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23/01/2008 à 11:01:03
Génocide en RD Congo???
5,4 millions de morts !

Dans une importante enquête de mortalité publiée aujourd'hui, l'International Rescue Committee estime que le conflit et la crise humanitaire en République Démocratique du Congo ont coûté la vie à 5,4 millions de personnes depuis 1998 et continuent de tuer 45.000 personnes chaque mois.
Le conflit et ses conséquences, en termes de victimes, surpassent tout autre conflit depuis la Deuxième Guerre mondiale," explique George Rupp, le président de l'organisation humanitaire. "Les pertes au Congo sont équivalentes à la mort au cours d'une décennie de la population entière du Danemark. Bien que la guerre du Congo se soit formellement achevée il y a cinq ans, les luttes en cours et la pauvreté continuent à se traduire par un bilan stupéfiant. Nous espérons que l'accord de paix de cette semaine au Nord Kivu se traduira par une cessation des hostilités et une relance des efforts de réconciliation et de rétablissement."
L'enquête a été conduite l'année dernière par l'International Rescue Committee et par l'Institut Burnet et couvre la période allant de janvier 2006 à avril 2007. Les chercheurs ont rendu visite à 14.000 ménages dans 35 zones des 11 provinces du Congo. Les conclusions finales combinent les données de quatre précédentes enquêtes de mortalité menées par l'IRC avec celles de cette dernière étude.
L'enquête constate que la mortalité reste fortement élevée à travers le pays.
"Depuis notre dernière étude en 2004, il n'y a eu aucun changement du taux de mortalité national, qui dépasse de près de 60% la moyenne subsaharienne," déclare le Docteur Richard Brennan, qui dirige les programmes de santé internationaux de l'IRC et est également l'un des auteurs de l'enquête.
L'enquête s'est finie peu de temps après que la violence ne s'intensifie en décembre 2006 dans l'est du Nord Kivu. Elle ne prend en compte qu'une fraction de l'agitation récente. Le Docteur Brennan indique qu'avant l'escalade de la violence, on avait en fait pu observer une diminution modeste de la mortalité dans les régions de l'Est.
"Ce déclin modeste mais statistiquement important a coïncidé avec des améliorations de la sécurité, un effort plus robuste de maintien de la paix et une augmentation de l'aide humanitaire," remarque le Docteur Brennan. "Malheureusement la détérioration de la situation dans le Nord Kivu menace les progrès réalisés dans l'Est."
On constate pendant la période couverte par la dernière enquête environ 727.000 décès excédentaires par rapport à la mortalité normale. Presque la moitié des morts étaient des enfants âgés de moins de cinq ans, bien qu'ils ne constituent que 19% de la population totale.
Comme pour les enquêtes précédentes, l'énorme majorité des victimes est morte de causes non violentes telles que paludisme, diarrhée, pneumonie et malnutrition - des conditions facilement évitables et traitables quand la population a accès aux services médicaux et à une alimentation nutritive.
Selon le Docteur Brennan, les conclusions confirment que pour se rétablir d'un conflit aussi dévastateur, le processus est long, particulièrement quand il fait suite à des années de déclin économique et politique.
"Quand la guerre détruit l'économie et l'infrastructure d'un pays, il n'y a aucune amélioration rapide possible". L'amélioration significative de la santé et de la mortalité au Congo exigera des années d'engagement inébranlable de la part du gouvernement et de la communauté internationale, ainsi qu'un investissement financier substantiel. Malheureusement, la crise humanitaire au Congo reste négligée et le financement, disproportionné face à l'immensité des besoins avérés."
Visitez www.theIRC.org/congocrisis pour avoir accès au rapport complet, aux recommandations en matière politique de l'IRC et aux informations sur les programmes d'aide humanitaire de l'IRC au Congo.
A propos de l'IRC
Leader international en matière d'aide humanitaire depuis 75 ans, l'International Rescue Committee intervient dans 25 pays en offrant de l'aide et de l'espoir aux réfugiés et aux autres victimes déracinées par le conflit et l'oppression. Lors des crises, les équipes de l'IRC fournissent des services médicaux, des abris, de l'eau et 'assainissement, des programmes éducatifs et psycho-sociaux pour les enfants et une aide ciblée pour les femmes. Lorsque l'urgence s'éloigne, l'IRC demeure pour rétablir les moyens de subsistance et aide les communautés détruites à se rétablir. L'IRC aide aussi à réinstaller les réfugiés admis aux Etats-Unis. Inlassable avocat des plus vulnérables, l'IRC s'engage à restaurer espoir, dignité et opportunité.
L'IRC travaille en République Démocratique du Congo depuis 1996 et y entretient un des plus grands programmes d'aide humanitaires du pays. L'IRC dirige des programmes vastes qui fournissent des services médicaux à 3,6 millions de personnes, un secours d'urgence aux populations déplacées, une aide médicale et des services de soutien aux victimes de violences sexuelles, ainsi que le développement communautaire et un meilleur accès à l'éducation et la formation. Nos programmes visent à sauver des vies, rétablir les communautés et renforcer les capacités locales de rétablissement.
Pour plus d'informations, visitez www.theIRC.org .
CONTACTS
New York: Melissa Winkler, +1 646 734 0305, melissa.winkler@theIRC.org
London: Lydia Gomersall, + 44 20 7692 2741, +44 (0) 7779 855 021, lydia.gomersall@IRCuk.org
Vienna: Peter Biro, +43 664 279 3977, +1 646 734 0305, peter.biro@theIRC.org
Source : Direct.cd
© Congo Vision
(CNN) -- The government of the Democratic Republic of the Congo and armed groups in the country signed a deal Wednesday to end years of fighting in the country's east, according to Peter Kessler, with the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR).
He had no details about the scope of the agreement. The signing ended a more than two-week-long conference between the two sides in the eastern city of Goma.
The news comes on the heels of a new report by the International Rescue Committee which said that the conflict and humanitarian crisis in Congo had taken the lives of some 5.4 million people since 1998, and that 45,000 people continue to die there every month.
IRC President George Rupp said the loss of life is equivalent to the entire population of Denmark, or the state of Colorado, dying within a decade.
Even with the country's violence, the IRC found that most of the deaths were from non-violent causes such as malaria, diarrhea, pneumonia, and malnutrition.
Nearly half the deaths were among children younger than five, even though they are only 19 percent of the population, the IRC said.
The group said the national rate of mortality is nearly 60 percent higher than the average in the sub-Saharan region.
The IRC's regional director said a peace deal -- even if it covers only the east of the country -- would have a wider impact.
"The significance is huge in the sense that the troubles in North Kivu have really been a major source of instability not only for the people in North Kivu itself, but for people in the surrounding region as well," said Alyoscia D'Onofrio, who spoke to CNN from Bukavu, in South Kivu province, which borders Uganda, Rwanda, and Burundi.
D'Onofrio said a peace deal would signal that the Congolese government can take control of security even in restive areas like the east. That in turn would improve regional security, since conflict in the east has tended to draw in neighboring states, he said.
Source: http://www.cnn.com/2008/WORLD/africa/01/23/congo/index.html
© Congo Vision
Le Rwanda, l'origine de la catastrophe Congolaise (Editorial)
LE RWANDA ET LE LA GUERRE DANS LES DEUX KIVU
Je suis de ceux qui estiment que les rwandais - ou à tout le moins le gouvernement rwandais actuel -devraient reconnaître leur responsabilité dans la descente aux enfers du Zaïre/RDC au lieu de chercher à se trouver des excuses, à supposer même qu'elles puissent un jour être justifiées. Les plaies sont encore trop béantes. Plusieurs d'entre nous sommes nés, ont grandi ou travaillé dans ce grand et généreux pays qu'est le Zaïre/RDC. Force est malheureusement de reconnaître que nous avons exporté nos haines et nos impuissances chez nos voisins au lieu de bâtir ensemble cette région bénie des dieux.
Pensez donc : plus de 4 millions de morts en RDC entre 1996 et aujourd'hui, du fait de l'invasion rwando-ougandaise qui a pris comme prétexte le génocide rwandais. Car, en effet, l'invasion de la RDC ne fut point la conséquence du génocide rwandais comme certains l'affirment mais bel et bien un prétexte utilisé par Kagame et Museveni pour mettre la main sur une partie du riche territoire congolais. L'invasion de la RDC n'était pas inéluctable. Elle n'a d'ailleurs rien réglé. Au contraire. Elle a généré un foyer de tensions et de haines durables mettant en danger le Rwanda de demain.
J'ai peur du jour où la RDC aura les moyens d'assouvir sa vengeance ! Et ce jour n'est peut-être plus très éloigné! Pour percevoir le degré de leurs frustrations et de leur ras le bol à l'égard du régime de l'arrogant Paul Kagame , il n'y a qu'à lire les communiqués diffusés par les représentants des principales communautés tribales du Kivu à la conférence de Goma.
Bien souvent malheureusement ces frustrations prennent aussi comme cibles les réfugiés hutu rwandais, ou les citoyens congolais et rwandais de l'ethnie tutsi que Kagame n'a jamais cessé d'instrumentaliser et d'exposer à la vindicte de ses victimes, voire d'offrir en holocauste comme en avril 1994 !
La sagesse voudrait que, pour avancer ensemble et dans l'intérêt supérieur des peuples de la région des grands lacs, le gouvernement rwandais demande officiellement pardon au peuple congolais pour toutes les souffrances qu'il lui a fait endurer depuis 1996, au lieu de s'enfermer dans une attitude inutilement agressive et arrogante. La sagesse n'est hélas pas la qualité la mieux partagée à Kigali ! Mais les peuples de la RDC et du Rwanda n'ont pas encore dit leur dernier mot.
Par Ambassadeur Jean-Marie Ndagijimana, Paris
http://www.jmn- sys.fr/269301. html
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