propose le président ?
Réaliser les infrastructures nécessaires pour que les gens puissent
circuler entre les régions : routes, rails et ponts ? C'est pourquoi je
demande dès à présent une politique de grands travaux, soutenus par la
communauté internationale.
Créer des emplois ? Pour cela il faut une politique industrielle et
agricole ambitieuse.
L'éducation ? Ecoles primaires, secondaires, instituts techniques,
universités, tout est à reconstruire. Comme je l'ai déjà dit, l'éducation
est la base du développement. Nous serons vigilants sur ce chantier
fondamental.
L'eau et l'électricité ? Déjà, dans ma province du Bas-Congo, nous
avons démarré de nombreux chantiers d'électrification. Les poteaux ont été
livrés dans plusieurs villes et l'objectif est de produire et de livrer
l'électricité nécessaire à la population et à l'industrie. Nous espérons que
les autres provinces vont suivre l'exemple.
La santé ? Pour M. Kabila, c'est la priorité des priorités. Nous
verrons comment il tiendra ses promesses.
Enfin, le président nous parle de la transparence dans la gestion de
la cité et des affaires de l'Etat. Bref, de remettre de l'ordre dans le
pays. Je comprends cette promesse comme la fin de la corruption généralisée,à commencer par celle des puissants. Sur ce dossier j'exercerai la plus
grande des vigilances, car lorsque l'on vole le peuple, c'est le Congo tout
entier qui souffre. Je veux que notre pays devienne un modèle pour l'Afrique
et j'y veillerai.
Voyez-vous, mes chers compatriotes, je suis à vos côtés pour
réaliser le rêve de toutes les Congolaises et de tous les Congolais. Pour
commencer, il est nécessaire de renégocier tous les contrats miniers
accordés pendant les dictatures successives. Ces contrats dépouillent le
Congo de ses richesses. Je pense notamment à la privatisation éhontée de la
Gécamines qui offre à certains charognards occidentaux le meilleur de nos
ressources grâce aux contrats "léonins". Je pense aussi à certains de nos
voisins : à commencer par l'Ouganda et le Rwanda qui sont devenus
respectivement gros exportateurs d'or et de diamants. Savez-vous qu'en
Ituri, pour 150 kilos d'or déclarés ce sont plus de 7 tonnes qui sont partis
l'année dernière vers la Suisse en passant par Kampala ? Savez-vous qu'une
grande partie des diamants des deux Kivu et du Kasaï Oriental se retrouventà Kigali et que cela ne rapporte presque rien à notre pays qui produit ces
richesses ? Cela doit changer. Je pense aussi au Colombo-Tantale, le Coltan,
appelé minerai de la guerre et tant convoité. Je pense aussi aux 3.000
tonnes de Germanium du Katanga, métal rare utilisé dans les fibres optiques
et les satellites, dérobés au nez et à la barbe des Congolais. C'est
pourquoi, le rapport Lutundula qui a été "enterré" pendant la transition
doit revenir à l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale et ses conclusions
servir de base au renouveau minier de la RD Congo.
Il ne faut pas oublier non plus les ravages causés sur la
forêt primale et les abattages systématiques des animaux et des essences
rares. Cela doit cesser. C'est la planète tout entière qui risque d'en
souffrir et la communauté internationale doit nous aider financièrement à
sauver cet écosystème.
Quand j'entends le nouveau pouvoir dire que nous devons
compter d'abord sur nous-mêmes, mobiliser davantage nos ressources et nos
recettes, je me demande de quelles recettes il parle. Le PIB [Produit
Intérieur Brut] de la RDCongo s'est effondré au fil des ans avec la
complicité de certaines multinationales, des dirigeants corrompus et des
organismes comme la Banque Mondiale, qui nous a imposés le nouveau Code
Minier de 2002. Ainsi, la porte au pillage légal du Congo est grande
ouverte. Cela doit changer.
On nous dit que la bonne gouvernance doit passer en premier
par la lutte contre la corruption. Nous, l'opposition radicale, fidèle aux
idées d'Etienne Tshisekedi, disons exactement cela. Aujourd'hui, l'AMP et
ses alliés défendent cette idée ? Et bien, dans le bénéfice du doute,
acceptons de croire en leur sincérité. Je veillerai personnellement avec les
membres de mon parti, le MPCR, et tous mes collègues de bonne volonté à
l'Assemblée Nationale à ce que ces engagements soient respectés.
La période de transition qui a vu le jour avec les accords
de Sun City en avril 2002 est maintenant révolue. La place doit revenir à
présent aux institutions démocratiques, avec une nouvelle gouvernance et une
opposition responsable. Cette nouvelle gouvernance, caractérisée par le
nouveau pouvoir, a l'obligation de respecter ses promesses électorales. Et
l'opposition responsable, quant à elle, demandera des comptes au
gouvernement dans les plénières parlementaires et travaillera pour proposer
une alternative crédible lors des prochaines élections en 2010 et 2011.
Congolaises, Congolais, mes chers compatriotes,
Il faut que vous sachiez que votre pays possède d'énormes
richesses. Non seulement le Congo est très fertile, l'eau y coule à
profusion, mais il est exceptionnellement riche en ressources minérales, en
forêts, et le fleuve Congo est une source exceptionnelle d'énergie.
Pourtant, en dépit de ces richesses, les Congolais n'ont connu que misères
et privations durant les quatre dernières décennies. Au point qu'aujourd'hui
la population congolaise fait partie des plus pauvres de toute l'Afrique.
Il appartiendra donc au nouveau gouvernement du pays ainsi
qu'aux nouvelles autorités provinciales de changer le cours des choses et de
permettre enfin à la population congolaise de recevoir les dividendes de la
paix et de pouvoir connaître le développement auquel elle a droit. C'est
l'appel que la population a lancé aux politiciens lors des élections.
Je forme les voeux les plus sincères pour que notre pays
sorte du marasme dans lequel il a été plongé depuis trop longtemps. C'est
tous ensemble que nous pourrons y parvenir. J'en appelle à la responsabilité
de tous, gouvernement, opposition, fonctionnaires et simples citoyens pour
retrousser nos manches et nous mettre tous ensemble au travail de la
reconstruction de notre pays, tous ensemble au service de la nation.
Avec Dieu, nous sauverons le Congo !
Je vous remercie
© Congo Vision
Communiqué n°051 /COCI/RDC/ME/06
La COCI dénonce l'arrestation arbitraire de me Marie-Thérèse Landu
La Convergence Congolaise contre l'Impunité (COCI) dénonce de la manière la plus ferme l'arrestation arbitraire ainsi que la détention arbitraire dont est l'objet, me Marie-Thérèse Landu présidente du parti politique « Congo pour la Paix » (Congo Pax en sigle) depuis le lundi 21 novembre dernier.
Avocate de profession, Me Marie -Thérèse Landu fut candidate lors
du premier tour de l'élection Présidentielle sous l'étiquette de « CongoPax ». Ayant rejoint lors du second tour la plate forme
« Union pour la Nation » (UN en sigle «) qui soutient le vice-président Jean Pierre Bemba, me Marie-Thérèse Landu fait partie du Collectif d'avocats chargé de soutenir la demande en annulation des résultats du second tour de l'élection présidentielle introduite par le candidat jean Pierre Bemba devant la Cour suprême de Justice.
Alors qu'elle rendait visite à cinq de ses collaborateurs en détention dans les cachots des services Spéciaux de la Police situés à Kinshasa /Gombe dans l'immeuble Kin-Mazière, me Marie-Thérèse Landu sera à son tour mise en état d'arrestation et écrouée, avant d'être transférée quelques jours plus tard au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (CPRK) (ex prison de Makala).
Aux dernières nouvelles, Me Marie Thérèse Landu, ne peut recevoir de visite, ni des membres de sa famille, ni de son médecin, tandis que son conseil est lui aussi soumis à plusieurs contraintes avant de s'entretenir avec sa cliente.
La COCI dénonce de la manière la plus ferme les conditions dans les lesquelles ont été opéréess tant l'arrestation de Me Landu ainsi que la façon dont se perpétue son incarcération.
Pour la COCI, la manière cavalière dont agit la justice congolaise dans cette affaire, qui voit une femme politique, femme de loi de premier plan et opposant notoire être traitée d'une manière aussi brutale, laisse pour le moins à penser qu'il y a d'autres raisons inavouées cachées derrière cette arrestation.
C'est pourquoi, la COCI, exige, qu'en vertu du principe constitutionnel qui veut « que la détention soit l'exception et la liberté le principe »
- la libération immédiate de me Marie-Thérèse Landu et de toutes les personnes de son entourage également mises en détention.
- qu'une enquête sérieuse et impartiale soit menée sur les faits à l'origine de l'arrestation de me Marie-Thérèse Landu ainsi que de certains de ses collaborateurs.
La COCI : pour en finir avec l'impunité
Muland Erick
Convergence Congolaise Contre l'Impunité
cocicongo@yahoo.fr
Kinshasa/République Démocratique du Congo
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