DECLARATION POLITIQUE DU MOUVEMENT DE LIBERATION DU CONGO
Le Bureau Politique du MOUVEMENT DE LIBERATION DU CONGO, « MLC », a tenu, du 7 au 8 septembre 2007, une réunion extraordinaire sous la direction de son Secrétaire Général.
Au cours de cette réunion, il a été procédé à un examen minutieux et approfondi des problèmes de l'heure.
Après débats et délibérations, le Bureau Politique du MLC fait la déclaration suivante :
Concernant le retour au pays du Sénateur et Président national du MLC
1. Le Bureau Politique du MLC a pris acte de l'envoi par le Chef de l'Etat auprès du Sénateur Jean-Pierre Bemba, d'un émissaire, en la personne du Président de l'Assemblée Nationale, en vue d'examiner ensemble les modalités pratiques devant permettre à brève échéance le retour au pays du Président national du MLC.
2. Le Bureau Politique du MLC salue cette démarche qui représente une réponse favorable des autorités de la République aux appels, maintes fois réitérés, aussi bien par le Sénateur Jean-Pierre Bemba que le MLC, pour une solution politique durable à la situation née des événements malheureux des 22 et 23 mars 2007.
3. Le Bureau Politique du MLC se félicite du climat et de l'état d'esprit favorables ayant entouré cette rencontre. Il remercie la Communauté internationale pour son implication, à travers le rôle important que joue le Commissaire Européen Louis Michel, dans la promotion des mécanismes devant aboutir à l'instauration de la paix et de la concorde nationales dont la RDC a besoin pour ériger définitivement un Etat de droit et se reconstruire rapidement.
Concernant les affrontements et le drame humanitaires qui sévissent à l'Est
1. Le Bureau Politique du MLC est vivement indigné par la dégradation de la situation sécuritaire dans la Province du Nord-Kivu et le drame humanitaire que vivent des milliers des compatriotes dans cette Province. Il condamne ces affrontements avec la dernière énergie.
2. Le Bureau Politique du MLC constate à ce sujet, l'absence totale de la part du Gouvernement, d'une politique claire, tant dans la recherche de la solution au cas du Général dissident, Laurent NKUNDA, que dans la gestion du problème de la présence des FDLR sur le territoire national. En effet, l'ampleur de la crise actuelle est la conséquence des tâtonnements et tergiversations du Gouvernement ayant conduit au drame humanitaire majeur dont sont victimes les populations de l'Est en général, les femmes et enfants en particulier.
3. A cet effet, le Bureau Politique du MLC considère que :
· La solution viable et durable à cette crise n'est pas militaire, mais plutôt politique et diplomatique ;
· En tout état de cause, la sécurité des populations des zones concernées et de leurs biens, de même que l'assistance humanitaire aux milliers des personnes déplacées, sont un impératif qui relève avant tout de la responsabilité première du Gouvernement ;
· L'implication positive de la MONUC et des ONG dans l'assistance aux populations est à encourager, mais que l'ampleur du drame appelle des actions plus importantes tant de la communauté nationale qu'internationale.
Fait à Kinshasa, le 8 septembre 2007
AVEC DIEU, NOUS VAINCRONS
François MUAMBA
Secrétaire Général
© Congo Vision
Kinshasa : le MLC favorable à des solutions diplomatiques pour résoudre le problème de sécurité à l'Est de la RDC
Kinshasa | 11 Septembre 2007
Le parti de Jean-Pierre Bemba recommande au gouvernement congolais de négocier avec ses voisins pour ramener la paix à l'Est du pays. A l'issue d'une rencontre des cadres du MLC le week-end dernier, son Secrétaire général a rappelé que l'objectif du premier gouvernement après la transition est d'organiser une armée forte qui permette le respect du pays, rapporte radiookapi.net.
François Mwamba a déclaré que l'agenda de la RDC, après trois ans de transition, était de bâtir une armée et non de faire la guerre. « Le problème que nous ne pouvons pas éviter et qui parfois nous sont imposés par l'extérieur, tâchons prioritairement d'y trouver des solutions politiques et diplomatiques », a-t-il ajouté. Il a estimé que les problèmes des Interhamwes et même de certains groupes armés ne sont pas, à proprement parler, des problèmes exclusivement congolais. « Nous devons pouvoir mettre carte sur table avec nos voisins et tenter de régler d'une manière adulte ces problèmes », a-t-il renchéri.
Le secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo a conclu : « La sécurité d'un territoire et la défense d'un pays ne se négocient pas. Il appartient au gouvernement de faire la part des choses et de pouvoir actionner les choses qui sont en rapport avec ce que nous sommes réellement capables de faire. Je note que depuis que ces problèmes sont là, on n'a pas l'impression qu'un début de solution ait pu être trouvé. Donc à ce stade, les seules voies sont les voies des négociations politiques et diplomatiques ». Okapi
© Congo Vision
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