Les non-dits des observateurs
Kabila et Bemba : résultats serrés
Par Le Potentiel
Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, candidats au 2ème tour de la présidentielle du 29 octobre 2006, seraient au coude à coude dans les premiers résultats partiels disponibles dans les milieux des observateurs nationaux et internationaux. Crédités respectivement de 44,81 % et de 20,03% au premier tour, les deux candidats ont fait des mises aux fortunes aujourd'hui inattendues. Du fait qu'elles sont liées à des facteurs sur lesquels ils n'avaient aucune prise au départ : le taux de participation, la motivation des électeurs et le report automatique des voix promises par de nouveaux alliés recrutés dans les rangs d'anciens présidentiables.
LE POTENTIEL
Ils étaient 17 millions d'électeurs au premier tour. A quelque trois millions près, c'est le même nombre qui s'est présenté dans les 50.045 bureaux de vote ouverts sur l'ensemble du territoire.
Les irréductibles sont allés confirmer leurs premiers votes, tandis que les indécis du 30 juillet – estimés à 7 millions d'électeurs - ont résolu de faire pencher la balance en faveur de l'un des deux candidats.
RESULTATS LIES A TROIS FACTEURS
La victoire au 2ème tour de la présidentielle se joue donc sur trois facteurs essentiels. D'abord, la participation des électeurs. Elle n'a pas été fameuse dimanche, les chiffres publiés par certains observateurs indiquant une baisse sensible. « Le taux de participation des électeurs est relativement plus faible, soit une moyenne de 59,6 % contre 71 % lors du premier tour », selon le Cadre de concertation de la société civile pour l'observation des élections (CDC).
Dans ce chapitre, le Kasaï Oriental a fait exception, avec 46,4 % contre 39,2 % au premier tour. Cette baisse serait consécutive à une absence manifeste de motivation dans le chef des électeurs, les uns estimant que tout serait « déjà joué » alors que d'autres, notamment au Kasaï Oriental, se seraient rendu aux urnes en réponse à un appel mobilisateur.
S'agissant du report automatique des voix au second tour, des observateurs notent que des milliers d'électeurs ont été victimes d'un déficit de communication. Menée au 1er tour avec un message précis, la campagne électorale au 2ème tour n'a pas pu être adaptée à la nouvelle donne commandée par les nouveaux intérêts des chefs de partis.
Restés à Kinshasa, ils n'ont pas été en mesure d'expliquer à leurs électeurs les raisons profondes pour lesquelles il fallait voter en faveur de ceux-là mêmes qu'ils ont vilipendés trois semaines plus tôt. Comme on le sait, plusieurs acteurs politiques ont, pour des considérations de divers ordres, adhéré aux plates-formes électorales AMP (Alliance de la majorité présidentielle) et UN (Union pour la nation) aussitôt connus les résultats du premier tour.
UNE GAGEURE
Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, avec le concours des états-majors outillés, ont un défi à relever : conserver et ajouter 7 % de voix au score précédent, pour le premier, renverser complètement la tendance, pour le second.
A ce propos, les résultats affichés devant les bureaux de vote indiquent que les deux concurrents ont réussi la gageure de grignoter d'inestimables voix sur le terrain de l'adversaire. Ainsi, Kabila a réalisé une importante remontée dans la ville de Kinshasa, généralement acquise à Bemba. Et ce grâce à un taux de participation évalué partiellement à 60%. Celui-ci a, de son côté, pu relever la tête dans certaines provinces de la partie orientale du pays. Le taux de participation au Katanga serait de 70% ; au Sud - Kivu 80% contre 90% au premier tour ; Nord Kivu 90% contre 98% au premier tour ; tandis que les deux Kasai accuseraient près de 50 % de taux de participation contre 36% au premier tour.
Si, à ce stade, il serait hasardeux de désigner le futur président de la République démocratique du Congo, les observateurs notent cependant deux phénomènes. L'Amp devrait conserver son avantage dans les deux Kivu, malgré la baisse du taux de participation. Mais, elle pourrait perdre une partie de la province Orientale et du Katanga, à l'analyse des chiffres disponibles.
Elle ne saurait pas, non plus, s'imposer au Bandundu, fief naturel du Parti lumumbiste unifié (Palu) dont le leader représentait un électorat de 13 %. Aux 44,81 % de Kabila, ne pourraient donc pas se greffer totalement les 13 % de voix espérés.
Du côté de Bemba, il est peu sûr qu'il puisse recueillir le même nombre de voix qu'au premier tour à Kinshasa. Toutefois, il devrait tirer avantage d'une partie de l'électorat du Bandundu, de la province Orientale et de la mobilisation observée dans les deux Kasaï, qui comptent quelque 4 millions d'électeurs enrôlés.
Tant à l'AMP qu'à l'UN, les gens bien pensants s'attendent à des résultats très serrés. « La victoire va se jouer sur le fil », s'est hasardé un acteur politique, ayant requis l'anonymat.
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RDCongo: bonne tenue du vote en dépit d'irrégularités, notent les observateurs
KINSHASA (AFP) - 01/11/2006 18h48 - Des observateurs internationaux ont salué mercredi le bon déroulement du second tour de la présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) du 29 octobre, tout en relevant des "irrégularités" et des "tentatives de manipulation".
"Les troubles ou tentatives de manipulation du processus électoral, bien que sérieux dans certains cas, semblent jusqu'à maintenant avoir été isolés et traités de manière appropriée, et ne pas avoir affecté le succès général du scrutin", a déclaré le chef des observateurs du Centre Carter, l'ex-Premier ministre canadien Joe Clark, au cours d'une conférence de presse à Kinshasa.
Le Centre Carter a aussi déploré que les témoins des candidats n'aient pas été "systématiquement présents" dans les bureaux de vote ou aient omis de réclamer la fiche de résultats censée leur être remise.
Cela risque de "créer de fausses attentes chez les candidats", le président sortant Joseph Kabila et le vice-président Jean-Pierre Bemba, dont les états-majors affirment procéder à leurs propres compilations des résultats, a prévenu M. Clark.
De son côté, la Mission d'observation de l'Union européenne a indiqué mercredi continuer à évaluer l'incidence sur les résultats des "irrégularités" et de "quelques fraudes" relevées dimanche.
La Mission ne donnera un avis définitif sur le scrutin qu'après l'annonce des résultats, soulignant le caractère crucial du processus de compilation des suffrages, notamment en cas de faible écart des voix.
Lors d'un point de presse, son chef, l'eurodéputé et général français Philippe Morillon a appelé MM. Kabila et Bemba à "maîtriser les plus extrémistes de leurs partisans", qu'il a qualifiés de "fous furieux".
En août, à quelques heures de l'annonce des résultats du premier tour qui ont crédité M. Kabila de 44,8% des voix contre 20% à M. Bemba, des affrontements à l'arme lourde avaient éclaté entre troupes des deux hommes, faisant au moins 23 morts en trois jours.
Mercredi, la compilation des voix se poursuivaient dans les 62 centres de liaisons du pays et était déjà "très avancée dans les grandes villes", a déclaré le président de la CEI, l'abbé Apollinaire Malu Malu.
Comme il l'avait fait la veille, l'abbé Malu Malu a rappelé que seule la CEI était habilitée à donner des résultats et déploré la circulation de "fausses proclamations" donnant alternativement la victoire au sortant Joseph Kabila ou au vice-président Jean-Pierre Bemba.
"C'est un jeu dangereux", a-t-il martelé, appelant à la retenue les camps des présidentiables, deux ex-belligérants de la dernière guerre sur le sol congolais (1998-2003).
"Il faut que les candidats comprennent que le résultat n'est pas seulement transparent pour le vainqueur, il est le reflet de la vérité des urnes, qu'il soit favorable ou défavorable", a-t-il souligné.
"Tout le monde est sur les nerfs. Les deux camps compilent leurs propres données en se méfiant de la CEI alors que personne n'a encore la moindre idée des résultats, ni même de tendance fiable", a commenté un diplomate en poste à Kinshasa.
Par ailleurs, l'abbé Malu Malu a indiqué que le vote s'était achevé mardi soir "sans incident" dans les 48 bureaux de Bumba, en Equateur (nord-ouest), où des violences meurtrières avaient entraîné dimanche le saccage de bureaux.
A Fataki, localité d'Ituri (nord-est) où des bureaux et des bulletins ont été incendiés dans la nuit de dimanche à lundi par la population en colère après le meurtre de deux agents de la CEI par un militaire, les électeurs de 43 bureaux qui devaient voter à nouveau mercredi, voteront finalement jeudi.
Les résultats provisoires complets du scrutin sont attendus d'ici le 19 novembre.
"Nous serons vigilants sur tout. Il faut nous laisser travailler", a insisté l'abbé Malu Malu.
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RDC: la compilation des votes "très avancée dans les grandes villes" (CEI)
AFP
01 nov. 06 - 15h33
KINSHASA, 1 nov 2006 (AFP) - La compilation des résultats du second tour de la présidentielle de dimanche en République démocratique du Congo (RDC) est "très avancée dans les grandes villes", a déclaré mercredi à l'AFP le président de la Commission électorale indépendante (CEI).
"La compilation progresse. Elle est très avancée dans les grandes villes, certaines l'ont même achevée", a indiqué l'abbé Apollinaire Malu Malu, précisant que les travaux de compilation des résultats avaient commencé dans "tous les (62) centres de liaisons et de compilation" du pays.
"Au niveau national, la vitesse de compilation est conditionnée par l'acheminement des résultats. Notre rythme est celui du bureau le plus lent.
Certains bureaux sont au fin fond de la forêt et il faut plusieurs jours pour récupérer les résultats", a-t-il précisé.
Les résultats provisoires complets du scrutin opposant le président sortant Joseph Kabila au vice-président Jean-Pierre Bemba, respectivement crédités de 44,8% et 20% des voix au premier tour, sont attendus au plus tard le 19 novembre.
La CEI ne disposait pas mercredi d'une estimation du taux de participation, estimé en baisse par rapport au premier tour par de nombreux témoins et observateurs.
Comme il l'avait fait la veille, l'abbé Malu Malu a rappelé que seule la CEI était habilitée à donner des résultats et déploré la circulation de "fausses proclamations" donnant alternativement la victoire à chacun des candidats, deux ex-belligérants de la dernière guerre sur le sol congolais (1998-2003).
"C'est un jeu dangereux", a-t-il martelé.
En août, à quelques heures de l'annonce des résultats du premier tour, alors que le triomphalisme prévalait dans les deux camps, des affrontements à l'arme lourde avaient éclaté entre troupes des deux présidentiables, faisant au moins 23 morts en trois jours.
"La transparence n'est pas proportionnelle aux résultats. Il faut que les candidats comprennent que le résultat n'est pas seulement transparent pour le vainqueur, il est le reflet de la vérité des urnes, qu'il soit favorable ou défavorable", a souligné M. Malu Malu.
"Nous serons vigilants sur tout. Il faut nous laisser travailler", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, il a indiqué que le vote s'était achevé mardi soir "sans incident" dans les 48 bureaux de Bumba, en Equateur (nord-ouest), où des violences meurtrières avaient entraîné dimanche le saccage de bureaux et interrompu le vote dimanche.
A Fataki, localité d'Ituri (nord-est) où des bureaux ont été incendiés - et les bulletins de vote détruits - dans la nuit de dimanche à lundi par la population en colère après le meurtre de deux agents de la CEI par un militaire, les électeurs de 43 bureaux devaient voter à nouveau mercredi après-midi. © Congo Vision
RDC: la télévision nationale suspendue 48 heures pour "traitement partial"
AFP
01 nov. 06 - 15h30
KINSHASA, 1 nov 2006 (AFP) - L'organe de régulation des médias de RDC a suspendu la télévision nationale pour 48 heures à compter de mercredi, pour son refus de diffuser un entretien de Jean-Pierre Bemba, adversaire du président Joseph Kabila au second tour de la présidentielle du 29 octobre.
La Radio-télévision nationale congolaise (RTNC) est "suspendue pour 48 heures à compter du 1er novembre à 07H00 (06H00 GMT)", a déclaré à l'AFP le président de la Haute autorité des médias (Ham), en raison d'un "traitement partial de la campagne" du second tour de la présidentielle en République démocratique du Congo (RDC).
"En l'espèce, il s'agit du refus de diffuser l'interview (accordée le 26 octobre à une trentaine de médias nationaux et internationaux) du vice-président Jean-Pierre Bemba", a précisé Modeste Mutinga, ajoutant que la Ham avait été saisie à ce sujet par M. Bemba.
Seule la partie télévision de la RTNC est sanctionnée et ses radios ne sont pas concernées par la décision.
Le camp du vice-président avait dénoncé le 28 octobre la "partialité" de la RTNC, au lendemain de la diffusion, aux dernières heures de la campagne, d'une longue interview du président-candidat Kabila, affirmant n'avoir "pu remettre à personne" à la RTNC la cassette de l'entretien de M. Bemba, malgré un "accord de principe" pour sa diffusion.
Le président de la Ham, interrogé par l'AFP, avait alors déploré "le déséquilibre de la RTNC".
La chaîne de télévision RTNC n'émettait pas jeudi matin.
"Nous nous plions à une décision injuste", a réagi mercredi l'administrateur délégué général de la RTNC, Emmanuel Kipolongo Mukambilwa, se disant "indigné".
"La RTNC a un journaliste permanent à la vice-présidence qui couvre les activités de M. Bemba. Curieusement, ce jour-là, il n'était pas au courant de quoi que ce soit et nous n'avons reçu aucun élément" à diffuser, a expliqué M. Kipolongo.
"Nous sommes surpris d'entendre que nous avons refusé de diffuser cette interview, alors que nous avions aucun élément" à diffuser, a-t-il ajouté.
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Bush bloque les avoirs de Nkunda, Ignace Murwanashyaka et Khawa
Kinshasa, 01/11/2006 / Politique
Le président américain George W.Bush a ordonné hier mardi 3l octobre le blocage des avoirs de plusieurs personnalités politiques et des affaires qui contribuent, selon lui, au conflit en République démocratique du Congo.
M.Bush a ordonné nommément le gel des avoirs de trois personnalités politiques: Laurent Nkunda, Ignace Murwanashyaka et Khawa Panga Mandro, et de quatre hommes d'affaires: Viktor Anatobjevitch Singh Ruprah, Dimitri Igorevich Popov et Douglas Mpano.
Le décret, publié mardi par la Maison Blanche, ordonne aussi le blocage des biens de tout dirigeant politique ou militaire d'un groupe armé, congolais ou étranger opérant en RDC, qui empêcherait le désarmement, la démobilisation, le rapatriement ou la réintégration des combattants. Il prend les mêmes mesures à l'encontre des chefs militaires ou politiques qui recruteraient ou se serviraient d'enfants pour combattre en RDC.
Le vainqueur du second tour de l'élection présidentielle de dimanche au Congo-Kinshasa, que ce soit le favori, le sortant Joseph Kabila, ou l'ancien chef rebelle Jean-Pierre Bemba, sera confronté à un véritable défi: imposer l'autorité du pouvoir central dans la partie orientale du pays, toujours en proie à l'anarchie et à la violence.
Mettre au pas l'Est de la Rdc
Le général Laurent Nkunda, un Tutsi, règne sur la région de Masisi dans l'Est de la République démocratique du Congo. Il perçoit des impôts et commande des soldats, postés un peu partout dans cette zone de vertes collines surnommée la « Suisse du Congo ».
Des hommes payés par le pouvoir central, mais qui reçoivent leurs ordres de Nkunda, au grand dam des autorités de Kinshasa.
« Nous avons perdu le contrôle, le gouvernement ne reçoit plus les impôts, Nkunda collecte tout », souligne André Bayibika, deuxième plus haut représentant du pouvoir central dans la région. « Nkunda dirige son propre gouvernement ici avec sa propre armée », collègue, Nkunda gagne plus d'un million de dollars par an grâce à son réseau de barrages routiers et à des impôts sur les entreprises, marchés de village et fermiers. Des fonds qui seraient utilisés pour recruter, armer et former de nouveaux combattants.
Général renégat, Nkunda quitte l'armée et lance sa propre rébellion après la guerre de 1998-2002 dans le pays, affirmant que le processus de démocratisation lancé après le conflit était biaisé et excluait la minorité tutsi. En 2004, il s'est brièvement emparé de la ville de Bukavu et ses soldats ont été accusés d'actes de torture et de viols. Nkunda fait l'objet d'un mandat d'arrêt international pour crimes de guerre.
Avant le scrutin du dimanche 29 octobre 2006, il avait promis un vote dans le calme dans sa région et assure vouloir coopérer avec le prochain gouvernement. « Mes soldats assurent la sécurité des élections ici. Nous encourageons les gens à voter », a-t-il déclaré à l'agence Associated Press depuis Masisi. « Je suis prêt à rejoindre l'armée si le gouvernement travaille pour défendre les droits de mon peuple ».
Nkunda, qui affirme commander 10.000 hommes, est l'un des rares chefs rebelles en RDC à tenir encore tête à Kinshasa. Deux anciens chefs de guerre de l'Ituri (Nord-est) Peter Karim et Matthieu Ngudjolo, également accusés de crimes de guerre, ont été nommés colonels dans l'armée en octobre. Le chef d'une milice Mali Mai dans la province du Katanga (Sud) a également été intégré dans les forces régulières cette année.
Nkunda: « je vis à coté d'eux. Ils savent où je suis »
Mais, 10.000 rebelles hutu rwandais sont encore présents sur le territoire congolais, ignorant les appels de Kinshasa à partir. Selon M. Babiyika, ils contrôlent leurs propres fiefs, où ils se substituent à l'autorité du gouvernement, entraînent leurs armées et collectent des impôts illégaux. On compte également d'autres bandes armées plus réduites dans l'Est..
Les miliciens hutu rwandais n'ont pas vraiment intérêt à retourner au Rwanda où il pourraient être poursuivis en justice. La plupart ont en effet participé au génocide de 1994, qui a fait plus de 500.000 morts, essentiellement des Tutsi et Hutu modérés.
L'armée congolaise, mal entraînée et mal payée, semble incapable de déloger les rebelles rwandais, Nkunda et d'autres groupes armés.
Nkunda, qui bénéficie de soutiens dans l'armée et au sein du gouvernement d'union nationale comprenant d'anciens rebelles, est officiellement recherché, mais les autorités ne semblent pas le traquer activement.
Selon des habitants locaux, il prononce des discours en public dans les village et se déplace librement dans des convois de véhicules armés.
Les soldats de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) affirment qu'ils pourraient facilement l'arrêter, mais la Monuc et le gouvernement congolais sont en désaccord sur la question de savoir à qui cette tâche incombe.
« La Monuc est autorisée par son mandat à utiliser la force pour désarmer tous les miliciens, y compris Laurent Nkunda. Ils devraient l'arrêter », estime le ministre de l'Information Henri Mova Sakanyi.
Nkunda souligne que les soldats de la Monuc, qui possèdent une base dans la région de Masisi, ne cherchent pas à mettre la main sur lui. « Je leur parle souvent. Je vis à côté d'eux. Ils savent où je suis », dit-il. « Ils ne m'arrêtent pas parce qu'ils ne sont pas persuadés que je sois une menace pour la paix ».
AFP/Le Potentiel
Last edited: 01/11/2006 16:04:55
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Gel des avoirs des chefs de guerre : explications du porte-parole de l'ambassade des Usa
Le président George Bush a ordonné mardi le gel des avoirs d'un certain nombre de personnalités soupçonnées d'entretenir la guerre en Rdc. Selon Christopher Davis, porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis en Rdc, il s'agit d'un effort de la part de son pays de mettre en vigueur les résolutions adoptées par le conseil de sécurité des Nations Unies, rapporte radiookapi.net
À coté des sujets européens accusés de trafic d'armes, on trouve parmi les personnes incriminées les noms de Laurent Nkunda, Yves Kawa, Ignace Murwanashaka. Selon le porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis au Congo, la décision du gouvernement américain de geler les avoirs des fauteurs de troubles au Congo vise à isoler les personnes incriminées et à donner un début d'exécution aux résolutions du Conseil de sécurité contre le pillage des ressources du Congo.
A la question de savoir si les miliciens cités possèdent des biens aux Etats-Unis, Christopher Davis avoue ne pas le savoir. Selon lui, là n'est pas la question. « l'issue de cette directive , a-t-il expliqué, est d'empêcher toute autre personne aux Etats-Unis de faire affaire avec ces individus au risque de se retrouver sur une telle liste ».
Okapi
11/1/2006
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Mbandaka : 10 maisons des partisans du Pprd incendiées
Cela s'est passé dans la nuit de lundi à mardi dernier à BOBITO, village situé à 113 Km de Gemena, dans la province de l'Equateur. Selon le Secrétaire exécutif du Pprd Sud-Ubangi, l'honorable Jacques Segbewi, se sont des militants du Mlc qui se seraient attaqués à leurs camarades, rapporte radiookapi.net
Le secrétaire exécutif du Pprd Sud-Ubangi affirme que c'est au moment où il rentrai de Zongo qu'il a reçu un coup de fil de Bwamanda pour l'informer de la situation. « J'ai dépêché quelqu'un d'urgence hier sur le terrain , a-t-il expliqué. « Il s'est rendu compte qu'il y avait dix maisons appartenant à sept familles qui avaient été brûlées. La maison de l'exécutif du secteur de Bowanse, Armand Bembele, a été brûlée ainsi que les maisons des membres de son staff. Donc ils ont sélectionné seulement les dirigeants du Pprd au niveau du secteur de Bowanse et ils ont incendié toutes leurs maisons a conclu l'honorable Segbewi.
L'information est confirmée par des religieux joints à la mission de Bwamanda. Interrogé a ce propos par radiookapi.net, le Président Fédéral du Mlc sud Ubangi parle plutôt d'un petit incident survenu à Bobito, entre ses militants et ceux du Pprd. M Goza Pelendo s'en remet à la mission d'enquête diligentée par le Commissaire de District et laisse à la justice de faire son travail.
Okapi
11/1/2006
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