Kalemie secoué par un tremblement de terre par Oscar Mercado / MONUC
07 déc. 05 - 12h10

La ville de Kalemie dans le nord Katanga a été secoué par un séisme d'une magnitude de 6.8 dans la escale de Richter le 5 décembre 2005 a 14:20, heure local. Le tremblement de terre a fait un mort, une fillette de deux ans qui avait été ensevelie par les décombres de sa maison, et au moins trois blesses, selon le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) en RDC.
Des dégâts matériaux on été reportes par les autorités locales. Une église et 9 maisons ont été détruites et 16 autres maisons fortement endommagées en ville. A l'intérieur du territoire des dégâts matériaux ont aussi été signales à Nyunzu (200 Km de Kalemie), Moba (300 Km de Kalemie), ainsi qu'a Kabalo, Kongolo et Kamina.
L'épicentre su séisme a été établit dans la rivière est du Lac Tanganyika près de la frontière entre la Tanzanie et la RDC, mais l'onde expansive de la secousse a été ressentit jusqu'a Nairobi, au Kenya, a 900 Km de l'épicentre.
Selon rapporte l'agence AFP, citant les habitants de Kalemie, trois répliques du tremblement de terre ont été ressenties en ville ce mardi 06 décembre durant la matinée. On ne signale pas des dommages matériels.
Les tremblements de terre sont très rares en RDC, à l'est du territoire les éruptions volcaniques et les inondations sont les catastrophes naturelles les plus courantes.
La MONUC et Ocha se sont mobilisés pour venir en aide des victimes. © Congo Vision
Kalémie, la calamité - 6/12/2005
Les autorités de la province du Katanga, sud-est de la République démocratique du Congo (RDC) étudient l'envoi d'une aide à la ville de Kalémie touchée par le séisme qui a secoué au moins sept pays d'Afrique de l'Est, a indiqué le gouvernorat de la province. "Nous sommes en train de voir avec nos partenaires (Unicef, Pam) comment mobiliser des moyens pour apporter une aide en médicaments et en vivres à Kalémie", a déclaré Diemu Tshikez, vice-gouverneur du Katanga, province où se trouve la ville de Kalémie.
Ces mesures visent essentiellement à "prévenir une aggravation éventuelle" de la situation, a-t-il souligné. "Selon les informations en notre possession, cette catastrophe naturelle a fait un mort et trois blessés qui sont pris en charge. Une quinzaine de maisons ont été touchées, soit détruites, soit endommagées", a indiqué M. Tshikez.
"Une aide à la reconstruction est également à l'étude, dans la limite des moyens du gouvernorat", a-t-il ajouté. Le tremblement de terre, d'une magnitude de 7,5 sur l'échelle ouverte de Richter, s'est produit lundi à 12h19 GMT près de la rive est du lac Tanganyika, non loin de la frontière entre la RDC et la Tanzanie, selon l'Observatoire des sciences de la terre à Strasbourg (est de la France). La Zambie, la Tanzanie, le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi ont été également touchés par ce séisme.
A Kalémie, ville de 300.000 habitants située à un soixantaine de kilomètres de l'épicentre du séisme, de nombreux bâtiments ont été fissurés. Trois répliques de faible intensité ont été ressenties depuis lundi soir dans cette localité. Les autorités craignent que les habitations les plus touchées dans la périphérie de la ville et les quelques immeubles du centre-ville ne résistent pas à de nouvelles secousses.
L'observatoire de Strasbourg n'a enregistré qu'une des répliques, mardi à "à 5H53 GMT, d'une magnitude de 4,9 sur l'échelle ouverte de Richter un peu à côté du lac Tanganika". Les stations françaises de l'observatoire n'ont pas enregistré les autres répliques, sans doute moins fortes. "Le gouvernorat de la province envisage une descente sur le terrain au cas où la situation empirerait", a ajouté M. Tshikez.
Malgré la peur de nouvelles répliques, l'activité économique était normale mardi dans cette ville portuaire du lac Tanganyika, ont indiqué plusieurs témoins à l'AFP.
"Aucune disposition particulière n'a été prise jusque-là. Tout le monde vaque à ses occupations", a déclaré Albert Massele, responsable de l'Office de gestion du fret maritime (Ogefrem) à Kalémie. M. Massele a précisé que les rotations de bateaux de fret entre la Tanzanie et la RDC se poursuivaient normalement. L'est de la RDC est approvisionné en carburant, vivres (sel, sucre) et autres produits de consommation courante via le port de Kalémie, où accostent tous les deux jours des bateaux en provenance de Tanzanie, a-t-il expliqué.
Afrique Centrale
Kamitatu viré du MLC - 6/12/2005
Le président de l'Assemblée nationale de République démocratique du Congo (RDC), Olivier Kamitatu Etsu (photo), a été "radié" de son parti, le Mouvement de libération du Congo (MLC), ex-rébellion soutenue par l'Ouganda, a annoncé mardi le collège des fondateurs du MLC. M. Kamitatu était secrétaire général du MLC, la deuxième personnalité du parti après son chef Jean-Pierre Bemba, un des quatre vice-président de RDC.
"Le Collège des fondateurs décide de prendre acte de la démission tacite de Monsieur Olivier Kamitatu Etsu du MLC, de lui retirer (...) le mandat de secrétaire général du parti et de le radier de la liste des membres du parti", souligne la décision du collège, signée par une dizaine de hauts responsables du parti. Le MLC reproche à Olivier Kamitatu d'avoir notamment engagé des "négociations clandestines" avec d'autres leaders politiques en vue des élections prévues en RDC en 2006 et visant son "adhésion à une plate-forme sans en avoir obtenu l'autorisation et sans avoir informé le parti". Le président de l'Assemblée nationale est également accusé d'avoir "entraîné une partie des parlementaires" (du MLC) "dans une démarche sectaire en s'abstenant volontairement de les édifier sur la stratégie du parti en matière d'alliances, alors qu'il en avait connaissance pour y avoir participé et l'avoir inspiré". Il aurait notamment rencontré à plusieurs reprises Pierre Pay Pay, ancien ministre des Finances sous le régime du maréchal Mobutu, qui s'est déclaré fin novembre candidat à la présidentielle de 2006, et José Endundo, ex-ministre MLC des Travaux publics limogé en janvier pour corruption et depuis démissionnaire du parti. Le MLC n'a pas pour le moment demandé le départ d'Olivier Kamitatu de la présidence de l'Assemblée, un poste qui revient de droit à cette formation politique en vertu de l'accord de gouvernement régissant la transition lancée en 2003 en RDC, après une guerre inter-régionale de près de cinq ans.
Cet accord, signé en décembre 2002 à Pretoria, répartit entre les composantes politiques et les ex-belligérants congolais tous les postes des institutions de la transition. Cependant, la Constitution de transition précise que le "président de l'Assemblée nationale est désigné pour toute la durée de la transition" et que son mandat ne peut prendre fin qu'en cas de démission, décès, condamnation pour haute trahison ou détournement des deniers publics.
De source proche de M. Kamitatu, ce dernier aurait adressé lundi une lettre au MLC dans laquelle il aurait démenti fermement avoir trahi son parti et nié avoir signé un quelconque engagement avec d'autres formations politiques.
Arrestation d'un ex-milicien FNI à Kitona
La Monuc qui donne l'information précise que Justin Ngole Dalo dit Coliba est arrêté lundi dernier sur mandat d'arrêt du parquet de Bunia. Il est soupçonné d'être impliqué dans l'assassinat des 9 casques bleus bangladais en Ituri au mois de février dernier, indique la porte-parole adjointe de la Monuc à radioookapi.net
Abordée sur la question, Rachel Eklou affirme que la Monuc a facilité le transfert de Coliba au centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (ex-prison de Makala). Le concerné est un ancien leader de la milice lendu du Front des nationalistes et intégrationnistes, FNI, qui opérait en Ituri. Il avait été mis sous mandat d'arrêt provisoire pour assassinat et crime de guerre par la justice militaire congolaise vendredi dernier à Kitona, a dit la porte-parole.
Par ailleurs, Coliba était visé depuis le mois de mai 2005 par un mandat émis par le parquet de tribunal de Grande Instance de Bunia pour assassinats, enlèvements et extorsions.
Il est suspecté d'avoir dirigé une série de massacres en Ituri en janvier et février derniers. Il s'agit notamment, a-t-elle renchéri, du massacre d'une centaine de personnes le 15 janvier dans la localité de Gobu. Coliba est également accusé d'être directement impliqué dans l'organisation de l'embuscade qui a coûté la vie à 9 casques bleus bangladais le 25 février à Kafe en Ituri.
Okapi © Congo Vision
Enrôlement: Gemena réclame une prolongation
Le chef-leu du district du Sud était en ébullition ce mardi 6 décembre. Des membres des partis politiques et de la société civile sont descendus dans la rue pour réclamer la prolongation jusqu'au 31 décembre prochain, des opérations d'identification et d'enrôlement des électeurs, indique radiookapi.net
Dans un mémorandum déposé à la CEI, les manifestants reprochent à cette institution d'avoir affecté des kits vétustes et incomplets dans le Sud-Ubangi. A cela s'ajoute le non respect des clauses dans le recrutement des agents. A titre d'exemple, la CEI emploie seulement deux techniciens pour 275 centres d'inscription. Ce qui, peut-on lire dans le mémo, est à la base du retard de ces opérations. Okapi
© Congo Vision
ITURI: ARRESTATION RESPONSABLE PRÉSUMÉ MASSACRES DE CIVILS ET DE CASQUES BLEUS
Les autorités congolaises ont fait savoir qu'elles ont procédé à l'arrestation d'un chef rebelle actif dans la province nord orientale de l'Ituri, considéré le principal responsable de l'assassinat de plus d'une centaine de civils dans le village de Gobu et mandant de l'embuscade contre les casques bleus de l'Onu, survenue en février dernier et dans laquelle 9 peacekeeper du Bangladesh ont perdu la vie. Le porte-parole de la Monuc (mission de l'Onu au Congo) a précisé que Justin Ngole Dalo, mieux connu comme Koliba, a été arrêté le 2 décembre dernier et a été transféré hier dans une prison de Kinshasa.
Un mandat de capture avait été lancé en mai dernier contre Koliba par un tribunal de Bunia, chef-lieu du turbulent district nord oriental congolais. Théâtre de violences et d'affrontements, même depuis la fin officielle de la guerre dans la République démocratique du Congo (1998-2003), l'Ituri est encore une des zones les plus instables de tout le Congo. Plus de 15.000 ex-combattants ont participé au programme de désarmement, mais l'on estime qu'entre 3.000 et 4.000 hommes armés sont encore présents sur le territoire.
Des groupes qui, comme l'ont rapporté ces derniers mois des sources locales de la MISNA, ont désormais mis de côté leurs anciennes rivalités ethniques pour se rassembler et continuer à gérer les affaires lucratives liées aux secteurs miniers, dans lesquelles sont également impliquées des sociétés internationales (européennes en grande partie) ainsi que les gouvernements des pays voisins.
MISNA © Congo Vision
SÉISME SUR LE LAC TANGANIKA: LÉGÈRES RÉPLIQUES, RETOUR À LA NORMALITÉ
Trois légères répliques de tremblement de terre ont été perçues par les habitants de Kalemie (Katanga) proche du Lac Taganika où a été repéré l'épicentre du séisme qui a été ressenti hier dans au moins 6 pays de l'Afrique orientale, créant la panique mais sans graves conséquences. Des sources de la MISNA contactées à Kalemie rapportent que les répliques ont été très légères et n'ont probablement pas causé de dégâts ; la population vaque normalement à ses occupations. Le séisme a fait 1 mort, un enfant tué par la chute d'une brique. On enregistre également un petit nombre de blessés et quelques dégâts matériels. Des recherches sont effectuées par le personnel du bureau humanitaire de l'Onu (Ocha) et de la Monuc (Mission des Nations Unies au Congo) dans les villages situés au bord du lac.
MISNA
© Congo Vision
Décision n°001/Cf-Mlc/12-05 prenant acte de la démission tacite d'un membre fondateur
Le Collège des Fondateurs ;
Considérant les Statuts du 28.11.2003 régissant le Mouvement de Libération du Congo, tels que modifiés à ce jour, spécialement en ses articles 10, II alinéa 1, 14, 17, 18, 24, 26 et 74 ;
Ayant pris connaissance de la lettre du 28.11.2005 adressée au Secrétaire Général par le Comité Exécutif national en vue de s'enquérir de sa version des faits sur les activités contraires aux intérêts du parti lui imputées ;
Considérant la lettre du Collège des Fondateurs adressée au Secrétaire général du parti en date du 02.12.2005 sur les mêmes griefs que ceux relevés dans la lettre du Comité Exécutif National ;
Nonobstant une lettre du Secrétaire général adressée au Collège des fondateurs, en date du 05.12.2005, sur papier libre avec une signature non conforme ;
Le Collège des Fondateurs, statuant en matière disciplinaire conformément aux articles II et 26 des Statuts, constate que le Secrétaire général n'a pas fourni d'explications allant dans le sens à démentir les griefs allégués contre lui dans les lettres successives du Comité Exécutif national et du Collège des Fondateurs en dates du 28.11.2005 et du 02.12.2005 ;
Après avoir examiné toutes les pièces du dossier en date du 05.12.2005, le Collège des Fondateurs a établi dans le chef du Secrétaire général les manquements suivants :
1. L'insubordination, pour avoir tenu, en connaissance de cause, une réunion parallèle du parti alors qu'il était pleinement informé de la tenue d'une réunion officielle du parti au même moment ;
2. Le détournement des ressources humaines du parti à des fins personnelles contre les intérêts du parti par des manœuvres dolosives entraînant une partie des parlementaires du parti dans une démarche sectaire, en s'abstenant volontairement de les édifier sur la stratégie du parti en matière d'alliances, alors qu'il avait connaissance de celle-ci pour y avoir participé et pour l'avoir inspirée ;
3. La poursuite des négociations clandestines avec des tiers en vue de l'adhésion à une plate-forme, sans en avoir obtenu l'autorisation et en avoir informé le parti ;
Compte tenu de l'urgence et eu égard aux manquements établis, statuant toutes affaires cessantes ;
DECIDE :
Article 1 : De prendre acte de la démission tacite de Monsieur Olivier Kamitatu Etsu du MLC.
Article 2 : De retirer, par conséquent, à compter de la présente décision, le mandat de Secrétaire Général du parti à Monsieur Olivier Kamitatu Etsu.
Article 3 : De radier Monsieur Olivier Kamitatu Etsu de la liste des membres du parti.
Article 4 : De recommander au Comité Exécutif national d'assurer l'exécution administrative de la radiation, conformément aux Statuts et Règlement intérieur.
Article 5 : La présente décision entre en vigueur à la date de sa signature et le Secrétaire Exécutif national est chargé de son exécution.
Fait à Kinshasa, le 05 décembre 2005
Pour le Collège des fondateurs, les membres fondateurs présents.
François MUAMBA
Valentin SENGA
Alain MUNANGA
Jean-Pierre SINGO
Justin KANGUNDU
Samuel SIMENE
SESANGA HIPUNGU DJA KASENG
Roger NIMY
Timothée MUTEBA
Micheline BIE
Jean-Pierre TSHIMANGA
Adam BOMBOLE
Adrien DAMBANA
Denis KASHOBA
Honorable NDOLELA
Mohamed BULE
Elysée MUNEMBWE
Paul MUSAFIRI
Gustave ALENGE
© Congo Vision
|