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Le président du parlement de RDCongo a rencontré Jean-Pierre Bemba au Portugal

LISBONNE (AFP) - 07/09/2007 18h49

Le président du parlement de la République du Congo, Vital Kamerhe, a rencontré l'ancien vice-président et chef de l'opposition Jean-Pierre Bemba, qui réside au Portugal depuis avril, pour savoir dans quelles circonstances il accepterait de retourner dans son pays, selon des déclarations faites à l'agence LUSA vendredi.

"J'ai voulu savoir dans quelles circonstances Bemba accepterait de revenir pour qu'ensemble, et en ayant comme objectif la cohésion nationale, il soit possible de reconstruire le pays", a affirmé M. Kamhere, en visite officielle au Portugal.

"Jean-Pierre Bemba a été vice-président, candidat aux élections présidentielles qui ont mené à la démocratie, il préside un grand parti d'opposition", a-t-il souligné.

La rencontre avec M. Bemba, membre du sénat, s'est "très bien déroulée", a ajouté M. Kamhere, en affirmant vouloir garder la primeur des détails pour le président Joseph Kabila, l'Assemblée nationale et le Sénat.

"Bemba peut retourner au Congo en toute sécurité. Il jouit de l'immunité parlementaire", a-t-il ajouté, précisant cependant qu'il s'agit d'une question "qui devra être réglée avec le gouvernement".

M. Bemba, 44 ans, est arrivé le 11 avril dans le sud du Portugal où il possède une résidence, officiellement pour soigner une ancienne fracture à la jambe et avec une autorisation du sénat l'autorisant à s'absenter pour 60 jours.

Adversaire malheureux de Kabila à la présidentielle de 2006, il avait quitté Kinshasa sous escorte de blindés de l'ONU, trois semaines après de sanglants affrontements entre sa garde rapprochée et l'armée régulière.

"Ce qui est arrivé les 22 et 23 mars à Kinshasa doit être vu comme un apprentissage de la démocratie", a affirmé M. Kamerhe faisant allusion à ces évènements.

Le 1er août, Jean-Pierre Bemba avait indiqué qu'il souhaitait revenir dans son pays pour le 15 septembre afin "d'honorer ses obligations professionnelles".

"Ce que je veux, c'est revenir en toute sécurité, avec le soutien de la communauté internationale, de l'Union Européenne et j'espère, celui de la RDC", avait-il affirmé à la presse.

Il est visé par une demande de levée de son immunité parlementaire par le parquet général, qui voudrait le poursuivre pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" après les sanglants affrontements de mars.

Toutefois, le Sénat ne semble pas prêt d'accéder à cette requête, selon plusieurs sources parlementaires, et l'un des principaux obstacles de son retour tient aux garanties de sécurité qui lui seront accordées.

© 2007 AFP

© Congo Vision


J.P. Bemba : retour incertain

Par  Le Potentiel

Attendu impatiemment par ses partisans à Kinshasa et redouté par la coalition pro-Kabila dans les institutions, le sénateur J.P. Bemba prolonge son séjour médical au Portugal. Ayant conditionné son retour à l'exigence des garanties sécuritaires particulières, qui ne sont programmées nulle part, le président du MLC risque l'invalidation de son mandat à la rentrée parlementaire du 15 septembre. Ce scénario ouvrira la voie à d'autres perspectives, tant pour ses compagnons d'armes que pour ses adversaires politiques.

Tous les paramètres actuels confirment la tendance. Le retour du sénateur Jean-Pierre Bemba à Kinshasa paraît incertain avant le 15 septembre 2007, date de la rentrée parlementaire pour la session d'octobre.

Cette nouvelle absence de la session du Sénat lui vaudra, selon le règlement interne, l'invalidation du mandat. Ses adversaires ne rateraient pas l'occasion de rappeler qu'il avait déjà séché la première session … pour des raisons médicales. Et que le même motif ne pourrait plus être évoqué dans les circonstances présentes. Et pour cause.

Du Portugal où il s'était retiré après les affrontements de mars dernier à Kinshasa, entre sa garde rapprochée et l'armée nationale, le sénateur élu – l'un des quatre anciens vice-présidents de la République sous la dernière transition – a exigé que le président de la République lui assure des garanties suffisantes pour sa sécurité, au cas où il retournait, cette fois, continuer le combat politique, et non armé, dans le paysage politique congolais.

On ne connaît pas la suite qui a été réservée à la requête. Les analystes relèvent cependant que ni l'Union européenne, ni l'Union africaine qui ont offert leurs bons offices pour réconcilier Kabila et Bemba n'ont apparemment pas réussi à déplacer le cactus planté entre les deux personnalités qui incarnent, constitutionnellement, le Pouvoir et l'Opposition.

Toujours est-il que, dans ce jeu des coulisses, c'est le président de la République qui tient le bon bout. Des sources qui se sont confiées à la rédaction du Potentiel ont révélé que l'invalidation, presque acquise, du mandat du sénateur J.P. Bemba le dépouillerait de toute ambition de gérer, sous la présente législature, l'Opposition politique congolaise institutionnelle. Ainsi rendu à sa plus simple expression, J.P. Bemba retournerait à ses vieilles amours : le business.

PERSPECTIVES PAS DU TOUT REJOUISSANTES

La nature ayant horreur du vide, c'est à un lieutenant du sénateur invalidé que reviendrait, selon toute vraisemblance, le droit de succession au poste de Coordinateur de l'Opposition institutionnelle. A cet effet, le MLC dispose de quelques gros gabarits qui puissent endosser ce costume. Certains autres, avantagés de par leur propre charisme, trouveraient leur compte dans les nominations au gouvernement, dont le remaniement immédiat est réclamé aussi bien par les Congolais que les partenaires de la République. Concernant la configuration du gouvernement réaménagé, il se dit que J. Kabila serait tenté d'opérer l'ouverture à la Sarkozy. Décidément, il tiendrait à revêtir de l'habit de rassembleur, une sorte de père de la nation.

Exit l'adversaire redouté et redoutable, la République et la démocratie se porteraient-elles mieux ? Trop tôt de l'affirmer. Seulement, les malheurs de J.P. Bemba iraient s'amplifiant. Où qu'il réside, au Congo ou à l'étranger, il sera toujours sous la menace de la justice : nationale et internationale.

D'un côté, à Kinshasa, le Parquet général de la République compte lui faire avaler des couleuvres. Sa requête déposée en avril-mai au Sénat peut toujours être réactivée. N'oublions pas que la justice et la politique ont souvent des affinités plus qu'incestueuses.

De l'autre côté, le spectre de la Cour internationale de justice peut être agité par des adversaires que l'on attend le moins dans le champ congolais. Des sources ont laissé entendre que la dernière visite du président centrafricain, François Bozizé, à Kinshasa aurait, entre autres choses, permis d'entrevoir cette probabilité. Les Centrafricains n'ayant jamais digéré les exactions des rebelles du MLC, à l'époque de la guerre, à l'encontre de leurs concitoyens à Bangui.

En tout état de cause, les voies des politiciens demeurent insondables. Les perspectives pas du tout réjouissantes du sort que pourrait connaître le président du MLC ne seront jamais un signe d'une quelconque avancée de la démocratie. N'y aurait-il pas moyen de mener la politique autrement et ce, dans l'intérêt de la nation ?

© Congo Vision


Guerre au Nord-Kivu, grève des enseignants, 40% de recettes… : Le RCD prend des positions fermes !

S’agissant de la situation sécuritaire et humanitaire au Nord-Kivu, le RCD invite Laurent Nkunda et Kinshasa à promouvoir et privilégier le dialogue ; s’agissant de l’échec de la rentrée scolaire, le RCD demande au gouvernement de poursuivre les négociations avec les syndicats représentatifs et de respecter le principe de gratuité de l’école primaire ; s’agissant du principe constitutionnel de la retenue de 40% à la source, le RCD dénonce la mauvaise foi du gouvernement de retarder le développement des provinces ; s’agissant du transport public, le RCD invite le gouvernement à mettre sur pieds une commission de crise pour sortir la population de la misère dans le secteur de transport public ; enfin s’agissant de la diplomatie, le RCD encourage le Président Kabila et le gouvernement Gizenga à maintenir l’élan de dialogue dans la région et à préserver les acquis de toutes les rencontres.

Le Comité Exécutif du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), dans le cadre de ses réunions bimensuelles, a fait valoir ses vues sur la situation générale du pays. Presque tous les cadres du RCD qui pèsent étaient présents à la réunion qui s’est déroulée, hier vendredi 7 septembre 2007, au nouveau siège du parti établi au croisement de l’avenue Haut Commandement et Boulevard du 30 juin. On cite Azarias Ruberwa Manywa, Kabasubabu, Hubert Efole ; Théo Baruti, etc.

Cinq points figuraient à l’ordre du jour. La situation sécuritaire et humanitaire à l’Est du pays, l’état de la rentrée scolaire, le respect du principe constitutionnel de la retenue à la source de 40% par les provinces, la crise du transport public et l’évolution de la diplomatie régionale de la RDC.

Le RCD déplore la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire au Nord- Kivu ; regrette la reprise des hostilités qui se sont poursuivies les 10 derniers jours ; condamne les violations massives des droits de l’homme ; apprécie la démarche de la Monuc dans ses efforts à faire cesser les hostilités ; demande aux parties belligérantes de cesser définitivement les hostilités et de consolider le fragile arrêt des combats en tenant compte de la souffrance de la population déplacée par dizaines des milliers.
Kinshasa et Nkunda invités à dialoguer.

Le RCD ne voit pas d’autre issue à la crise qui sévit au Nord- Kivu qu’un dialogue. Un dialogue qui devrait porter sur le brassage de toutes les troupes, le retour des réfugiés, le désarmement de FDLR, le sort de Nkunda. Deux questions ont été posées au président national du RCD, Azarias Ruberwa Manywa. Un journaliste voulait savoir pourquoi le RCD n’a parlé qu’après l’imposition du cessez-le feu par la Monuc. A Ruberwa de répondre qu’il n’a jamais été trop tard pour mieux agir. Il avait donc besoin du temps pour évaluer la situation sur terrain et consulter. Pour lui, il n’y a aucune raison d’aller en guerre alors que toutes les voies pacifiques de résolution de la crise ne sont pas explorées. Car, poursuit-il, les élections avaient pour but de mettre le pays sur les rails de la démocratie.

Un deuxième journaliste voulait savoir pourquoi le RCD, qui avait soutenu en son temps le mixage, soutient au jour d’aujourd’hui le brassage. Azarias Ruberwa a déclaré que le RCD avait apporté son soutien au mixage parce qu’il était au gouvernement. Et que le mixage était la ligne du gouvernement de l’époque.

Ci-après l’intégralité du communiqué de presse sanctionnant la réunion du Comité Exécutif du Rassemblement Congolais pour la Démocratie.

Communiqué de presse

Le comité exécutif du Rassemblement congolais pour la démocratie « RCD » dans sa réunion ordinaire de ce vendredi 07 septembre 2007. présidé par Me Azarias Ruberwa, vice-président honoraire de la République Démocratique du Congo, président national du RCD, s’est penché sur plusieurs points inscrits à son ordre du jour. Il a notamment examiné la situation sécuritaire et humanitaire à l’Est du pays, l’état de la rentrée scolaire, le respect du principe constitutionnel de la retenue à la source de 40% par les provinces, la crise du transport public et l’évolution de la diplomatie régionale de notre pays.

A. S’agissant de la situation sécuritaire et humanitaire à l’Est en général et au Nord- Kivu en particulier, le comité exécutif du Rassemblement congolais pour la démocratie « RCD » :

- Déplore la détermination de la situation sécuritaire et humanitaire au Nord- Kivu ;
- Regrette la reprise des hostilités qui se sont poursuivies les 10 derniers jours ;
- Condamne les violations massives des droits de l’homme notamment des arrestations arbitraires et illégales cibles observées dans la ville de Goma ;
- Exige la libération de tous ceux qui sont encore détenus et demande qu’il n’y en ait plus pour les mêmes raisons ;
- Apprécie la démarche de la Monuc dans ses efforts à faire cesser les hostilités ;
- Demande aux parties belligérantes de cesser définitivement les hostilités et de consolider le fragile arrêt des combats en tenant compte de la souffrance de la population déplacée par dizaines de milliers, affamée, assoiffée et tuée à la suite de ces combats ;
- Invite ensuite les parties en conflits de pouvoirs et de privilégier le dialogue comme mode de règlement global de ce conflit dans chacune de ses dimensions à savoir :
- Le brassage de toutes les troupes ;
- Le retour de réfugiés ;
- Le désarmement de FDLR ;
- Le sort de Nkuda.
- Invite le gouvernement de ne pas pratiquer la politique de deux poids deux mesures et de mettre tout en œuvre pour régler les questions portant sur le brassage au Nord, au Sud- Kivu et en Ituri de manière pacifique à l’égard de tous les groupes sans utiliser la force contre les uns et le dialogue et la tolérance pour les autres, ce manque de justice et d’équité pouvant conduire à la perte des acquis de la transition et du processus électoral quasiment achevé ;
- Demande au gouvernement de privilégier toute démarche qui favorise l’unité et la réconciliation nationale ;
- Rappelle au gouvernement et à la communauté Internationale leur devoir de s’occuper urgemment de l’assistance humanitaire en faveur de tous les déplacés du Nord- et Sud- Kivu.

B. S’agissant de l’état de la rentée scolaire, le Rassemblement congolais pour la démocratie « RCD » constate l’échec de la rentrée scolaire consécutif à l’incapacité et l’impréparation du gouvernement à répondre de façon responsable et sincère aux revendications du personnel enseignants. Le RCD demande au gouvernement de poursuivre les négociations avec les syndicats réellement représentatifs et de mettre tout en œuvre pour la reprise des cours dans tous les établissements publics dans les meilleurs délais. Par ailleurs, le RCD rappelle au gouvernement le principe constitutionnel de la gratuité de l’enseignement au niveau primaire.

C. S’agissant du respect du principe constitutionnel de la retenue de 40% à la source, le RCD constate que la constitution continue à être constamment violée, ce qui a pour effet de retarder le développement des provinces et de maintenir la population dans une indescriptible. Le Rassemblement congolais pour la démocratie « RCD » en appelle à la volonté politique du gouvernement pour libérer les 40% avec effet rétroactif et l’invite instamment à respecter ce prince constitutionnel en particulier et la constitution dans son ensemble.

D. S’agissant du transport public essentiellement à Kinshasa, le Rassemblement congolais pour la démocratie « RCD » déplore l’indifférence du gouvernement vis-à-vis d’un problème aussi crucial. Le spectacle désolant que nous offrent les marrées humaines déferlant sur nos artères à pieds est une situation humiliante qui nous honore pas comme nation. Ainsi, le RCD invite le gouvernement à mettre sur pieds, de toute urgence, une commission de crise pour formuler les solutions appropriées afin de tirer notre population de la misère dans le secteur du transport public.

E. S’agissant de la Diplomatie, le rassemblement congolais pour la démocratie « RCD » apprécie la dynamique observée dans la région en ce qui concerne les rapports entre le président de la république et le gouvernement essentiellement en direction de Brazzaville, Pretoria, Bangui, Luanda, Kigali, Kampala et la SADC. Le Rassemblement congolais pour la démocratie « RCD » encourage le président et le gouvernement à maintenir cet élan de dialogue dans la région et à préserver les acquis de toutes ces rencontres.
Fait à Kinshasa, le 07 septembre 2007
Kabasubabu Katulondi
Secrétaire général

La Prospérité
08-09-2007

 
 
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