Dans une conférence de presse de 180 minutes
J. Kabila : « Le cas Bemba concerne le Sénat et la Justice »
Par Le Potentiel
« Les grands travaux avant fin 2007 »
 Deux heures et trente minutes, c'est le temps qu'il a fallu au président Joseph Kabila pour répondre, de 12H15 à 14H45, aux questions d'une cinquantaine de journalistes représentant l'essentiel de la presse congolaise et étrangères au Palais de la Nation, le jeudi 13 septembre 2007 Tout y est passé : les cinq chantiers dont les grands travaux démarrent « avant fin 2007 », la situation du sénateur Bemba classée « affaire de la justice et du Sénat », la rentrée scolaire enrayée par Mbudi dont le premier palier va commencer à être « payé cette année » par le gouvernement, le cas Nkunda qui « n'est pas un député élu », les FDLR invités à « rentrer chez eux », le récent tête-à-tête Kabila-Museveni pour « évaluer l'accord de Luanda » signé par la RDC et l'Ouganda en 2002, etc.
S'agissant du cas Bemba, la position de Joseph Kabila n'a pas changé d'un iota, par rapport à l'interview qu'il a accordée récemment à Jeune Afrique. « J'avais dit effectivement que la question du sénateur Jean-Pierre Bemba, c'est entre deux institutions : la justice et le Sénat », a-t-il déclaré, s'étonnant par ailleurs que, « comme par hasard, il n'y a personne qui s'intéresse à cette question, du moins au niveau du Sénat ».
« Je me porte bien », a rassuré Joseph Kabila cinglé dans un costume sombre, en s'adressant au journaliste qui s'inquiétait de son état de santé.
« Je tombe souvent malade mais je ne suis jamais évacué à l'étranger pour des soins médicaux », a-t-il indiqué plus tard à propos des millions de dollars dépensés pour les personnalités congolaises envoyées à l'étranger pour des soins médicaux. Grâce aux deux nouveaux hôpitaux ultra-modernes inaugurés à Masina et à N'Djili, l'Etat congolais va pouvoir les faire soigner à Kinshasa.
Bemba, une affaire de deux institutions
Répondant à Jeune Afrique sur le retour de Jean-Pierre Bemba au pays, le président de la République avait affirmé que le sénateur avait un problème avec la justice congolaise et non avec lui en tant que président de la République.
Mais, après la rencontre du président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe avec Jean-Pierre Bemba au Portugal, on a cru à des pressions exercées sur Joseph Kabila pour régler la question Bemba.
A-t-il cédé aux pressions de la communauté internationale, privilégié la concorde nationale ou donné les garanties sécuritaires et lesquelles ?
« J'avais dit effectivement que la question du sénateur Jean-Pierre Bemba, c'est entre deux institutions : la justice et le Sénat. Ce n'est pas seulement la justice », a reconnu le chef de l'Etat.
« Il s'est fait, a-t-il poursuivi, que quand le président de l'Assemblée nationale était invité à Lisbonne, au Portugal, il m'avait effectivement posé la question de savoir « si le sénateur Bemba demande à me voir, qu'est-ce que je dois faire ». Je lui avais dit : « Monsieur le président de l'Assemblée, vous n'avez pas du tout le droit de refuser de recevoir un compatriote ou des compatriotes, qu'ils soient au Portugal, qu'ils soient en Espagne, en Europe en général, vous n'avez pas le droit de le faire. Même si ce sont des compatriotes qui sont en vacances, il faut les recevoir. Il faut les écouter. Et, c'est ce qu'il a fait, il m'a fait le rapport ».
A-t-il vraiment cédé à la pression de la communauté internationale ?
Joseph Kabila répond : « Je ne suis pas au courant d'une pression de la communauté internationale. Le Congo est un pays indépendant, souverain. Vous savez, moi je peux supporter beaucoup, beaucoup de pressions. Mais, est-ce une question entre l'institution président de la République et le sénateur Jean-Pierre Bemba ? Non, je ne pense pas. Il y a la séparation des pouvoirs. Il y a le président de la République et il y a d'autres institutions. C'est ça un Etat de droit. Il ne faut pas faire de moi un dictateur. On a insulté monsieur Untel, « ah !, monsieur le président vous voyez bien, on a arrêté monsieur Y, c'est le président qui doit intervenir ». Donnons une chance à nos institutions de fonctionner conformément à la Constitution. C'est tout.
Alors, il faut poser la question au président du Sénat. Et comme par hasard, il n'y a personne qui s'intéresse à cette question, du moins au niveau du Sénat. Et, pourquoi pas au procureur général de la République ou au ministre de la Justice ? Mais, quant à moi, vous avez - je crois bien - la réponse ».
Apprenant de la bouche d'un journaliste que le sénateur Jean-Pierre Bemba souhaiterait que sa garde rapprochée soit constituée par des militaires européens ou africains, le chef de l'Etat a paru surpris.
« C'est ce qu'il a dit ? Est-ce qu'il l'a dit ? Parce que, moi, je ne suis pas au courant de ça. Je n'ai pas suivi le souhait. Les souhaits, vous savez, ce ne sont que des souhaits. Mais, pourquoi là encore des unités d'une armée de - je ne sais quoi - des Africains ? Pourquoi ? Il faut faire confiance plutôt à la Police nationale congolaise, à nos services de sécurité.. Pourquoi pas à l'armée.
Disons que je n'ai pas de commentaire à faire parce que, officiellement, il n'y a personne qui m'a demandé ou m'a informé de la demande », s'est-il étonné.
Les grands travaux « avant fin 2007 »
Interrogé sur ce qui a été réalisé, n'a pas été fait ou qui se fera depuis son investiture le 6 décembre 2006, le président Joseph Kabila a indiqué que les « Cinq chantiers » constituent désormais un « vaste programme adopté par le gouvernement » qui l'a présenté à l'Assemblée nationale.
« C'est une question de méthodologie et de moyens », a-t-il signalé, faisant savoir qu'« il faut beaucoup de moyens » chiffrés « pas en 100 millions ou 150 millions de dollars, mais plutôt en milliards de dollars américains ».
Pour ce faire, la première étape consistera en la mobilisation des ressources. « Il faut aussi beaucoup de temps pour mobiliser 14 milliards de dollars américains » destinés à financer les cinq chantiers étalés sur le quinquennat présidentiel, a prévenu le chef de l'Etat. « Depuis janvier 2007 jusqu'à ce jour, c'est ce que nous faisons », a-t-il indiqué, assurant avoir « trouvé des moyens avec un montage financier ».
Le gouvernement va, en partenariat avec des sociétés et d'autres partenaires, utiliser les ressources nationales (cuivre, diamant, cobalt). Son programme va démarrer avec l'ouverture de beaucoup de chantiers au niveau des infrastructures.
« Les cinq chantiers, ce n'est pas du tout une illusion, c'est un programme qui nécessite beaucoup de moyens », s'est enorgueilli le chef de l'Etat, en indiquant que « tout ce qui se fait aujourd'hui, c'est dans le cadre des cinq chantiers ». Il s'est réjoui de l'« exploit » que constitue l'inauguration,« en moins de six mois », de deux hôpitaux ultra-modernes dans la capitale, en rappelant que la santé étant une des priorités du programme gouvernemental.
« Il ne faut pas exiger d'une maman d'avoir un bébé après trois mois de grossesse alors que celle-ci dure normalement neuf mois. Cela ne se fait pas, c'est l'avortement », s'est défendu le président de la République à l'adresse de tous ceux qui réclament déjà des résultats d'un programme pourtant quinquennal.
« Avant fin 2007, on va commencer la construction de la route Bukavu-Kavumu, poser la première pierre au niveau de la route Kasumbalesa-Lubumbashi, démarrer les travaux de l'autoroute Aéroport de N'Djili-Centre-ville à Kinshasa dont les études de faisabilité sont terminées », a annoncé Joseph Kabila.
« D'ici à 2010 ou 2011, on va connecter le pays de l'Est à l'Ouest, du Nord au Sud, si pas la totalité mais au moins la moitié du réseau », a-t-il promis au peuple congolais en ce qui concerne les routes.
Dans le secteur de l'énergie, il a affirmé qu'« entre 2007 et 2010, au plus tard en 2011, on va construire le barrage de Katende et deux lignes de transport du courant électrique ». En attendant, la RDC va acheter en Ouganda du courant électrique destiné à desservir les villes de Beni, Butembo et Lubero, dans le Nord-Kivu.
A propos du barrage de Katende (Kasaï Occidental), le président de la République a révélé que l'Etat congolais a engagé une action judiciaire, en Afrique du Sud, contre la société sud-africaine qui a dilapidé les fonds reçus pour sa construction et celle du barrage de Kakobola.
Pour la région de l'Equateur, les études sont en cours pour amener le courant de Mobay à Gemena, Lisala et à Bumba. « Depuis l'accession du pays à l'indépendance, il n'y a jamais eu du courant électrique à Kindu (Maniema). Maintenant, c'est chose faite », a-t-il indiqué.
Autant elle vend du courant électrique à certains pays africains, dont le Congo-Brazzaville, autant la RDC achète le courant électrique auprès des pays voisins, dont la Zambie. « C'est beaucoup plus coûteux de construire une ligne électrique de 2.000 kilomètres, que d'importer du courant chez les voisins pour satisfaire les besoins des populations qui en ont un besoin urgent dans l'Est du pays », a expliqué le chef de l'Etat.
« La construction d'une ligne Kananga-Nord-Kivu nous prendra beaucoup de temps », a-t-il ajouté. Toutefois, a-t-il rassuré, un barrage hydroélectrique sera construit à court et moyen termes sur la rivière Semiliki. Donner une visibilité à la RDC
« Le Congo ne négociera jamais en position de faiblesse », a encore promis le chef de l'Etat dont la vision est de donner une « visibilité à la République démocratique du Congo qui, depuis une dizaine ou une quinzaine d'années, est toujours absente sur la scène internationale ».
C'est dans cette optique qu'au niveau de l'Afrique centrale, où elle doit « faire entendre sa voix », la RDC a initié des commissions mixtes avec l'Angola, le Congo-Brazzaville, la Zambie, l'Ouganda et le Soudan. L'objectif poursuivi est « la normalisation et la consolidation des relations entre la RDC et ses voisins », afin qu'il y ait la paix et la stabilité dans la région.
S'agissant de l'ouverture sollicitée par le Rwanda des ambassades rwandaise et congolaise respectivement à Kinshasa et à Kigali, Joseph Kabila la conditionne à une schématisation de la démarche, reposant sur la restauration de la « sérénité » au niveau de la frontière commune, de la « paix » et de la « stabilité ».
Interrogé sur la situation du général dissident Laurent Nkunda, le chef de l'Etat a, de prime abord, relevé que « sur 169 territoires, il n'y que dans deux (Masisi au Nord-Kivu et Rutshuru au Sud-Kivu) où il y a un problème de sécurité ».
« Si on a réussi à ramener la paix dans 167 territoires, ce ne sont pas deux territoires qui vont nous échapper », a-t-il déclaré. Pour ce faire, le président de la République pense que la solution réside dans le brassage de l'armée. « Je ne permettrai à personne d'avoir une milice à lui. C'est inacceptable. La solution, c'est l'intégration dans l'armée ou la démobilisation », a-t-il menacé.
« L'évaluation a déjà commencé dans le calme, mais pas comme à l'époque de 1+4 », a dit le président de la République.
« Au plus tard début octobre, on aura effectivement une réponse technique ou politique » à la question portant sur l'avenir du gouvernement, a-t-il révélé, en indiquant que l'évaluation concerne également toutes les institutions du pays, dont la Présidence de la République. « Il s'agit d'une critique et auto-critique », a-t-il précisé.
Au plan politique, « nous sommes toujours à l'écoute de nos compatriotes », a-t-il fait savoir, ajoutant que c'est cette option qui est à l'origine de la conférence de la paix projetée au Nord et au Sud-Kivu.
« Notre objectif est de faire participer toute la population à la recherche de la solution », a souligné Joseph Kabila, corrigeant dans la foulée qu'il n'a « jamais promis » d'établir son état-major à l'Est.
« Bien avant la campagne électorale, j'avais promis d'établir un état-major opérationnel à Bukavu. Cela a été fait et il est pied d'uvre », a-t-il soutenu.
Le 1er palier de Mbudi sera payé
« Le gouvernent va commencer à payer le 1er palier du narème de Mbudi », a encore promis le chef de l'Etat, qui demande aux enseignants d'accepter de consentir des sacrifices.
« Il y a des revendications tout à fait fondées, mais il y a aussi de la manipulation dans la situation des enseignants », a-t-il relevé, soulignant que « le gouvernement a pour vision de ne pas faire sauter le cadre macro-économique. Il faut être réaliste et pragmatique », a-t-il exhorté. « Il faut que cette situation soit assainie afin que les enfants puissent aller à l'école lundi prochain », a-t-il déclaré, en promettant qu'« on ne laissera pas tranquille celui qui va toucher aux enfants de la RDC. On sera tout à fait sévère ».
Des obsèques pour Mobutu
La question du rapatriement de la dépouille du maréchal Mobutu en RDC et celle des obsèques nationales organisées à cette occasion ont été abordées.
« La première fois que le ministre d'Etat Nzanga était venu me voir, c'était en 2002. Je lui avais posé une question sur la vision de la famille en ce qui concerne le retour de la dépouille de feu le président Mobutu, il m'avait dit que « M. le président, nous pensons que ce n'est pas encore le moment. On attend la pacification et la réunification du pays, etc. ». Maintenant que c'est chose faite, je n'ai pas encore eu le temps, pas d'occasion d'ailleurs de lui poser la question », a indiqué le chef de l'Etat. « Je suis moi-même
je ne dirai pas préoccupé, mais c'est ça la volonté, c'était ça mon ambition depuis 2001. D'ailleurs, je suis toujours déterminé à le faire. Sinon, tout dépend de la famille qui doit se mettre d'accord autour de cette question, une question qui est aussi sensible pour la famille. Mais, pour l'Etat congolais, moi je n'ai pas de problème. A tout moment, et le plus tôt serait le mieux d'ailleurs », a-t-il dit.
L'engagement de Museveni
Lors de leur tête-à-tête de 46 minutes à Arusha, en Tanzanie le semaine écoulée, le président Joseph Kabila et son homologue Yoweri Museveni ont fait l'évaluation de l'accord signé par leurs pays en 2002 à Luanda, en Angola.
« Le président Museveni a pris l'engagement de respecter l'intégrité territoriale de la RDC, de retirer les unités de l'armée ougandaise qui étaient déployées le long de la frontière et dans des localités congolaises frontalières », a-t-il affirmé.
Ont été également examinées, les questions liées à l'exploitation du pétrole du lac Albert, en rapport notamment avec un précédent accord signé sous la Deuxième République, au courant électrique fourni à la RDC par l'Ouganda ainsi qu'aux 10 milliards de dollars américains que Kampala doit payer à Kinshasa à la suite d'un jugement de la Cour internationale de La Haye pour les préjudices subis lors de l'occupation militaire de la RDC par les troupes ougandaises entre 1998 et 20032.
« Le temps va nous prouver si le président Museveni va tenir parole », a dit Joseph Kabila.. « Le Congo est un Etat indépendant, souverain, qui a une vision dans la région et du rôle qu'il doit jouer dans le monde. Il ne faut pas dénigrer mon pays, ni mon peuple », tel est l'avertissement sévère qu'il a lancé à tous ceux qui croient qu'on a vendu le Congo.
Le Congo sera modernisé
Pour le président Joseph Kabila, le Congo sera modernisé. Tous les efforts sont conjugués à cet effet.
Ainsi se justifient la révisitation des contrats miniers, les réformes en cours dans plusieurs secteurs, la lutte contre les endémies telles que la fière d'Ebola qui est « contenue aujourd'hui » au Kasaï Occidental, la prochaine mise en place au niveau des entreprises publiques, des régies - projetée pour « d'ici la fin du mois de septembre ».
La situation de l'ancien vice-président Z'Ahidi Ngoma évacué puis recasé dans la même résidence officielle « je ne suis pas l'intendant de la République. Ne faites pas de moi un dictateur», a dit Kabila à ce propos-, l'élimination des Léopards de la CAN 2008 que le président de la République ne considère « pas comme une fatalité », la construction des infrastructures sportives à travers le territoire national « des stades à Kananga et dans toutes les villes », selon Joseph Kabila, ont nourri la conférence de presse du président Joseph Kabila.
« Je ne suis pas président d'un parti politique », a-t-il tenu à rappeler à ceux qui le croient chef du PPRD, dont l'ancien secrétaire général Vital Kamerhe vient d'être remplacé par le professeur Evariste Boshab.
© Congo Vision
RDC: Kabila veut rétablir l'autorité de l'Etat "par tous les moyens" KINSHASA (AFP) - 13/09/2007 16h17 Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a déclaré jeudi qu'il entendait rétablir l'autorité de l'Etat "par tous les moyens" au Nord-Kivu (est), après des combats entre soldats loyalistes et insurgés ralliés à l'ex-général Laurent Nkunda.
"Si M. Nkunda refuse d'aller au +brassage+ (processus national de réforme de l'armée), il faut rétablir l'autorité de l'Etat à l'est par tous les moyens possibles", a déclaré M. Kabila au cours d'une conférence de presse au palais présidentiel à Kinshasa.
Par ailleurs, trois fosses communes ont été découvertes dans une ancienne position de soldats ralliés à l'ex-général Laurent Nkunda au Nord-Kivu, province de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) où des violences impliquent armée, soldats dissidents et groupes rebelles.
Trois fosses communes ont été trouvées dans une base de la brigade Bravo (commandée par un proche de Nkunda) à Rubare, à 12 km au sud-ouest de Rutshuru (environ 40 km au nord-ouest de la capitale provinciale Goma), a déclaré à l'AFP Sylvie van den Wildenberg, porte-parole de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) au Nord-Kivu.
"Nous ignorons le nombre exact de victimes enterrées, mais il y en a plusieurs dans chacune des fosses", a-t-elle poursuivi. Il est impossible "de se prononcer sur le nombre de corps (...) avant une excavation".
Selon les premières informations recueillies par la Monuc, "ces fosses ont été fraîchement creusées et mal refermées".
Les soldats de la brigade Bravo ralliés à Nkunda qui occupaient ce poste de Rubare l'ont quitté le 3 septembre, a précisé Mme Van den Wildenberg.
La position a été reprise le 6 septembre par des soldats loyalistes de la 6e brigade intégrée, qui se déploient dans la région depuis la fin août.
"La Monuc a immédiatement informé les autorités judiciaires congolaises compétentes pour demander l'ouverture d'une enquête. Cette demande a reçu un accueil favorable", a ajouté la porte-parole.
Cette découverte intervient dans un climat très tendu au Nord-Kivu, où des combats ont opposé loyalistes des Forces armées congolaises (FARDC) et soldats dissidents ralliés à Nkunda du 27 août au 6 septembre, date à laquelle est entrée en vigueur une fragile trêve sous forte pression de la Monuc.
Cinq brigades "mixées" - composées à part égale de soldats loyalistes et "nkundistes" - avaient été déployées dans la province après un accord conclu en janvier entre Kinshasa et Nkunda, pour intégrer ses troupes à l'armée régulière après de violents combats fin 2006.
Mais les soldats ralliés à Nkunda au sein de ces brigades se sont retirés de leurs positions à partir de la mi-août, après que l'armée a annoncé qu'elle leur retirait la tâche de traquer les rebelles hutus rwandais des FDLR sévissant depuis 13 ans dans la région au profit de brigades "intégrées" (formées dans le cadre du processus national de réforme de l'armée).
Le 18 août, alors que les éléments nkundistes de la brigade Bravo venaient de quitter Kishero et Katwiguru (à une trentaine de km au nord de Rutshuru), des Casques bleus en patrouille avaient découvert six cadavres portant des traces de blessures par balles, à moitié enterrés, dans les camps abandonnés par ces militaires.
Depuis le 6 septembre, plusieurs accrochages ont opposé d'une part des soldats "nkundistes" et d'autre part des FDLR et des miliciens locaux Maï Maï. Ces derniers se sont majoritairement regroupés au sein des Patriotes résistants du Congo (Pareco), un mouvement créé en mars 2007 au Nord-Kivu avec pour principal objectif de lutter contre Nkunda.
Les dernières violences au Nord-Kivu ont conduit au déplacement de plus de 10.800 familles (plus de 50.000 personnes) qui se sont regroupées dans des camps proches de Goma, selon le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).
La Monuc a mis en garde contre une hausse des tensions inter-ethniques dans la région, où les déplacements de populations se font de plus en plus "par communauté", les Tutsis ne cherchant pas refuge aux mêmes endroits que les autres groupes (Hutu, Hunde, Nande).
Ocha estime à 305.000 le nombre de déplacés depuis décembre 2006 au Nord-Kivu, qui compte désormais près de 750.000 déplacés internes (sur environ 1,1 million au niveau national).
© 2007 AFP © Congo Vision
Kabila a consommé toutes les carottes
Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a déclaré jeudi qu'il entendait rétablir l'autorité de l'Etat "par tous les moyens" au Nord-Kivu (est), après des combats entre soldats loyalistes et insurgés ralliés à l'ex-général Laurent Nkunda. "Si M. Nkunda refuse d'aller au +brassage+ (processus national de réforme de l'armée), il faut rétablir l'autorité de l'Etat à l'est par tous les moyens possibles", a déclaré M. Kabila au cours d'une conférence de presse au palais présidentiel à Kinshasa.
Du 27 août au 6 septembre, de violents combats ont opposé des soldats des Forces armées de RDC (FARDC) et des dissidents ralliés à l'ancien officier tutsi congolais dans les territoires de Masisi et Rutshuru, au Nord-Kivu.
Une fragile trêve a été instaurée sous forte pression de l'ONU, alors que les nkundistes menaçaient de s'emparer de la ville de Sake (à 30 km de la capitale provinciale Goma) après un retrait des FARDC.
"La solution, c'est le brassage", a martelé le chef de l'Etat.
"Je ne permettrai à personne, (que ce soit) un individu ou une communauté, d'avoir une milice. C'est impossible, c'est inacceptable", a-t-il poursuivi.
"Parce que, entre guillemets, ma communauté est menacée, je constitue une milice", a-t-il dit, en référence au général déchu qui se pose en défenseur de la minorité tutsie, notamment face à la menace que représentent les rebelles hutus rwandais des FDLR qui sévissent depuis 13 ans dans l'est congolais.
"Alors il faut constituer combien de milices? Deux cents cinquante, parce qu'il y a 250 tribus (en RDC)? Notre position là-dessus est tout à fait ferme. C'est le brassage: soit l'intégration à l'armée, soit la démobilisation", a souligné le président.
Il a rappelé que le gouvernement avait initialement privilégié une solution pacifique à la crise, déplorant que dans cette politique "de la carotte et du bâton", "on (avait) consommé toutes nos carottes".
Il a annoncé que "la capacité de l'armée" allait continuer à être "renforcée" dans l'est, notamment pour lutter contre les rebelles hutus rwandais, accusés par Kigali d'avoir activement participé au génocide rwandais de 1994 (qui a fait selon l'ONU au moins 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsie).
Publié le 13 septembre 2007.
Afrique Centrale
Joseph Kabila face à la presse jeudi 13 septembre 2007 : « Que les syndicalistes ne prennent pas les enfants en otage ! »
Kinshasa, 13/09/2007 / Politique
Joseph Kabila face à la presse jeudi 13 septembre 2007 : « Que les syndicalistes ne prennent pas les enfants en otage !». L'entretien qui s'est déroulé durant plus de deux heures d'affilée a permis aux journalistes d'aborder avec leur hôte toutes les questions en rapport avec l'état de la nation.
La seconde rencontre entre la presse congolaise et étrangère depuis l'investiture du Président Joseph Kabila le 06 décembre 2006 s'est déroulée jeudi 13 septembre au Palais de la Nation. C'est le porte-parole du Chef de l'Etat, M. Kudura Kasongo qui a ouvert le ban en situant le contexte de cet entretien qui, a-t-il dit, a été voulu par le Président de la République dans le but d'échanger avec les membres de la presse sur toutes les questions de brûlante actualité, sans la moindre exclusive. Aussi, la corporation journalistique a-t-elle soumis son hôte à un feu roulant de questions, les plus sensibles voire. Aucune affaire n'a été laissée au hasard dans les questions qui ont été posées au Président qui y a répondu en s'embarrassant quelquefois de tournures où a fusé l'ironie, mais aussi la convivialité, à la grande joie de ses invités.
Que ce soit de la situation sécuritaire qui prévaut à l'Est du pays, plus exactement au Nord-Kivu où Laurent Nkunda prend « un malin plaisir à faire souffrir des centaines de citoyens » (sic) ; que ce soit du problème de la rentrée scolaire devenue aléatoire avec la grève des enseignants ; du niveau d'exécution des 5 chantiers ; du remaniement ou de l'aménagement technique de l'équipe gouvernementale ; de la rencontre de Vital Kamerhe avec Jean-Pierre Bemba au Portugal ; de l'affaire Z'Ahidi Ngoma ; des relations avec les neuf Etats voisins avec lesquels nous partageons une frontière commune ; de la nomination des mandataires dans les entreprises publiques et dans les services de l'Etat ; de la Tripartite Rdc-Rwanda-Ouganda qui va bientôt se tenir à Kampala ; de l'exploitation des ressources pétrolières communes avec les voisins a ngolais et ougandais, et enfin de son implication dans la marche du mouvement sportif en République démocratique du Congo après l'élimination des Léopards de la Coupe d'Afrique des Nations Ghana 2008 : aucune question n'a été occultée par le Président Joseph Kabila qui a excellé dans un « one man show » très apprécié.
Nous reviendrons demain sur ce point de presse en donnant moult éclaircissements sur les réponses auxquelles l'hôte de la presse a eu à donner à ses invités du jour.
Clément Vidibio Mabiala/MMC
Affrontements au Nord-Kivu
Découverte des fosses communes dans une base de Nkunda
Par E.S.
Au moment où le Conseil de sécurité des Nations unies se dit profondément préoccupé après les récents affrontements au Nord-Kivu, en exhortant les différentes parties en présence à respecter le cessez-le-feu, trois fosses communes viennent d'être découvertes dans une ancienne position des soldats ralliés à l'ex-général Laurent Nkunda.
Trois fosses communes ont été trouvées dans une base de la brigade Bravo, commandée par un proche de Nkunda à Rubare, à 12 km au Sud-ouest de Rutshuru, a déclaré à l'AFP Sylvie van den Wildenberg, porte-parole de la Monuc au Nord-Kivu.
«Nous ignorons le nombre exact de victimes enterrées, mais il y en a plusieurs dans chacune des fosses», a-t-elle poursuivi. Il est impossible «de se prononcer sur le nombre de corps avant une excavation». «La Monuc a immédiatement informé les autorités judiciaires congolaises compétentes pour demander l'ouverture d'une enquête. Cette demande a reçu un accueil favorable», a ajouté Sylvie van den Wildenberg.
Les soldats de la brigade Bravo ralliés à Laurent Nkunda qui occupaient cette localité de Rubare l'ont quitté le 3 septembre, avant qu'elle ne soit reprise le 6 septembre par les FARDC de la 6ème brigade intégrée.
Cette découverte intervient dans un climat très tendu au Nord-Kivu, où des combats ont opposé les FARDC aux soldats dissidents ralliés à Nkunda du 27 août au 6 septembre, date à laquelle est entrée en vigueur une fragile trêve sous forte pression de la Monuc.
Cinq brigades avaient été déployées dans la province après un accord conclu en janvier entre Kinshasa et Nkunda, pour intégrer ses troupes à l'armée régulière après de violents combats fin 2006. Mais les soldats ralliés à Nkunda au sein de ces brigades se sont retirés de leurs positions à partir de la mi-août, après que les FARDC aient annoncé qu'elles leur retiraient la tâche de traquer les rebelles hutu rwandais des FDLR.
Depuis le 6 septembre 2007, plusieurs accrochages ont opposé d'une part des soldats «nkundistes» et d'autre part des FDLR et des Maï Maï regroupés au sein des Patriotes résistants du Congo (Pareco), un mouvement créé en mars 2007 au Nord-Kivu pour lutter contre Nkunda.
LE COMMUNIQUE DU CONSEIL DE SECURITE
Les dernières violences dans cette partie du pays ont conduit au déplacement de plus de 10.800 familles (plus de 50.000 personnes) regroupées dans des camps à Mugunga, près de Goma, selon le Bureau des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha).
La Monuc a mis en garde contre une hausse des tensions inter-ethniques dans la région, où les déplacements de populations se font de plus en plus «par communauté», les Tutsi ne cherchant pas refuge aux mêmes endroits que les autres groupes, notamment les Hutu, Hunde et les Nande.
Ocha estime à 305.000 le nombre des déplacés depuis décembre 2006 au Nord-Kivu, qui en compte désormais près de 750.000 sur environ 1,1 million au niveau national.
A rappeler qu'après avoir entendu le compte-rendu du Secrétaire général adjoint de l'Onu aux Affaires humanitaires, John Holmes, de retour d'une visite au Kivu, le Conseil de sécurité a appelé «toutes les parties à entamer le dialogue».
Dans un communiqué de presse, l'ambassadeur de la France à l'Onu, Jean-Maurice Ripert, qui préside actuellement le Conseil de sécurité, ses 15 membres ont exprimé leur «profonde préoccupation» devant les affrontements récents au Nord-Kivu entre les forces gouvernementales et les soldats dissidents fidèles à Laurent Nkunda. Ils se disent aussi inquiets de la «poursuite des activités des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (Fdlr) et d'autres groupes armés illégaux».
«Les membres du Conseil sont particulièrement inquiets de la poursuite des violences et atrocités contre les civils, qui génèrent des déplacements massifs de population», ajoute le communiqué. Ils appellent «toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et à faciliter l'accès des opérateurs humanitaires aux populations affectées par le conflit». Ils insistent sur la «nécessité de s'assurer que tous les groupes armés illégaux encore présents dans l'est de la République démocratique du Congo ne bénéficient d'aucun soutien, et exigent que ces combattants et leurs dirigeants déposent les armes sans plus tarder».
Le Conseil de sécurité demande aux autorités congolaises de «redoubler d'efforts pour rechercher une solution politique globale» et d'intensifier leur lutte contre l'impunité, avec l'appui international approprié», en particulier sur les violences sexuelles et les abus commis contre les femmes et les enfants.
Le Potentiel
Alerte à l'Ebola en RDC
mercredi 12 septembre 2007, 14:37
L'étendue de la flambée d'Ebola dans le centre de la République du Congo reste inconnue. Après avoir confirmé cinq cas mardi, l'Organisation mondiale de la Santé a indiqué que 35 échantillons supplémentaires sont en cours d'analyse.
L'agence de l'ONU dément pour l'instant à Genève le bilan de 166 morts à cause de l'Ebola, annoncé par des sources locales à Kinshasa.
« L'OMS a pris connaissance de 372 cas de maladie ayant provoqué la mort de 166 personnes dans le Kasaï occidental, mais nous ne savons pas de quelle maladie il s'agit exactement, en dehors des cinq cas confirmés », a déclaré la porte-parole de l'OMS, Fadela Chaïb, interrogée par l'ATS.
« Nous ne savons pas, parmi ces 166 décès, quelle est la proprotion de cas d'Ebola, de fièvre typhoïde ou de Shigella, une forme de dysenterie », a ajouté la porte-parole.
« Il y a de fortes possibilités pour qu'il y ait d'autres cas d'Ebola, mais d'autres malades ont réagi aux antiobiotiques, ce qui veut dire qu'ils n'étaient pas porteurs du virus de l'Ebola, pour lequel les antibiotiques sont inefficaces », a expliqué Fadela Chaïb.
Les résultats des 35 échantillons supplémentaires analysés au Gabon et par le Centre d'Atlanta pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) d'Atlanta, aux Etats-Unis, seront connus dans quelques jours.
Les équipes de l'OMS sont désormais sur place, ainsi que celles de Médecins sans frontières (MSF). Elles ont commencé à localiser les malades dans les régions de Mweka et Luebo, à les isoler et à identifier leurs contacts récents afin de prévenir l'extension de la fièvre hémorragique.
L'Ebola est une fièvre très contagieuse qui se transmet par contact direct avec un taux de mortalité de 80 %. Depuis la découverte du virus en 1976 en RDC, 1.850 cas d'Ebola ont été recensés dans le monde, dont 1.200 décès, a précisé l'OMS.
La maladie, contre laquelle n'existe pas de traitement, a frappé la RDC (ex-Zaïre) pour la première fois en 1976, faisant 318 malades, dont 200 sont décédés, selon les chiffres de l'OMS. Une deuxième flambée en 1995 a fait 315 malades dont 250 sont morts.
L'armée belge, qui a déployé une bonne cinquantaine de militaires à Kananga, le chef-lieu du Kasaï occidental, a pris des mesures de précaution pour protéger ses hommes d'une éventuelle contamination.
(D'après Belga)
UN Maintains Gen. Nkunda Fighters are From Rwanda
Rwanda News Agency/Agence Rwandaise d'Information (Kigali)
NEWS
13 September 2007
Posted to the web 13 September 2007
Kigali
The allegations that dissident DR Congo General Laurent Nkunda has recruited fighters including children in Rwanda are contained in two United Nations reports that RNA has acquired . RNA had put it to Amnesty International that their allegations released in a statement this week did not sound convincing because the UN mission in DR Congo - MONUC had refuted any implication of Rwanda in the conflict there.
The group availed a UN Security Council report compiled by four experts on behalf of a Security Council Committee established in 2004 concerning the Democratic Republic of the Congo . The experts headed by Senegalese diplomat Ibra Déguène Ka submitted the report on July 18. Another document, which Amnesty International claims substantiates its allegations, is a report by the Secretary-General on children and armed conflict in the DR Congo to the Security Council. The report by the experts in paragraphs 89 to 94 details how Gen. Nkunda has been provided with recruits from Rwanda and Burundi .
"Among the new recruits are Burundian and Rwandan civilians, demobilized combatants and Congolese citizens, some of whom were recruited from Congolese refugee camps in Rwanda . Some of those recruits have been children", part of paragraph 90 reads. What is notable in the 58-page report however, it does not categorically mention Rwandan authorities as taking part in providing fighters for General Nkunda instead describes suspects as "Networks sympathetic to Nkunda and with ties to CNDP."
This is in reference to Gen. Nkunda's National Congress for the Defence of the People party. The experts maintain that Gen. Nkunda uses children as fighters and porters to carry weapons and loot but there is no mention of gruesome abuses - neither does the report reveal any cases of females.
"Children have deserted or been demobilized from each of the mixed brigades (loyal to Nkunda). Some children have been threatened and attacked by officers of these units to prevent them from leaving, or have been physically removed from the care of child protection agencies", paragraph 94 reads. Children who remain in the FARDC mixed brigades (Congolese forces loyal to Nkunda) have been deployed with their units, some of which have been subsequently involved in active combat against FDLR in North Kivu, the reports adds. Meanwhile, the report by the UN Secretary General submitted to the Security Council on Jun 28 details with specifics on how, who and where the children came from exactly. But the report does not also affirm the knowledge of Rwandan authorities on the recruitments instead it is done by "men in civilian clothing".
UN Secretary General wants government of Rwanda "to act immediately, in collaboration with UNHCR and child protection partners, to stop all recruitment of Congolese children from refugee camps in Rwanda , as well as of Rwandan children for use in the Democratic Republic of the Congo ".
The Governments of Rwanda and the Democratic Republic of the Congo should also ensure that protective mechanisms are in place for Rwandan and Congolese children released from armed groups in the Democratic Republic of the Congo and returned to Rwanda , Mr. Ban said. The section of the report that states the allegations on child recruitment by Gen. Nkunda forces was based on interviews with up to 30 Rwandan, Ugandan and Congolese children that have escaped. Some are as young as 12. As at 31 May 2007, according to the 18-page report, 11 Congolese children recruited in the refugee camps in Rwanda and 16 Rwandan children (13 recruited in Rwanda and 3 recruited in the Democratic Republic of the Congo ) had been separated from the FARDC mixed brigades.
Children who escaped or were separated indicated that recruitment was actively ongoing in the returnee settlements of Buhambwe, Masisi territory, the Kiziba and Byumba refugee camps in Rwanda , in the towns of Byumba and Mutura in Rwanda and in the town of Bunagana on the border between the Democratic Republic of the Congo ! and Uganda . The document also details the use of children among the ranks of Rwandan extremist rebels the FDLR. A 15-year-old Rwandan boy escaped from FDLR on 19 March 2007, after fighting against the FARDC mixed Bravo Brigade in Rutshuru territory early in March 2007.
According to the boy, there were five other children in his group. He also reported that large numbers of children were present among the members of the mixed FARDC Bravo Brigade. Mixed signals Just last week, quoting security officials in the UN mission in Congo , The Guardian newspaper reported that Rwanda is supplying ammunition and fighters to Gen Nkunda as he seizes control of parts of the region and attacks government forces. At a press briefing on Monday, President Paul Kagame strongly refuted any claims that Rwanda was in anyway involved with the now calming chaos in DRC.
Mr. Kagame said Gen. Nkunda to some extent had "legitimate concerns" that various concerned sections are not putting into consideration. Falling short of a bitter outburst on the performance of the UN mission - MONUC and the whole organization in general, Mr. Kagame said he would rather keep his strong feelings to himself. He said the body was at most the cause and catalyst to the problems that a solution. General Nkunda's troops had apparently occupied an area along the border with Rwanda and Uganda .
Men and equipment have been observed crossing into Congo , which has already suffered from a decade of war during which about 4 million people have died, the UK daily reported. Hardly a day later, MUNOC Spokesman, Major Vivek Koyal was quoted by the local daily The New Times as saying: "Reports that Rwanda is arming Nkunda are baseless. Such reports should be treated as just rumour and hearsay". With such mixed signals from the UN headquarters in New York , MONUC and the regional government, concern remains as to what exactly is going on.
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