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Le virus Ebola réapparaît en République démocratique du Congo

LE MONDE | 14.09.07 | 14h43  •  Mis à jour le 14.09.07 | 14h43

Une épidémie de fièvre hémorragique due au virus Ebola sévit depuis quatre mois au Kasaï-Occidental, province située au sud de la République démocratique du Congo (RDC). L'Organisation mondiale de la santé et des organisations non gouvernementales, parmi lesquelles Médecins sans frontières (MSF), viennent d'y envoyer par avion du matériel de protection, des tentes et des produits désinfectants. MSF a notamment renforcé sa présence à Kampungu, épicentre de l'épidémie, et adressé trois tonnes de matériel à Kananga, chef-lieu de la province.

Le gouvernement congolais a fait état, lundi 10 septembre, de cinq décès confirmés. Pour leur part, les autorités sanitaires locales ont signalé, au total, la mort de 166 malades sur 372 cas signalés, sans que l'on puisse toujours être certain de l'origine de ces décès, une dysenterie infectieuse, la maladie de Shigella, sévissant également dans la région.

Comme dans les autres cas connus d'épidémies de fièvre hémorragique en Afrique, la mise en quarantaine de la région est exclue. En pratique, seules les personnes infectées sont isolées, tandis que le personnel soignant est soumis à des règles très strictes d'hygiène et de protection. Toutefois, à titre de précaution, certaines écoles des zones touchées par le virus ont été fermées.

Le virus Ebola doit son nom à une rivière du nord-ouest de la RDC, où il a été identifié pour la première fois en 1976. Depuis, il a provoqué au moins 1 200 décès sur le continent africain, notamment lors d'une épidémie en RDC en 1995. L'infection humaine, hautement contagieuse, provoque une maladie hémorragique mortelle chez 50 % à 90 % des malades. On ne dispose à ce jour ni de vaccin ni de traitement.

Cet agent pathogène se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions, ou les organes des personnes infectées. Les différentes épidémies recensées, moins d'une dizaine en trente ans, ont montré que certains rites funéraires, au cours desquels les parents et amis sont en contact direct avec le corps du défunt, peuvent jouer un rôle important dans la transmission.

Le virus peut aussi infecter l'homme lors de la manipulation d'animaux vivants ou morts porteurs du virus, notamment les chimpanzés, les gorilles ou les antilopes des bois.

Jean-Yves Nau

© Congo Vision


Recherche active des cas de contact avec des malades de la fièvre Ebola

Les services de santé de la République démocratique du Congo recherchent une centaine de personnes ayant eu des contacts avec des malades au Kasaï occidental (centre), où 5 cas de fièvre hémorragique Ebola ont été identifiés parmi 169 décès depuis la fin avril. "Nous recherchons toutes les personnes qui ont pu être en contact avec des malades qui présentent les symptômes d'Ebola ou de la shigellose. Il s'agit d'une centaine de personnes, notamment dans la zone de Kampungu, épicentre des épidémies (à environ 300 km de la capitale provinciale Kananga)", a déclaré à l'AFP le Dr Benoît Kebelo, secrétaire général à la Santé.

"Nous avons actuellement dans cette zone deux types d'épidémies: la fièvre hémorragique virale Ebola, contre laquelle il n'y a pas de traitement et qui est mortelle dans 80% des cas, et une diarrhée sanglante accompagnée de fièvres céphalées, qui correspond notamment à la shigellose, pour laquelle il existe un traitement antibiotique" , a-t-il précisé. Le responsable a souligné que depuis le début de cette crise, fin avril 2007, seuls cinq cas d'Ebola et un de shigellose avaient été formellement identifiés dans des laboratoires internationaux. "Le dernier bilan que nous avons est de 169 décès pour 376 cas recensés (contre 166 pour 372 le 12 septembre). Il faut prendre ces chiffres avec précaution. Il y a des symptômes qui peuvent correspondre à différentes maladies et nous ne savons pas encore quelle est l'ampleur d'Ebola ou de la shigellose", a-t-il insisté.

Les premiers symptômes de ces épidémies ont été identifiés à partir du 27 avril dans la région de Kampungu, sur l'axe Kananga-Luebo- Mweka, une région enclavée du Kasaï occidental. Fin août-début septembre, après la confirmation d'un premier cas d'Ebola, Médecins sans frontières - Belgique (MSF-B), qui était déjà établi à Kampungu, a commencé à renforcer ses équipes sur place et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a dépêché une importante délégation de Genève, ainsi que des médicaments et des kits de protection pour les équipes soignantes.

"Nous avons installé un centre d'isolement dans un hangar, à côté du centre de santé de Kampungu. Jeudi soir, nous avions trois patients dans un état grave, en isolement total, et deux en surveillance modérée. Six autres, convalescents, reviennent tous les jours pour un suivi", a déclaré à l'AFP Sylvaine Lonlas, coordinatrice médicale de MSF-B en RDC. De son côté, le ministère de la Santé a renforcé sa présence dans la région, avec "une centaine de personnels", comprenant médecins, infirmiers, logisticiens et sensibilisateurs.

"Notre priorité est de sensibiliser la population, éviter les mouvements de panique, empêcher les attroupements comme par exemple au moment des deuils et faire en sorte que tout cas suspect soit immédiatement dirigé vers un centre de santé", a expliqué le Dr Kebelo, ajoutant que ses équipes avaient notamment besoin de vélos "pour parcourir toute la zone autour de Kampungu". Le CDC (Center for Disease Control) d'At lanta - qui a identifié un des premiers cas d'Ebola - devrait envoyer rapidement un épidémiologiste et mettre en place un laboratoire sur place, pour permettre un diagnostic plus précis des pathologies, a-t-on appris de plusieurs sources médicales.

Très contagieuse, la fièvre hémorragique Ebola a déjà frappé l'ex-Zaïre à deux reprises en 1976 et en 1995. Le virus tient son nom d'une rivière du nord-ouest du pays, où il a été repéré pour la première fois en 1976. Il avait tué près de 500 personnes de part et d'autre de la frontière entre le Soudan et l'ex-Zaïre (devenu depuis la RDC). Il a réémergé en 1979 au Soudan, puis à nouveau au Zaïre en 1995, où il avait fait 245 morts sur 315 cas dans la province du Bandundu (ouest). (afp)

© Congo Vision


Congo-Kinshasa: Une éruption de fièvre Ebola signalée en RDC

United Nations (New York)

12 Septembre 2007
Publié sur le web le 12 Septembre 2007

Au 11 septembre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) était informée de 372 cas et de 166 décès dus au virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC).

« Le ministère de la Santé de la RDC a confirmé une éruption de fièvre hémorragique Ebola, dans la province du Kasaï occidental, indique un communiqué publié hier à Genève.

Selon l'OMS, les analyses menées en laboratoire au Gabon et à Atlanta, aux Etats-Unis, a confirmé la présence du virus. Par ailleurs, « les tests menés à Kinshasa sur les échantillons d'urine et de sang des personnes touchées montrent aussi la présence du virus 'Shigella dysentariae type 1' » responsable de la shigellose, ce qui complique le pronostic.

L'agence a apporté son soutien à la RDC en envoyant de l'équipement et du personnel dans la région. Une équipe d'experts nationaux et internationaux est aussi mobilisée, tandis que l'ONG Médecins sans frontières a déployé des cliniciens, des experts en eau et en assainissement et mis en place des centres d'isolement.

Selon la fiche de l'OMS consacrée au virus Ebola, ce dernier compte quatre sous-types : Zaïre, Soudan, Côte d'Ivoire et Reston.

Trois des sous-types viraux, présents en République démocratique du Congo (anciennement Zaire), au Soudan et en Côte d'Ivoire, sont pathogènes pour l'homme.

La fièvre hémorragique à virus Ebola est une maladie hémorragique qui provoque la mort chez 50 % à 90 % des malades présentant des manifestations cliniques. L'infection de l'homme par le sous-type Reston du virus Ebola, que l'on trouve dans le Pacifique occidental, est toujours restée silencieuse à ce jour : ceux qui la contractent ne présentent aucun symptôme. Le réservoir naturel semble se trouver dans les forêts tropicales du continent africain et du Pacifique occidental.

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou des liquides biologiques des sujets infectés.

Les rituels funéraires, au cours desquels les parents et amis sont en contact direct avec le corps du défunt, jouent un rôle important dans la transmission.

Comme on en a eu récemment la confirmation en Côte d'Ivoire, en République du Congo et au Gabon, on a constaté que le virus Ebola pouvait se transmettre à l'homme lors de la manipulation d'animaux porteurs du virus, vivants ou morts : chimpanzés, gorilles et antilopes des bois. On a aussi signalé la transmission de la souche Reston lors de la manipulation de macaques de Buffon.

Des agents de santé ont été souvent contaminés au contact des malades qu'ils traitaient sans prendre les précautions anti-infectieuses nécessaires et sans appliquer les techniques de soins en isolement.

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Kinshasa : « le gouvernement de la RDC ne négociera pas avec Laurent Nkunda »

RDC | 15 Septembre 2007

Le vice-ministre des Affaires étrangères Alain Lubamba l'a Déclaré ce samedi à Kinshasa, devant le corps diplomatique, accrédité en RDC. Il réagissait ainsi à la demande du Conseil de sécurité en date du 11 septembre, d'entamer un dialogue avec Laurent Nkunda, note radiookapi . net

Pour Alain Lubamba, il est demandé à Laurent Nkunda de rejoindre le programme de brassage, un point, un trait. « Il n'est pas question pour le gouvernement d'entrer en dialogue ou en négociation. L'unique processus connu de tous, c'est le brassage. Nous demandons à la communauté internationale, notamment au conseil de sécurité d'appliquer les résolutions qui ont été prises en ce qui concerne M. Nkunda Batware. Il s'agit des paragraphes 13 et 15 de la résolution 1396 du 18 avril 2005, et du rapport de la haute commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme qui a carrément qualifié M. Nkunda de criminel de guerre. Voila les résolutions que le conseil de sécurité devra appliquer au lieu de tremper dans la tergiversation. Nous devons absolument résoudre cette question qui empêche le gouvernement de se déployer à la reconstruction nationale .»

Okapi

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Le MLC promet de poursuivre des discussions pour le retour de J.P. Bemba

( Xinhuanet 15/09/2007)

Le Mouvement de libération du Congo (MLC), parti du sénateur et de l'ancien vice-prséident Jean Pierre Bemba, continuera à discuter pour le retour de ce dernier en République démocratique du Congo (RDC), a déclaré vendredi à la radio Top Congo, l'un des secrétaires nationaux de ce parti, Roger Nimi.

Pour M. Nimi, la question du président du MLC est une question politique et nécessite une réponse politique.

Manifestant un certain optimisme, M. Nimi a indiqué que le MLC, en sa qualité de deuxième force politique du pays et première force politique de l'opposition issue des élections, poursuivra des négociations au sein du parlement.

Le résident de la République Joseph Kabila avait indiqué jeudi à la presse que M. Bemba avait des problèmes avec la justice. Pour lui, c'est le pouvoir judiciaire qui doit régler son problème ainsi que le bureau de la chambre haute.

Pour les partis de la majorité présidentielle, M. Bemba doit répondre des crimes et dégâts commis par ses éléments, notamment lors des affrontements des 22 et 23 mars à Kinshasa entre la Forces armées de la RDC (FARDC) et les gardes rapprochés de Bemba.

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Les FDLR ne sont pas impliquées dans les nouvelles guerres de déstabilisation de la région des Grands Lacs d'Afrique et n'ont commis aucun crime contre l'humanité en RDC

( La Prospérité 15/09/2007)

Les FDLR condamnent avec la dernière énergie la nouvelle guerre d'agression et de pillage que le régime fasciste de Kigali vient d'imposer de nouveau aux peuples de la région des Grands Lacs Africains, en particulier au peuple congolais.

Les FDLR démentissent les informations mensongères propagées par le journal «La Libre Belgique» dans sa publication du 9 Septembre 2007 selon lesquelles leurs troupes seraient « issues des génocidaires », qu'elles collaboreraient avec les FNL, qu'elles auraient commis des crimes contre l'humanité et qu'elles récupèreraient des positions occupées par les hommes de Nkundabatware et les donneraient aux FARDC. Ces déclarations sont fausses, mensongères, dénuées de tout fondement et ne visent qu'à ternir l'image des FDLR.

Par ailleurs, les FDLR déclarent qu'elles ne sont pas des génocidaires, qu'elles n'ont commis aucun crime contre l'humanité, qu'elles n'ont aucune collaboration avec les FNL et qu'elles ne participent pas aux combats que mènent actuellement les FARDC contre les troupes que le dictateur de Kigali a mises à la disposition de son agent Laurent Nkundabatware pour déstabiliser à nouveau la région du Kivu.

En faisant une telle publication, « La Libre Belgique » se fait le porte-parole du régime fasciste de Kigali et montre au grand jour sa vraie image et son rôle dans les crises incessantes dans la région des Grands Lacs Africains, c-à-d celui d'un média-relai du FPR et de ses sponsors contre ceux qui luttent pour la libération de leurs peuples. Ce journal à caractère tendancieux n'a pas digéré que des survivants hutus puissent exister et de surcroit puissent s'organiser et tenir tête à leur poulain Kagame.

En propageant de tels mensonges « La Libre Belgique » veut montrer que les FDLR seraient les responsables de la nouvelle guerre en RDC et légitimer par là-même la nouvelle guerre hégémonique de la dictature de Kigali.

De même, en discréditant le président du Burundi et en le taxant d'incapable, les journalistes de « La Libre Belgique », champions en planification de guerres fratricides et d'invasion, veulent légitimer un coup d'Etat des groupes criminels burundais qui ont assassiné en 1993 le premier président démocratiquement élu, Mr Melchior Ndadaye et enterrer la jeune démocratie burundaise.

Par ailleurs, la taxation de l'armée congolaise « d'indiscipliné e et d'incapable face à l'armée rwandaise » est une insulte au peuple congolais et ses institutions légitimes, ce peuple fier qui, depuis la colonisation, a montré sa capacité à se libérer de toute oppression et à ne pas courber l'échine devant Kagame et ses sponsors.

Les FDLR déclarent que, l'un de leurs objectifs étant de se protéger et de protéger les populations civiles qui sont avec elles, elles useront de leur droit de légitime défense si la chasse aux réfugiés rwandais, toutes ethnies confondues, et à ceux que Kigali et ses sponsors appellent «leurs partisans», si cette chasse à l'homme entreprise et menée par les troupes de Kagame dans la région du Kivu ne cesse pas.

Les FDLR tiennent à informer le public et la Communauté Internationale que les peuples de la région des Grands Lacs Africains ont suffisamment souffert des guerres inutiles engagées par Kagame, ses acolytes et ses sponsors, et demandent encore une fois de plus à la Communauté Internationale de prendre des sanctions exemplaires et immédiates contre le régime fasciste de Kigali, seul facteur de déstabilisation de la région des Grands Lacs Africains.

Les FDLR restent attachées à la paix et soutiendront toute initiative visant à résoudre le problème politique rwandais par des voies pacifiques qui passent inévitablement par un dialogue franc et direct entre Kigali et les FDLR.
Fait à Paris, le 13 septembre 2007
Callixte Mbarushimana
Secrétaire Exécutif des FDLR

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