Nord-Kivu : Les FARDC occupent Karuba et Muremure
Par Le Potentiel
Les FARDC ont le vent en poupe au Nord-Kivu. Ils sont en train de gagner du terrain face aux insurgés de Nkunda pour rétablir l'ordre et sécuriser les populations locales. Dernières conquêtes, les localités de Karuba et de Muremure, dans le Masisi. Conquêtes confirmées par la Monuc.
Les combats se poursuivent dans le territoire de Masisi entre les FARDC et les hommes fidèles à Laurent Nkunda. Selon les responsables militaires de l'armée congolaise, les localités de Karuba et de Muremure sont passées depuis mardi dans la soirée sous contrôle des forces gouvernementales.
Ces zones sont situées à une quarantaine de kilomètres, au Sud-ouest de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Les forces régulières affirment aussi contrôler des collines de Ngingo, Kisisi et Nyange, théâtre des affrontements depuis samedi dernier. Selon les responsables militaires de la 14ème brigade intégrée, c'est après d'intenses combats que les FARDC ont pris possession de toutes ces positions qui étaient sous contrôle des hommes de Laurent Nkunda depuis août. La colline de Nyange qui était occupée par les mêmes insurgés a été libérée hier mercredi matin vers 7 heures locales par les FARDC, ajoutent les mêmes sources. Actuellement, les accrochages se déroulent à environ 4 kilomètres au Sud de Mushaki.
Le bilan des affrontements de mardi à Karuba, Ngingo et à Muremure ont fait 101 tués dans les rangs des insurgés, a déclaré le colonel John Tshibangu, commandant en second de la 14ème brigade intégrée.
De leur côté, les FARDC ont enregistré 16 morts et 27 blessés, selon le commandant adjoint de la 8ème région militaire. Par ailleurs, le calme est revenu actuellement à Mwanga, à 5 kilomètres de Nyanzala, au Sud de Goma, dans le territoire de Rutshuru.
REPRISE DES COMBATS
Les combats ont repris de plus belle dans les deux Kivu depuis la semaine dernière, selon les dépêches de l'AFP et de radiookapi.net. Le général déchu Laurent Nkunda a affirmé le mardi 9 octobre 2007, que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) incendiaient des maisons et combattaient ses troupes avec l'aide des rebelles hutu rwandais au Nord-Kivu. «Les affrontements se poursuivent dans le territoire de Masisi, à Katsiru, Kiluku, Kasasa et Ngingo», des localités voisines de Karuba à environ 40 km à l'Ouest de Goma, la capitale du Nord-Kivu, a déclaré Nkunda, joint au téléphone par l'AFP, dans les montagnes du Masisi. «Dans les collines qui entourent ces villages, les FARDC ont brûlé environ 30 maisons. Ils utilisent des armes lourdes, dont des mortiers de 120 mm. Nous résistons à ces attaques», a-t-il poursuivi.
«Du côté de Mweso, à environ 70 km au Nord-ouest de Goma, vers Nyanzale qui se trouve plus à l'Est, les combats ont commencé à 05H00 du matin (...) et se poursuivaient encore dans la journée. Nous comptons les repousser jusqu'à ce que nous occupions Nyanzale», a-t-il affirmé.
Laurent Nkunda a, par ailleurs, accusé une nouvelle fois les FARDC de combattre aux côtés de rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), stationnés depuis 13 ans dans l'Est de la RDC où ils sont estimés au total à environ 6.000 par l'Onu.
Le major Prem Tiwari, porte-parole militaire de la Monuc au Nord-Kivu a précisé : «Nous avons déployé une base mobile opérationnelle à Mushaki, à quelques kilomètres de Karuba, pour protéger les populations civiles et faciliter la reddition de soldats ralliés à Nkunda. Nous ne savons pas précisément combien de déplacés sont arrivés dans la zone depuis les combats des trois derniers jours». Il faut rappeler que Nkunda avait affirmé lundi qu'il lancerait une «offensive active» contre les FARDC, en ouvrant un nouveau front partout où il estime que ses troupes sont attaquées. L'opinion se demande de savoir jusqu'à quand les affrontements vont prendre fin au Nord-Kivu. D'autant plus que le gouvernement a déjà refusé de dialoguer avec Nkunda et que les pays de la région, ainsi que la communauté internationale tiennent à voir la paix revenir dans l'Est de la RD Congo.
A en croire d'autres sources d'information, les insurgés de Nkunda surpris par la puissance de feu des FARDC envisagent «d'asphyxier » Goma en bloquant les sorties de Rutshuru, Masisi et Kanyabayonga pour empêcher le ravitaillement du chef-lieu du Nord-Kivu. Et ce dans le but de contraindre Kinshasa à dialoguer.
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RD Congo: Nkunda appelle à un "cessez-le-feu" dans les combats au Nord-Kivu
GOMA (AFP) - 10/10/2007 21h11
Le général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda a appelé mercredi soir à un "cessez-le-feu" au Nord-Kivu, province de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) où de violents combats opposent ses troupes et l'armée régulière.
"Nous sollicitons la Monuc (Mission de l'ONU en RDC) pour instaurer un nouveau cessez-le-feu, car les villages sont brûlés et désertés dans le Masisi", territoire où les combats à l'arme lourde se déroulent depuis quatre jours, a-t-il dit.
"Il est important qu'il y ait un cessez-le-feu. Moi je le respecterai", a-t-il ajouté, affirmant qu'en cas de refus du côté gouvernemental, "les FARDC (Forces armées de RDC) porteront la responsabilité (...) de massacres de la population de Masisi".
Les FARDC ont gagné du terrain sur les troupes dissidentes ces derniers jours et annoncé mercredi la mort de 101 combattants, dont 85 soldats insurgés, après la reprise de la localité de Karuba (Masisi), à une quarantaine de km de la capitale provinciale Goma.
Le général déchu, visé par un mandat d'arrêt pour "crimes de guerre" depuis septembre 2005, a reconnu que ses troupes avaient perdu le contrôle des villages de Ngungu, Karuba, Kiluku, Ndingo et Bwirunde, situés à 40 à 50 km à l'ouest de Goma, au cours des derniers jours.
Il a cependant refusé d'indiquer l'ampleur des pertes dans ses rangs. "Je ne donne pas le bilan car ce sont des Congolais qui meurent des deux côtés", a-t-il dit.
"J'ai attendu pendant un mois (l'ouverture d'un dialogue). C'est le gouvernement qui a continué à m'attaquer", a affirmé l'officier dissident, qui avait annoncé lundi la rupture d'une trêve instaurée le 6 septembre sous forte pression de la Monuc, après dix jours de combats sur plusieurs fronts au Nord-Kivu.
L'officier déchu s'est aussi dit prêt à envoyer 500 hommes dans un "centre de transit" au Nord-Kivu, en vue de leur intégration au processus national de réforme de l'armée, dit de "brassage".
"Il faut qu'on obtienne d'abord un cessez-le-feu du gouvernement et cela (le brassage) sera fait", a-t-il affirmé.
"La semaine dernière, 500 militaires (insurgés) étaient déjà préparés pour aller à Mushaki (à environ 30 km au nord de Goma) au centre de transit", a-t-il assuré. "Le principe est acquis, mais les modalités restent à discuter".
C'est la première fois que l'officier tutsi congolais accepte le principe du brassage, qui va éloigner ses troupes du Nord-Kivu en les envoyant en formation dans des camps répartis à travers le pays.
Nkunda s'était jusqu'à ce jour opposé à laisser "sans protection" la minorité tutsie congolaise tant que des rebelles hutus rwandais "génocidaires" auraient des bases en RDC.
Mercredi, des affrontements se sont poursuivis dans la zone de Karuba jusqu'à la tombée de la nuit, pour la quatrième journée consécutive.
"Les FARDC ont consolidé leurs positions à Karuba et les troupes de Nkunda ont fait mouvement vers Mushaki (plus au nord)", où la Monuc dispose d'une base mobile et où des centaines de déplacés, essentiellement tutsis, se sont réfugiés ces dernières semaines, a indiqué dans la soirée le major Prem Tiwari, porte-parole militaire de la Monuc au Nord-Kivu.
Mercredi à Kinshasa, le porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki, a déclaré que "l'initiative de l'attaque (venait) de l'ex-général Nkunda et de ses éléments", tout en affirmant que la Monuc, qui apporte un soutien logistique aux FARDC, privilégiait "la recherche de solutions pacifiques".
Pour protéger les civils, la Monuc a décidé de déployer "une base permanente à Mugunga" (à 15 km au nord-ouest de Goma), où "64.000 déplacés" s'entassent dans des camps ou au sein de familles d'accueil.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) s'est "alarmé" mercredi de la détresse de milliers de civils déplacés par les derniers combats, qui ont contraint l'agence à différer des distributions de vivres.
L'ONU a recensé depuis la fin 2006 plus de 371.000 déplacés internes au Nord-Kivu, où la poursuite des violences rend difficiles, voire impossibles dans certaines zones, les distributions de vivres et les soins aux populations.
© 2007 AFP
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Goma: les FARDC contrôlent désormais Karuba et Muremure
Nord-Kivu | 10 Octobre 2007 à 15:14:09
Les combats se poursuivent dans le territoire de Masisi entre les FARDC et les hommes fidèles à Laurent Nkunda. Selon les responsables militaires de l'armée congolaise, les localités de Karuba et de Muremure sont passées depuis mardi dans la soirée sous contrôle des forces gouvernementales, rapporte radiookapi.net
Ces zones sont à une quarantaine de kilomètres, au sud-ouest de Goma. Les forces régulières affirment aussi contrôler des collines de Ngingo, Kisisi et Nyange, théâtre des affrontements depuis samedi dernier. Selon les responsables militaires de la 14ème brigade intégrée, c'est après d'intenses combats que les FARDC ont pris possession de toutes ces positions qui étaient sous contrôle des hommes de l'ex-général Laurent Nkunda depuis août. La colline de Nyange qui était occupée par les mêmes insurgés a été libérée ce mercredi matin vers 7h locales par les FARDC, ajoutent les mêmes sources.
Actuellement, les accrochages se déroulent à environ 4 kilomètres au sud de Mushaki.
Le bilan des affrontements de mardi à Karuba, Ngigo, Muremure ont fait plus de 85 tués dans les rangs des insurgés, a déclaré le colonel John Tshibangu, commandant second de la 14e brigade intégrée. De leur côté, les FARDC ont enregistrés 16 morts et 27 blessés, selon le commandant adjoint de la 8e région militaire.
Par ailleurs, le calme est revenu actuellement à Mwanga, à 5 kilomètres de Nyanzala, au sud de Goma, dans le territoire de Rutshuru.
Okapi
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Combats au Nord-Kivu (RDC): Nkunda appelle à un "cessez-le-feu"
GOMA (RDCongo) - Le général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda a appelé mercredi soir à un "cessez-le-feu" au Nord-Kivu, province de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) où de violents combats opposent ses troupes et l'armée régulière, dans une déclaration à l'AFP.
"Nous sollicitons la Monuc (Mission de l'ONU en RDC) pour instaurer un nouveau cessez-le-feu, car les villages sont brûlés et désertés dans le Masisi", territoire où les combats à l'arme lourde se déroulent depuis quatre jours, a-t-il dit.
"Il est important qu'il y ait un cessez-le-feu. Moi je le respecterai", a-t-il ajouté.
Les Forces armées de RDC (FARDC) ont gagné du terrain sur les troupes dissidentes ces derniers jours et annoncé mercredi la mort de 101 combattants, dont 85 soldats insurgés, après la reprise de la localité de Karuba (Masisi), à une quarantaine de km de la capitale provinciale Goma.
"J'ai attendu pendant un mois (l'ouverture d'un dialogue). C'est le gouvernement qui a continué à m'attaquer", a affirmé l'officier dissident, qui avait annoncé lundi la rupture d'une trêve instaurée le 6 septembre sous forte pression de la Monuc, après dix jours de combats sur plusieurs fronts au Nord-Kivu.
"Je veux que tout le monde mette la pression afin qu'on obtienne un cessez-le-feu dans l'intérêt de la population", a-t-il répété, affirmant qu'en cas de refus, "les FARDC porteront la responsabilité (...) de massacres de la population de Masisi".
Le général déchu, visé par un mandat d'arrêt pour "crimes de guerre" depuis septembre 2005, a reconnu que ses troupes avaient perdu le contrôle des villages de Ngungu, Karuba, Kiluku, Ndingo et Bwirunde, situés à entre 40 et 50 km à l'ouest de Goma, au cours des derniers jours.
Il a cependant refusé d'indiquer l'ampleur des pertes dans ses rangs. "Je ne donne pas le bilan car ce sont des Congolais qui meurent des deux côtés", a-t-il dit.
(AFP / 10 octobre 2007 21h46)
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RDC: Nkunda prêt à envoyer 500 hommes dans un centre de transit
GOMA (RDCongo) - Le général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda a déclaré mercredi soir à l'AFP être prêt à envoyer 500 hommes dans un "centre de transit" au Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), en vue de leur intégration à l'armée régulière.
L'officier dissident a appelé dans la soirée à un "cessez-le-feu" après quatre jours de combats à l'arme lourde entre ses troupes et les Forces armées de RDC (FARDC) dans le territoire de Masisi.
"Le brassage (processus national de réforme de l'armée) n'a jamais été un problème pour le CNDP", a déclaré le leader du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), un mouvement politico-militaire qu'il a fondé en juillet 2006.
"Il faut qu'on obtienne d'abord un cessez-le-feu du gouvernement et cela (le brassage) sera fait", a-t-il affirmé.
"La semaine dernière, 500 militaires du CNDP étaient déjà préparés pour aller à Mushaki (à environ 30 km au nord de la capitale provinciale Goma) au centre de transit", a-t-il assuré.
"Le principe est acquis, mais les modalités restent à discuter", a-t-il ajouté, expliquant qu'il fallait encore déterminer "où amener" ses troupes et voir "comment améliorer leur situation par rapport aux brigades intégrées (déjà brassées) des FARDC".
"Le processus avait déjà commencé avec (l'aide de) la Monuc (Mission de l'ONU en RDC) la semaine dernière, mais les atrocités de ce week-end ont pris de l'ampleur dans le Masisi et il faut d'abord épargner la population avant d'arriver au brassage", a-t-il conclu.
C'est la première fois que l'officier déchu accepte le principe du brassage, qui va éloigner ses troupes du Nord-Kivu.
Ce processus prévoit la démobilisation des combattants de toutes les factions belligérantes congolaises opposées pendant la dernière guerre en RDC (1998-2003) dans des camps répartis à travers le pays, où ils devront opter pour l'intégration à l'armée ou la réinsertion à la vie civile.
Tous les soldats, quels que soient leur origine ethnique ou leur groupe armé, sont regroupés dans les centres de "brassage", où ils sont désarmés, recensés et dotés de documents infalsifiables. Ceux qui optent pour l'armée sont formés avant d'être reversés dans des brigades dites "intégrées", ensuite déployées sur le territoire au gré des besoins.
Les FARDC comptent actuellement 15 brigades intégrées et plus de 80.000 soldats restent à démobiliser dans le pays, essentiellement à Kinshasa et dans les provinces de l'est.
Nkunda s'était jusqu'à ce jour opposé au départ de ses troupes des régions du Kivu, craignant de laisser sans protection la minorité tutsie congolaise tant que les rebelles hutus rwandais auraient des bases en RDC.
Certains de ces rebelles sont accusés par Kigali d'avoir activement participé au génocide rwandais de 1994, essentiellement dirigé contre les Tutsis.
(AFP / 10 octobre 2007 22h49) © Congo Vision
DR Congo rebels lose vital town
Rogue General Laurent Nkunda's fighters have withdrawn from the key town of Karuba in the east of the Democratic Republic of Congo, the UN says.
Following the withdrawal, Gen Nkunda called for a new ceasefire agreement and said he was ready to integrate his fighters back into the national army.
An army spokesman told the BBC about 85 rebels and 16 soldiers had been killed in battles over the last three days.
Both the army and Gen Nkunda accuse the other of breaking a recent ceasefire.
The UN says the renewed fighting has made it hard to reach more than 300,000 people who rely on food aid, while 150,000 remain out of reach.
Gen Nkunda says he is fighting to protect the Tutsis minority and accuses the government of supporting Rwandan Hutu rebels who fled to DR Congo after the genocide in Rwanda in 1994.
The government had given the rebel general an ultimatum of 15 October to cease hostilities and integrate his forces into the army or face tough action.
Ghost towns
The BBC's Arnaud Zajtman in Goma says the army claimed to have recaptured Karuba on Wednesday morning but the battle continued into the afternoon.
The UN then confirmed that Gen Nkunda's men had withdrawn 10km north of the town.
Our correspondent says the town is a key position as it is in an area where ethnic Tutsis live and it opens the way south to neighbouring South Kivu province.
Other clashes have been reported further west around the town of Masisi.
In the centre of Masisi itself, government troops stand guard outside the main hospital where casualties caught up in the fighting are being brought.
Our reporter says women have been arriving at a hospital with severely malnourished children in their arms.
Medical staff have had to open feeding centres in Masisi, but an aid worker with French aid group Medecins Sans Frontieres said bringing medical supplies to the hospital was a nightmare because the different armed groups have established roadblocks.
The road stretches through villages that have become ghost towns.
Families walk on the side of the road, their few belongings on their head, our reporter says.
More than 300,000 civilians have already fled to displaced camps where they rely on humanitarian assistance.
But our correspondent says in Masisi there is a camp of another sort. About 400 young men and 70 children have gathered together in an open field.
They say they have escaped from forced recruitment operated by the rebels of Gen Nkunda in the schools of the region.
They refuse to join any of the many armed groups in the area, our reporter says.
Our correspondent says they want peace to return so they can go back to school. But in the present climate for many children it is impossible to go to school.
BBC
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Les Congolais du Kivu vivent un cauchemar
( Le Temps.ch 10/10/2007)
Les combats à l'arme lourde s'intensifiaient mardi entre Forces armées de République démocratique du Congo (Fardc) et troupes insurgées ralliées à Laurent Nkunda au Nord-Kivu (est), plongeant des milliers de civils dans le cauchemar de nouveaux déplacements. Des combats à l'arme lourde et légère ont repris ce week-end et pourraient s'intensifier après que Laurent Nkunda eut affirmé lundi qu'il lancerait une «offensive active» contre l'armée, en ouvrant un nouveau front partout où il estime que ses troupes sont attaquées.
Joint dans les montagnes de Masisi, l'ex-général a confirmé hier que des combats se poursuivaient dans les zones de Karuba et de Mweso, respectivement situées à environ 40 km à l'ouest et 70 km au nord-ouest de la capitale provinciale Goma. «Nous résistons (aux) attaques» de l'armée, a affirmé Laurent Nkunda. L'officier déchu tutsi congolais, dont les troupes sont estimées par l'ONU à environ 5000 hommes, a par ailleurs une nouvelle fois accusé l'armée de combattre aux côtés de rebelles hutus rwandais - stationnés depuis treize ans dans l'est congolais et accusés d'avoir activement participé au génocide rwandais de 1994, essentiellement dirigé contre la minorité tutsie.
Depuis fin août, des dizaines de milliers de civils ont fui leurs foyers et s'entassent dans des camps de déplacés, essentiellement dans la zone de Mugunga, à 15 km au nord-ouest de Goma. «Nous avons recensé 371000 déplacés internes au Nord-Kivu depuis décembre 2006», a déclaré Louis Vigneault, du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) à Goma. «Mais nous avons des informations que nous n'avons pas encore pu confirmer - étant donné les conditions sécuritaires - sur 136000 autres déplacés, ce qui porterait à un demi-million le nombre de déplacés en neuf mois», a-t-il précisé.
«Viols, pillages, violences»
Selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), la situation des déplacés est «effroyable». «A Mugunga, plus de 80000 personnes s'entassent dans cinq camps de fortune. La tension est très forte entre elles, elles sont mal accueillies par les populations résidentes et des cas de viol ont été signalés à l'intérieur des camps, a déclaré Jens Hesemann, porte-parole du HCR. Ces gens ont été victimes de pillages et de violences de différents groupes armés, de dissidents comme de militaires. Ils ont témoigné de recrutements forcés d'enfants, d'arrestations arbitraires et d'attaques dans des sites où ils s'étaient spontanément rassemblés avant de rejoindre des camps de déplacés.»
Le Temps
Mercredi 10 octobre 2007
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More than 100 killed in DR Congo fighting
Wed Oct 10, 7:49 AM ET
KINSHASA (AFP) - More than 100 fighters, including 85 rebels, have been killed in clashes in the Nord-Kivu province of the Democratic Republic of Congo , a top army officer said on Wednesday.
Colonel Delphin Kahimbi, the army's second in command in the eastern province, said 16 troops and 85 rebels had been killed around Karuba, a town about 40 kilometres (25 miles) north-west of the provincial capital of Goma .
"We have been in control of Karuba since yesterday," he told AFP.
"The enemy has abandoned 85 bodies on the ground," he added. His own forces counted 16 dead including 27 wounded, five of them seriously.
Government forces have been fighting followers of renegade general, Laurent Nkunda, who claims that his aim is to defend the minority Congolese Tutsis of the east from other population groups and armed movements, around Karuba.
Nkunda spokesman Rene Abandi told AFP that government forces had shelled their positions and that they had taken their wounded back to their bases.
He was not able to give figures for their casualties.
But Kahimbi said: "These are the heaviest losses that he (Nkunda) has suffered" since he broke the ceasefire. Government troops had also captured ammunition and a jeep left by the rebel forces, he added.
MONUC, the United Nations peacekeeping force in the region, confirmed that government forces (FARDC) had made progress after two days of fierce fighting.
"Karuba was taken by the FARDC yesterday. Nkunda's forces are gathered around the (neighbouring) village of Ngengwi," MONUC spokesman Major Prem Tiwari, told AFP.
A local resident reached by telephone reported renewed gunfire Wednesday morning, but not as heavy as the artillery fire the day before.
Heavy fighting resumed this weekend in the highland Masisi territory where Nkunda has set up his bases in Nord-Kivu. Fighting was concentrated around Karuba and Meso, which is 70 kilometres north-west of Goma.
There was also heavy fighting in the neighbouring Nord-Kivu territory of Rutshuru in the hills 25 kilometres north of Goma.
Nkunda, a dissident Tutsi officer, announced on Monday that was launching a fresh offensive against the government forces, breaking the already fragile ceasefire that MONUC had negotiated at the beginning of September.
Kahimbi said that having beaten off that attack government forces were now going on the offensive.
He estimated that several hundred people had been killed since the latest round of fighting in the region broke out at the end of August.
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Congo army retakes rebel-held villages
By EDDY ISANGO, Associated Press Writer Wed Oct 10, 5:21 PM ET
KINSHASA, Congo - Government troops retook three villages Wednesday from fighters loyal to a rebel warlord in eastern Congo, after four days of fighting that reportedly killed more than 100 combatants, U.N. officials said.
Troops seized the villages of Karuba, Ngigo and Muremure in North Kivu province from rebel chief Laurent Nkunda's fighters, said Maj. Prem Kumar Tiwari, a regional spokesman for the U.N. peacekeeping force in Congo.
Tiwari said most fighting in the three villages ended late Tuesday and the army moved in Wednesday.
Speaking over a U.N.-funded radio station, Congo army Col. John Tshibangu said 85 rebel fighters and 16 government soldiers had been killed since fighting erupted Sunday. He said 27 soldiers were wounded.
It was not possible to independently confirm the claim, and rebel officials could not be reached for comment.
The chief U.N. peacekeeping spokesman, Kemal Saiki, said fighting was making it difficult to distribute food to tens of thousands of displaced people, including 30,000 who fled their homes the last few days.
U.N. officials say some 400,000 to 500,000 people have been displaced by fighting since January in North Kivu, a province that lies along the border with Rwanda and Uganda .
Nkunda, a former army general, has been battling government forces on and off since December. The two sides had agreed about a month ago to stop fighting and try to restart talks, but new clashes erupted in late September and early October.
Nkunda, whose Tutsi ethnic group is a minority in Congo, left the army and formed his own militia soon after Congo's war ended in 2002, claiming he needed to fight to protect Tutsis from Rwandan Hutu rebels who took refuge in eastern Congo after Rwanda's 1994 genocide.
His troops have been accused of torture and rape, and he is named in an international arrest warrant for alleged war crimes.
U.N. peacekeepers helped end the 1998-2002 war that drew in forces of six neighboring countries, but Congo's government has struggled with little success to establish authority over eastern regions thousands of miles from Kinshasa , the capital.
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RDC: Des milliers de jeunes risquent d'être enrôlés de force par les milices
GOMA, 9 octobre (IRIN) - James Mapundo vient juste d'avoir 18 ans ; il parle français, anglais et swahili et désire ardemment retourner à l'école pour apprendre une nouvelle langue. Mais pour l'instant, il se retrouve coincé dans le camp de Bulengo qui abrite quelque 13 000 déplacés de la province du Nord-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le jeune Mapundo fait partie des 370 000 civils qui ont fuit leur domicile depuis la reprise des hostilités entre les miliciens du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), du général déchu Laurent Nkunda, et l'armée congolaise, en décembre 2006.
A l'instar de milliers d'autres jeunes, il court le risque de se faire enrôler de force dans les rangs des groupes armés qui contrôlent une bonne partie de la province du Nord-Kivu.
« [Le NCPD] tue les civils et oblige les jeunes à suivre une formation militaire », a expliqué James Mapundo à IRIN. « Ils m'ont demandé de rejoindre leurs rangs, mais j'ai refusé ».
Malgré la précarité de sa situation, le jeune Mapundo fait partie des quelques rares chanceux. Bon nombre d'enfants n'ont pas réussi à échapper aux groupes armés, bien que les statistiques ne donnent aucun chiffre précis car une bonne partie de la population reste inaccessible en raison de la constance de combats.
Mais en en croire les travailleurs humanitaires, le recrutement d'enfants soldats a considérablement augmenté depuis les derniers affrontements, il y a six semaines.
« Les organisations de protection de l'enfance ont également remarqué une forte progression du recrutement d'enfants dans les rangs des miliciens », a affirmé Patrick Lavand'Homme, responsable du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), à Goma.
Certains chargés de protection ont noté que d'autres faits troublants sont apparus depuis le début des nouveaux affrontements.
« [Des groupes de miliciens] s'en prennent aux écoles », a dit Pernille Ironside, chargée de la protection des enfants à Goma auprès du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF). « De nombreux rapports font état d'attaques d'écoles secondaires et de collèges techniques et généralement ce sont les jeunes de plus de 15 ans qui courent le risque d'être recrutés ».
Les filles aussi sont ciblées
Si ce sont souvent les jeunes garçons qui sont recrutés au sein des groupes armés, la situation des jeunes filles est tout aussi critique, ont fait savoir certains chargés de protection.
Les jeunes filles enlevées sont obligées de devenir les « épouses » des commandants militaires - ce qui les relègue à un rôle d'esclaves sexuels.
Contrairement aux garçons, les jeunes filles sont à l'arrière du front, dans les camps, ce qui explique que les chargés de protection ont plus de difficultés à les rencontrer.
« Cela a toujours été un grave problème », a expliqué Mme Ironside à IRIN. « La difficulté est que certaines filles enlevées par les groupes armés [.] acceptent parfois, de manière tacite, leur situation. Elles savent qu'elles seront stigmatisées si elles reviennent dans leurs communautés parce qu'elles auront été violées ou auront eu des enfants avec des membres d'un groupe rival ».
Le recrutement forcé d'enfants a semé la peur dans les rangs des déplacés qui refusent de quitter le camp et de retourner chez eux tant que leur sécurité ne sera pas assurée.
« J'ai beaucoup entendu parler d'enfants qui se faisaient recruter, et même certaines fillettes », a affirmé Ame Muhima, représentant du groupe des 4 000 familles déplacées qui attendent d'intégrer les sites officiels de déplacés situés en dehors de Goma.
« Il y a 17 enfants qui ont réussi à s'échapper et qui sont revenus ici », a révélé M. Muhima.
Selon les chargés de protection, les enfants ne sont plus recrutés par l'armée congolaise, mais par les trois milices actives dans la région. Ils courent donc le risque d'être recrutés par l'une ou l'autre des milices.
Les miliciens du groupe Mayi-Mayi, par exemple, expliquent aux enfants qu'ils ont la responsabilité de se battre pour protéger leurs villages contre les groupes armés rivaux. Motivés par le sens du devoir, les enfants rejoignent souvent volontairement les rangs de ces milices, et ceux qui résistent sont « vivement encouragés » par leurs parents qui les incitent à s'engager.
Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe de miliciens hutus liés aux auteurs du génocide rwandais de 1994, usent d'une autre stratégie.
« Les FDLR font une descente sur un village, enlèvent tous les enfants d'un certain âge et les entraînent avec eux dans la brousse », a raconté Mme Ironside.
Les enfants capturés au cours des récents affrontements sont détenus par les groupes armés dans des camps de prisonniers de guerre. Les forces fidèles au général déchu Nkunda détiendraient ainsi plusieurs enfants mineurs.
Des civils pris entre deux feux
Les travailleurs humanitaires souhaitent une cessation des hostilités, mais pensent que la situation dans le Nord Kivu pourrait plutôt se détériorer, en raison de l'intensification des activités militaires dans la région.
Considérée comme une région riche, l'est de la RDC a depuis longtemps été une poudrière où, pour de considérations ethniques, des groupuscules de miliciens se battent pour le contrôle de cette région.
La guerre civile de 1998 à 2003 avait impliqué sept des pays limitrophes et coûté la vie à quelque quatre millions de personnes, mortes pour la plupart de faim et de maladie.
Les travailleurs humanitaires notent toutefois que ce sont les civils et les enfants qui font les frais de ces affrontements et qui continueront d'en pâtir compte tenu de la recrudescence des combats.
A l'extérieur du camp de Bulengo, Gusanga, un jeune garçon de 13 ans, passe ses journées à aller de case en case pour demander qu'on lui prête un stylo.
Fier de pouvoir parler couramment le français et le swahili, et un peu mûr pour son âge, le jeune garçon offre ses services de traduction aux visiteurs.
Il y a un mois, il avait échappé à un recrutement des milices FDLR, dans la ville voisine de Kitchanga.
« Tous les jeunes de 15 ans ou plus doivent les rejoindre aux combats », a expliqué Gusanga à IRIN. « Après mes 15 ans, je souhaiterais poursuivre mes études ; mais dès qu'on atteint cet âge, ils viennent nous arrêter », a-t-il déploré.
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Le Ministre De Gucht sur la situation à l'Est du Congo
Bruxelles, Le 10 octobre 2007
Depuis quelques jours les combats au Nord Kivu ont repris en intensité. Ceci se produit en dépit du cessez-le feu qui était de facto entré en vigueur il y a quelques semaines. Le Ministre de Gucht déclare à ce sujet : "une fois de plus la population civile risque d'être la victime de la violence. J'appelle donc les parties à mettre un terme aux hostilités et à respecter le cessez-le-feu".
"La découverte de fosses communes dans les régions contrôlées par Nkunda est particulièrement inquiétante. Vu la présence de la MONUC sur le terrain, j'espère que l'on pourra établir qui est responsable de cette sérieuse violation des Droits de l'Homme. Je constate également que la pratique répugnante de recrutement d'enfants soldats se poursuit", déclare le ministre De Gucht.
Le Ministre des Affaires étrangères était jusqu'à la semaine dernière à New-York où la sécurité et la stabilité de l'Est du Congo ont fait l'objet de divers contacts. De ces contacts il est ressorti clairement que pour assurer la sécurité et la stabilité de l'Est du Congo il fallait développer une stratégie globale et pas seulement militaire. "D'un point de vue politique, il est primordial que les pays de la région se concertent. En matière de médiation un rôle important revient aux NU avec qui j'ai entretenu des contacts intensifs ces dernières semaines, notamment avec le Secrétaire général Ban Ki Moon. Il est également important que la conférence de paix et de réconciliation pour les Kivus annoncée par le Président Kabila puisse être lancée prochainement", déclare le Ministre qui ajoute: "Il est important que les communautés de l'Est du Congo aient l'opportunité de s'exprimer dans un dialogue ouvert sur les perspectives de coexistence pacifique, de sécurité et de stabilité."
Le Ministre De Gucht a pris note du délai fixé par le Président Kabila au 15 octobre pour le brassage des unités de Nkunda. "Il n'existe pas d'alternative hors du brassage pour les unités de Nkunda. Les signaux indiquant une volonté d'introduire un contingent de 500 hommes dans ce processus peuvent constituer l'amorce d'un brassage total. Je suis convaincu que la Monuc peut jouer un rôle utile dans le démarrage de ce processus", déclare le Ministre qui met ensuite en garde contre un scénario militaire: "Une approche purement militaire de la situation à l'Est du Congo conduira seulement à de plus grandes souffrances et menace de saper plus encore la sécurité et la stabilité de l'Est du Congo."
Le Ministre De Gucht a demandé que la situation à l'Est du Congo soit mise à l'ordre du jour du CAGRE du 15 octobre 2007.
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RDCongo: 101 morts au Nord-Kivu
mer 10 oct
Les Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) ont gagné du terrain mardi sur les troupes dissidentes au Nord-Kivu (est) et annoncé mercredi la mort de 101 combattants, dont 85 soldats insurgés, après la reprise de la localité de Karuba. "Nous contrôlons Karuba (à environ 40 km au nord-ouest de la capitale provinciale Goma) depuis hier (mardi). L'ennemi a abandonné 85 corps sur le terrain. (...) Nous avons perdu 16 soldats et comptons 27 blessés dont cinq graves", a déclaré le colonel Delphin Kahimbi, commandant en second des FARDC au Nord-Kivu. "Depuis la rupture de la trêve imposée par (le général déchu Laurent) Nkunda, ce sont les plus lourdes pertes qu'ils ont subies. Nous avons aussi récupéré une jeep, des munitions et des armes", a-t-il ajouté.
Le porte-parole du mouvement politico-militaire de Nkunda, René Abandi, a déclaré que les Forces armées de RDC (FARDC) avaient "pilonné" leurs positions, que des blessés étaient "ramenés" vers leurs bases, mais qu'il ne disposait pas de bilan "pour le moment". "Les affrontements ont repris ce matin (mercredi) dans cette zone", a-t-il ajouté. Un habitant de la région a déclaré que des tirs étaient à nouveau entendus mercredi matin, mais "pas aussi importants" que les tirs d'artillerie lourde de la veille.
La Mission de l'ONU en RDC (Monuc) a confirmé la progression des FARDC sur le terrain et la reprise de Karuba, après deux jours d'intenses combats, mais elle ne disposait pas de bilan.
Des combats à l'arme lourde ont repris ce week-end dans le territoire de Masisi, autour de Karuba et à l'est de Mweso (70 km au nord-ouest de Goma), et dans le territoire voisin de Rutshuru, dans des collines situées à environ 25 km au nord de Goma.
L'officier dissident tutsi congolais a annoncé lundi la fin de la trêve instaurée le 6 septembre sous forte pression de la Monuc - et violée depuis à plusieurs reprises -, affirmant qu'il allait lancer une "offensive active" contre les FARDC en ouvrant un nouveau front partout où il estime que ses troupes sont attaquées. "Nkunda a déclaré la rupture de la trêve et a commencé à attaquer nos positions avancées. Nous n'avons fait que riposter. Mais alors que nous étions jusqu'à présent en situation de défense active, nous exerçons maintenant notre droit de poursuite pour déloger les insurgés à chaque fois qu'ils bloquent notre déploiement", a affirmé le colonel Kahimbi.
Mercredi, le porte-parole de la Monuc à Kinshasa a déclaré que "l'initiative de l'attaque (venait) de l'ex-général Nkunda et de ses éléments", alors que les Casques bleus apportent un soutien logistique aux FARDC mais ne sont pas engagés à leurs côtés sur le terrain.
"Nous privilégions toujours (...) la recherche de solutions pacifiques, ce qui ne veut pas dire qu'il y ait une acceptation de toutes les situations, surtout quand les populations sont en danger", a affirmé Kemal Saïki, au cours d'un point presse. Pour protéger les milliers de civils qui affluent vers Goma, la Monuc a décidé de déployer "une base permanente à Mugunga" (à 15 km au nord-ouest de Goma), où "64.000 déplacés" s'entassent dans des camps de déplacés ou au sein de familles d'accueil selon le dernier recensement effectué par des agences de l'ONU et d'organisations humanitaires.
L'ONU a recensé depuis la fin 2006 plus de 371.000 déplacés internes au Nord-Kivu, où la poursuite des violences rend difficile, voire impossible dans certaines zones, les distributions de vivres et les soins aux populations.
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