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RDC : le général Nzimbi, ancien commandant de la DSP, est décédé à Bruxelles

Il fut l'un des barons et pilier militaire du régime déchu de feu maréchal Mobutu. Interrogé par radiookapi.net, le général Philémon Kpama Baramoto, l'autre bras droit de ce même régime, a confirmé la mort de l'ancien commandant de la Division spéciale présidentielle (DSP).

Selon le général Baramoto, Etienne Nzimbi Ngbale s'est éteint le mercredi 28 septembre dernier vers 2 heures du matin dans un hôpital de Bruxelles. La mort de l'ancien commandant de la DSP est intervenue, selon la même source, après six mois d'hospitalisation dans la capitale belge. « Il est décédé d'une maladie naturelle », s'est-il contenté de dire sans d'autres précisions.

L'enterrement de cet ancien officier des ex-Forces armées zaïroises (FAZ) est prévu pour le mardi 04 octobre prochain dans la capitale du Royaume de Belgique. Pour Baramoto qui était lui-même commandant de la Garde civile, il s'agit de la perte d'un proche et de celui qui a commandé l'une des plus grandes divisions militaires de l'époque.

Toujours selon le même témoignage du général Baramoto, Etienne Nzimbi Ngbale était entré dans l'armée en 1962, deux ans avant lui.

Okapi


Le général Nzimbi n'est plus

Les Congolais ont appris dans la grande indifférence la nouvelle de la mort du général Nzimbi, ancien commandant de la Division spéciale présidentielle, garde prétorienne du dictateur du Zaïre. Celui que l'on considérait comme le dernier rempart, l'homme sur qui il fallait marcher avant d'atteindre Mobutu, a rendu l'âme à deux heures du matin, heure de Anvers en Belgique. Avec cette disparition, un nouveau pilier du régime mobutien s'écroule. Nzimbi est mort à fleur de l'âge comme beaucoup de ceux qui ont entouré le maréchal Mobutu et à qui les Congolais n'ont jamais collé un visage humain. C'est ainsi qu'est mort le fils du maréchal, Mobutu Kongolo connu sous le sobriquet de Saddam Hussein. Comme si l'exil ne portait pas bonheur aux radicaux du mobutisme, ils ont choisi de partager le sort du maître en rendant l'âme en terre étrangère. Saddam Hussein était suivi dans la tombe par son frère aîné, Manda Mobutu. Ca c'est la famille. On ne peut pas à proprement parler dire d'eux qu'ils étaient des mobutistes idéologiques, c'est-à-dire des gens qui avaient participé à forger cette dictature qui a ruiné le Congo dans tous les domaines. Le général Nzimbi suit un autre général que l'on dit avoir aidé  Mobutu à se faire hair, en imposant dans ce pays la loi du plus fort. Nous avons cité le général Bolozi. Originaire de la province Orientale, l'homme était considéré comme oncle du dictateur. Selon les témoignages de Mobutu lui-même, Bolozi avait été son instructeur dans l'armée avant de devenir son collaborateur, l'élève ayant égalé le maître pour le dépasser. Après Bolozi, Nzimbi est une autre espèce, une nouvelle génération des hommes à tout faire du maréchal. Homme à tout faire ? Dans le cas de Nzimbi et autres, il n'était pas toujours question de suivre à la lettre les instructions du maréchal. Mais très souvent, ils précédait la volonté du maréchal, devinait ses intentions et agissait sans attendre les ordres. Il était parfois plus dangereux à avoir affaire à ces sbires qu'à Mobutu lui-même. Nzimbi, Baramoto et autres avaient tout le pouvoir du fait d'appartenir au clan du maréchal. Même les courtisans politiques (civils) parmi lesquels on trouvait des brillants universitaires, leur devaient des courbettes pour avoir l'honneur de dîner à la table de l'aigle qui, en ce moment-là, volait très haut, loin des préoccupations quotidiennes de la population. Aller accuser auprès de Mobutu, dénoncer les travers de ses sbires, était un acte impossible. Si par hasard il était rendu possible, il appelait la mort sur celui qui le posait si les accusés arrivaient à le savoir.

Nzimbi n'est plus. Il s'est éteint au moment où certains mobutistes, ceux qui politiquement ont aidé le maréchal à la ruine, ceux qui fabriquaient des situations d'insécurité autour du chef afin de se faire valoir, ceux qui ont donné aux militaires la raison d'avoir la gâchette facile, commencent à s'agiter. Nzimbi s'en va au moment où Honoré Ngbanda, naïvement, s'est mis à croire que de Terminator qu'il était, son image pouvait d'un jour au lendemain se muer en un nationaliste. Il s'est mis à croire qu'il pouvait, par effraction reconquérir les curs des Congolais. Avec la disparition de Nzimbi, il y a un autre général qui lui était un véritable jumeau, qui reste désormais seul comme une perdrix sans enfant. Nous avons cité le général Kpama Baramoto dont le sort était souvent lié à celui de Nzimbi, parce que tous les deux de la tribu du maréchal. Depuis que la guerre a commencé en Rd-Congo, des sources diverses ont plus d'une fois parlé de leur présence soit en République Centrafricaine, soit au Rwanda, soit à Brazzaville ou dans un autre pays voisin pour tenter de récupérer le pouvoir. Mais les deux hommes, plus militaires que politiques, n'ont fait aucune déclaration tout au long de leur exil. Baramoto parlera peut-être demain tant que Dieu lui prêtera vie. Mais, on ne saura jamais ce que pensait Nzimbi. Cela donne un certain caractère stoïque ( ?) à sa mort. Il est des hommes qui ont aimé la vie au point de ne point hésiter à en ôter aux autres. Mourir comme cela dans le silence et l'indifférence fait de sa situation un poignant drame. Comme quoi, vanité des vanités, tout n'est que vanité.  Voilà ce que Honoré Nbganda refuse de comprendre. Comme un lion pris au piège de ses propres turpitudes, Ngbanda se débat, multipliant les paroles inutiles et insenséesse tue dans l'opinion.

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