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Elections présidentielles : 15 candidats, accusent Ciat, Ham, Monuc, Cei
*Les candidats ont pris l'habitude des communiqués collectifs alors que chacun a été candidat intuito personna. *Les accusations formulées dans la déclaration politique relève des irrégularités relevées en général sans preuve matérielle. *Les candidats signataires de la déclaration on le sentiment que l'élection est une invention congolaise au point d'obéir aux sentiments des politiques congolais. *Dans leur conclusion, les 15 se contentent d'en appeler au peuple congolais en lieu et place de s'engager à saisir la justice pour obtenir réparation. *Ils disent avoir été censurés par les médias, mais, ils comptent parmi ceux dont les affiches et les calicots étaient à peine visibles. *Les aurait-on également empêchés de mettre leurs affiches ?
La Cei poursuit la publication des résultats selon les étapes annoncées. Pour rappel, dans le schéma de la Commission électorale indépendante (Cei), quatre étapes sont prévues. La première étape est celle de l'affichage des résultats après que le dernier électeur inscrit ait voté. A cet effet, la loi électorale prévoit que le bureau de vote se transforme en bureau de dépouillement.
Ce travail devait se faire devant les témoins des partis politiques et les observateurs tant nationaux qu'internationaux. La réussite de la transparence dans ces bureaux dépendait largement du sérieux et de l'engagement des candidats et des partis politiques. Ceux-ci avaient l'obligation d'envoyer des témoins dans tous les bureaux de vote. Cela supposait avoir une machine politique capable de mobiliser sur toute l'étendue du territoire national. Les moyens financiers à eux seuls ne suffisaient pas. Car, il faut partout des personnes pour les utiliser. Si toutes ces dispositions ont été préconisées, c'est parce qu'on savait que la fraude est une réalité en matière électorale. En outre, on savait que les candidats moins performants sont souvent portés à la contestation. La présence des témoins leur permet donc de disposer des éléments matériels pour contester la validité du scrutin. Comme on devrait s'y attendre, 15 candidats à la présidence de la République ont, dans une déclaration politique, dénoncé des fraudes massives au point de mettre en doute la validité du scrutin. Cette déclaration qui est du reste de leur droit, appelle de notre part et de la part de tous les observateurs ces quelques observations.
Le grégarisme
De ces 15 candidats, on retrouve les mêmes qui ont été dans ce qu'on avait appelé " groupe de 11 ". Si hier, ces candidats avaient droit de parler d'une seule voix pour réclamer ce qui était en ce moment des revendications communes, aujourd'hui ils reviennent sur ces incriminations. C'est le cas : " Rappelant nos déclarations antérieures interpellant la Commission électorale indépendante (CEI) sur les préalables indispensables à l'organisation d'élections libres, transparentes et crédibles, à savoir : le nombre exact des bulletins excédentaires, la publication des listes nominatives des électeurs, l'effectif précis d'électeurs enrôlés, la délocalisation du serveur central, la sécurisation des candidats, des électeurs et des sites, l'accès aux médias ;
Considérant les informations contradictoires sur les bulletins excédentaires (5millions, 7,5 millions, 2,4 millions), rendues publiques par la CEI, dont il ressort à suffisance que cette dernière ignorait elle-même le nombre exact de bulletins de vote imprimés en Afrique du Sud ;
Le fait que ces candidats reviennent sur ces considérations qui avaient reçu des réponses avant d'aller aux élections. La question que plus d'un se posent aujourd'hui est celle de savoir s'il n'y avait pas de bulletins excédentaires, par quoi allions-nous remplacer ceux incendiés ou volés à Mweka, à Mbuji-Mayi,... Si, faute de bulletins, les électeurs de ces coins du pays n'avaient pas voté, cela compterait parmi les réclamations de ces candidats président de la République. En outre, parmi ces candidats, on compte des personnalités remarquables qui, en dépit de leur cadre de référence mobutiste, savent que les élections ne sont pas une invention congolaise. A ce sujet, la Fondation Carter qui a une autorité en matière électorale avait mis tout le monde d'accord au sujet des bulletins excédentaires. Elle avait dit que la pratique était légale et mondialement reconnue.
Après toutes ces explications, chaque candidat s'est engagé librement et intuition personna. Il revient à chacun de formuler sa plainte sur base des réalités qu'il avait vécues sur le terrain. Faire une déclaration commune ressemble à de l'amusement de la galerie. Que les 15 candidats y reviennent, c'est la preuve qu'ils n'ont pas assez de preuves matérielles pour étayer leurs accusations.
Accusations sans fondement et procès d'intentions
Apparemment, les 15 candidats président de la République se basent sur des accusations faites dans les médias. Dans leur déclaration, ils ne permettent pas aux Congolais de les prendre au sérieux en présentant des faits étayés par des preuves. On parle des Interahamwe qui auraient été commis à la surveillance des bureaux de vote. Ils ne disent pas par qui et pourquoi au moment où il y a une police et une armée dans ce pays. Cette accusation, cela ne trompe personne, est destinée à la consommation rwandaise. Il y a des politiques congolais qui pensent qu'à ce niveau de l'évolution de la situation dans la région, on peut encore actionner le prétendu soutien aux Interahamwe pour s'attirer la sympathie et le soutien du Rwanda. Les déclarations de fraude sont en contradiction avec les avis et considérations des observateurs qui ont été effectivement sur le terrain. Au sujet de la publication préalable des listes des électeurs, la Cei s'était également expliquée au sujet de ces listes. Les candidats qui en avaient besoin avaient la latitude de les solliciter et les obtenir. Les candidats doivent démontrer qu'il n'y a pas de serveur au pays et en quoi cela peut décrédibiliser un scrutin. Il en est de même de la sécurité des candidats dont certains ont dirigé, sans être inquiétés, la marche des nudistes à Kinshasa. En ce qui concerne l'accès aux médias, les candidats devront démontrer qu'ils avaient produit des messages conformément aux recommandations de la Ham et que ceux-ci n'avaient pas été diffusés. La vérité c'est que beaucoup de ces candidats n'avaient apparemment rien à dire au point de refuser les occasions que leur offrait la Ham. Leurs insuffisances étaient manifestes même dans le déploiement des affiches et autres calicots. A ce que l'on sache, on n'avait interdit à personne de mettre ses affiches. En ce qui concerne des urnes bourrées à Kinshasa et envoyées en province, ces candidats n'accusent pas seulement la Cei, mais tout le circuit mis en place pour déployer ce matériel. Il y a la Monuc et la Rsa. Ils prétendent également que certains politiciens congolais avaient été mis à contribution pour transporter des urnes en province, ce serait contredire tout ce qui était dit à ce sujet. Il faut donc que les 15 candidats apportent des preuves. Ci-dessous le dernier extrait de leur déclaration.
" Convaincus que les irrégularités ayant émaillé le processus électoral étaient programmées dans le but inavoué de laisser libre cours à la fraude et d'imposer un résultat non conforme à la volonté du peuple ; Attendu que le volume incontrôlé des bulletins excédentaires a couvert la production des cartes d'électeurs alternatives, laquelle a permis le remplissage des bulletins et le bourrage des urnes à Kinshasa ; Considérant que les urnes ainsi bourrées ont été acheminées dans les différents bureaux de vote de la capitale et de l'arrière pays par les soins de certaines personnalités politiques ; "
Agitation inutile
Dans la déclaration des 15 candidats, on peut encore lire ce qui suit : " Attendu que la Radio télévision nationale congolaise (Rtnc), service public, a été monopolisée durant toute la période de la campagne électorale par un seul candidat à l'élection présidentielle ;
Considérant que des émissions et messages de certains candidats ont été censurés ou non relayés par d'autres chaînes, dans le cadre des émissions organisées par la Haute autorité de médias (HAM) ; Considérant que la production des cartes d'électeurs alternatives et le défaut d'affichage de la liste des électeurs ont eu pour conséquence l'utilisation d'un même numéro de carte par plusieurs électeurs à travers le territoire national ;
Attendu qu'à travers tout le territoire national, des électeurs ont été soudoyés pour voter en faveur de certains candidats ; Considérant que de nombreux électeurs ont été refoulés des bureaux de vote, sous prétexte d'avoir déjà voté, malgré l'absence de l'encre indélébile sur leurs doigts ou pour avoir refusé de voter pour un candidat leur proposé ; Considérant que les accompagnateurs d'électeurs analphabètes se sont vus refouler des bureaux de vote, laissant ces électeurs à la merci des agents de la CEI ;
Considérant que dans certaines localités du Sud Kivu (Miti, Kalonge, Kahungu, Mbayo, Cebati...) des Interahamwe commis à la surveillance des bureaux de vote ont contraint les électeurs à voter pour le candidat numéro.
Attendu, en outre, que les irrégularités ci-dessous ont été relevées sur toute l'étendue du territoire national : le défaut de mise à la disposition des témoins des candidats à l'élection présidentielle des fiches de résultat, voire des procès-verbaux, sous prétexte du nombre élevé des témoins ; l'évasion des bulletins de vote retrouvés dans certaines villes, notamment Kinshasa, Mbandaka, Mweka ; la substitution des procès verbaux établis après dépouillement par d'autres procès-verbaux élaborés frauduleusement ; la présence des bureaux de vote fictifs ;
Forts de ce qui précède. Constatons que toutes nos revendications préalables à l'organisation du scrutin étaient fondées. Attestons que le déroulement des élections du 30 juillet 2006 a été entaché d'irrégularités flagrantes et massives sur toute l'étendue du territoire national, dans un silence complice du Comité international d'accompagnement de la transition (CIAT), de la Mission d'observation des Nations Unies au Congo (MONUC. des institutions d'appui à la démocratie ainsi que des observateurs nationaux et internationaux ; Invitons le peuple congolais à constater avec nous que les élections présidentielle et législatives, telles qu'organisées le 30 juillet 2006, ne réunissent pas les conditions minimales de transparence, ne sont pas génératrices de paix et ne peuvent en aucun cas produire un nouvel ordre politique démocratique ;
Mettons en cause la validité du scrutin et déclarons d'ores et déjà, la CE !, les pouvoirs publics, la HAM,1e CIAT et la MONUC seuls responsables des conséquences dommageables qui en résulteraient ". S'il y a eu des bureaux de vote fictifs, il va de soi que ces bureaux n'ont pas connu de vote et par conséquent n'auront pas de résultats affichés qui pourraient être récupérés pour la compilation. On ne sait pas exactement en quoi cela aurait influencé les résultats du scrutin. Il y aurait eu, selon les 15 candidats, des électeurs soudoyés pour voter en faveur de tel ou tel autre candidat.
C'est une grave accusation. Les 15 devront l'étayer par des preuves dans la plainte qui devra suivre cette déclaration politique. On est cependant étonné que dans leurs conclusions, les 15 se contentent d'appeler le peuple à considérer que le scrutin n'a pas été transparent.
Car, le peuple a fait son travail. On aurait voulu que les candidats s'engagent à saisir individuellement l'organe de la loi pour obtenir réparation. Il y a un temps pour s'amuser, pour tromper le peuple, il y a un temps pour comprendre que ce peuple mérite mieux. Les politiciens par ordonnance et par négociations doivent s'inscrire dans la logique de changement démocratique plutôt que de s'agiter inutilement.
L'Avenir
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Kinshasa, 12/08/2006 L'athlète congolais Garry Kikaya a remporté le vendredi 11 août la médaille d'or des 5èmes championnats d'Afrique d'athlétisme organisés à l'Ile Maurice. Avec cette victoire, M. Kikaya réalise afin son rêve : entrer dans la cour de grands. Cette performance sportive le classe, en effet, en deuxième position au niveau mondiale dans cette discipline. Les 5ème Championnats d'Afrique d'athlétisme en Ile Maurice vivent la « petite » participation de notre pays, représenté par le seul athlète, Garry Kikaya, habitant aux Etats-Unis d'Amérique. Du reste, celui-ci a payé de sa propre poche pour se retrouver au lieu de la compétition de même que le président de la Fédération d'athlétisme du Congo (Féaco), Edouard Muteba. Ironie du sort, c'est ce bel athlète congolais qui, sollicite plus d'une fois pour changer de nationalité afin de courir sous certains drapeaux étrangers, Gary Kikaya donc, continue à voler de victoire en victoire. La dernière en date aura été celle de sa qualification à la finale de sa spécialité, les 400 m plat. Ce fils du pays dont le père n'est autre que Son Excellence monsieur l'Ambassadeur Kikaya Bin Karubi, secrétaire particulier du président de la République et chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange, a signé le jeudi 10 août 2006 une grande première dans l'histoire de l'athlétisme en publique Démocratique du Congo en réussissant cet exploit de se qualifier en finale d'une compétition continentale malgré les rudes conditions climatiques à en croire les reporters de Rfi. Pour le moment, tous les Congolais sont de coeur avec cet ambassadeur de l'athlétisme congolais en particulier et du sport national en général.
Digital Congo
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R.D.Congo en Coupe du monde Dame FIFA U-20 Russie 2006
Apres une longue absence sur la scène mondiale de football, la RDC sera
représentée pour la première fois en Coupe du monde Dame FIFA U-20 Russie
2006 du 17 Août au 3 Septembre.
L'Afrique entière ne sera représentée que par le Nigeria et la RD.Congo. Les
Léopards Dames se sont qualifiées après avoir éliminé le Beni, le Mali et
l'Afrique du Sud.
La DRC se trouve dans le groupe D avec la France, les USA et l'Argentine, et
fera sa première sortie contre les USA le 18 Août 2006 a 16:00 -Heure de
Moscow.
Espérons que les femmes congolaises recouvriront l'honneur du football
national terni par les hommes en coupe du monde FIFA 1974 de triste mémoire.
Le programme des rencontres
http://www.fifa.com/en/womens/comp/U20/0,4613,14-U20W-2006,00.html
http://www.fifa.com/en/womens/comp/U20/0,4613,121-U20W-2006,00.html
Xavier Ndona
PA, Usa
xndona@hotmail.com
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Déclaration politique des 15 candidats à l'élection présidentielle
Nous, candidats à l'élection présidentielle 2006, signataires de la présente déclaration : Préoccupés par de nombreux actes de fraude mettant en cause la transparence et la crédibilité du scrutin du 30 juillet 2006 Rappelant nos déclarations antérieures interpellant la Commission électorale indépendante (CEI) sur les préalables indispensables à l'organisation d'élections libres, transparentes et crédibles, à savoir : le nombre exact des bulletins excédentaires, la publication de listes nominatives des électeurs, l'effectif précis d'électeurs enrôlés, la délocalisation du serveur central, la sécurisation des candidats, des électeurs et des sites, l'accès aux médias ;
Considérant les informations contradictoires sur les bulletins excédentaires (5millions, 7,5 millions, 2,4 millions), rendues publiques par la CEI, dont il ressort à suffisance que cette dernière ignorait elle-même le nombre exact de bulletins de vote imprimés en Afrique du Sud ;
Convaincus que les irrégularités ayant émaillé le processus électoral étaient programmées dans le but inavoué de laisser libre cours à la fraude et d'imposer un résultat non conforme à la volonté du peuple ; A Hendu que le volume incontrôlé des bulletins excédentaires a couvert la production des cartes d'électeurs alternatives, laquelle a permis le remplissage des bulletins et le bourrage des urnes à Kinshasa ;
Considérant que les urnes ainsi bourrées ont été acheminées dans les différents bureaux de vote de la capitale et de l'arrière pays par les soins de certaines personnalités politiques ;
Considérant que la non sécurisation des candidats à l'élection présidentielle pour une campagne électorale équilibrée s'est illustrée par des obstructions planifiées à leur mobilité en province, notamment par des vols réguliers annulés ou retardés, l'annulation des contrats d'affrètement d'avion, les tracasseries administratives et le refus d'approvisionnement en carburant à des avions affrétés A Hendu que la Radio télévision nationale congolaise (Rtnc), service public, a été monopolisée durant toute la période de la campagne électorale par un seul candidat à l'élection présidentielle ;
Considérant que des émissions et messages de certains candidat ont été censurés ou non relayés par d'autres chaînes, dans le cadre des émissions organisées par la Haute autorité de médias (HAM) ;
Considérant que la production des cartes d'électeurs alternatives et le défaut d'affichage de la liste des électeurs ont eu pour conséquence l'utilisation d'un même numéro de carte par plusieurs électeurs à travers le territoire national ;
A Henqu qu'à travers tout le territoire national, des électeurs ont été soudoyés pour voter en faveur de certains candidats ; Considérant que de nombreux électeurs ont été refoulés des bureaux de vote, sous prétexte d'avoir déjà voté, malgré l'absence de l'encre indélébile sur leurs doigts ou pour avoir refusé de voter pour un candidat leur proposé ; Considérant que les accompagnateurs d'électeurs analphabètes se sont vus refouler des bureaux de vote, laissant ces électeurs à la merci des agents de la CEI ;
Considérant que dans certaines localités du Sud Kivu (Miti, Kalonge, Kahungu, Mbayo, Cebati...) des Interahamwe commis à la surveillance de bureaux de vote ont contraint les électeurs à voter pour le candidat numéro 7. A Hendu, en outre, que les irrégularités ci-dessous ont été relevées sur toute l'étendue du territoire national : le défaut de mise à la disposition des témoins de candidats à l'élection présidentielle des fiches de résultat, voire des procès-verbaux, sous prétexte du nombre élevé des témoins ; l'évasion des bulletins de vote retrouvés dans certaines villes, notamment Kinshasa, Mbandaka, Mweka ; la substitution des procès verbaux établis après dépouillement par d'autres procès-verbaux élaborés frauduleusement ; la présence des bureaux de vote fictifs.
Forts de ce qui précède, Constatons que toutes nos revendications préalables à l'organisation du scrutin étaient fondées. Attestons que le déroulement des élections du 30 juillet 2006 a été entaché d'irrégularités flagrantes et massives sur toute l'étendue du territoire national, dans un silence complice du Comité international d'accompagnement de la transition (CIAT), de la Mission d'observation des Nations Unies au Congo (MONUC). Des institutions d'appui à la démocratie ainsi que des observateurs nationaux et internationaux.
Invitons le peuple congolais à constate, avec nous que les élections présidentielle et législatives, telles qu'organisées le 30 juillet 2006, ne réunissent pas les conditions minimales' de transparence, ne sont pas génératrices de paix et ne peuvent en aucun cas produire un nouvel ordre politique démocratique ; Mettons en cause la validité du scrutin et déclarons d'ores et déjà, la CEI, les pouvoirs publics, la HAM,le CIAT et la MONUC seuls responsables des conséquences dommageables qui en résulteraient.
Fait à Kinshasa, le 04 août 2006
© Congo Vision
Présidentielle/RDC: "irrégularités massives", selon 15 petits candidats
AFP
11 aoû. 06 - 15h49
KINSHASA, 11 août 2006 - Quinze candidats ayant remporté moins de 4% des voix à l'élection présidentielle du 30 juillet en République démocratique du Congo (RDC) ont dénoncé vendredi des "irrégularités massives" lors du processus électoral dans "un silence complice" de la communauté internationale.
Dans un communiqué publié à Kinshasa, ces 15 candidats ont estimé que "le déroulement des élections du 30 juillet 2006 a été entaché d'irrégularités flagrantes et massives sur toute l'étendue du territoire national, dans un silence complice du Comité international d'accompagnement de la transition (Ciat), de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc), (...) ainsi que des observateurs nationaux et internationaux".
Le Ciat regroupe notamment les ambassadeurs en RDC des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu.
"Les élections présidentielle et législatives ne réunissent pas les conditions minimales de transparence (...) et ne peuvent en aucun cas produire un nouvel ordre politique démocratique", ont-ils précisé.
Parmi les "nombreux actes de fraude" répertoriés, les 15 candidats énumèrent les "procès-verbaux élaborés frauduleusement", "les électeurs soudoyés pour voter en faveur de certains candidats" et "le volume incontrôlé des bulletins excédentaires (qui) a permis le (...) bourrage des urnes à Kinshasa".
"Nous déclarons la CEI (Commission électorale indépendante), les pouvoirs publics (...), le CIAT et la Monuc seuls responsables des conséquences dommageables qui en résulteraient", ont-ils conclu.
Ce communiqué a été également signé par deux ministres: Gérard Kamanda, chargé de la Recherche scientifique, et Catherine Nzuzi wa Mbombo, au portefeuille de la Solidarité et des Affaires humanitaires. Guy-Patrice Lumumba, l'un des fils du premier chef de gouvernement du Congo après l'indépendance (1960), est aussi associé à ce texte.
Le 30 juillet, les électeurs congolais étaient appelés à élire leurs président et députés lors des premiers scrutins libres et démocratiques en plus de 40 ans dans le pays.
Les observateurs avaient dans l'ensemble salué le déroulement de la journée du 30 juillet. Cependant, l'Union européenne a déploré mardi "certaines défaillances" dans le processus de récolte et de compilation des résultats.
Le 1er août, le vice-président de RDC et candidat à la présidentielle Azarias Ruberwa avait dénoncé des "fraudes massives" lors des scrutins et exigé un nouveau vote "dans tous les bureaux où des irrégularités graves ont été constatées".
Selon des premiers résultats partiels de la présidentielle, le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila est en tête (46,9%), devant le vice-président Jean-Pierre Bemba (25,4%). La trentaine d'autres candidats décrochent moins de 4% des voix.
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GOUVERNANCE CHAOTIQUE : Ou quand l'Afrique se soustrait à la marche du monde
(Maliba.com 28/07/2006)
Il arrive dans la vie qu'une conversation banale nous secoue pendant des heures voire des jours. J'attendais tranquillement un ami au terminus d'autobus de Montréal quand un monsieur d'un certain âge a pris place à mes côtés avant d'engager l'une des conversations les plus enrichissantes de ma vie. Professeur d'études stratégiques dans un institut international, l'homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s'il vous plaît, ne sortez pas la rancune du « colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu'il dit. Je vous rapporte fidèlement ses constats :
« Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : du point de vue des études stratégiques, de l'analyse et de l'anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien. Tout simplement, parce qu'à ma connaissance, dans toute l'Afrique francophone, il n'y a pas un seul centre d'études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête.
Je vais vous expliquer pourquoi je n'ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l'énergie, la défense stratégique et la mondialisation. Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien. Zéro. Commençons par l'énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré. Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu'un retour à la préhistoire ! Dans un pays comme le Gabon qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n'est prise par les autorités. Au contraire, ils prient pour que l'on retrouve d'autres gisements. Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'arme. C'est pathétique. Ensuite, la défense stratégique.
L'état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n'importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu'il s'agit plus d'armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente.
Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l'Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21e siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne. Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien sans l'aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol. Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant. Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense. Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une recolonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent à ces chimères. Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement. Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu'au jour où le ciel lui tombera sur la tête. Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets in qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d'excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu'ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept à un but : garder les pays pauvres comme sources d'approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde.
Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisqu'il l'Afrique n'a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d'indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde. Pour moi, l'indépendance signifie d'abord un certain degré d'autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l'étranger, vous comprendrez qu'un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir. Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait. Il m'a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ». C'est la réponse typique de la naïveté emprunte d'angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l'__expression d'un ras-le-bol. Elles sont savamment planifiées parce qu'elles ont but. Israël piaffe d'impatience d'en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l'envahir et y faire ce qu'elle veut. J'ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation. Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien.
J'espère vraiment qu'un jour, les Africains auront conscience de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l'Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s'arrache par l'intelligence et la force.
Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l'Union africaine ou la Cédéao décide de créer un Institut africain d'études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l'enjeu est autre, il s'agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l'Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l'apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent. Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d'en faire d'abord pour votre propre intérêt ».
Ousmane Sow
(journaliste, Montréal)
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