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RDCongo: les combats s'intensifient au Nord-Kivu, cauchemar pour les civils

GOMA (AFP) - 09/10/2007 13h27

Les combats à l'arme lourde s'intensifiaient mardi entre Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) et troupes insurgées ralliées à Laurent Nkunda au Nord-Kivu (est), plongeant des milliers de civils dans le cauchemar de nouveaux déplacements.

"Les combats continuent ce matin (mardi) près de Karuba et Mweso", des localités du territoire de Masisi respectivement situées à environ 40 km à l'ouest et 70 km au nord-ouest de la capitale provinciale Goma, a déclaré le major Prem Tiwari, porte-parole militaire de la Monuc au Nord-Kivu.

"Nous avons déployé une base mobile opérationnelle à Mushaki (à quelques kilomètres de Karuba) pour protéger les populations civiles", a-t-il poursuivi.

Des combats à l'arme lourde et légère ont repris ce week-end dans la région et pourraient s'intensifier après que Nkunda eut affirmé lundi qu'il lancerait une "offensive active" contre les FARDC, en ouvrant un nouveau front partout où il estime que ses troupes sont attaquées.

Joint dans les montagnes de Masisi, l'ex-général a confirmé mardi que des combats se poursuivaient dans les zones de Karuba et de Mweso.

"Dans les collines (autour des villages de la zone de Karuba), les FARDC ont brûlé environ 30 maisons. Ils utilisent des armes lourdes, dont des mortiers de 120 mm. Nous résistons à ces attaques", a affirmé Laurent Nkunda.

"Du côté de Mweso, vers Nyanzale (plus à l'est), les combats ont commencé à 05H00 du matin (...) et se poursuivent jusqu'à présent. Nous comptons les repousser (jusqu'à ce que nous occupions) Nyanzale", a-t-il ajouté.

L'officier déchu tutsi congolais a par ailleurs une nouvelle fois accusé les FARDC de combattre aux côtés de rebelles hutus rwandais - stationnés depuis 13 ans dans l'est congolais et accusés d'avoir activement participé au génocide rwandais de 1994, essentiellement dirigé contre la minorité tutsie.

Les FARDC "ont changé de stratégie. Ils mettent les Interahamwe (extrémistes hutus) devant, sur la ligne de front. Quand nous les repoussons, nous (voyons) qu'ils sont ensemble", a affirmé Laurent Nkunda, dont les troupes sont estimées par l'ONU à environ 5.000 hommes.

L'état-major des FARDC, qui a jusqu'à présent nié toute connivence avec les FDLR, était injoignable en début d'après-midi.

Depuis la fin août, des dizaines de milliers de civils ont fui leurs foyers et s'entassent dans des camps de déplacés, essentiellement dans la zone de Mugunga, à 15 km au nord-ouest de Goma.

"Nous avons recensé 371.000 déplacés internes au Nord-Kivu depuis décembre 2006", a déclaré Louis Vigneault, du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) à Goma.

"Mais nous avons des informations que nous n'avons pas encore pu confirmer - étant donné les conditions sécuritaires - sur 136.000 autres déplacés, ce qui porterait à un demi-million le nombre de déplacés en neuf mois", a-t-il précisé.

Selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), la situation des déplacés est "effroyable".

"A Mugunga, plus de 80.000 personnes s'entassent dans cinq camps de fortune. La tension est très forte entre eux, ils sont mal accueillis par les populations résidentes et des cas de viol ont été signalés à l'intérieur des camps", a déclaré à l'AFP Jens Hesemann, porte-parole du HCR.

"Ces gens ont été victimes de pillages et de violences de différents groupes armés, de dissidents comme de militaires. Ils ont témoigné de recrutements forcés d'enfants, d'arrestations arbitraires et d'attaques dans des sites où ils s'étaient spontanément rassemblés avant de rejoindre des camps de déplacés", a-t-il poursuivi.

Les ONG nationales et internationales peinent à répondre aux besoins, "parce que le flux de déplacés est continu" et que certaines zones restent inaccessibles, selon le HCR.

© 2007 AFP

© Congo Vision


Laurent Nkunda, officier rebelle et défenseur des Tutsis congolais

KINSHASA (AFP) - 09/10/2007 07h09

A la tête de quelques milliers de soldats dissidents, le général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda défie depuis des années le pouvoir de Kinshasa, qu'il accuse de discrimination contre ses "frères" de la minorité tutsie en République démocratique du Congo (RDC).

Il a annoncé lundi le lancement d'une "offensive" contre l'armée et la fin d'une fragile trêve d'un mois au Nord-Kivu (est).

A 40 ans, cet homme mince et élancé, au visage émacié, mène une guerre d'usure contre une armée régulière en pleine restructuration, qu'il a souvent mise en déroute et qu'il accuse de connivence avec les rebelles hutus rwandais génocidaires de l'Est de la RDC.

Comme beaucoup d'autres Tutsis congolais, il a commencé sa carrière militaire dans les rangs du Front patriotique rwandais (FPR, ex-rébellion tutsie du Rwanda) qui mis un terme en juillet 1994 au génocide perpétré par le régime hutu de Kigali.

Après deux ans au sein de l'armée rwandaise, il rejoint au Zaïre voisin la rébellion conduite par Laurent-Désiré Kabila (père de l'actuel chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila) qui destitue le dictateur Mobutu en 1997, avec l'appui de l'armée rwandaise.

En 1998, alors que Kabila père a rompu avec ses anciens alliés, Nkunda devient l'un des commandants du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), une rébellion soutenue par Kigali pendant le conflit régional qui secoue l'ex-Zaïre jusqu'en 2003.

Interrogé sur ses liens avec Kigali, Nkunda affirme avec ironie: "Mais nous sommes tous des soldats de l'armée rwandaise, (Joseph) Kabila aussi", rappelant que l'actuel président a été "formé dans le maquis" par James Kabarebe, chef de l'armée rwandaise.

Il dément tout appui militaire de Kigali, bien que nombre de ses hommes - estimés à 5.000 par l'ONU - portent un uniforme rwandais et soient équipés d'appareils de communication dernier cri.

Après la guerre, alors que le RCD intègre le gouvernement de coalition à Kinshasa, Nkunda est promu général, mais refuse de prendre son poste, dénonçant une réforme de l'armée fantaisiste ne permettant pas "la réconciliation nationale" promise.

"Je n'ai pas choisi de faire la guerre. A l'origine, je devais être infirmier, mais je dois répondre à l'appel des populations menacées", affirme cet enfant du pays, né le 2 février 1967 à Mirangi (Nord-Kivu).

C'est en juin 2004 qu'il fait trembler la République pour la première fois en s'emparant brièvement de la capitale du Sud-Kivu, Bukavu, où il affirme défendre ses "frères" tutsis.

Déchu de l'armée, il est visé depuis septembre 2005 par un mandat d'arrêt pour des crimes de guerre perpétrés par ses hommes à Bukavu.

"Je me battrai tant que les Interahamwe (extrémistes hutus rwandais) seront ici", répète-t-il, se défendant d'oeuvrer à une partition du Congo, débouché naturel pour un Rwanda surpeuplé et pauvre en minerais.

"Il y a quelque chose de mystique chez lui. Il est entouré des pires assassins, recrute sans vergogne des enfants, mais est très croyant et est persuadé d'avoir une mission", affirme un expert de la région.

Ce stratège protestant, marié et père de quatre enfants, "ne serait rien sans l'appui de Kigali", ajoute-t-il, estimant que Nkunda devra un jour négocier un exil ou rendre compte pour les crimes de Bukavu et son implication dans la répression sanglante d'une mutinerie à Kisangani (nord-est) en 2002.

De ses brèves études dans des universités congolaise et rwandaise, Nkunda a gardé une bonne maîtrise du français et de l'anglais, qui fait le bonheur de la presse internationale, souvent séduite par l'image du rebelle retranché dans d'anciennes fermes coloniales mangées par la forêt tropicale.

© 2007 AFP

© Congo Vision


Combats intenses au Nord-Kivu (RDC), Nkunda annonce une offensive

AFP 08 oct. 07 - 16h03

GOMA (RDCongo), 8 oct 2007 (AFP) - L'ex-général Laurent Nkunda a annoncé lundi à l'AFP le lancement d'une "offensive active" contre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au Nord-Kivu (est), où des combats à l'arme lourde ont repris dans la matinée après une brève accalmie.

"Nous refusons aujourd'hui le cessez-le-feu" , instauré le 6 septembre sous forte pression de l'ONU et déjà violé à plusieurs reprises dans la province, a déclaré le général déchu tutsi congolais, joint dans un de ses fiefs des montagnes du Masisi (Nord-Kivu).

"Au moment où je vous parle, les FARDC sont en train de brûler (pilonner) les villages de Muremure, Kiluku, Bwirunde, Mushaki et Karuba", localités du Masisi situées à entre 30 et 40 km à l'ouest de la capitale provinciale Goma, a-t-il affirmé.

"Nous sommes en train de les mettre en déroute et en retour, ils pilonnent les villages. Nous allons ouvrir un front partout où ils nous attaqueront" , a-t-il prévenu.

Un officier des FARDC joint à Karuba a confirmé à l'AFP la reprise des combats dans cette région du Masisi.

"Nous sommes au front. Les villages de Bwirunde, Muremure et Kiluku viennent de tomber sous notre contrôle", a déclaré le major Cristin Paluku, commandant d'un bataillon de la 14e brigade des FARDC.

"Les affrontements se poursuivent. Bientôt, nous serons à Mushaki et Karuba", a-t-il ajouté, avant de raccrocher précipitamment alors que le correspondant de l'AFP entendait distinctement des tirs d'arme lourde et légères au téléphone.

Laurent Nkunda a accusé l'armée régulière d'avoir lancé depuis septembre plusieurs attaques avec l'aide de rebelles hutus rwandais. Basés depuis 13 ans dans l'est congolais, certains de ces rebelles sont accusés d'avoir activement participé au génocide rwandais de 1994, essentiellement dirigé contre la minorité tutsie.

Dimanche, "les FARDC nous ont attaqués à Mweso et Kashuga (à une dizaine de km du fief de Nkunda de Kitchanga, dans les montagnes de Masisi). Ils étaient avec les Interahamwe (extrémistes hutus)" dont certains ont été "capturés", a affirmé l'officier déchu.

"Ceci me pousse à lancer l'offensive active pour protéger la population", a déclaré Laurent Nkunda, qui se pose depuis des années en défenseur de la minorité tutsie congolaise.

Officier de l'ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (soutenue par le Rwanda pendant la dernière guerre en RDC, 1998-2003), Laurent Nkunda a refusé d'intégrer l'armée régulière après la guerre.

Il a été déchu de son grade de général en septembre 2005 et est visé par un mandat d'arrêt pour des crimes de guerre commis par ses hommes en juin 2004 lors de la brève prise de la ville de Bukavu (Sud-Kivu), où il avait affirmé intervenir pour sauver ses "frères" Tutsis qu'il disait menacés par Kinshasa.

© Congo Vision


LE RWANDA DANS UNE NOUVELLE GUERRE AU KIVU !

Il faut appeler le chat par son nom dit-on ! La reprise des hostilités dans le Nord-Kivu est le fait de la décision de Kigali de parer à une éventualité. La paix à l'Est de la RDC entraîne ipso facto le retour des réfugiés et autres miliciens hutu au Rwanda. Ceci ne peut pas arranger le gouvernement tutsi de Paul KAGAME qui a peur d'avoir à gérer l'opposition hutu et à affronter demain sa force aux élections.

Le Rwanda se doit donc de tout mettre en mouvement pour empêcher le retour des Hutu et la solution à la rwandaise consiste à les bloquer au Congo où il faut créer des foyers de tension dans le Kivu afin de prouver à la face du monde, qu'il y a réellement un problème dans ce pays et que les forces négatives qui y résident, constituent un danger réel pour la survie de son pays. KAGAME a trouvé des alibis et des pantins pour exécuter sa sale besogne ! La présence des miliciens tutsi du RCD-Rwanda et tous les autres Congolais alliés ou protégés par Kigali à Goma. Un officier rwandophone du RCD a été payé pour jouer le jeu. C'est le fameux NKUNDAMIHIGO alias Nkundabatware. C'est un Tutsi formé à l'exemple d'Azarias RUBERWA pour ne jurer qu'au nom de la souillante trinité RWANDA-BURUNDI-UGANDA. Il se dit être le protecteur des populations tutsi devant les menaces des présumés génocidaires hutu (FDLR, Interahamwe et autres ex-FAR), il prétend parler au nom des populations congolaises d'on ne sait quelle origine et se fait passer pour un seigneur de guerre aguerri qui fait peur à tout le monde et prêt à raser tout à son passage avec la bénédiction de la communauté internationale.

Que penser de cette énième guerre du Kivu ? Qui tire les ficelles dans le Nord-Kivu ? En effet, après l'échec de Jules MUTEBUSI au Sud-Kivu et la détermination des populations de cette partie de la R.D. Congo à en finir avec les agresseurs rwandais, Kigali s'est décidé à fortifier ses positions à Goma et dans ses environs les plus proches ( Masisi, Sake, Kirotshe et Rutshuru ). Tout a été mis en œuvre pour s'assurer le soutien des puissances impliquées dans le conflit congolais à travers une guerre médiatique allant jusqu'à entraîner les grandes chaînes et radios occidentales à compatir avec le Rwanda victime du génocide de 1994 et à partager et à bénir tout ce qui se dit sur le sort des Tutsi qu'il faut protéger même quand ils lancent une agression contre un pays voisin ! Et la guerre du Congo est vue sous cet angle. C'est l'histoire du voleur qui crie au voleur, de l'agresseur agressé… ! Le Rwanda a fait du génocide, un véritable fonds de commerce qu'il a su vendre ! Il couvre toutes ses bévues sous cette roublardise ! C'est ainsi que les médias occidentaux couvrent toutes les opérations de Nkundabatware, un tutsi instrumentalisé par le Rwanda ! La communauté internationale ne condamne pas cette folie du Rwanda. Au contraire, elle parle d'un problème congolo-congolais qu'il faut résoudre par le dialogue. Aucune condamnation n'est faite de la présence des troupes rwandaises au Nord-Kivu et la MONUC qui est censée assurer la protection des populations civiles congolaises, bénit au contraire les égarements du Rwanda ! L'agression dont est victime la RDC est ainsi transformée en une révolte, une insurrection de quelques militaires des FARDC et les violations qui résultent de cette présence des troupes rwandaises sur le territoire congolais sont déconsidérées, dénaturées et présentées sans aucune autre forme de procès comme des conséquences d'un conflit interne nécessitant un dialogue entre les enfants d'un même pays.

Comment comprendre qu'à chaque fois que la MONUC s'interpose pour un cessez-le-feu dans le Nord-Kivu, c'est alors que les fameuses troupes insurgées se lèvent pour frapper un grand coup !

Les langues se délient au Kivu et l'on accuse la MONUC de jouer le jeu du Rwanda car les renforts qui alimentent les rangs de ces agresseurs « insurgés », partent du Rwanda et gagnent les collines de Rutshuru et Masisi au vu et au su des casques bleus ! Et des fois, le ravitaillement des troupes rwandaises en opération dans le Nord-Kivu se passent sous la barbe de la MONUC qui ne voit toujours rien sortir du côté rwandais, qui ne sait pas arrêter les embarcations bien chargées de l'armée rwandaise traversant le lac Kivu pour se retrouver miraculeusement à la rive occidentale, en territoire congolais !

La MONUC est là pour surveiller au contraire, les faits et gestes des FARDC. Comment ne pas crever de rage alors quand il faut décortiquer les communiqués laconiques des porte-parole de la MONUC lorsqu'il s'agit de donner des informations sur cette agression du Rwanda ?

On se retrouve devant les mêmes tergiversations de la communauté internationale au début de la guerre d'agression de 1998. En effet, face aux réalités sur l'agression dont était victime la RDC de la part de ses voisins, tout le monde avait refusé l'époque, de pointer du doigt le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi en préférant privilégier la thèse développée par le Rwanda sur la révolte des Tutsi « congolais » qui auraient pris les armes pour se protéger contre les menaces des autres « tribus bantu » de la RDC !

Aujourd'hui, c'est toujours cette thèse qu'on commence à brandir si l'on s'en tient aux déclarations de certains officiels rwandais concernant une certaine protection que les troupes de NKUNDABATWARE seraient déterminées à garantir aux Tutsi dans le Kivu où ils seraient menacés par les Hutu génocidaires que soutiendraient les FARDC !

Cette fois-ci, la cithare rwandaise va s'enrhumer car on a que trop entendu cette chanson ! Les Congolais sont fatigués de ce genre de jérémiades puériles et ridicules ! Le chat doit être appelé par son nom et il est temps de tirer toutes les conséquences de cette nouvelle agression !

1.      LE CNDP : UN ARBRE QUI CACHE LA FORET !

Il y a quelques mois, quand NKUNDABATWARE a lancé son pseudo mouvement politique, le Conseil National pour la Défense du Peuple, l'on avait démontré (malheureusement, on a pas été compris), que le RCD-Rwanda d'Azarias RUBERWA, voulait faire de l'amalgame en accordant une couverture à cette énième agression du Rwanda contre la RDC.

En effet, comme le RCD ne pouvait plus utiliser son aile armée et opérer ouvertement pour couvrir Kigali après qu'il se soit impliqué dans l'aventure de positionnement politique à Kinshasa, les ténors tutsi du mouvement ont reçu l'ordre de KAGAME de monter une autre rébellion armée qui jouirait du même soutien militaire du Rwanda. Le RCD devait jeter la poudre aux yeux des Congolais à travers des combines politiciennes à Kinshasa où l'implication des Tutsi dans les arènes du pouvoir notamment l'élection à coups de billets de banque au sénat de certains membres de son conseil politique, devait endormir les Congolais et les pousser à ne pas s'occuper des véritables enjeux qui se dessiner alors au Nord-Kivu ! Les Congolais ont applaudi et facilité l'entrée d'un NYARUGABO, d'un BALAMAGE ou d'une GULAMARI au sénat ! Ils ont dit que c'était là l'expression de la démocratie ! Ils ont savouré le retour d'un KENGO au pouvoir comme ils ont vanté les performances d'un Déo RUKWIZA à l'OFIDA et ses interventions pour augmenter la cagnotte de l'international Tutsi power! Mais, ils ont oublié de lire les dessous des cartes et de voir ce qui se faisait au-delà des bureaux climatisés de Kinshasa où, toutes ces entrées ont entraîné une suite logique dans la mise en application du plan rwandais de déstabilisation de la RDC !

Qui finance NKUNDABATWARE? Qui tire les ficelles pour que le gouvernement s'agenouille devant le Rwanda ? Que cachent les négociations menées par les généraux KISEMPIA, HAMISI Tango Fort et John NUMBI au Rwanda ?

Tous les anciens soldats du RCD qui étaient restés au Kivu ont rejoint les rangs de NKUNDABATWARE. Il s'agit essentiellement des miliciens tutsi concentrés au Nord-Kivu, des recrues de la « local defense »d'Eugène SERUFULI, des Mai-mai de « MUDUNDU 40 » cher à Odilon KURHENGAMUZIMU, Patient MWENDANGA et Pascal ZAGABE, les ex-FAC impliqués dans l'assassinat de Mzee Laurent Désiré KABILA ayant reçu l'asile politique au Rwanda (BORA-UZIMA, MIRINDI, CHIRIBANYA et autres), les dissidents Banyamulenge conduits par jules MUTEBUSI et BIHOGO et enfin tous les démobilisés hutu et tutsi du Rwanda envoyés à Goma pour gonfler les rangs du CNDP sans oubliés les « Rasta » et autres miliciens rwandais travaillant dans les mines du Kivu pour le compte de Kigali.

L'Ouganda a lâché à son tour quelques groupuscules sous sa coupe. Il s'agit des anciens combattants encadrés par le RCD/KML de MBUSA NYAMWISI qui n'ont pas rejoint le brassage. C'est le cas des miliciens du major KAKOLELE et des Mai-mai du fameux commandant Lafontaine.

Comme on peut le constater, le CNDP est un arbre qui cache la forêt ! C'est Kampala et Kigali qui sont derrière ce mouvement et qui financent à coups de dollars US, toutes les opérations de recrutement des jeunes et des enfants envoyés dans des camps d'entraînement en Ouganda et au Rwanda. Ce sont ces pays qui livrent les armes et munitions, qui fournissent les uniformes et la ration des troupes et qui hébergent sur leurs territoires respectifs, l'état-major des opérations du CNDP comme les familles de ses animateurs. Ceux- ci utilisent les passeports de ces pays et reçoivent les grâces des régimes de Kampala et Kigali pour leurs voyages en Europe.

Le Rwanda et l'Ouganda n'ont que faire des recommandations de la Conférence des Etats de la Région des Grands lacs qu'ils foulent aux pieds du reste car personne estiment-ils, ne peut les obliger à respecter les chartes des Nations Unies et de l'Union Africaine ! Ils se croient tout permis et à vrai dire, ils ne peuvent entendre en définitive que la riposte provenant des armes, la seule solution que le peuple congolais est appelé à imposer aujourd'hui à ses agresseurs. Celle-ci reste le seul son de cloche pouvant bien retentir dans les oreilles de la communauté internationale. Il faut savoir bien sûr habiller cette solution militaire en la couvrant des gestes diplomatiques !

2.      LES RAMIFICATIONS DU CNDP A KINSHASA !

Le Rwanda a élargi ses tentacules jusque dans la capitale Kinshasa. Les gens le savent très bien car certains représentants du CNDP ne se cachent pas et tiennent leurs réunions au clair de la lune. Il y a même des mouvements de recrutement qui se font à Kinshasa surtout au niveau de la classe politique. Entre mai et juillet 2007, quand certains officiels congolais se sont embourbés dans les négociations avec cette rébellion au Rwanda, beaucoup d'opportunistes kinois ont rencontré les émissaires de Kigali pour entrer au gouvernement ou dans les comités de gestion des entreprises et autres services de l'Etat à partager ! Des mariages d'intérêts ont été conclus, l'argent a même circulé afin de ne pas louper cette énième chance de se retrouver dans les sérails du pouvoir.

Des menaces de mort ont été proférées à l'endroit de certaines notabilités du Kivu hostiles à ce mariage des dupes et des expressions comme : « vous allez crever si vous refusez de coopérer avec le Rwanda… », « Le Kivu peut être rasé de la carte de la RDC et l'on va continuer à vivre… », ont été prononcées par des hommes politiques congolais ou « supposés » dans le but d'intimider les nationalistes du Kivu et les décourager. Ces gens ont essayé de revendiquer des accointances avec le pouvoir à Kinshasa pour montrer aux Kivutiens qu'il ne servait à rien de résister et qu'il fallait se résoudre à jouer le jeu du Rwanda et de leurs pantins congolais!

Des pressions de tous ordres ont été exercées sur le Président Joseph KABILA pour qu'il cède au chantage de ces brigands. Ils ont cogné leurs têtes sur le roc car le Président KABILA n'est pas comme il l'a dit lui-même, un homme pouvant fléchir devant les pressions. Il a fait une promesse aux populations du Kivu pour mériter leur suffrage ! Il a promis de réussir le combat de la libération totale du Congo et offrir la paix à son peuple ! Il a répété à ceux-là qui avaient des oreilles et des yeux pour saisir la portée de son message lors de son dernier séjour au Nord-Kivu en septembre dernier, qu'il n'y aura jamais de négociation ou de dialogue avec les rebelles qui ont choisi de verser inutilement le sang du peuple congolais, pas donc de compromission visant à hypothéquer l'avenir de la RDC !

Du côté du CNDP, le message du Chef de l'Etat a été capté cinq sur cinq et les laboratoires de Kigali ont fonctionné pour analyser à la loupe les faits et gestes du Président dans le Kivu. L'agitation a commencé à secouer les esprits au niveau du CNDP à Kinshasa ! On les a vus à l'œuvre dans certains cercles du pouvoir, au parlement et même dans l'armée. Ils ont commencé à proférer des menaces de mort à l'endroit du Président et à entretenir une presse noire à l'extérieur pour ternir l'image du gouvernement de la République et saper toutes les actions de Joseph KABILA tendant à redonner la joie de vivre au peuple congolais. On les a vus à l'œuvre lors du dernier voyage du Chef de l'Etat en Belgique et à New York. Ils disent aujourd'hui à qui veut les entendre qu'ils iront jusqu'au bout car ils ont les moyens ! Ils vont sans doute, se mordre les doigts car ils trouveront les enfants du Congo sur leur route ! Les Congolais sont décidés à ne plus se laisser faire et à défendre par tous les moyens leur souveraineté.

Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever dit –on ! Les agresseurs de la RDC peuvent monter toutes les stratégies du monde pour espérer réoccuper et ré exploiter le Congo, ils finiront par échouer devant la détermination du peuple congolais et de son Président à briser toutes les chaînes de l'asservissement et à redonner à ce pays continent, sa véritable place de « puissance économico-politique » au cœur de l'Afrique.

Tout doit être mis en mouvement pour écraser cette énième agression du Rwanda ! Il faut savoir que : « Frapper NKUNDA, c'est frapper le Rwanda ! ». Il faut aller au bout de cette logique et en tirer toutes les conséquences qui s'imposent ! C'est ici que devra intervenir la participation de chaque Congolais car il y a du feu en la demeure et tout le monde est appelé à apporter un seau d'eau pour éteindre les flammes. C'est un devoir patriotique, une obligation ! C'est le moment de dénicher les traîtres et autres marionnettes au service des ennemis de la RDC.

LA PAIX SE GAGNE ET ELLE A REELLEMENT UN PRIX !

Bwana MUSEMA KWELI

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