La IIIème guerre en RDC en marche
Nkunda défie les FARDC et la Monuc
Par Le Potentiel
La trêve est rompue. Les combats se multiplient et se poursuivent au Nord-Kivu entre les Fardc et les insurgés de Nkunda. Il n y a plus de doute : la IIIè guerre est effectivement en marche en Rdc. Plus grave, le général dissident Nkunda qui a refusé de soumettre ses éléments au brassage vient de décider, si ce n'est déjà fait, d'une grande offensive contre les positions des Fardc. Un défi face à l'armée régulière mais aussi à l'endroit de la Monuc, les deux ayant signé récemment un accord pour mener des actions militaires conjointes contre les forces négatives.
«Nous allons maintenant déclencher l'offensive. Demain, (Ndlr : ce lundi 8 octobre ) nous allons le déclarer officiellement. Nous avons attendu longtemps l'ouverture d'un dialogue avec le gouvernement de Kinshasa, mais on nous combat toujours ». Cette déclaration sibylline est de Bwambale Kakolele, (ministre de la Défense du Congrès national pour la défense du peuple, CNDP, mouvement politico-militaire de Nkunda).
C'est donc la logique de guerre qui s'impose pour les insurgés de Nkunda. Ils refusent le brassage et sont en train de lever la barre haut pour exiger subtilement le dialogue. Ils l'avaient même posé comme préalable avant de rejoindre les centres de brassage.
En effet, jusque hier dimanche dans la matinée, les combats se poursuivaient dans les collines entre les localités de Rumangabo et de Runyoni ( à la frontière rwandaise), selon le colonel Tokolonga, officier de la 9è Brigade des Fardc, joint au téléphone à Bukima par l' Afp. « Les insurgés avaient l'intention de venir s'emparer de Bukima. Ils visaient les munitions, armements et rations militaires. Ils ont subi de lourdes pertes hier (samedi). Les combats se poursuivent maintenant autour de Kokwe », a-t-il précisé. Selon le major Joseph Kabuyaya, commandant de la même brigade, il a déclaré à la presse avoir dénombré 38 morts du côté des insurgés et plusieurs blessés parmi les FARDC.
Mais à en croire un proche de l'ex-général Nkunda, Bwambale Kakolele, « les Fardc avaient attaqué ses troupes et subi de lourdes pertes ». Ces combats ont été confirmés par la Monuc. Ainsi, le major indien Prem Tiwari a déclaré qu'une « patrouille Fardc est tombée hier ( samedi dans une embuscade tendue par des hommes du Colonel Sultani Makenga, un fidèle de Nkunda ». Et d'ajouter que « les combats se poursuivent. Nous avons aussi eu des rapports sur les échanges de tirs dans un village situé à 4 Km de Karuba, dans le territoire de Masisi », a précisé ce commandant des casques bleus.
DEFI AUX FARDC ET A LA MONUC
Cette déclaration de guerre de Nkunda constitue un véritable défi contre les Fardc et la Monuc. Défi d'autant plus que le président de la République avait laissé une porte ouverte pour une solution politique et diplomatique. Il revenait à Nkunda d'exploiter cette ouverture et non imposer sa volonté comme il entend pour que ce dialogue ait lieu. S'étant mis hors la loi face à des institutions légitimes, issues des élections, il ne peut en aucun cas exiger que l' on aille vers lui comme s'il détenait une quelconque parcelle de légitimité.
Aujourd'hui, cet entêtement s'explique par cette déclaration de guerre qui ne vise qu'à déstabiliser les institutions de la République conformément aux grandes lignes tracées de ce complot par ses commanditaires. Il s'emploie par tous le moyens à pousser la République démocratique du Congo dans une IIIème guerre qui n'a d'autres objectifs que ceux qui avaient motivé les deux précédentes.
Evidemment, dans ces conditions de logique de guerre, il revient en premier lieu aux FARDC de relever le défi pour assurer l'intégrité territoriale, rétablir l'ordre public et protéger les populations congolaises. Défi lancé également à l'endroit de la Monuc qui venait de signer un accord ave les Fardc en vue de mener des opérations militaires conjointes dans le but de neutraliser les forces négatives. Allusion faite ici au chapitre VII de la Charte des Nations Unies pour recourir à la force afin de rétablir la paix. Cette option a été confirmée dernièrement à New York lors de la visite du chef de l'Etat qui venait de prendre part à la 62è session de l'Assemblée générale de l' Onu. Le soutien des Nations unies lui avait été réitéré pour la bonne poursuite du processus politique en Rdc. Les insurgés de Nkunda étant désormais mis dans le même sac que les forces négatives, notamment les Fdlr.
Défi à l'égard aussi des pays faisant partie de la Tripartie Plus. C'est-à-dire, l'Ouganda, la Rdc, le Burundi et le Rwanda. A la dernière réunion de Lubumbashi, les chefs d'Etat majors généraux de ces pays ont levé l'option de tout mettre en œuvre pour neutraliser les forces négatives. Bien auparavant, à Kampala, en présence du représentant des Etats-Unis et de l'Onu, le Rwanda avait été invité à collaborer avec le gouvernement congolais pour que la sécurité soit rétablie au Nord-Kivu. Ce qui sous entend que le Rwanda est invité à cesser tout soutien à l'endroit de Nkunda.
Le moment est venu de tester l'engagement de toutes les parties avec cette déclaration de guerre de Nkunda. Si rien n'est fait pour le neutraliser, il n y a plus de doute pour conclure à une duplicité de la part des parrains de Nkunda, le Rwanda en l'occurrence, et de celle de la Communauté internationale. Déduction : le complot visant la déstabilisation de la RDC et sa balkanisation est toujours d'actualité et à l'ordre du jour. Ainsi, Nkunda n'est que ce pion que l'on pousse pour réaliser ce destin machiavélique.
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Bukima : reprise des combats entre FARDC et militaires pro Nkunda
Nord Kivu | 07 Octobre 2007 à 12:09:27
Les militaires FARDC et les éléments fidèles à Laurent Nkunda s'affrontent depuis ce matin dans cette localité du territoire de Rutshuru. Ces affrontements avaient déjà eu lieu la veille vers 16 heures dans la localité de Nkonkwe, dans le Rutshuru, à environ 80 kilomètres de Goma, rapporte radiookapi.net
Les combats dans la localité de Bukima opposent des militaires de la 9e brigade intégrée à des dissidents fidèles à Laurent Nkunda. Selon le commandant de la brigade FARDC, c'est vers 8 heures locales que leurs positions ont été attaquées par des insurgés. Ces derniers arrivaient des collines de Runyoni et des localités environnantes et tentaient, selon lui, de traverser le territoire de Rutshuru vers le Masisi.
Selon la même source, les insurgés avaient l'intention de s'emparer de la localité de Bukima. Ils visaient les munitions, armements et rations des militaires FARDC. Les insurgés déclarent que ce sont plutôt les FARDC qui les ont attaqués.
Samedi déjà, les deux groupes belligérants se sont accrochés durant 4 heures dans la localité de Nkonkwe. Aucun bilan n'est encore disponible des deux côtés.
Par Okapi
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Défis en vue d'un Congo sûr et prospère
Joseph Kabila attendu ce 26 octobre à Washington
Par RICH NGAPI
Le président américain George W. Bush recevra ce 26 octobre 2007 son homologue de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a annoncé vendredi 5 octobre la Maison Blanche, dans un communiqué relayé par l'AFP.
Lors de cette prochaine visite de Joseph Kabila, le président américain discutera avec lui « des succès du nouveau gouvernement » de la République démocratique du Congo (RDC) après les élections de l'an dernier et « des défis restants en vue d'un Congo sûr et prospère ».
« Les deux présidents évoqueront également les moyens d'accroître la coopération bilatérale dans le domaine de la réforme de la sécurité et de la reconstruction économique dans l'Est de la République démocratique du Congo », indique le communiqué de la Maison Blanche.
L'EST DE LA RDC, UN DEFI
La prochaine visite américaine du Chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila Kabange, rentre dans l'étroite ligne de sa logique de rétablir l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national. C'est l'option qu'il avait levée lors de son adresse du 27 septembre dernier, aux participants aux travaux de la 62ème session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.
Du haut de la tribune des Nations Unies où, il a fait son discours de politique général notamment sur la situation sécuritaire qui prévaut dans son pays, le président congolais s'est montré ferme par rapport à l'insécurité vécue par les populations de l'Est de la RDC. « Rien ne peut justifier que des populations congolaises continuent à faire l'objet de violence et exactions de la part des groupes armés; l'appui des Nations unies est nécessaire pour leur désarmement », a déclaré Joseph Kabila. Partout où il est passé – à Bruxelles comme à New York – le n°1 congolais a rappelé qu'il n'était pas prêt à négocier avec Laurent Nkunda, mais qu'il se battait pour ramener la paix à l'Est du pays.
Il a rappelé le même souci aux autorités belges lors de son passage à Bruxelles, avant de se rendre aux USA.
Pour résoudre l'équation de l'Est, le n°1 congolais privilégie d'abord la voie politique et diplomatique, comme il l'avait dit à Goma, au Nord-Kivu.
Toutefois, tout en sollicitant l'appui de l'ONU pour trouver une solution durable à ce problème, Joseph Kabila s'est montré quelque peu menaçant: « La paix et la sécurité doivent rapidement et à tout prix être rétablies dans cette partie de notre territoire, et elles le seront. Quant aux groupes armés étrangers, l'appui des Nations unies est nécessaire pour leur désarmement volontaire. Ou au besoin, forcer leur rapatriement et leur réinstallation ».
ELEN JOHNSON, L'AUTRE HOTESSE DE BUSH
Mais auparavant, poursuit le même communiqué, Bush recevra le chef de l'Etat du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, le 18 octobre 2007.
La visite de la présidente du Liberia donnera l'occasion à M. Bush « d'évoquer les progrès réalisés dans son pays, près de deux ans après des élections démocratiques historiques », selon un communiqué de la Maison Blanche.
Par ailleurs, M. Bush réaffirmera « l'engagement des Etats-Unis en faveur de progrès sociaux, économiques et démocratiques au Liberia », ajoute-t-il. Elen Johnson est la première femme élue présidente en Afrique.
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