Propositions Concrètes au Paternariat Politique:
Joseph Kabila - Antoine Gizenga
Par Sloj, S. Litofe, PHD
Political Economy & Public Policy,
Specialist in Comparative and Developmental Economy
Fulbright and World Bank scholar
sloj4214@sbcglobal.net 
Son Excellence, Monsieur le Président,
Bien avant toute chose, nos sincères félicitations pour votre élection à la magistrature suprême. A travers vous, nous complimentons nos compatriotes qui, sur le plan de la pratique politique, viennent non seulement de donner un coup fatal à tous ceux qui continuaient et/ou continuent à cajoler l'idée de la balkanisation de Congo-Kinshasa; Mais aussi et surtout, viennent de dispenser des leçons de démocratie et du patriotisme à toute l'Afrique Sud-Saharienne en général; Et à tous les pays de la Région des Grands Lacs, en particulier.
Les Congolais ayant plus d'une fois démontré que: Au Congo, nous sommes tous des minorités, et partant, nous devons tous être protégées indistinctement ; Le moment est venu pour mobiliser leur enthousiasme collectif pour promouvoir et consolider l'indépendance politique, économique, militaire, technologique, et culturelle de Congo-Kinshasa. Il est à la fois honteux et inadmissible que le Congo qui, à juste titre, est qualifie par divers spécialistes de scandale géologique, de jardin de l'Afrique, et du sous-contient dans un continent, soit classe par mis les 7 pays les plus pauvres du monde.
Ce faisant, il est impérieux que, pour matérialiser les 5 priorités des priorités retenues par vous-même entendu: Emploi, Infrastructures, Eau et électricité, Education, et Santé ; votre Paternariat Politique d'avec le patriarche Antoine Gizenga accomplisse, d'ici deux ans, d'abord et avant tout, les préalables ci-dessous:
I. Assurer la Sécurité des Personnes et des Biens.
1. L'expérience vécue durant la période de transition nous enseigne que le processus de brassage de l'armée est un processus qui évolue à pas de tortue. Dès lors, asseoir le succès de la sécurisation des personnes et des biens dans l'accomplissement et/ou achèvement du processus de brassage n'est ni plus ni moins que: Livrer les Congolais a la merci des tracasseries militaires, et aux exactions et humiliations de toutes natures. Ce dont le Congo a, aujourd'hui et immédiatement, besoin c'est: " La c réation d'un Commando d'Interventions Rapides ".
2. Ce commando, constitué des hommes en uniformes sélectionnes d'après des critères clairs et bien définis, doit être bien entraîne, bien équipé et bien motivé; Et doit être en mesure d'intervenir, endéans quinze minutes du déclenchement des hostilités, dans n'importe quel coin et recoin du territoire national. Bien plus, pour mettre un terme aux humiliations militaires dont le Congo est aujourd'hui victime de part de ses petits voisins de l'Est, les brigades de ce commando devraient s'installer à Lubumbashi, Kisangani, Bukavu, et Goma.
3. Refaire le brassage de l'armée en insistant sur le niveau de formation de nos hommes en uniformes; Les équiper et motiver au même titre que le commando d'intervention rapide susmentionné, pour créer une armée congolaise réellement républicaine, professionnelle, et aguerrie.
4. Consolider et parfaire les mécanismes de paiement des soldes des militaires et policiers initie par le gouvernement de transition, en collaboration avec la Monuc et l'Union européenne. Régulariser les litiges dus à leurs promotions et autres avantages financiers. L'on ne le dira jamais assez: Sans un paiement régulier des soldes décents des militaires et policiers, de même que les salaires des agents et cadres des services de sécurité; point de sécurité des personnes et des biens; Et moins encore la sauvegarde de l'intégrité territoriale de Congo-Kinshasa.
5. Arrêter, traduire en justice, et punir sévèrement et indistinctement les détourneurs des soldes des militaires et policiers. Il est inadmissible d'observer que, chaque mois, des milliers de dollars libérés pour le paiement des soldes de nos vaillants hommes en uniformes prennent des destinations inconnues et se volatiliser dans la nature sans que le ministre de la défense et la hierachie militaires concernées ne soient inquiétés.
6. Une fois que le gouvernement aura pris soin de la motivation des hommes en uniformes, et autres agents de services de sécurité; M ettre fin aux actes de violence, de criminalité et aux autres formes d' e xactions dont les paisibles congolais sont quotidiennement victimes, en sanctionnant très sévèrement les bandits. Appliquer en toute rigueur le maxime de Napoléon de: " La sévérité prévient plus d'actes qu'elle n'en réprime " .
7. Clarifier les rapports et/ou relations réelles et/ou supposées qui existent et/ou existeraient entre un poignet d'hommes au pouvoir à Kinshasa et des Interahamwe (miliciens extrémistes Hutus), et les ex-FAR (ex-Forces armées rwandaises) qui continuent à se cacher dans les montagnes du Kivu. Procéder, avec promptitude, à leur désarmement forcé. Concomitamment, procéder au désarmement forcé d es milices locales opérant dans l'Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, le Maniema, et le Katanga.
8. Au risque d'être considéré par la population comme étant parmi les « protecteurs » de Nkundabatware, il y a lieu de procéder à la mise hors d'état de nuire du « général » déchu et ses collaborateurs; Et, les traduire devant la justice militaire. Si l'on n'a pas pu dialoguer avec Thomas Lubanga, membre d'une minorité ethnique, au même titre que toutes les autres minorités ethniques du Congo; Pourquoi et sur quelle base devra-t-on dialoguer avec ce délinquant rwandais métamorphosé en congolais juste pour promouvoir et asseoir les ambitions territoriales, économiques, et hégémoniques des extrémistes Tutsis au Congo? Est-ce, Thomas Lubanga est-il moins humain que Kundabatware ? C'est ici que l'interpellation de: " F ini la Récréation " devrait commencer à montrer sa réelle signification et son sérieux!
9. Refaire la mise en place des services de la DGM dans les provinces du Nord et du Sud Kivu, notamment aux postes-frontières qui sont entièrement sous le contrôle des agents rwandais. Par exemple, au poste-frontière de Goma / Petite barrière; Ce sont les rwandais résidant à Gisenyi qui sont à la fois à la douane rwandaise et à la douane congolaise. Les recettes de visa d'entrée en RDC sont collectées quotidiennement par les agents rwandais. Cette situation est inadmissible !
10. Surveiller de très près les agissements politiques et militaires de Jean Pierre Bemba et d'Azarias Ruberwa. Ayez toujours en esprit que: Au moment où Jean Pierre Bemba s'active à appliquer au Congo les stratégies qui ont amené le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni au pouvoir en Ouganda; Ruberwa et les siens se débattent, quant à eux, pour répliquer les tactiques qui ont amené le président rwandais Kagame au pouvoir au Rwanda. Il suffirait d'une moindre distraction de la part du Paternariat Politique Joseph Kabila - Antoine Gizenga; Pour que, soit Jean Pierre Bemba, soit Azarias Ruberwa et les siens nous surprennent avec un coup d'Etat militaire. Donc, vigilance, vigilance, et vigilance tout azimut.
11. D'où, extrême urgence de brasser et incorporer illico les éléments armés commis à la sécurité personnelle des personnalités ayant animé la transition. Le Président Kabila donnera l'exemple en procédant à la dissolution de la GSSP. Il devra en être ainsi des milices de Jean Pierre Bemba et de Azarias Ruberwa..
12. Déployer le gros des unités de la MONUC le long de plus ou moins 200 Kilomètres qui séparent Congo-Kinshasa du Rwanda. Ceci permettra à cette institution d'efficacement vérifier et signaler, à qui de droit, les violations de l'intégrité territoriale du Congo-Kinshasa par les troupes étrangères.
13. Pour éliminer la dépendance des régions de l'Est de l'Ouganda et du Rwanda, pays qui gagnent beaucoup du commerce de transit; finaliser en urgence un aéroport international à Beni (Mavivi) pour permettre aux avions gros porteurs de se poser directement en territoire congolais sans que les hommes d'affaire aient à transiter par l'Ouganda et le Rwanda.
14. Pour consolider les relations de bon voisinage et r é affirmer le principe de non-ingérence dans les affaires internes des pays voisins; Demander au Rwanda d'arrêter et extrader illico presto Jules Mutebusi à Kinshasa.
II. Assurer la Justice Distributive et la Justice Corrective.
Nul n'est besoin de souligner que: Les collecteurs des taxes et d'impôts; Les agents payeurs; Les auditeurs comptables; Les douaniers qui contrôlent et supervisent nos frontières, ports, et aéroports; Les médecins, infirmiers et agents paramédicaux; Les enseignants et professeurs d'universités ; Les soldats, policiers et gendarmes; Les juges et magistrats; Les agents chargés de concevoir et d'appliquer les plans et programmes d'actions du gouvernement; Les huissiers et cantonniers; Etc., sont tous des Fonctionnaires.
Or, depuis de décennies, être fonctionnaire au Congo-Kinshasa signifie: Accepter et/ou se condamner à vivre dans la pauvreté absolue. Un coup d'œil analytique sur les grilles des rémunérations des agents de l'Etat; Une comparaison verticale, c'est à dire, entre catégories et au sein même des catégories; Et une comparaison horizontale, c'est -à-dire entre la fonction publique et les secteurs privés et paraétatiques; Auxquelles doivent s'ajouter les effets de l'inflation et de la conjoncture économique internationale? Donnent des insomnies à la plupart des fonctionnaires congolais.
Etant donné que ces fonctionnaires doivent s'occuper de leurs familles et assurer leur survie ; doublé du fait que les fonctionnaires partagent le même marché tant d'avec ces employés dans les secteurs privés, qui sont relativement bien rémunérés et/ou motivés; Que d'avec les politiciens congolais qui, eux, s'enrichissent au jour le jour en dilapidant le trésor public; La meilleure façon pour les fonctionnaires congolais de servir leur pays, c'est: Détourner les deniers publics; Contribuer efficacement à la fraude fiscale; Accepter la corruption; Entretenir sciemment l'impunité, etc.
Toutes ces anti-valeurs qui, bon gré mal gré, aident les fonctionnaires à survivre, diminuent la capacité de l'Etat congolais à effectivement mobiliser ses propres recettes; Contribuent au déficit chronique du budget de l'Etat; Font du Congo-Kinshasa un Etat mendiant, incapable de promouvoir et consolider ses indépendances politique, économique, militaire, technologique, et culturelle.
C'est là l'origine même du cercle vicieux de la pauvreté et de l'endettement extérieur du Congo-Kinshasa. Du fait que, en dépit de ces innombrables pontentialites naturelles, Congo-Kinshasa est classe parmi les 7 pays les plus pauvres et les plus corrompu du monde. Pour remédier à cette situation, le Paternariat Politique Joseph Kabila - Antoine Gizenga devra, d'ici deux ans:
- Lancer un programme de grands travaux pour donner aux jeunes congolais des revenus leur permettant d'avoir un pouvoir d'achat. Le travail devrait être privilégié comme mode de redistribution du revenu national. Par exemple, il y a lieu d'engager dans toutes les grandes villes des travaux de construction des routes, d'assainissement et d'amélioration de l'environnement utilisant l'approche " Labour Intensive " pour redonner de l'espoir au peuple.
- Régulariser les litiges administratifs des effectifs qui travaillent réellement dans l'Administration publique; Payer les arriérés de leurs rémunérations et autres avantages sociaux; Mettre sur pied une politique salariale qui tient compte de l'inflation et du coût réel de la vie. Il est ici question d'ajuster et d ‘effectivement appliquer les accords de Mbudi. Donner à chacun son du en tenant compte des égards que la société lui reconnaît. Le gouvernement congolais devra arriver à appliquer, en toute conscience et humanisme, la formule suivante: " Aux conditions de travail égales, rendement égal et rémunération proportionnelle " .
- Restaurer les services administratifs à l'intérieur du pays. En effet, les fonctionnaires sont concentrés à Kinshasa, alors que l'intérieur reste sous-administré. Il importe donc de redéployer les effectifs de la fonction publique à l'intérieur du pays, notamment en ce qui concerne les ministère d'encadrement des secteurs productifs (agriculture, pêche, élevage, santé, etc). Cette option permettra une injection des revenus à l'intérieur du pays et une circulation conséquente de la monnaie dans les zones rurales, avec comme effet: La relance de la consommation et de la production.
- Mettre fin aux pratiques judiciaires congolaises qui ont, a maintes reprises, démontre que: Quelqu'un peu, aujourd'hui, détourner les fonds publics et/ou accepter la corruption; Et demain, être nommé. Le tout dépend de la façon dont l'inculpe satisfait et/ou échoue de satisfaire ses protecteurs. L'impunité décourage les fonctionnaires consciencieux et les amène à se comporter selon l'expression anglaise: " When in Rome, do as the Romans do " .
- Pour s'en convaincre, notez par exemple qu'en 1979, le gouvernement congolais avait besoin de $ 342 millions de dollars américains pour financer son plan de developpement dénommé: " Plan Mobutu " . Cependant, au moment où le gouvernement congolais sillonnait les capitales américaines, occidentales, et asiatiques pour mobiliser cette somme; Le Nouvel Econimist de septembre 1979 publiait que le café vendu frauduleusement dans les régions du Haut-Zaire et du Grand Kivu totalisait $ 300 millions de dollars américains; Soit une différence de $ 42 millions de dollars seulement.
- Si l'on ajoutait à ces $300 millions de dollars, d'énormes sommes d'argents générées par les ventes illicites de diamants, de l'or, de cobalt, des ivoires, du coltan, etc.; Vous comprendrez tout suite que: Congo-Kinshasa n'a pas besoin de quémander de l'argent auprès de qui ce soit pour promouvoir et consolider ses indépendances politique, économique, militaire, technologique, et culturelle .
- Réduire la taille et les dépenses du gouvernement: En réduisant les nombres de ministères au minimum; En supprimant la plupart des postes des vices ministres; En démantelant la " Bureaucratie Monstre " constituée de nombre très élevé de personnels politiques et administratifs des cabinets des ministres et vice-ministres, etc. Désormais, les conseillers de cabinets devraient être avant tout les Directeurs de l'administration relavant du Ministère. Le Ministre devrait avoir une légère équipe d'appoint coordonnée par un chef de cabinet (ou conseiller principal).
- Le nouveau parlement, la cour de compte, et autres services chargés d'audit devront revoir tous les contrats miniers et concessions foncières signées durant la période de la transition. Ceci parce que, à mon humble avis, Congo-kinshasa ne saura en aucune façon effectivement combattre la corruption et compter d'abord et avant tout sur ses propres moyens tant qu'il ne sera pas en mesure d' attraper le taureau par les cornes.
- Ouvrir des comptes bancaires pour tout fonctionnaire. A la fin de chaque mois, virer son salaire dans son compte. Cette opération permettra d'éviter le fait que les agents payeurs soient des cibles des contrebandiers ; Ou, eux même, détournent des males et des males d'argents destines à payer les fonctionnaires et se volatilisent sans traces dans la nature; Abandonnant les pauvres fonctionnaires à leur propre sort. Bien plus, cette opération permettra d'exposer et d'initier les fonctionnaires aux opérations bancaires, et ainsi, redynamisera l'économie nationale en minimisant la thésaurisation des coupures bancaires; etc. Cette option permettra aussi de redonner du travail à la CADECO, aux Comptes chèques postaux et aux nombreuses Caisses d'épargne opérationnelles dans le pays.
III. L ibérer les Congolais des Défectuosités Alimentaires et Sanitaires.
Point n'est besoin de souligner que bon nombre de spécialistes agricoles qualifient Congo-Kinshasa de: " Jardin de l'Afrique ". Ce qui veut dire, si ses nombreuses pontentialites agricoles sont bien gérées le Congo peut, lui tout seul, nourrir toute l'Afrique.
Cependant, lors de mon dernier séjour au Congo, j'avais observé que la plu part de congolais avaient maigri. L'on dirait que tout le monde était devenu « regimiste ». Or tel n'était pas le cas. Les gens ont maigri tout simplement parce qu'ils ne mangent pas à leur faim. Ne pas manger à sa faim dans un pays que les spécialistes agricoles qualifient de " Jardin de l'Afrique " n'est pas seulement une tragédie, mais c'est bien un crime contre l'humanité.
Etant donné que le Congo est traversé par l'équateur ; Et que le cycle végétatif des produits de première nécessité tels: Le riz, le maïs, le manioc doux, le manioc amer, les patates douces, les pommes de terre, les ignames, les bananes plantains, le haricot, les choux, les lenga-lenga, les feuilles de manioc, les matembeles, les ngaï-ngaï, les biteku-teku, etc., varient entre trois mois et une année; Il n'y a aucune raison pour que la plupart des congolais ne mangent pas à leur faim .
Dès lors, pour libérer les Congolais des défectuosités alimentaires, le Paternariat Politique Joseph Kabila - Antoine Gizenga devra, d'ici deux ans;
1. Sous la direction du Ministère de l'Agriculture et Développement Rural, et en collaboration avec la coopération technique Chinoise, Thaïlandaise, et Roumaine;
- Revitaliser la ferme de Kisanga au Katanga ;
- Redynamiser les domaines Agro-alimentaires de la Nsele ;
- Réactiver les recherches Agro-pastorales de L'INRA / Yangambi;
- Redynamiser les activités Agro-pastorales dans Beni, Bunia et Butembo, en recréant et localisant les offices des produits agricoles, maraîchers et d'élevage dans ces différentes entités.
2. Sous la direction du Ministère de la Santé, et en collaboration des Eglises Catholiques, Protestantes, Kimbanguiste, Musulmane, l'USAID, et autres Non-Governemental Organizations (NGOs),
- Rendre fonctionnel toutes les Zones de Santé en milieu rulale ;
- Equiper ses zones de santé avec le personnel médical (i.e. Docteurs, Pharmaciens, Dentistes, biologistes, les infirmiers et auxiliaires médicaux, etc.);
IV. Réhabiliter les Voies Fluviales et Lacustres
La meilleure des autoroutes que Dieu a construit pour les Congolais, c'est: Le Fleuve Congo . C'est: Ebale ya Zaïre . Souvenez-vous de la chanson du Grand Maître Luambo:
" Ebale ya Zaïre ebanda na Shaba, Kivu, na Haut-Zaire; Equateur eleki na bandundu, Bandundu etioli na Kinshasa; Kinshasa atindi na Bas-Zaïre; Bas-Zaïre na la mer; Oh Zaïre, mboka kitoko loka yo; Oh Zaïre, mboka ngai na koli, (…) " .
Ainsi, en attendant que le gouvernement mobilise les capitaux nécessaires pour construire, reconstruire, les autoroutes et chemins de fer pour connecter et reconnecter tous les coins et recoins de Congo-Kinshasa; Sous la direction du Ministère de transport, le Paternariat Politique Joseph Kabila - Antoine Gizenga devra d'ici deux ans :
- Rendre effectivement navigable le fleuve Congo entre: Bukama-Kongolo ; Kasongo-Kibombo ; Kindu-Lubutu ; Kisangani-Kinshasa; Banana-Matadi;
- Réhabiliter la navigation dans les eaux des rivières Kwango, Kwilu, Kasai, Tshuapa, Lomami, Lualaba, Luvua, Lukuga, Arwimi, Uele et Mbomu;
- Réhabiliter la navigation dans les lacs Maï-Ndombe (ex-Lac Léopold II), Mobutu (ex-Lac Albert), Idi Amin (ex Lac Edouard), Lac Kivu, Lac Tanganyika, Lac Kisale, et lac Moero.
- Réhabiliter le chemin de fer Matadi-Kinshasa; Bumba-Bondo-Titule-Mungbere et Watsa; Kisangani-Kindu-Kabalo-Likasi-Lubumbashi.
- Doter L'Onatra de 4 bateaux commerciaux pour faire la navette Kinshasa-Kisangani; Equiper les rivières et lacs congolais avec les charrois commerciaux modernes.
- Remettre les Congolais au travail en initiant la politique des grands travaux: Réaménagement des routes, ponts et chaussés pour désenclaver les milieux ruraux, décongestionner Kinshasa et autres grands centres urbains; Ainsi, amorcer le processus de sub-urbanisation au Congo-Kinshasa.
V. Promouvoir l'Enseignement Technique et Professionnel.
L'enseignement primaire, secondaire, et voire universitaire, tel qu'il est organisé aujourd'hui au Congo-Kinshasa ne permet pas au congolais d'être en compétition efficacement sur la marche internationale et de benefficier des effets de la mondialisation.
Il est très choquant d'observer qu'au Congo-Kinshasa, l'un des grands pays exportateurs du bois, dans la plu part des écoles situées dans les milieux ruraux, et voire dans certains centres urbains, les éleves s'assoient sur les morceaux des briques et des boites de Nido. Pour écrire, ils mettent leurs ardoises et leurs cahiers sur leurs genoux. Et lorsqu'il pleut, les classes n'ayant pas des toitures appropriées, elles suintent partout. Les élèves se dispersent ainsi comme des souris. Quelle formation et quel avenir peut-on escompter de ses pauvres élèves, l'avenir du Congo de demain?
En plus, pour ceux qui ont cette chance de terminer leurs six ans primaires, six ans secondaires, cinq ou six ans d'études universitaires, bons nombres se retrouvent au chômage et manquent les qualifications requises pour s'assurer un emploi décent tant au Congo qu'aux Etats-Unis, Canada, Japon, Europe, et autres contres nantis de cette planète. Et qui plus est, ils ne semblent pas avoir l'esprit d'entreprenariat pour créer eux-mêmes leurs propres emplois.
Dans l'entre-temps, les Indiens, les Chinois, les Sud-coréens, les Thaïlandais, les Cubains, et voire bon nombre de mexicains, avec parfois des simples certificats, sont en mesure de s'embarquer avec aisance dans le Foreign Exchange; A maîtriser le technical et fondamental analysis ; A interpréter avec maîtrise les plus populaires index de bourses d'échanges (Américain, Européen, Asiatique, Canadien…) entendu: Le S&P 500 (SPY), le Dow Jones Industrial Ave rage (DIA), et the NASDAQ 100 (QQQ); a se distinguer dans le domaine de Ordinateurs Sciences, médecines, nurses et paramédicaux, etc. Des domaines qui contribuent à la formation des jeunes millionnaires.
Le Congo a donc intérêt à reformer de fond en comble son système éducatif en mettant l'accent sur les domaines qui permettront aux congolais d'être compétitifs à tous les niveaux et en toute confiance. Priorité devrait être donnée à l'enseignement technique avec un accent sur les métiers liés à la reconstruction et à la modernisation du pays. Chaque chef lieu de chefferie devrait ainsi être doté d'un institut d'enseignement technique professionnel sous le modèle de « cité des jeunes de lubumbashi », relié sur internet, avec possibilité pour les jeunes de se former aux nouvelles technologies. La coopération avec un pays comme l'Inde ou le Brésil pourrait aider dans ce sens.
VI. Remarques Finales
Chers compatriotes, l'ère des injures et de circuler avec les " Mangbenda " en plein Kinshasa est révolu. Le moment est venu pour que chacun de nous, dans son domaine de spécialisation, retrousse ses manches et se mette au travail. Il n'est pas dit que pour servir son pays, l'on doit à tout prix être ministre, vice-ministres, etc.
Aussi, ceux qui s'acharnent à entrer dans le gouvernement pour se remplir les poches seront vites désillusionnés et risquent de passer le reste de leur vie en prison. Nous demandons que les salaires des ministres soient rendus publics et que les fonctions politiques ne soient pas des sources d'enrichissement. La moralisation des mœurs politiques devra ainsi être le cheval de bataille du couple Kabila- Gizenga.
A defaut de cette moralisation, la troisième république ne sera pas différente de la deuxième. Les propositions à moyen et à long termes suivront sous peu.
Sloj, S. Litofe, PHD
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