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PLAIDOYER
POUR LE GENIE CREATEUR DE NOS AINES
CHERS
COMPATRIOTES
J'AI
NOTE :
"50
ans d'indépendance ont démontré l'" incapacité " des opérateurs
de tous bords à faire de la RDC un Etat de droit" (Yves
Kongolo, voir son message : "Vers un front commun de l'opposition"
sur "lecridesopprimes@yahoogroupes.fr").
Ne pourrait-on pas écrire honnêtement que, 45 ans après
avoir révoque la Constitution de Luluabourg par un coup
d'Etat militaire "ont démontré l'" incapacité " des opérateurs
de tous bords à faire de la RDC un Etat de droit" ?
Non,
mes chers compatriotes, s'il y a eu des erreurs, des fautes,
là il n 'y a pas de doutes possibles ,mais l'on ne doit
pas continuer à soutenir et abrutir les Congolais en leur
assenant tous les temps ce genre de message comme si notre
pays n'est pas né sous les institutions d'un Etat de droit.
et qu'en conséquence de cette assertion, nos premiers
opérateurs politiques n'auraient pas tout fait à faire
de la RDC un Etat de droit !
Faisons
attention, à force d'aller voir les bonnes choses ailleurs
et jamais chez nous, l'on néglige les écrits, les positions
de nos différents acteurs politiques congolais des années
1950 et du début des 5 première années de la décennie
1960 de notre indépendance.
Et
ainsi à force de "noircir" le tableau des nôtres l'on
finit par se fier à n'importe qui, et les ambitions des
uns et des autres aidant, l'on préférerait se neutraliser
les uns les autre pour se donner se choisir n'importe
qui comme dirigeant, puisque le pays manque de modèle
digne d'exemple. Autant choisir des dirigeants aux pedigrees
flous que mes concurrents dont je connaîtrais parfaitement
les qualités tant intellectuelles qu'humaines.
Pour
illustration, n'avions-nous pas observé en 2006, aux présidentielles
40 candidats / 73 puis 31 / 33 bardés de diplômes universitaires
sacrifiant chacun 50 000 dollars et se neutraliser les
uns les autres au profit des deux ex-belligérants ?
Savions
nous qu'en juin 1960 sous la Loi Fondamentale, ils n'étaient
qu'à peine 2 candidats (Joseph Kasa-Vubu et Jean Bolikango)
à solliciter la magistrature suprême et qu'en 1965 sous
la Constitution de Luluabourg 3 (Joseph Kasa-Vubu, Jean
Bolikango, et Moïse Tshombe) ?
Si
entre 1967 et 1990, ça allait de soi que les écoliers
du Zaïre retiennent le le nom de leur parti politique
imposé puisqu' UNIQUE, par contre les écoliers congolais
des année 1960 -1965, n'avaient pas besoin qu'on les force
pour retenir les noms de l'ABAKO, du MNS, du PSA, de la
CONAKAT, du CEREA, ASSORECO …tout au plus une dizaine,
allez demander aujourd'hui aux écoliers de notre pays
les noms de partis des candidats qui avaient brigués les
présidentielles en 2006.
Un
compatriote sachant que je m'intéresse à ces petits trucs
ne faisant pas la tasse de thé de nos homes et femmes
politiques et de nos nombreux analystes politiques m'avaient
dit de Kinshasa et dans la diaspora congolaise qu'il ya
aurait aujourd'hui au moins 500 partis politiques en RDC.
Boutade ou réalité, le renseignement qui s'en dégage est
qu'il serait étonnant que les écoliers de la RDC d'aujourd'hui
énumérer sans faute les noms de tous les partis politiques
de notre pays.
Quant
à ce qui concerne notre fond d'âme face à notre compréhension
de la valeur d'une Constitution, alors que le pays dispose
dans ses archives de nombreux modèles de constitutions,
aller faire rédiger une constitution du pays à Liège pour
un pays n''étant en pénurie d'éminents juristes constitutionnalistes,
voilà une expérience que les opérateurs politiques congolais,
" chats échaudés" par la fameuse première "Loi Fondamentale
" rédigée à Bruxelles, ont évité de renouveler en 1964.
L'on
se demanderait même si notre pays ne serait pas le seul
pays au monde à s'offrir des constitutions rédigées loin
de son sol, je n'aimerais qu'à savoir, tout étant que
l'on apprend à tous les âges !
Non,
non, non, ce ne sont pas tous les opérateurs politiques
congolais qui auraient saboté l'État de droit dans notre
pays. Cessons donc, si possible, cette façon globalisante
de peindre le tableau.
La
République du Congo-Léopoldville devenue en 1963 la République
Démocratique du Congo est née avec, la tristement célèbre
"Loi Fondamentale", mais non dépourvue d'institution d'un
Etat de droit. Les institutions nées de la Constitution
de Luluabourg de 1964 étaient la continuité corrective
voulue souverainement par les Congolais pour la consolidation
de cet Etat de droit.
Cette
Constitution de Luluabourg qu'elle ait, oui, ou non sollicité
l'apport conseils des constitutionnalistes de tout bord,
ne serait-ce qu'en ce qui concerne le volet évitant les
"conflits des pouvoirs" , ce n'est pas une originalité,
mais tout ce quel 'on sait est que la Constitution de
Luluabourg comme son nom l'indique, elle n' a été rédigée
ni à Bruxelles, ni à Liège, ni à Paris, ni à Washington.
Si
en 1992 , selon Yoka Lye Mudaba, la CNS a été "une palabre
ensorcelée " et s'il y a eu de va-et-vient du Président
de l'Assemblée nationale de la transition (1+4) entre
Kinshasa et Liège de 2003 à 2006, force est de constater
qu'en 1964 pour la rédaction de la Constitution de Luluabourg
, il n'eut ni "sorcellerie", ni voyages d'Yvon KIMPIOBI
(Président de l'Assemblée nationale ) de Kinshasa en Occident
!
Nous
écrivions que les erreurs ou les fautes politiques des
acteurs dans le feu de l'action c'est une autre histoire
et elles ont existé. C'est à la capacité responsable des
générations futures d'être en me sure de les corriger,
exactement comme la Constitution de Luluabourg fut la
tentative de la correction de la Loi Fondamentale par
les Pères de l'indépendance.
De
toutes les manières, nous savions bien que les Pères de
l'indépendance, les acteurs vrais de l' indépendance de
notre pays avaient été mis "pembeni" depuis le 24 Novembre
1965.
Et
depuis cette date le pays était censé s'engager normalement
dans la voie de la correction des 5 premières années de
notre indépendance et toutes les INTELLIGENCES et TOUS
LESs GÉNIES que compte notre pays ont été mobilisés et
mis à contribution auprès du PLUS GRAND GUIDE qu'ait jamais
connu l'humanité pour ce "travail des Titans". C'est à
ces grandes intelligences et à ces grands génies, éminents
académiciens que nous serions devenus au cours de ces
45 dernières années qu'il faudrait peut-être solliciter
leur conscience et ensuite demander leur avis.
Qu'est-ce
qu'ils en pensent, qu'en pensons-nous ?
Quant
à moi, loin d'être un grand académicien, vous venez de
lire ce que j'en pense !
Fraternité,
patriotisme et civisme.
Albert
KISUKIDI
nambokiay7@aol.com
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Congo Vision
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