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RDCongo: élection surprise d'un ancien mobutiste à la tête du Sénat


Léon Kengo wa Dondo, du temps où il était Premier ministre du dictateur zaïrois Mobutu,
le 17 avril 1997 à Genève

KINSHASA (AFP) - 11/05/2007 15h47

Léon Kengo wa Dondo, ancien Premier ministre du dictateur zaïrois Mobutu, a été élu vendredi président du bureau du Sénat de République démocratique du Congo (RDC), battant au premier tour le candidat du pouvoir, pourtant favori du vote.

M. Kengo a été élu avec 55 voix sur 106 votants.

Son seul adversaire pour la présidence de la chambre, Léonard She Okitundu, ancien directeur de cabinet du président Joseph Kabila, a obtenu 49 voix. Deux bulletins ont été déclarés nuls.

Le Sénat, qui compte 108 membres, est pourtant dominé par l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) de Joseph Kabila et ses alliés.

L'élection de M. Kengo, juriste originaire de la province de l'Equateur (nord-ouest), est un sérieux revers pour le camp présidentiel, qui avait il y a deux jours obtenu le retrait de la candidature de Mgr Pierre Marini, président sortant du Sénat et membre de l'AMP, pour assurer la victoire de son poulain She Okitundu.

Le président du Sénat est le second personnage de la République et remplace provisoirement le chef de l'Etat "en cas de vacance pour cause de décès, démission ou tout autre empêchement définitif", selon la Constitution congolaise.

L'élection des six autres membres du bureau se poursuivait dans l'après-midi.

Léon Kengo wa Dondo, 71 ans, a été plusieurs fois ministre et Premier ministre sous le long règne de Mobutu Sese Seko (1965-1997). Considéré comme l'artisan, dans les années 90, d'une politique ambitieuse de réforme économique engagée avec l'appui des bailleurs de fonds, il a vécu en exil en Belgique pendant ces dix dernières années.

De retour en RDC en 2006, il a appelé à voter pour Jean-Pierre Bemba, adversaire malheureux de Joseph Kabila au second tour de la présidentielle d'octobre.

L'Union pour la Nation (UN), coalition parlementaire d'opposition dirigée par M. Bemba, n'avait présenté officiellement aucun candidat à la présidence du Sénat, favorisant implicitement celle, en candidat indépendant, de M. Kengo.

Dès l'annonce de la victoire de ce dernier, des députés de tous bords présents au Parlement se sont pressés dans la salle de conférence du Sénat pour assister à la suite de l'élection du bureau.

Les élus du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba et du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) d'Azarias Ruberwa, deux anciens vice-présidents et anciens rebelles au régime de Kabila pendant la dernière guerre (1998-2003), se félicitaient du choix des sénateurs.

"La démocratie a gagné. C'est bon pour le pays. Le Sénat a fait la différence, a montré sa sagesse. Je pense que la démocratie, c'est l'alternance", a déclaré à l'AFP Moïse Nyarugabo, sénateur RCD.

Plus discrets, les élus de la majorité rechignaient à commenter publiquement le vote. "La majorité est divisée. Le fait qu'on (le président Kabila, ndlr) ait imposé la candidature de She Okitundu n'a pas du tout plu", a déclaré l'un d'eux à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

L'élection de Kengo ouvre en outre de nouvelles perspectives pour le sénateur Bemba, actuellement au Portugal pour des soins.

Le chef de l'opposition avait quitté Kinshasa le 11 avril, près de trois semaines après des affrontements sanglants entre l'armée régulière et sa garde rapprochée, qui avait été totalement défaite.

L'ex-rebelle, qui avait obtenu du Sénat une autorisation de sortie du territoire de 60 jours, fait l'objet d'une demande de levée de son immunité par la justice congolaise.

Cette demande ne pourra aboutir que par un vote des deux tiers des sénateurs, qui semble loin d'être acquis au vue du vote frondeur d'une partie de la majorité ce vendredi.

© Congo Vision


Surprise à la congolaise

Léon Kengo wa Dondo, ancien Premier ministre du dictateur zaïrois Mobutu, a été élu vendredi président du bureau du Sénat de République démocratique du Congo (RDC), battant le candidat du pouvoir. M. Kengo a été élu dès le premier tour avec 55 voix sur 106 votants. Son seul adversaire pour la présidence de la chambre, Léonard She Okitundu, favori du vote et ancien directeur de cabinet du président Joseph Kabila, a obtenu 49 voix. Deux sénateurs se sont abstenus.

La chambre haute du Parlement, qui compte 108 membres, est largement dominée par l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) de Joseph Kabila et ses alliés.

Publié le 11 mai 2007.

Afrique Centrale

© Congo Vision


Léon Kengo wa Dondo élu à la tête du Sénat

(Cyberpresse 11/05/2007)

Léon Kengo wa Dondo, ancien Premier ministre de Mobutu, a été élu vendredi président du bureau du Sénat de République démocratique du Congo (RDC), battant au premier tour le candidat du pouvoir, pourtant favori du vote.
M. Kengo a été élu avec 55 voix sur 106 votants.

Son seul adversaire pour la présidence de la chambre, Léonard She Okitundu, ancien directeur de cabinet du président Joseph Kabila, a obtenu 49 voix. Deux bulletins ont été déclarés nuls.

Le Sénat, qui compte 108 membres, est pourtant dominé par l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) de Joseph Kabila et ses alliés.

L'élection de M. Kengo, juriste originaire de la province de l'Equateur (nord-ouest), est un sérieux revers pour le camp présidentiel, qui avait il y a deux jours obtenu le retrait de la candidature de Mgr Pierre Marini, président sortant du Sénat et membre de l'AMP, pour assurer la victoire de son poulain She Okitundu.

Le président du Sénat est le second personnage de la République et remplace provisoirement le chef de l'Etat "en cas de vacance pour cause de décès, démission ou tout autre empêchement définitif", selon la Constitution congolaise.

L'élection des six autres membres du bureau se poursuivait dans l'après-midi.

Léon Kengo wa Dondo, 71 ans, a été plusieurs fois ministre et Premier ministre sous le long règne de Mobutu Sese Seko (1965-1997). Considéré comme l'artisan, dans les années 90, d'une politique ambitieuse de réforme économique engagée avec l'appui des bailleurs de fonds, il a vécu en exil en Belgique pendant ces dix dernières années.

De retour en RDC en 2006, il a appelé à voter pour Jean-Pierre Bemba, adversaire malheureux de Joseph Kabila au second tour de la présidentielle d'octobre.

L'Union pour la Nation (UN), coalition parlementaire d'opposition dirigée par M. Bemba, n'avait présenté officiellement aucun candidat à la présidence du Sénat, favorisant implicitement celle, en candidat indépendant, de M. Kengo.

Dès l'annonce de la victoire de ce dernier, des députés de tous bords présents au Parlement se sont pressés dans la salle de conférence du Sénat pour assister à la suite de l'élection du bureau.

Les élus du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba et du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) d'Azarias Ruberwa, deux anciens vice-présidents et anciens rebelles au régime de Kabila pendant la dernière guerre (1998-2003), se félicitaient du choix des sénateurs.

"La démocratie a gagné. C'est bon pour le pays. Le Sénat a fait la différence, a montré sa sagesse. Je pense que la démocratie, c'est l'alternance", a déclaré à l'AFP Moïse Nyarugabo, sénateur RCD.

Plus discrets, les élus de la majorité rechignaient à commenter publiquement le vote. "La majorité est divisée. Le fait qu'on (le président Kabila, ndlr) ait imposé la candidature de She Okitundu n'a pas du tout plu", a déclaré l'un d'eux à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

L'élection de Kengo ouvre en outre de nouvelles perspectives pour le sénateur Bemba, actuellement au Portugal pour des soins.

Le chef de l'opposition avait quitté Kinshasa le 11 avril, près de trois semaines après des affrontements sanglants entre l'armée régulière et sa garde rapprochée, qui avait été totalement défaite.

L'ex-rebelle, qui avait obtenu du Sénat une autorisation de sortie du territoire de 60 jours, fait l'objet d'une demande de levée de son immunité par la justice congolaise.

Cette demande ne pourra aboutir que par un vote des deux tiers des sénateurs, qui semble loin d'être acquis au vue du vote frondeur d'une partie de la majorité ce vendredi.

Cyberpresse

© Congo Vision


Léon Kengo wa Dondo élu président du Sénat

Kinshasa | Politique et Citoyen | 11 May 2007 à 18:07:21

Les sénateurs congolais ont élu ce vendredi au palais du peuple Léon Kengo wa Dondo comme le président du Bureau définitif de la Chambre haute du premier parlement de la troisième République. Il a battu son compétiteur à ce poste She Okitundu de l'AMP (Alliance de la Majorité Présidentielle), rapporte radiookapi.net

Après le comptage, l'ancien premier ministre sous le régime de feu maréchal Mobutu a obtenu 55 voix, contre 49 à son concurrent. La plénière se poursuit encore avec l'élection d'autres membres du Bureau du Sénat. Ainsi, Edouard Mokolo wa Pombo, candidat de l'AMP a lui aussi remporté le poste de 1er vice président. Portrait de Léon Kengo Né Léon Lobisch à Libenge dans la province de l'Equateur, Kengo wa Dondo est âgé de 72 ans. Il est détenteur d'un diplôme de docteur en Droit de l'Université Libre de Bruxelles, après des études en Sciences commerciales et administratives chez les Frères des écoles chrétiennes de Mbandaka. En 1982, 1988 et en 1994, il a successivement occupé le poste de premier commissaire d'Etat (premier ministre par la suite). Dans sa carrière politique toujours, Kengo wa Dondo a également œuvré dans la diplomatie, notamment avec un poste d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC alors Zaïre, au Royaume de Belgique. Il a aussi été ministre des Affaires étrangères et président de la cour des comptes. Notons aussi qu'en dehors de la politique, Léon Kengo wa Dondo a commencé ses activités d'homme d'Etat comme magistrat. A ce titre il fut procureur général de la République.

Par Radiookapi.net

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Former Mobutu PM elected DR Congo senate chief

by Barthelemy Bosongo

KINSHASA (AFP) - A former prime minister under the late Zairean dictator Mobutu Sese Seko was in a surprise move elected senate president in the Democratic Republic of Congo on Friday.

With the backing of 55 of the 106 voting senators, Leon Kengo wa Dondo beat the ruling party candidate in the first round for the post, which is the second most important in the vast central African state.

His only rival, Leonard She Okitundu, a former head of President Joseph Kabila's cabinet who was the favourite for the job, garnered 49 votes. Two ballots were invalid.

"Senator Leon Kengo wa Dondo, having received 55 votes, or more than the absolute majority of votes cast, is proclaimed president of the senate," its provisional president Andre Mbueshi Kuongo said, to applause from senators.

The senate president is a crucial position, temporarily stepping in for the head of state in the event of death, resignation or any other reason for the presidential post being left vacant, according to the DR Congo constitution.

Six other posts in the upper chamber of parliament, including vice-presidents, were due to be voted on later Friday.

The 108-member senate is dominated by Kabila's Alliance of the Presidential Majority (AMP) and its allies, and Kengo's election represents a serious blow.

Two days ago, the AMP obtained the withdrawal from the race of the outgoing senate president, which appeared to clear the way for She Okitundu.

Kengo, a lawyer by training who hails from the northwestern Equateur province, held several ministerial posts as well as the job of prime minister under Mobutu, who ruled from 1965 to 1997.

Now 71, he was considered in the 1990s as the architect of an ambitious policy of economic reform agreed with financial backers.

For 10 years he lived in exile in Belgium. But on his return in 2006, he urged voters to support Jean-Pierre Bemba, the defeated rival of Kabila in the second round of the October presidential election.

Bemba's opposition coalition did not field a candidate in Friday's senate vote, implicitly backing Kengo.

"Democracy has won, this is good for the country. The senate has shown its independence, it has shown its wisdom. I think that democracy should mean changeovers," opposition senator Moise Nyarugabo told AFP after the vote.

Senators from the presidential camp were less keen to comment on the result, although one told AFP on condition of anonymity: "The majority is divided.

"The fact that the president imposed the candidature of She Okitundu did not please many people."

Kengo's victory opens new opportunities for Bemba, a former rebel leader-turned-senator who has been in Portugal since April, when members of his private guard were defeated following a three-week battle with army soldiers.

The state prosecutor is seeking Bemba's senate immunity be lifted so he can be tried for murder, but this requires a two-thirds majority vote in the senate.

 
 
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