L'invalidité intrinsèque de la déclaration de Mgr. Djomo, Evêque de Tshumbe en R.D. Congo: Réponse de Mgr. Louis Ngomo Okitembo
Introduction
J'ai lu comme tout le monde une pseudo-déclaration de l'excommunication - qui n'en est pas une - publiée dans les sites de la Conférence des Evêques du Congo, Digital Congo et autres organes de presse le 03 Octobre 2006. Ayant découvert accidentellement dans la Presse ce document qui ne donne qu'une appréciation négative de toute ma vie sacerdotale 1* , je suis désagréablement surpris de constater que je n'en étais même pas le destinataire et, plus grave encore, jusqu'à ce jour, je n'en ai pas reçu une copie officielle 2*. Je suis profondément peiné de constater les sentiments de haine qui animent les deux auteurs de cette déclaration, à savoir Mgr. Nicolas Djomo et Monsieur l'Abbé François Pongo, Chancelier de l'Evêché de Tshumbe. Je suis amèrement déçu de constater, en même temps, la méchanceté complice de tous ceux qui ont diffusé cette déclaration pleine d'allégations mensongères qui déshonorent non seulement leurs auteurs mais aussi le site prestigieux de la Conférence Nationale des Evêques de l'Eglise Catholique Romaine de notre pays, la R.D. du Congo. Je suis étonné de l'intérêt immense que Mgr Djomo accorde brusquement à un problème qu'il a intentionnellement ignoré pendant des longues années et qu'aujourd'hui il en fait une large diffusion jusqu'à monter dans des chaînes de Télévision Nationale pour étaler au grand jour son désarroi. Son agitation brusque démesurée cache un sentiment profond de culpabilité et révèle un malaise ecclésial sans nom au sein du diocèse rural de Tshumbe dont il a la charge depuis neuf ans 3* .
1. L'invalidité intrinsèque de la déclaration de l'Excommunication et sa nullité radicale.
Le 1er Novembre 2001, j'ai écrit une lettre de demande d'excardination du diocèse de Tshumbe à Mgr Djomo et, le même jour, j'ai écrit une lettre d'incardination à Mgr Curlin, Evêque de Charlotte d'alors pour manifester ma volonté de continuer à servir Dieu et les hommes comme Prêtre Catholique. Aucun des deux évêques ne m'a signifié son opposition par écrit non seulement dans les quatre mois qui ont suivi la réception de mes lettres canoniques de transfert mais, plus grave encore, jusqu'à ce jour du 1er Novembre 2006. Cinq ans d'humiliations de toutes sortes, de souffrances indescriptibles et même d'injustices diverses jusqu'à me voir refuser le droit de travailler dans les Ecoles Catholiques de Charlotte par manque de lettres de Mgr Djomo, Evêque de Tshumbe. Ce dernier, par des astuces diverses et malgré d'innombrables interventions, a toujours bloqué le processus d'incardination en refusant d'écrire même un petit mot et cela fait cinq ans que cette situation anormale perdure. Bloqué dans cette situation sans issue, je me suis rendu personnellement au Saint Siège à Rome en Septembre 2005 pour un dernier recours auprès de la Congrégation pour le clergé. Jusqu'au moment où j'écris ces lignes, je n'ai reçu ni un accusé de réception du dossier remis personnellement en mains propres 4*, ni une réponse officielle des instances Romaines chargées de régler les litiges du Clergé. Mgr Nicolas Djomo qui se trouvait à Rome à la même période, après avoir accepté de me rencontrer la veille a brusquement refusé de me recevoir le lendemain matin, sans aucune explication. C'est dans cette situation de blocage total que je me suis tourné vers l'Association des Eglises Catholiques Indépendantes dont le siège social se trouve en Californie pour étudier les modalités canoniques d'incardination dans leur société sacerdotale, selon le Canon 268 - &1.
En effet, ce canon 268 - &1 stipule: “Le clerc légitimement passé de sa propre Eglise particulière à une autre est incardiné de plein droit dans cette Eglise particulière, au bout de cinq ans révolus, s'il a manifesté par écrit cette volonté tant à l'Evêque diocésain de l'Eglise qui l'accueille qu'à son propre Evêque diocésain, et qu'aucun des deux n'ait signifié par écrit son opposition dans les quatre mois qui suivent la réception de cette lettre . 5*” Conformément aux dispositions de ce canon, mon incardination officielle dans l'Eglise Catholique Indépendante a eu son effet légal de plein droit dès le début de l'année 2006 et elle fut canoniquement confirmée par la lettre officielle d'admission de Mgr Kenneth Babauta du 26 Février 2006 6*. Cette lettre officielle d'incardination de Mgr Kenneth Babauta me fait automatiquement excardiné du diocèse de Tshumbe au Congo 7* . Cela signifie, en termes de droit, que Mgr Nicolas Djomo, Evêque de Tshumbe, n'avait plus aucun pouvoir juridique (canonique) sur ma vie sacerdotale depuis le 26 Février 2006 et que sa soit-disant déclaration d'excommunication devient alors intrinsèquement invalide, radicalement nulle à tous les niveaux et sans aucun effet juridique quelconque.
2. Autres éléments renforçant cette invalidité intrinsèque.
a. L'incompétence juridique des deux signataires 8* rend cette déclaration contestable, légalement nulle et sans effets à tous les niveaux. Mgr Djomo 9* et l'Abbé François Pongo, Chancelier de l'Evêché de Tshumbe, ont agi par eux-mêmes et il apparaît clairement qu'ils n'aient jamais reçu aucune autorisation valide du Saint Siège, c'est-à-dire conférée dans les formes requises par le droit pour écrire et signer à deux 10* une déclaration sur un Prêtre excardiné du diocèse de Tshumbe et, en plus, qui a été légalement consacré Evêque Catholique dans une autre Eglise particulière . Cet abus d'autorité invalide automatiquement cette déclaration. Il la rend nulle et sans effet juridique/canonique quelconque.
b. L'absence des prémisses légitimes renforce l'invalidité intrinsèque de la déclaration et rend toutes ses conséquences nulles de manière radicale: la déclaration n'est pas fondée sur des prémisses légitimes, légalement argumentées et chronologiquement justifiées devant aboutir à une quelconque conclusion logique de la déclaration de cette importance. Cette absence d'argumentation juridiquement solide invalide de facto à la fois son objet et son corollaire de l'ultimatum de trois mois qui semble n'être qu'une intimidation 11*.
c. Les mensonges et les falsifications des faits invalident intrinsèquement la déclaration et la rendent nulle radicalement . Toute déclaration qui est rédigée sur fond de mensonges, calomnies et falsifications intentionnelles des faits invalide automatiquement son objet et la rend nulle de manière radicale 12*.
3. Inadéquations malheureuses entre le titre et le contenu de la déclaration.
Le titre annonce la déclaration d'excommunication d'un Prêtre, membre d'un diocèse auquel juridiquement il ne faisait plus parti (n'était plus redevable) et le contenu fait référence aux prescrits du canon 1364, &1 complètement inadéquat à la situation de ce Prêtre qui, entre temps, a été promu à la dignité épiscopale selon les usages de la constitution des Eglises Catholiques Indépendantes de la Californie aux USA. En effet, ce Canon 1364 - &1 stipule: “L'Apostat de la foi, l'hérétique ou le schismatique encourent une excommunication latae sentenciae” 13*. On ne peut pas m'accuser de renier ma foi Catholique puisque c'est après avoir évalué “le degré élevé et la solidité de cette foi” 14* et en vue de la promouvoir et de la défendre que j'ai été licitement élu et validement consacré Evêque Catholique en Californie, selon les usages et coutumes de la constitution des Eglises Catholiques Indépendantes. Pendant la cérémonie de la consécration épiscopale, le candidat Evêque “fait une Profession solennelle de Foi catholique et promet de respecter loyalement la foi apostolique présentée dans la Sainte Bible et retracée dans les Affirmations de foi des Apôtres et du Symbole de Nicée, de suivre la doctrine de l'Eglise Universelle à travers la Tradition Sacrée, la proclamation continue de la Vérité de Dieu dans nos vies de tous les jours en vue de la croissance du Royaume de Dieu sur Terre” 15* . L'accusation de l'apostat de la foi, de l'hérésie ou du schisme ne tient pas debout puisqu'on ne consacrerait pas Evêque catholique un Prêtre qui ne fait pas preuve d'une foi solide tout au long de son Ministère sacerdotal. Ce niveau de bon sens invalide intrinsèquement la déclaration de l'Evêque de Tshumbe et la rend nulle radicalement.
En outre, dans l'Association Oecumenique des Eglises Catholiques Indépendantes, lorsqu'on est consacré Evêque, on devient Chef d'une Eglise Particulière et l'Evêque consacré a le droit d'ajuster la dénomination de son Eglise, se choisir un rite particulier ou même d'adapter la constitution de son Eglise selon les besoins et les circonstances, sans aucun contrôle des responsables de l'Association. En voulant ajuster la dénomination à ce que nous voulons accomplir et devenir, je n'ai fait que respecter l'esprit et les coutumes de la constitution des Eglises catholiques Indépendantes 16*. Il va donc de soi qu'aucune disposition du Canon 1364, &1 du Code du Droit Canonique n'a été violée et que, par conséquent, la déclaration de l'excommunication latae sententiae est intrinsèquement invalide et nulle de manière radicale. L'erreur de l'Evêque de Tshumbe a été de cacher délibérément les lettres officielles de mon excardination-incardination canonique et de m'avoir jugé au travers du prisme étroit d'une réglementation personnelle qu'il s'est taillé sur sa propre mesure à lui 17*.
J'affirme donc sur l'honneur que je ne suis ni un apostat de la foi, ni un hérétique ou encore moins un schismatique pour encourir une quelconque excommunication qui devient, dans ce cas précis, un propos hors-sujet . Au contraire, en ma qualité d'Evêque catholique, je suis fier de professer ma foi Catholique, heureux de l'enseigner, de la promouvoir et de la défendre avec la compétence couronnée il y a dix ans par un doctorat en Théologie Systématique dans une prestigieuse Université Française avec la mention “très honorable” .
La déclaration évoque abusivement vers la fin la procédure de renvoi de l'état clérical selon le canon 1364 &2. Comment peut-on renvoyer de l'état clérical un prêtre qui ne dépend plus de votre juridiction canonique et qui, entre temps, a été promu Evêque selon la constitution d'une autre Eglise particulière, une nouvelle famille juridique d'appartenance? Qui plus est, même si juridiquement ce prêtre dépendrait encore de l'Evêque de Tshumbe, ce qui n'est pas du tout le cas ici, quels sont les motifs graves qui justifieraient canoniquement le recours absolu à ce renvoi de l'état clérical? A moins que l'intimidation en soit la méthode, rien mais vraiment rien ne justifie légalement le recours à la procédure de renvoi de l'état clérical suggéré par le Canon 1364 &2 qui stipule: “ Si une contumace prolongée ou la gravité du scandale le réclame, d'autres peines peuvent être ajoutées, y compris le renvoi de l'état clérical” 18*. Cette procédure est invalidée à la racine par l'absence de “motifs graves” qui n'ont jamais pu être définis par la déclaration, puisque ces motifs graves n'existent pas et n'ont jamais existé. Il est à noter que ces motifs graves sont les “désordres moraux” ou les “déviations doctrinales” requis par le droit canon pour une mesure coercitive d'une telle gravité .
Ces incohérences juridiques nombreuses et ces inadéquations malheureuses ne s'expliquent que par la recherche maladroite du sensationnel et l'intention malveillante des auteurs de la déclaration à vouloir balancer précipitamment en public un tissu des mensonges ahurissant sur ma personne pour ternir mon image et ruiner ma réputation. Il devient évident que les auteurs de cette déclaration ont, publiquement et de manière prémédité, porté des faux témoignages contre la prochain 19*. Ils ont hypothéqué leur crédibilité d'hommes d'Eglise et scandalisé gravement le Peuple de Dieu 20*. ( Lc 17: 1-2).
4. Un tissu des mensonges et une falsification honteuse des faits.
1). “Après avoir assumé différentes charges pastorales dans notre diocèse, il a été envoyé aux études en France où son témoignage de vie sacerdotale avait laissé trop à désirer.”
Cette affirmation est un mensonge odieux et une falsification honteuse d'une réalité historique vérifiable. Tout d'abord, Pourquoi les auteurs de la déclaration n'ont-ils pas défini, par des points précis en quoi le témoignage de vie sacerdotal a laisse trop à désirer en France? Il ne suffit pas d'accuser quelqu'un, il faut encore expliquer concrètement l'accusation par des points de faille précis et palpables. C'est ce que la déclaration ne fait pas et cette omission intentionnelle est un mensonge et une falsification honteuse des faits.
Ensuite, il y a une contradiction lamentable dans le jugement que Mgr Nicolas Djomo se fait de ma personne, de mes compétences et de mon témoignage de vie sacerdotale: Le Prêtre qu'il diabolise aujourd'hui est celui-là même qu'il a nommé en 2000 comme Directeur spirituel au grand Séminaire de Lodja et, deux années auparavant en 1998, il l'avait pressenti comme candidat qui correspondait le mieux au profil d'un Secrétaire chargé de la doctrine Chrétienne au sein de la Conférence Episcopale Nationale à Kinshasa. Pour preuves d'incohérence du jugement et de contradiction flagrante de sa pensée, voici ce que Mgr Nicolas Djomo écrivait le 15 Mai 1999 à Monsieur l'Abbé Paul Buetubela, Recteur des F.C.K. (Facultés Catholiques de Kinshasa) dans une lettre de recommandation de l'Abbé Louis Ngomo comme Professeur aux Facultés catholiques: “Monsieur l'Abbé Louis Ngomo, Prêtre de mon diocèse, homme à la doctrine sûre , est doté, en plus de qualités humaines, spirituelles, morales et intellectuelles lui permettant d'apporter une contribution appréciable à la formation de l'élite nationale chrétienne. C'est pourquoi, je recommande vivement sa candidature à votre aimable attention” 21* .
Si mon témoignage de vie sacerdotale en France avait laissé trop à désirer, comment l'Evêque de Tshumbe pouvait-il se contredire à ce point et recommander un si médiocre Prêtre aux institutions ecclésiastiques les plus élevées du Pays, avec l'accord unanime des huit Evêques de la Province Ecclésiastique du Kasai? Le mensonge de Mgr Djomo est d'autant plus grave et sa falsification des faits historiques d'autant plus condamnable que personne n'avait jamais donné une telle appréciation négative sur ma vie de Prêtre en France. Dans sa lettre aux Chrétiens de Bishoffsheim dont j'avais la charge pastorale, Mgr Joseph Doré, Archevêque de Strasbourg, a écrit: “J'ai perçu le bon travail pastoral que le Père Louis Ngomo a réalisé durant ses années de présence en Alsace, d'abord à Lingolsheim, puis dans votre paroisse de Bishoffsheim. Je lui ai exprimé ma vive reconnaissance dans la lettre que je viens de lui faire parvenir. Il nous a vraiment rendu de grand service en mettant une partie de son temps à la disposition de notre diocèse” 22*. Dans son discours à la Messe des aurevoirs, le 29 Novembre 1998, Monsieur Claude Offner, Maire de la commune de Bishoffsheim, avant de me remettre la Médaille de mérite de la commune, a exprimé au nom de toute la population, un merci du fond du cœur pour tous les bienfaits apportés pendant mon apostolat dans sa commune et il s'est exclamé en ces termes: “Pourquoi se priver d'un prêtre pacifique, qui rassemble, qui rassure, qui apaise, qui écoute, qui comprend, qui respecte?” 23*
Pour le besoin de sa cause de diabolisiation excessive, tous ces mots chaleureux des témoins vivants de l'excellence de ma vie de Prêtre en Alsace/France sont aujourd'hui falsifiés intentionnellement par l'Evêque de Tshumbe dans sa déclaration par une formule lapidaire floue qui fait voler en éclat toute sa crédibilité d'Evêque: “le témoignage de sa vie sacerdotale avait laissé trop à désirer” . Si le ridicule et la honte pouvaient tuer! Les chrétiens de différentes paroisses en Alsace que j'ai loyalement servis ont unanimement gardé un excellent souvenir de mon témoignage de vie sacerdotale et les nombreuses lettres en ma possession en sont les multiples preuves réelles que Mgr Nicolas Djomo n'a pas été honnête dans sa déclaration. Enfin, pour vous donner une idée de l'importance et du volume de mon travail de Prêtre en Alsace/France 24*, voici le total général des statistiques des sacrements célébrés entre 1989 et 1998 dans les Paroisses de Lingolsheim Sainte Croix, Bischoffsheim Sainte Aurélie et Rosenviller Notre Dame de l'Assomption 25*.
1989-1998 |
Baptêmes |
Mariages |
Décès |
1ère Communion
|
Prof. de Foi
|
Confirmation |
Total Général |
472 |
90 |
135 |
381 |
205 |
248 |
Il faut être vraiment de mauvaise foi pour falsifier une vérité aussi cruelle et nier publiquement les mérites d'un serviteur de l'Evangile dont les statistiques du travail pastoral parlent d'elles-mêmes et dont le témoignage de la vie sacerdotale a durablement marqué les chrétiens d'Alsace. Dans ce contexte, émettre délibérément un jugement aussi contradictoire dans une déclaration officielle de cette importance, c'est se démasquer soi-même au grand jour et définir avec des mots les méthodes pastorales qui ont toujours guidé ses actions dans la gestion des biens et des personnes. En un mot, c'est faire tomber définitivement les masques longtemps portés pour cacher sa vraie personnalité et remettre radicalement en question sa crédibilité d'homme de Dieu.
2). “Forcé de retourner à Tshumbe, il n'a pas accepté de collaborer à notre ministère pastoral”.
Voila un autre mensonge honteux qui ne respecte ni la réalité des faits ni la chronologie des événements récents tels qu'ils se sont déroulés. En même temps qu'elle me diabolise, la pseudo déclaration fait, du début à la fin, l'impasse totale sur l'obstruction de Mgr Djomo au processus canonique de mon transfert dans un autre diocèse. La déclaration fait la part belle à Mgr Djomo en escamotant son manque chronique de transparence, ses injustices nombreuses, sa haine viscérale, ses rancunes ainsi que le climat malsain de fourberie installé dans le diocèse de Tshumbe depuis sa nomination comme Evêque du lieu.
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En 1998 , à l'appel de Mgr Djomo, mon Evêque, j'ai obéi en revenant au Congo avec une promesse ferme d'un poste de Secrétaire à la Doctrine de la foi au sein de la Conférence Nationale des Evêques du Congo.
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1998-2000 , j'ai obéi à mon Evêque en restant à Kinshasa pendant deux ans sans affectation.
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En octobre 1999 , J'ai obéi à mon Evêque en acceptant la nomination de Directeur Spirituel au Grand Séminaire de Lodja dont le Campus fut transformé en camp d'entraînement de l'armée Rwandaise. Le même jour, Mgr Djomo m'a annoncé sans aucune explication: “Vous ne travaillerez plus jamais à la conférence des Evêques à Kinshasa”.
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En 2000 , bouleversé par le poids de la déception et désorienté par l'ennui du chômage et de l'oisiveté, j'ai humblement demandé à Mgr Djomo l'autorisation d'aller étudier l'Anglais aux USA pour donner un sens à ma vie et attendre que la situation politique s'arrange au Pays.
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Du 1er Mars 2001-Juin 2001 : Après huit mois de galère sans nom, j'ai obéi à mon Evêque en travaillant dans le Diocèse de Charlotte (USA) comme Vicaire de la Paroisse Sainte Anne et Aumônier d'écoles. De nouveau, Mgr Djomo fait interrompre ce travail après trois mois seulement sans aucune explication . Il demeure sourd aux appels de l'Evêque de Charlotte et des Prêtres de Tshumbe.
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En Août 2001 , demande d'un temps de réflexion, “la leave of Absence” qu'il refuse en falsifiant la vérité et les faits
26*.
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1er Novembre 2001 , demande de l'excardination du diocèse de Tshumbe et l'incardination dans le diocèse de Charlotte/USA. Mgr Djomo n'a jamais donné suite a cette lettre jusqu'à ce jour.
Cette énumération des faits et cette chronologie des évènements soulignent ma totale et permanente disponibilité à collaborer au ministère pastoral de l'Evêque jusqu'au moment où j'ai découvert après discernement et prières que Mgr Nicolas Djomo utilisait son pouvoir épiscopal non pour le bien de l'Eglise et la croissance spirituelle du Prêtre mais pour satisfaire ses inclinations mesquines de domination. Le ton arrogant et discourtois de toute sa déclaration révèle combien il lui manque totalement le sens surnaturel de son pouvoir épiscopal, l'humilité évangélique selon laquelle son autorité d'Evêque est plutôt un service et non pas une espèce de pouvoir temporel qui le place sur un quelconque piédestal pour écraser et dominer.
3) Nous avons tenté personnellement et par personnes interposés de le dissuader mais sans succès.
C'est encore un mensonge pernicieux et même une calomnie: Depuis plusieurs années, Mgr Djomo ne m'a plus jamais parlé et il a toujours ignoré ma demande de transfert canonique dans un autre diocèse. N'ayant eu aucune conversation avec lui, comment a-t- il pu me dissuader personnellement et quelles ont été nos sujet d'échange? Depuis le mois de janvier 2006, quelles sont les personnes qui se sont officiellement interposées entre lui et moi pour discuter de mon admission à l'Eglise catholique Indépendante? Si déjà il n'y avait plus de dialogue entre lui et moi depuis des années, par quel moyen a-t-il pu entrer personnellement en contact avec moi?
4). “Malgré toutes nos démarches entreprises dans un esprit fraternel pour l'aider à revenir à la raison, il est resté impénitent”.
Cette affirmation est un mensonge pernicieux, une contre vérité grave et même une imposture odieuse qui déshonore la crédibilité de l'Evêque de Tshumbe: depuis cinq ans, il n'a entrepris aucune démarche en ma faveur et il n'y a jamais eu d'esprit fraternel entre lui et moi, pas plus qu'avec beaucoup de prêtres du Diocèse de Tshumbe 27*. Quel esprit fraternel peut exister entre un Evêque qui a coupé tout contact avec son Prêtre depuis de longues années et qui est demeuré sourd à toute médiation? Quel esprit fraternel peut exister avec Mgr Nicolas Djomo qui, se trouvant à Rome en Septembre 2005 en même temps que moi-même, après avoir accepté de me rencontrer la veille, a brusquement refusé de me recevoir le lendemain matin, sans aucune explication? Mgr Djomo vient aux USA au moins deux à trois fois par an, quelles démarches a-t-il entreprises ne serait qu'auprès du diocèse de Charlotte pour me permettre de m'incardiner ou de travailler normalement comme un Prêtre dans des institutions catholiques où les besoins se font cruellement sentir? Au mois de Mai 2006, il était aux USA au moment où j'ai obtenu mon Diplôme de Master en Leadership, a-t-il témoigné la moindre attention soit par téléphone soit par écrit, ne serait que pour dire qu'il existe encore quelques liens de fraternité entre nous? Au contraire, il n'a ni téléphoné, ni écrit ne serait-ce que pour féliciter ma réussite universitaire. Pendant tout le mois de septembre 2006, il était de nouveau ici aux USA, il n'y a eu aucun contact avec lui. Il n'a même pas pris le temps de s'informer personnellement sur ma situation sacerdotale dont il a pris position le 03 Octobre 2006. Il a préféré envoyer un message vide de sens sur Internet et intervenir à la Télévision nationale du Congo sans prendre en compte ma propre version des faits
Conclusion
La Déclaration de Mgr Djomo, Evêque de Tshumbe est un message irrecevable et cette réponse claire et précise constitue son renvoi sans complaisance à l'envoyeur. La soit-disant déclaration de l'excommunication est intrinsèquement invalide, radicalement nulle à tous les niveaux et qu'elle n'entraîne absolument aucun effet juridique quelconque. Ma foi catholique est entière et je demeure fidèle à la foi de mon baptême jusqu'à la fin de mes jours. Les explications juridiques données au message de Mgr. Djomo, Evêque de Tshumbe, ont suffisamment montré qu'il n'y a eu aucune violation canonique quelconque dans le processus de mon excardination du diocèse de Tshumbe et dans celui de mon incardination légitime dans l'Eglise catholique indépendante. Il n'y a eu non plus aucune violation canonique dans mon élection et dans ma consécration épiscopale comme Evêque Catholique le 29 Juillet 2006 en Californie aux USA. Avec toute l'humilité requise, j'ai donc été validement et licitement consacré Evêque Catholique et, avec la grâce de Dieu, j'entends servir Dieu et les hommes de partout en proclamant dignement l'Evangile du Christ pour lequel j'ai donné ma vie, il y a près de vingt cinq ans.
Puisque ce n'est pas la première fois que Mgr Djomo, Evêque de Tshumbe, utilise intentionnellement le mensonge pernicieux comme moyen pour nuire à ma réputation, j'ai décidé, cette fois-ci, de porter plainte pour “ dénonciation calomnieuse et diffamation” aux instances judiciaires de l'Etat de la Caroline du Nord ont Raleigh aux USA. En outre, puisqu'il a ironisé, publiquement et par écrit, sur l'Institution de l'Eglise Catholique Indépendante, l'Archevêque Président de l'institution a, lui aussi, porté plainte en Californie pour “ Ironie moqueuse et atteinte grave à l'image publique d'une Organisation Catholique Internationale” .
Apres plusieurs années de souffrances, d'humiliations, de persécution et même d'exclusion, Dieu m'a fait grâce, dans sa Providence, d'une nouvelle famille juridique d'appartenance qui me permet, dorénavant, de continuer à proclamer son évangile à toutes les Nations et à tous les continents sans distinction de races et de culture dans la paix, la vérité et l'amour. La réponse officielle de ce jour constitue un ultime message à l'adresse de Mgr Nicolas Djomo de me laisser définitivement en paix pour que je continue dans ma position actuelle à servir Dieu et les hommes en annonçant son évangile pour lequel je me suis fait Prêtre pour l'Eternité.
Au lieu de distraire l'opinion publique par des faux messages, Mgr Djomo devra s'occuper de ce qui le concerne, c'est à dire des problèmes graves relatifs à la gestion et au gouvernement pastoral du diocèse rural de Tshumbe dont il a la charge 28*. Devant l'urgence de l'évangélisation de notre Peuple, l'immensité de sa souffrance et l'entendue de sa pauvreté, consacrer, plus qu'il ne faut, du temps précieux à des chicaneries inutiles de cette nature constitue, à mon sens, un péché grave aux yeux de Dieu.
Enfin, voici, au nom de Dieu, un dernier avertissement solennel et ferme à l'adresse de Mgr Djomo, Evêque de Tshumbe: “Ne risquez pas de vous trouver en guerre contre Dieu” (Act. 5:39) .
Fait à Charlotte, le 09 Novembre 2006.
Mgr. Louis Ngomo Okitembo
Serviteur de l'Evangile, USA.
Annexe :
Statistiques du travail pastoral du Père Louis NGOMO OKITEMBO dans les paroisses de Lingolsheim, Bishoffsheim et Rosenviller de 1989 à 1998
Années |
Baptêmes |
Mariages |
Décès |
1 ère Communion
|
Prof. de Foi
|
Confirmation |
Lingolsheim – Sainte Croix |
|
1989 |
18 |
- |
2 |
- |
- |
- |
1990 |
63 |
4 |
10 |
39 |
28 |
34 |
1991 |
55 |
12 |
11 |
38 |
26 |
32 |
1992 |
50 |
7 |
15 |
42 |
22 |
23 |
1993 |
55 |
7 |
14 |
48 |
23 |
22 |
1994 |
56 |
10 |
15 |
36 |
20 |
23 |
1995 |
53 |
8 |
14 |
51 |
21 |
28 |
1996 |
44 |
13 |
16 |
41 |
17 |
16 |
Total |
394 |
61 |
97 |
295 |
157 |
178 |
Bischoffsheim – Sainte Aurélie |
|
1996 |
5 |
- |
4 |
- |
- |
- |
1997 |
45 |
15 |
14 |
30 |
16 |
22 |
1998 |
19 |
10 |
11 |
38 |
18 |
26 |
Total |
69 |
25 |
29 |
68 |
34 |
48 |
Rosenviller – Notre Dame de l'Assomption |
|
7.12.1996 à
1998 |
9 |
4 |
9 |
18 |
14 |
22 |
Total |
9 |
4 |
9 |
18 |
14 |
22 |
Total Général |
472 |
90 |
135 |
381 |
205 |
248 |
1. Ordonné Prêtre le 15 août 1982, en presque 25 ans de vie sacerdotale, Mgr Djomo, Evêque de mon diocèse, n'a retenu aucun point positif ni de mon apostolat en différents milieux, ni de mes études et diplômes: Une présentation partisane qui en dit long sur le cote excessif de sa haine, ses rancunes et même ses jalousies.
2. Le 03 Octobre 2006, Mgr Djomo a convoqué une réunion exceptionnelle de tous les prêtres à la Maison diocésaine de Righini/Kinshasa et à la suite d'une courte réunion, vite expédiée, il a remis à chaque Prêtre cette déclaration et aux absents il a procédé à l'envoie par émail. Il en a fait une très large diffusion jusqu'à se présenter lui-même dans des chaînes de télévision et de toutes les stations de Radio de Kinshasa pour interviews.
3. Le diocèse de Tshumbe connaît l'une des crises les plus graves de son histoire depuis que Mgr Nicolas Djomo est devenu Evêque du lieu en 1997: la mortalité des Prêtres la plus élevée du pays depuis neuf ans, Une rémunération incertaine et clochardisant de $35 par mois pour les Prêtres, des rapports humains médiocres entre l'Evêque et ses Prêtres qui aboutissent à des conflits permanents et qui paralysent la vie ecclésiale du diocèse, un nombre très élevé des jeunes Prêtres renvoyés en Famille sans assistance, plus de la moitié des Prêtres sans affectation depuis des années, le peu des Prêtres en paroisse manquent de tout jusqu'aux espèces Eucharistiques, l'absence de l'Evêque du diocèse pour plus de la moitié de l'année liturgique, absence totale de l'animation spirituelle du clergé durant des années, la formation permanente des agents pastoraux est inexistante, Une population de plus en plus mécontente de ne presque jamais entendre leur Evêque prêcher l'Evangile, sans parler d'une gestion économique et financière catastrophique, etc.…
4. J'ai été reçu à Rome à la Congrégation pour le clergé par un Prêtre Latino Américain qui, après m'avoir écouté, m'a dit verbalement que le Cardinal établira facilement un papier pour vous incardiner dans le diocèse de Charlotte, USA. Pour lui, le cas était tellement simple qu'il ne poserait aucun problème et ne prendrait pas du temps.
5. Le code du Droit Canon, Canon 268 - & 1.
6. Mgr. Nicolas Djomo a bel et bien reçu une copie officielle de cette lettre d'incardination et il l'a cachée au moment de la rédaction de sa pseudo déclaration. Il reconnaît d'ailleurs implicitement la réception de cette lettre lorsqu'il écrit: “En Janvier 2006, il nous avait tenu informée sur son projet de passer à l'Eglise Catholique Indépendante aux USA ”. Je ne lui ai pas seulement tenu informé du projet, je lui ai transmis une copie de la lettre de mon admission au sein de l'Eglise Catholique Indépendante Internationale par son Excellence Mgr. Kenneth Babauta avec le plein consentement du Primat de l'Institution Ecclésiale. J'ai fait accompagner cette lettre d'admission avec une lettre personnelle écrite le 29 Mai 2006 et postée le même jour.
7. Le même canon 268 - & 2 stipule que par l'admission définitive dans une société de vie apostolique, le clerc incardiné est excardiné de sa propre Eglise particulière (dans ce cas-ci, le Diocèse de Tshumbe).
8. La première version de la Déclaration envoyée aux religieux et religieuses du diocèse de Tshumbe est un document qui porte, à la fois, les deux signatures de Mgr Djomo et de l'Abbé François Pongo, Chancelier de l'Evêché de Tshumbe. C'est la première fois dans l'histoire de l'Administration de l'Eglise qu'une déclaration de cette importance est conjointement signée par un Evêque et par un Prêtre, fut-il chancelier d'un évêché. Ceci s'appelle “une faute administrative grave” et de la part de l'Evêque qui ne maîtrise pas sa fonction canonique d'ordinaire du lieu et de la part de l'Abbe François Pongo qui, enivre par le “prestige” de son poste, s'est laissé naïvement prendre au piège de la manipulation de son supérieur hiérarchique qui probablement n'était plus à l'aise pour porter seul « le chapeau » d'une si grave erreur.
9. Un Evêque diocésain n'a pas la compétence juridique nécessaire pour excommunier un Prêtre légalement excardiné (Cfr. Canon 268 - & 2) et, encore moins, un Collègue Evêque Catholique , validement consacré, licitement intronisé et juridiquement proclamé Evêque avec toutes les prérogatives canoniques attachées à la promotion épiscopale. Dans l'Eglise Catholique Romaine, il revient au Saint Siège et au Souverain Pontife de prononcer la sentence de l'excommunication, après s'être assuré de la violation effective de la législation canonique en vigueur à la fin d'un très long procès où chacune des parties a pu s'exprimer et se défendre. Ce qui n'a pas été le cas ici avec l'Evêque de Tshumbe qui pourrait être poursuivi d'abus de pouvoir et d'erreurs administratives graves.
10. On pourrait se demander pourquoi l'Evêque de Tshumbe a préféré signer ce document important uniquement avec L'Abbé François Pongo alors que lui-même avait mis en place un conseil de l'Evêque (le consulte), le Vicariat Général, Mgr Albert Hiombo qui était sur place à Kinshasa, les vicaires épiscopaux, l'Animation du Clergé, les vicaires forains de chaque région pastorale, un comité sacerdotal de crise, etc. L'Abbé Ekombo , deuxième Prêtre Chancelier de l'Evêché, a été écarté et on ne sait pas pourquoi. Tous ces niveaux administratifs du gouvernement du diocèse n'ont pas fonctionné et l'on pourrait deviner facilement les raisons cachées qui ont motivé Mgr Djomo à se passer de toute consultation.
11. L'intimidation est une méthode pastorale préférée de l'Evêque de Tshumbe: oralement ou par écrit, il brandit très vite le bâton d'une suspension, d'une monition ou d'un décret canonique quelconque.
12. Un peu plus bas, nous montrons en quoi cette déclaration est un tissu de mensonges alignés les uns a coté des autres dans le but de détruire ma réputation et celui d'induire en erreur les lecteurs.
13. Le Code du Droit Canon, le canon 1364, &1.
14. Cfr. Le canon 378 - & 1 . Pour l'idoneite à l'épiscopat, les Evêques de l'Eglise Catholique Indépendante ont mené les enquêtes canoniques d'usages et “ont déterminé que le candidat Evêque Ngomo Okitenbo Louis remplissait largement toutes les conditions canoniques requises pour être consacré Evêque Catholique” . Les deux auteurs de cette déclaration auront du mal à apporter des preuves contraires qui traduiraient un apostat de la foi ou une hérésie soit dans mes écrits, soit dans mes prédications tout au long de mes vingt cinq années de Prêtrise.
15. Lire la Profession Solennelle de Foi de Mgr. Louis Ngomo Okitenbo, July 29, 2006, Saint Victor Catholic Church, Vallejo, California, USA. (Version Anglaise).
16. Voila pourquoi l'Eglise que nous entendons promouvoir sera une Eglise Catholique Internationale. Mgr. Louis Bordiso voudrait promouvoir l'Eglise Catholique Américaine (American Catholic Church) d'autres voudraient des Eglises Catholiques Charismatiques et tant d'autres dénominations catholiques difficiles à dénombrer ici. Après tout, il existe des Eglises catholiques Orientales, des Eglises Catholiques libérales, des Eglises catholiques libanaises, l'Eglise de la Fraternité de Pie V, etc. Pourquoi n'y aurait-il pas moyen de promouvoir une Eglise Catholique sans Frontières et sans exclusion selon l'ordre du Maître:”Allez de toutes les Nations faites des disciples”? (Mt 28: 18-20).
17. En lisant attentivement sa déclaration, on a la nette impression qu'il juge les situations et les personnes selon les normes d'une “réglementation personnelle” contraire aux normes et à la législation officielle du Droit Canon observé dans toute l'Eglise Catholique Romaine. Car, comment expliquer autrement l'omission délibérée du processus Excardination – Incardination du Prêtre, la chronologie des différents moments d'un litige canonique qui dure depuis plusieurs années, une abondante correspondance officielle qui aurait du éclairer le lecteur de la déclaration, les différentes interventions des plusieurs personnes qui intercédaient régulièrement pour le supplier à donner une suite juste à la situation du Prêtre bien connu dans son diocèse? Comment expliquer le fait qu'à travers toute la déclaration, on ne voit nulle part sa part de responsabilité dans un contentieux dont il est le sujet clé? A travers toute la déclaration, il s'affiche comme un juge parfait devant le cas “d'un malheureux Prêtre que le seigneur daigne prendre en pitié”.
18. Le Code du Droit Canon, le Canon 1364 - & 2.
19. Violation du huitième des dix commandements de Dieu: “Tu ne porteras pas de faux témoignages contre ton Prochain ”. Les dix commandements ou le Décalogue (Ex. 34: 28; Deut. 4: 13, Jér. 10: 4) sont un ensemble écrit d'instructions morales et religieuses d'origine divine reçu, selon les traductions bibliques, par Moise au Mont Sinaï et occupent une place importante dans la religion chrétienne. Si la Loi de Moïse interdisait les faux témoignages, le Christ interdit plus encore tout mensonge. Selon F. Michaeli, si l'on découvrait la tromperie du faux-témoin, "il était condamné à subir la même peine que celle qu'il voulait faire subir à son accusé". Voir aussi Dt. 19 : 16-19.
20. Le scandale revêt une gravité particulière en vertu de l'autorité de ceux qui le causent ou de la faiblesse de ceux qui le subissent. Il a inspiré à notre Seigneur cette malédiction : "Qui scandalise un de ces petits, il vaudrait mieux pour lui qu'on l'ait précipité dans la mer avec une pierre au cou ! " ( Mt 18,6 ; cf. 1 Co 8, 10-13). Le scandale est grave lorsqu'il est porté par ceux qui, par nature ou par fonction, sont tenus d'enseigner et d'éduquer les autres.
21. Mgr. Nicolas Djomo, Lettre de recommandation de l'Abbé Louis Ngomo comme Professeur de Théologie Systématique aux Facultés Catholiques de Kinshasa, N/Réf.: 99116, Kinshasa, le 15 Mai 1999 ).
22. Mgr Joseph Doré, Lettre de Mgr Joseph Doré au Conseil de Fabrique et à l'Equipe paroissiale de Bischoffsheim, Archevêché de Strasbourg, le 23 Février 1998.
23. Monsieur Claude Offner, Discours du Maire de Bishoffsheim à la Messe des au revoirs avec le Père Louis Ngomo, Bishoffsheim , le 29 Novembre 1998.
24. Ce volume de travail pastoral est à considérer en rapport avec les études à plein temps que je faisais à l'Université de Strasbourg pour mon doctorat en Théologie Systématique.
25. Vous trouverez, en Annexe, les Statistiques du travail pastoral du Père Louis Ngomo Okitembo dans les paroisses de Lingolsheim, Bischoffsheim et Rosenwiller de 1989 à 1998 copiées des registres paroissiaux.
26. Dans sa lettre de refus d'un temps de réflexion, Mgr Djomo a affirmé, entre autres, qu'il n'y avait plus de guerre civile au Congo alors que la guerre sévissait encore à l'Est du pays, qu'il y avait de compétions de candidature au Centre Interdiocésain alors qu'il y avait pénurie des candidats; “ qu'à Strasbourg, vous étiez en train de soulever les fidèles de la paroisse contre leur propre Evêque” alors que ceci ne pouvait pas se faire et c'était entièrement faux.
27. Depuis plus de huit ans, il n'a jamais parlé à l'Abbé Basile Ekanga qui a été abandonné en Belgique sans assistance et sans soutien fraternel de l'Evêque. L'Abbé Jean-Paul Omombo est abandonné à lui-même au Canada et depuis des années il n'a aucun rapport fraternel avec Mgr. Djomo qui lui a pourtant donné une fausse promesse: “Je ferai tout (…) pour un heureux aboutissement de la procédure canonique de l'Excardination-Incardination” . Humilié dans ses fonctions de recteur de Séminaire, l'Abbé Daniel Okashoko a été lui-aussi abandonné par l'Evêque de Tshumbe qui ne lui a plus jamais parlé depuis des années. L'Abbé Veron - Blaise Okavu demeure sans affectation dans un diocèse qui aurait tant besoin de sa grande culture et l'on se demande quel lien fraternel il aurait encore avec Mgr Djomo depuis des années. Nous n'avons plus de nouvelles des Abbés Patrick Shomba, Andre Olela, Desire Nsombo, Cleophas Atangela, Joseph Mundeke, Denis Kitenge, Jacques Lokombe sans compter un nombre élevé des jeunes Prêtres que l'Evêque de Tshumbe vient de renvoyer en Famille et qui sont abandonné sans assistance dans la jungle de la vie à Kinshasa. Quels liens fraternels, Mgr. Djomo a encore avec ses confrères de promotion et de génération avec qui il a eu des démêlées graves et même des conflits indécents? Au vu du nombre des prêtres avec il a des conflits ouverts, beaucoup d'observateurs se demandent si il n'y-aurait pas des médiateurs de confiance pour aider un Evêque aussi conflictuel qui détruit ainsi les bonnes vocations?
28. Contrairement à sa devise épiscopale “Afin qu'il soit UN”, (Jean 17:21 ) Mgr Djomo a l'habitude d'opposer les gens les uns contre les autres, les prêtres les uns contre les autres. Par des injustices de toutes sortes, il a amplifié l'esprit de division parmi les religieux de son diocèse et parmi la population, son manque de neutralité lors des dernières élections lui a causé des démêlées politiques graves avec certains candidats qui l'accusent de soutenir certains contre d'autres. Sa gestion partisane de la congrégation des Sœurs diocésaines de Saint François d'Assise est à l'origine des conflits des Supérieures Générales montées les unes contre les autres et déstabilise dramatiquement cette institution religieuse, etc.