Cantonnement des FARDC: Mova s'oppose, Ruberwa d'accord

Le vice-président Azarias Ruberwa, le ministre de la Presse et Information Henri Mova Sakanyi ainsi que le président de la Commission électorale indépendante l'abbé Apollinaire Malu Malu ont réagi à la proposition du CIAT appelant le gouvernement congolais au strict cantonnement des forces armées avant et pendant les élections. L'objectif, dans l'esprit du Comité international d'accompagnement de la transition, est de promouvoir un climat de sérénité pendant le vote et aussi d'assurer le caractère apolitique de l'armée. Le porte-parole du gouvernement évoque le principe de la souveraineté du pays, rapporte radiookapi.net
D'après Henri Mova Sakanyi, porte-parole du gouvernement et membre du PPRD, le parti du président de la République Joseph Kabila, les FARDC n'ont jusqu'ici pas été à l'origine d'un comportement susceptible de compromettre le déroulement du processus électoral. « Je crois que c'est une mauvaise manière d'aborder les problèmes du Congo. Les Forces armées de la RDC n'ont pas été à l'origine d'un quelconque empêchement du processus électoral qui se déroule normalement. On ne peut donc pas, à ce niveau, dire qu'elles sont un obstacle pour la bonne tenue des élections », a-t-il souligné en substance. Interrogé sur le comportement de la garde présidentielle citée par le CIAT, le porte-parole du gouvernement a répondu qu'il s'agit des accusations sans preuves. « Je crois que la collaboration qui nous a caractérisé avec les troupes de la Monuc et les troupes congolaises devrait continuer », a-t-il enchaîné estimant que le fait pour la RDC d'avoir sollicité l'aide de la communauté internationale ne doit pas donner lieu à ce que la souveraineté du Congo soit supplantée.
Pour sa part, le vice-président en charge de la commission Défense et sécurité a plutôt un point de vue favorable à la proposition du CIAT. Président du RCD et candidat à la magistrature suprême, Azarias Ruberwa estime que le cantonnement des militaires est une des meilleures garanties pour être sûr que ne va gouverner que celui qui a réellement gagné dans la transparence. Il l'a dit à Radio Okapi lors de son passage à Bunia. « Je suis d'un point de vue favorable évidemment. L'une des meilleures garanties dans les pays africains, c'est cela. Mais si quelqu'un a la possibilité de recourir à telle ou telle force, qui qu'il soit, quels que soient les résultats, il ne sera pas en mesure de les appliquer, de s'y soumettre. Donc, comme démocrate, je suis d'emblée favorable à la réduction de la potentialité de confisquer les résultats des élections par un candidat qui pourrait recourir aux FARDC ou à la GSSP », a expliqué le vice-président Ruberwa.
De son côté, le président de la CEI, l'abbé Malu Malu se dit aussi favorable à la demande du Ciat. Mais pour lui, il faudra non pas un cantonnement, mais un casernement de hommes en uniforme les jours de vote, sauf pour ceux commis à des taches électorales. Okapi.net
21/7/2006
© Congo Vision
Tout Gbadolite ovationne le président Joseph Kabila qu'il tient à voir reconstruire l'ancienne cité présidentielle
Kinshasa, 21/07/2006 / Politique
Jamais la cité de Gbadolite, la ville de l'ancien dictateur Mobutu, n'a réservé un accueil aussi triomphal que celui avec lequel le président Joseph Kabila vient d'y être reçu à sa première visite effectuée dans le cadre de sa campagne électorale entamée dans la province de l'Equateur.
Les échos de la visite du président Joseph Kabila à Gbadolite dans le Nord-Ubangi où le chef de l'Etat a entamé vendredi le périple de sa campagne électorale dans la province de l'Equateur après les deux Kivu et la Province Orientale font état d'un triomphe sans précédent jamais réservé auparavant à un autre visiteur de marque dans la cité de l'ancien dictateur Mobutu. On eût dit, rapporte-t-on, que tous les habitants de Gbado sont sortis de leurs maisons pour aller accueillir l'homme qui a mis fin à la guerre et les a libérés des successifs envahisseurs de leur ville pendant la rébellion.
Un monde fou avait effectivement pris d'assaut l'aéroport de Mohanda et a ovationné à tue-tête l'hôte de marque dont la visite était longtemps attendue et l'a accompagné ensuite jusqu'au centre ville, à la Place de l'Unité où a eu lieu le meeting du jour. Le cortège a pris une heure pour atteindre ladite place. Les citadins de Gbado avouaient eux-mêmes n'avoir jamais vécu un tel triomphe qui devait surprendre ceux qui ont cherché à le saboter par une campagne de dissuasion et de démobilisation de la population à accueillir le chef de l'Etat, campagne menée au prix d'une large distribution d'argent. Un haut responsable d'une importante formation politique concurrente ayant également pignon sur rue à Gbadolite avait été aperçu dans cette besogne quelques jours auparavant. Mal lui en prendra, les faits lui ayant prouvé le contraire !
Le sabotage n'y a donc rien fait. Les notables, en l'occurrence le grand chef coutumier Lite était de la partie pour honorer de sa présence son hôte de marque dont il a toujours souhaité la bienvenue à Gbadolite dont la population tient mordicus à préserver le statut de cité présidentielle comme au temps de feu maréchal Mobutu, puisque tel fut l'objectif de l'érection de cette ville par les moyens du trésor public. Beaucoup d'autres personnalités en vue de Gbadolite expriment sans détours ces sentiments du chef Lite en indiquant que le président Joseph Kabila doit considérer ladite cité comme sa ville en tant que chef de l'Etat de la Rdc. Tous les avatars du règne Mobutu sont à remettre au registre du passé pour regarder vers l'avenir et restaurer Gbado et ses infrastructures dont le pays est en droit de bénéficier de nombreux avantages touristiques, culturelles et économiques
Ces sentiments étaient bien lisibles dans les regards de la population accourant sans se fatiguer autour du président pour lui montrer les destructions que la ville a subies du fait de l'intolérance des envahisseurs dominés par la haine au point de n'avoir pas cherché à épargner le patrimoine national que le dictateur a laissé. C'est avec désolation que le président Joseph Kabila a constaté les ruines notamment de la célèbre Eglise-Crypte Marie-la-Miséricorde, celles du fameux Motel Nzekélé qui fut un haut-lieu de villégiature pour beaucoup de dignitaires tant nationaux qu'étrangers que recevait feu maréchal Mobutu.
Le président Joseph Kabila visiblement ému par la chaleur de l'accueil reçu et la profondeur des attentes lui exprimées par les habitants de Gbadolite a juste évité des paroles de démagogue pour rassurer de le voir à l'action et de le juger plutôt par des actes que par des paroles. Il a signifié que depuis qu'il est arrivé au pouvoir, le bilan de son action atteste sa détermination à remettre réellement le pays sur la voie de la reconstruction et du développement pour son essor en faveur du bien-être de tous les Congolais.
Effusions sans démagogie
Limité qu'il a été jusqu'ici par le contraignant mais incontournable qu'aura été système du 1+4 dans son programme politique dont les premiers résultats palpables de la fin de la guerre, du démarrage de la bonne gouvernance et de la démocratisation avec la délicate conduite actuelle des élections restent incontestables, le chef de l'Etat a indiqué qu'avec les pleins pouvoirs du pouvoir des urnes, il ne voit pas pourquoi et comment, uni avec tous les Congolais, on n'accomplira pas le miracle du décollage de la Rdc.
Mais encore une fois, ne voulant pas céder à la démagogie dans les circonstances de l'euphorie du triomphe de Gbadolite, le chef de l'Etat a surtout écouté plutôt sans parler outre mesure, ses hôtes ayant d'ailleurs bien saisi ses non dits. Cette première visite du Chef de l'Etat l'a visiblement ragaillardi dans sa campagne électorale de l'Equateur. L'écoute de la très émotive mélopée des femmes de Gbadolite entonnée à la source de sa composition dans leur propre cité, mélopée que fredonnent d'ailleurs tous les Congolais aux quatre coins du pays n'a pas manqué de le toucher plus profondément encore. « B'ennemis bo pesa nzela eh ! Biso toponi Joseph Kabila ! Tomema muana na biso na mokongo ! » (Ennemis, laissez le passage. Nous, nous avons choisi Joseph Kabila. Laissez-nous porter notre enfant sur notre dos).
Les effusions des retrouvailles de Gbadolite sont indicibles. C'est dans ce climat chaleureux que le président-candidat a dû prendre congé de ses hôtes pour s'élancer dans le marathon du périple de campagne électorale à poursuivre aux étapes suivantes de Gemena, Bumba. Avec les 7 derniers jours qui restent pour cette course, Joseph Kabila devait bien se faire violence en se séparant de ses compatriotes de Gabdolite avec lesquels il ne manquera pas plus tard de partager un plus long séjour. Pour l'instant le devoir l'appelle auprès des autres compatriotes dont le sort doit aussi retenir sa grand attention.
D.N./MMC
Alors qu'ils ont tenté de discréditer J.Kabila : Bukavu, Bemba et Pay-Pay humiliés
( L'Avenir Quotidien 21/07/2006)
9 jours des élections, les différents candidats redoublent d'ardeur pour atteindre les derniers électeurs. C'est dans ce cadre que les candidats à la présidentielle, Jp Bemba et Pierre Pay Pay ont séjourné dernièrement à Bukavu dans la province du Sud-Kivu. Dans notre édition d'hier jeudi, nous avions fait état des altercations entre les deux candidats à la présidentielle. Ils se disputaient le stade de la Concorde de la commune de Kadutu où les deux étaient programmés presque à la même heure. En dernière minute, Jp Bemba a fait son meeting le lundi pendant que Pay Pay a été programmé pour le mardi. Au lieu de présenter leurs programmes de campagne et leurs projets de société afin de forcer le vote de la population, les deux candidats se sont évertués à des mots désobligeants à l'endroit de Joseph Kabila. Comme ils ont mal choisi là où ils devaient s'en prendre à Kabila, ils ont connu un sort sur lequel ils méditeront pendant longtemps.
JP Bemba reçoit une leçon de modestie Le lundi, quand JP Bemba doit faire son meeting, le stade est presque vide. On aurait cru que c'était seulement les militants du Mlc qui s'étaient donnés rendez-vous à ce meeting. C'est ce que JP Bemba avait cru aussi. Sans projet de société et sans discours, le président national du Mlc se lancera dans des propos démagogiques du genre : Kabila vous avait promis l'énergie électrique, mais il n'a rien fait. Moi, a-t-il poursuivi, je tiens parole. Sur ce point, Jp Bemba a demandé à la population ce qu'elle attendait du Mlc et de son leader. La population a répondu en chœur « utukule ». Traduisez : « mangez-nous ». Cette réponse fait allusion aux accusations de cannibalisme faites contre le président du Mlc. A Bukavu, cela est pris très au sérieux. Toute personne de petite taille est qualifiée de « chakula ya Bemba », traduisez : « la nourriture de Bemba », allusion faite aux Pygmées que les hommes du Mlc auraient mangés dans le cadre de l'opération « effacez le tableau » dans le territoire de Mombasa dans la province Orientale. Aussitôt après cette réponse, la foule a entonné la chanson fétiche « Kabila mutoto wetu », « Kabila notre fils ». Enfin, c'était insupportable pour le leader du Mlc. La foule s'est mise à scander « votez Kabila ». C'est sur cette note amère que JP Bemba a quitté le chef-lieu du Sud-Kivu.
Pay Pay subit le même sort Le mardi, Pierre Pay Pay, n'ayant pas appris par cœur l a leçon donnée à son collègue du Mlc, a pensé que c'était l'occasion et le lieu pour tromper l'opinion. Lui aussi, incapable d'un projet de société, a développé le discours sur la « congolité ». Déversant sa bile sur le chef de l'Etat Joseph Kabila, il a commencé le discours mensonger selon lequel Joseph Kabila ne serait pas le fils de Laurent-Désiré Kabila. La population ne l'a pas laissé poursuivre ce discours. Elle s'est mise à crier « mutoto wa mbaraka », traduisez, enfant naturel. Car, selon la population de Bukavu, le père de Pierre Pay Pay ne serait pas connu. La foule a alors entonné la même chanson fétiche « Kabila mutoto wetu » suivi de « votez Kabila ». Selon notre correspondant, Pay Pay qui nourrissait l'ambition de ratisser large dans le Sud-Kivu, a été désillusionné. On dit qu'il avait d'ailleurs mobilisé moins de personnes que son collègue du Mlc qui l'avait précédé dans le même stade.
Une leçon qui valait la peine Les incidents de Bukavu démontrent que le Congo n'a pas encore des dirigeants politiques honnêtes. Pour quelles raisons Bemba et Pay Pay pensent-ils que pour devenir président de la République dans ce pays, ils doivent, à coups de mensonges, marcher sur Joseph Kabila ? Originaire du Sud-Kivu, Pay Pay serait le premier à connaître ce que la population de cette province sait sur Laurent Désiré Kabila et sa famille. Si les politiciens peuvent tromper les Kinois sur les origines de Joseph Kabila, c'est aventureux d'aller mentir aux populations de Bukavu où on trouve des personnes qui avaient vu naître et grandir Joseph Kabila, des gens qui connaissent mieux que quiconque la famille de Mzée Laurent Désiré Kabila. Il en est de même de JP Bemba. S'il a des militants à Bukavu, ceux-ci ne lui disent pas la vérité sur l'opinion que l'on se fait sur lui dans cette partie du Congo. S'il le savait, il aurait eu un peu plus de modestie. Il ne chercherait pas à défier Joseph Kabila dans ce qui apparaît comme son fief naturel. Ce n'est pas un péché que de reconnaître que tel candidat a plus d'atouts que soi. En outre, Bemba a été incapable de faire l'échelle de préférence, mieux de se mettre à la place de cette population. S'il l'avait fait, il saurait qu'entre l'énergie électrique et la paix, le choix de la population est clair. Joseph Kabila a donné la paix pour gagner la légitimité de cette population. Il sollicite les suffrages du peuple congolais pour signer avec la population un autre contrat, celui de développement. C'est dans ce cadre que s'inscrit également l'énergie électrique. Si Bemba savait qu'il comptait parmi les personnes qui avaient troublé la paix et empêché le programme de développement de Mzée, il aurait eu un peu de modestie. Son discours de libérateur ou de combattant de liberté contre la dictature de LD Kabila, il peut le tenir ailleurs et non à Bukavu où Mzée continue à être un libérateur. Si Bemba est un démocrate, s'il n'aime pas la dictature, on se demande pourquoi n'avait-il pas lutté contre la dictature de Mobutu reconnue comme telle par le monde entier ? A Bukavu on se le dit, si Bemba avait pris les armes, c'est pour venger le dictateur sanguinaire Mobutu. S'il n'aime pas Kabila, c'est parce qu'il avait chassé Mobutu du pouvoir, un pouvoir qu'il considérait comme un bien familial. S'il cherche le pouvoir par les urnes aujourd'hui, c'est pour restaurer le mobutisme. Il ne trompe donc personne et surtout pas à Bukavu, se dit-on.
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Pay-Pay maintient ses positions, tandis que Kashala pénètre dans le cercle très prisé
( Le Soft 21/07/2006)
Rien à faire: JKK mène toujours - et de loin - face à ses poursuivants même si l'écart se retrécit jour après jour et que deux phénomènes sont désormais à prendre en compte. Alors que le pays s'apprête à entrer dans la dernière semaine de la campagne électorale qui verra la tenue des premières élections démocratique, il faut noter au neuvième baromètre le Soft-les Points le forcing exercé par le VIPI en charge des Finances Jean-Pierre Bemba Gombo qui ne lève pratiquement plus le pied dans sa campagne.
Habitué des maquis depuis les années rébellion, il bivouaque désormais en province s'étant remis aux boîtes de conserve, sardines et corned beef - mais aussi la menace de l'entrée dans le cercle très fermé des «trois» d'Oscar Kashala Lukumuenda qui fait désormais un fulgurant 8,7 % au classement général, selon la dernière étude à paraître dans le prochain «Soft International2».
Les dernières projections indiquent toujours Pierre Pay-Pay wa Syakassighe en deuxième position ayant sensiblement amélioré ses positions avec désormais 19 % au classement général dans l'étude sous presses, suivi de Jean-Pierre Bemba Gombo avec 13% - ce qui est une énorme avancée -, puis de Oscar Kashala Lukumuenda, un autre présidentiable qui enregistre une nette progression à la suite notamment de sa découverte par le public après sa victimisation dans la fausse affaire des 32 «mercenaires étrangers» - il est désormais coté 8,7 %.
Du coup, le vétéran lumumbiste Antoine Gizenga Fundji se retrouve à la cinquième - avec 8,2 % - et Eugène Diomi Ndongala sixième avec 5%, le fils Mobutu, Joseph Mobutu Nzanga Ngbangawe passant à la septième, ayant très clairement désormais mangé son pain blanc du fait de son absence mystérieuse dans la campagne.
Depuis le lancement du baromètre hebdomadaire le Soft-les Points, il y a neuf semaines, celui-ci ne cesse - comme il sied - d'enregistrer des variations des uns et des autres, selon les déclarations ou les mouvements d'opinion. Ces deux éléments ont milité, pour les plus heureux, à leur montée et, pour les autres, à leur chute.
FORTE PRESSION DE JPBG.
Ainsi, en est-il de l'étonnant Pierre Pay-Pay wa Syakassyghe dit P3 qui continue de bénéficier, selon les enquêteurs, des effets de son indépendance vis-à-vis de la coalition présidentielle alors qu'à l'annonce de sa candidature, on le disait «très proche» de JKK. Or, P3 a contredit les pronostics et ne s'est pas rendu à la sortie officielle de l'Alliance de la majorité Présidentielle, AMP.
Dans l'étude sous examen (du 7 au 8 juillet), P3 affiche une augmentation de 3,1% et se situe désormais à 17,1% - il est depuis à 19% dans l'étude sous presse dont «le Soft International» estime devoir rendre compte étant donné l'accélération des événements et l'approche de la date butoir. Cet accroissement est plus visible dans le Katanga, fief du Président Candidat, suite à l'action menée en faveur de la CODECO par l'avocat Muyambo Jean-Claude. P3 bénéficie notamment d'un fort soutien des commerçants à l'Est et des populations des provinces restantes qui jugent diversement les déclarations de l'Alliance pour la Majorité Présidentielle.
Jean-Pierre Bemba Gombo passe à 10,2% dans l'étude sous examen et augmente sa cote de 1,6%. Le «Chairman» de l'ex-rébellion du MLC continue de prendre des points dans les provinces aidé puissamment par son slogan «100% Congolais».
Dans le Bas-Congo où il a récemment séjourné, il double pratiquement ses points et se situe désormais à 8% alors qu'il est à 14% dans le Bandundu, province qu'il a tout récemment assiégée. En province de l'Équateur, il détrône désormais le fils Mobutu, Joseph Mobutu Nzanga Ngbangawe (29%) tombé désormais dans les oubliettes et qui manifestement a résolu de jeter l'éponge. JPBG s'affiche à 38%. Il est à ce jour le nouveau roi de l'Équateur est donc JPBG.
Le DC Eugène Diomi Ndongala voit ses intentions de vote augmenter de 1%. Partant de 5,7% dans le dernière baromètre le Soft-les Points, il atteint désormais 6,7% et se retrouve à hauteur égale avec le vétéran de la lutte lumumbiste Antoine Gizenga Fundji.
Diomi enregistre là les premiers effets de son retour au pays après y avoir été absent parti à l'étranger superviser la mise au point de sa trousse de campagne.
La plus grande chute de cette enquête est enregistrée par le Président Candidat Joseph Kabila Kabange. Bien que se maintenant en première position, le chef de l'État soutenu par l'AMP connaît une baisse de 2,1% imputable sans doute aux lenteurs de la mise en route de sa machine de campagne et du déploiement de ses lieutenants en province.
Dans le Bandundu particulièrement, première province de l'Ouest qui lui était favorable, trois semaines après le début de la campagne, on ne trouvait aucun déploiement ni de l'AMP, ni du PPRD et, au total, aucune enseigne appelant à voter pour le Président Candidat. Sans parler de Kinshasa où des manifestants de l'Udps s'en sont pris à des panneaux et à des personnes portant des T-shirt frappés à l'effigie de JKK, la machine de campagne présidentielle connaissait une mauvaise passe...
DISPUTES PPRD-AMP?
Outre cet aspect, en province du Sud-Kivu, des querelles opposeraient autour de la conduite de la campagne électorale, des partisans du PPRD fidèles au S-g Vital Kamerhe aux membres de l'AMP apparentés à Louis Muderwa. Les deux acteurs politiques faisant tous partie de l'AMP, les divisions ne peuvent que profiter aux adversaires.
Au Sud-Kivu, des membres de la Société civile estiment que le président Joseph Kabila n'a pas respecté ses promesses tenues lors de sa tournée qui l'avait conduit à Bukavu au début de l'année. Le président avait alors promis d'installer son Q-g au Sud Kivu afin de résoudre le problème sécuritaire. Il avait aussi dévoilé ses intentions de s'occuper de la voirie urbaine et d'asphalter certains tronçons routiers.
Joseph Mobutu Nzanga Ngbangawe poursuit sa descente - il enregistre 0,5% de perte - au classement général. Cette chute n'a d'autres raisons que celles évoquées dans les rapports précédents. Cependant, il enregistre - curieusement - une augmentation dans le Bandundu.
Il faut rappeler que cette étude (dont les détails dans les pages 8, 9 et 10) est réalisée sur base des réponses reçues à la question «s'il y a élection présidentielle aujourd'hui en R-dCongo, pour quel candidat voteriez-vous?». L'étude, faut-il rappeler, travaille sur un échantillon représentatif de 1.000 personnes (345 femmes soit 35% et 655 hommes soit 65%) âgées de 18 ans et plus reparties en fonction de pourcentages d'inscrits sur les listes de la CÉI, la Commission Électorale Indépendante r-dcongolaise.
Une fois encore, les jeux sont loin d'être joués et le meilleur tout comme le pire sont à venir. Ce sondage, comme tous les sondages, n'est qu'une prise instantanée avec ses imperfections possibles et ses marges d'erreur.
LE SERVICE POLITIQUE
DU «SOFT INTERNATIONAL».
lesoftonline.net 21/07/2006
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