TRAVAIL ET DIALOGUE
Page d'accueil
A propos de nous
Correspondance et Retrouvailles
Interviews, Entrevues...
Musique
Forum
Emploi
Notes de lecture
Liens

Fin de la fronde au sein de l' AMP: Ni menaces, ni chantage, ni triomphalisme


( Le Potentiel 31/05/2010)

La ferme de Kingakati est en passe d'entrer dans l'histoire. Elle marquera certainement un nouveau départ pour l'Alliance de la majorité présidentielle, AMP. Samedi a été l'avant-dernière étape de gestion de la fronde au sein de l'AMP dans la mesure où hier dimanche expirait l'ultimatum lancé aux « frondeurs » qui ont décidé d'exprimer leurs ambitions. Joseph Kabila, en sa qualité d'autorité morale de l'AMP, a pris ses responsabilités pour battre le rappel des troupes et ramener la sérénité au sein de la plate-forme. Cela non sans avoir exprimé d'abord toute sa déception, sa frustration devant l'acte posé, et d'un ton ferme, il a décidé d'agir et d'y réserver une réaction adéquate. Finalement, il a réussi à restaurer l'entente. Les frondeurs ont renoncé à leur projet. Tout est rentré dans l'ordre, sous le signe de ni vainqueurs ni vaincus, sans triomphalisme.

Quatre jours durant, le président de la République a abattu un travail de titan. Et le samedi 29 mai, le président de la République, Joseph Kabila Kabange, s'est longuement entretenu avec quelques personnalités de la coalition AMP. Il s'agit particulièrement des personnalités du PPRD, des Forces du renouveau, de l'UDEMO, du PALU, des ministres, députés et sénateurs tous issus de la coalition. Bien entendu, les différents «chefs » n'y étaient pas. Tout simplement parce que la veille, le chef de l'Etat les avait reçus, y compris les initiateurs du courant des « libéraux et patriotes ». L'objectif de la rencontre de samedi à la ferme de Kingakati, ferme privée du président de la République, consistait à faire la restitution des rencontres des 26, 27 et 28 mai initiées par le chef de l'Etat autour des rumeurs, de ces choses qui se disent sur l'AMP qui serait au bord de l'implosion et de l'accord du chef de l'Etat à certaines initiatives.

Bien plus, le président de la République s'est attardé sur les menaces des « frondeurs », à la base de la création du « Centre libéral et patriotique », CLP, qui a pour vocation d'être une « majorité » dans la Majorité, sans le PPRD et le PALU. Et dans leurs menaces, « les frondeurs » exigeaient la recomposition de la coalition avec le départ du Premier ministre. Ou encore la redistribution «équitable » des cartes alors que jusqu'ici l'on fait la part belle au PALU.

Mais là où les « frondeurs » ont franchi le Rubicon, c'est lorsqu'ils ont promis, en cas de non satisfaction de leurs revendications, que la RDC serait Madagascar 2. Donc, au bout de compte, il y aurait un soulèvement populaire qui se terminerait par un « Coup d'Etat ». Pour renverser qui et avec l'appui de quels militaires ? Qui est libéral patriote et qui ne l'est pas ?

Le président de la République avait tenu à avoir une réponse claire et précise sur ces dernières interrogations. Malheureusement, les réponses qui lui ont été fournies jusque-là, ne l'ont pas convaincu, a-t-il dit à l'assistance. Ambitions et mensonges

En résumé, le président de la République a déclaré qu'il était à la fois « déçu et frustré ». Déçu dans la mesure où il s'agit là des ambitions doublées de mensonges. Mais pour quel profit ? « Leur initiative est malheureuse », a même souligné le chef de l'Etat qui ne comprend par que ce « complot » soit mis en œuvre à la veille des festivités des 50 ans de l'anniversaire de la RDC qui s'apprête à accéder au point d'achèvement de l'Initiative PPTE.

A interpréter ces propos, c'est comme pour dire qu'il y a une main invisible derrière cette démarche. Constat qui rejoint celui d'autres observateurs selon lequel les « frondeurs » sont des personnalités aux grandes ambitions qui sont tombées facilement dans le premier piège qui leur a été tendu.

Le président de la République a saisi cette opportunité pour faire remarquer qu'il demeure un homme d'Etat, un homme de vérité, respectueux de sa parole et de ses engagements. En signant les accords avec le PALU et l'UDEMO, il sait à quoi s'en tenir. S'il s'agirait de procéder à un changement, il le ferait si nécessité oblige. Mais jamais sous la pression. Aussi, a-t-il reconnu que le gouvernement en place a accompli des actes positifs depuis l'organisation des élections, notamment la fin de l'isolement à telle enseigne que la RDC est redevenue fréquentable, l'amélioration progressive des conditions sécuritaires, l'atteinte au point d'achèvement de l'IPPTE bientôt après le rétablissement du cadre macro-économique, et enfin le retrait progressif de la MONUC. Dans un premier temps, elle change de statut pour le mandat de stabilisation en devenant la MONUSCO. Le débat autour de ce retrait, alors qu'il n'a pas eu lieu en RCA par exemple, devra inciter les Congolais à plus de vigilance.

Le président de la République a saisi cette occasion pour faire un survol de l'état des lieux de la nation. Il s'est attardé sur la délocalisation des FDLR au Katanga et assurer tout le monde de la volonté ferme des dirigeants de résoudre la question de la paix. Il a annoncé le début des travaux, dans le bref délai, de la construction du port en eaux profondes au Bas-Congo, principalement à Banana. Mais le «réveil » inconscient des adeptes de Bundu dia Kongo ne ferait que retarder la concrétisation de ce grand projet. Il a évoqué le retour au calme au Sankuru et qu'à aucun moment on ne tolèrera un «racisme local » ; l'évolution positive de la situation à l'Equateur pendant que Udjani est en prison à Brazzaville, mais son père est vivement recherché. La situation au Nord et au Sud-Kivu a aussi des causes endogènes avec l'implication des originaires qui s'illustrent par des mémos pour des raisons inavouées. Quant aux relations avec l'Angola avec qui la RDC partage plus de 2.500 km de frontières communes, l'option a été levée que le différend du pétrole soit résolu par la voie de négociation.

A propos de la fronde au sein l'AMP, un délai expirant le 31 mai a été accordé aux auteurs de cet acte pour qu'ils se prononcent définitivement. Passé ce délai, une décision définitive sera prise. En attendant, le président de la République a été clair : 1.- Pas de courant au sein de l'AMP 2.- S'il s'agit d'une rébellion, « il faut la mâter » 3.- La porte reste ouverte pour revenir au dialogue et aux meilleurs sentiments.

« Nous avons gagné les élections ensemble, nous cheminons ensemble et nous devons gagner les prochaines élections ensemble », a dit le président de la République. Au nom de tous les délégués, professeur Evariste Boshab, président de l'Assemblée nationale, a remercié le président de la République de cette marque de confiance de manière à prendre l'engagement de gagner ensemble les prochaines élections Quant aux délégués des députés et sénateurs, ils ont abondé dans le même sens, et se sont réjouis de voir le chef de l'Etat prendre de la hauteur et s'emploie à tout mettre en oeuvre pour précéder tous les événements. Les « 4 » lâchent du lest

Alors que le délai expirait hier dimanche, les auteurs du « Centre libéral et patriotique », dans une lettre datée du 29 mai adressée au président de la République, ont renoncé à leur initiative. Ils ont saisi cette opportunité pour souligner qu'il n'a jamais été question dans leur intention de proférer une quelconque menace, surtout pas au président de la République, moins encore aux institutions nationales. De même, il n'a jamais été question d'un chantage de leur part.

Pour prouver qu'ils demeurent au sein de l'AMP, ils n'ont jamais renoncé au pacte qu'ils ont signé.

Cette décision de courage politique est à l'honneur du président de la République qui vient de réussir le rappel des troupes à un moment crucial de la vie de l'AMP et de notre pays. Tel que le dit bien à chaud cet analyste averti de la politique congolaise, « il n'y a ni vainqueur ni vaincu, par conséquent ni triomphalisme. C'est l'AMP et la République qui ont gagné en cohésion, en unité en vue d'affronter l'avenir et relever les défis du développement ».

Pour demeurer dans ce contexte, les « faucons » de l'AMP doivent se dépouiller de l'habit du vieil homme, quitter les sentiers battus du paranoïaque et s'inscrire dans la dynamique de la cohésion. Car la lutte des clans dans le pré-carré du chef de l'Etat entraîne toujours des effets négatifs dans le pays. UDPS, UDI : des cas historiques

L'on peut se permettre de relever que Kingakati a permis à l'AMP de resserrer les rangs et éviter l'implosion ou l'éclatement. Ce feuilleton offre des opportunités de tirer des leçons. Des observateurs relèvent que si la manière utilisée n'a pas été correcte et frise bel et bien la trahison, les observations relevées par les frondeurs sont pertinentes. Il est donc conseillé de creuser ces points.

Tout simplement parce que des faits historiques nous reportent sur l'UDPS. Tout est parti de « 13 parlementaires » du MPR qui avaient fait un état des lieux du MPR. La réaction épidermique qui s'en est suivie a plus renforcé l'opposition que la majorité contrôlée par le MPR.

Il en est de même de l'UDI. Ayant été marginalisée, elle a quitté le MPR pour renforcer toujours l'opposition.

C'est dire que dans cette réflexion à laquelle le président de la République invite tout un chacun de l'AMP pour qu'après avoir gagné ensemble les élections, que l'on chemine encore ensemble, pour gagner ensemble les prochaines élections, le président Kabila n'a pas besoin des « griots ». Et que la fin de cette fronde au sein de l'AMP n'a connu ni vainqueurs ni vaincus et sans triomphalisme. A bon entendeur, salut


Par Le Potentiel

© Copyright Le Potentiel

© Congo Vision


Kabila remet de l'ordre à l'AMP: Kamitatu, Bahati, Mbusa et Endundo font tomber le CLP !

( La Prospérité 31/05/2010)

*Fini donc la tempête à l'AMP. Les trois Ministres plus un Député initiateurs du Centre Libéral et Patriotique, CLP en sigle, sont désormais revenus à la raison. Ils ont, en effet, intériorisé le sens profond des communications du 26, 28 et 29 de Joseph Kabila Kabange, Autorité Morale de l'AMP. Dans une lettre officielle datée de ce samedi 29 mai, ils renoncent au CLP, en signe de loyauté au Chef de l'Etat. Concrètement, Olivier Kamitatu Etsu, Modeste Bahati Lukwebo, José Endundo Bononge et Antipas Mbusa Nyamuisi disent n'avoir jamais imaginé de fragiliser l'AMP, ni de se servir du nom prestigieux du Président la République, pour nuire. Ce geste, fruit de la volonté nettement affichée de Joseph Kabila de ramener toutes les brebis égarées à l'ordre et d'un travail de rat abattu au niveau de ses services spécialisés, sous la férule du chevronné de Pierre Lumbi, est à saluer dans la mesure où le départ subodoré de ces trois Ministres du gouvernement, sur fond d'une contradiction aigue, aurait dû jeter, qu'on le veuille ou pas, des éclaboussures aux conséquences multiples sur l'image de l'AMP, à environ moins d'une année des joutes électorales prévues en 2011. C'en est donc fini avec le Centre Libéral et Patriotique, la nouvelle trouvaille politique de trois Ministres et d'un Député, née le 24 mai dernier, au Restaurant Inzia, à la Gombe. Ce Centre Libéral et Patriotique, quelles que soient ses buts, stratégies et moyens, appartient désormais au passé. Ses principaux façonniers l'ont enterré ce samedi 29 mai, cinq jours seulement après sa création. Ceci transparaitrait clairement d'une lettre adressée au Chef de l'Etat, ce week-end, à l'issue de nombreuses tractations engagées, en marge de ses communications, rappels à l'ordre et instructions du 26, 28 et 29 mai, à Kingakati, la ferme présidentielle située sur l'axe de Bandundu, à l'autre bout Est de Kinshasa, la capitale. L'habileté grâce à laquelle les services spécialisés, sous la main doigtée de Pierre Lumbi, y ont travaillé, aura été d'un atout indéniable dans le dénouement de cette crise au sein de l'AMP. Aux dernières nouvelles, Olivier Kamitatu Etsu, José Endundo Bononge, Antipas Mbusa Nyamuisi et Modeste Bahati Lukwebo renoncent au CLP et réitèrent leur loyauté totale et indéfectible à Joseph Kabila, l'Autorité Morale de l'AMP. Dans leurs explications, ils disent n'avoir jamais imaginé de fragiliser l'AMP, ni de se servir du nom prestigieux du Chef de l'Etat, pour nuire. Voilà tout. Météo… Du reste, le temps ferait beau aujourd'hui. La météo politique, à la coalition au pouvoir, démontre que l'espoir est encore permis, pour le Palu, de tester la bonne foi du Raïs. « Non au désordre, non à la rébellion politique, non à la désintégration de la famille, non aux dissensions, non aux coups bas et non aux accusations gratuites », telle a été la trame essentielle du message de Kabila, tous ces derniers jours. On l'a appris ainsi, par des bribes d'informations recoupées. Priorités Mais, par contre, une insistance a été faite d'aplanir les divergences, d'arrêter la distraction et de se concentrer sur les urgences. Des consignes ? Oui, il y en a eues. Tout mettre en œuvre, pour la réussite des festivités du Cinquantenaire de l'Indépendance de la RD. Congo, le 30 juin prochain. Priorité aux travaux d'infrastructures, dans le cadre de cinq chantiers, l'ambitieux programme de développement du pays. Ceinture serrée ? Oui, pour l'atteinte du Point d'achèvement de l'Initiative PPTE. Objectif ? Arracher des bailleurs des fonds, un allègement substantiel du poids de l'endettement extérieur de l'Etat congolais. C'est la bataille en ordre contre les fluctuations des prix, la consolidation du taux change et le raffermissement de l'équilibre du cadre macro-économique. Très prochainement, les élections 2011, à préparer dans la cohésion et la concorde. Santé de fer De Kingakati, l'on retiendra également cette volonté de Joseph Kabila de ne pas céder au chantage de l'Opposition, ni de lâcher Adolphe Muzito Fumunsi, sous pression de cette dernière. La Majorité, a-t-on souligné, dispose de ses propres mécanismes, du reste constitutionnels, pour se dessaisir d'un Premier Ministre, fut-il Muzito. L'exemple du départ du Patriarche Antoine Gizenga Fundji du strapontin de la Primature a été donné, pour illustrer ce qui pourrait arriver, le moment venu, si la Majorité en décidait autrement. « Pour l'instant, l'AMP s'est replâtrée. Elle affiche une nouvelle santé de fer », martèle-t-on, face à l'Opposition qui récolte, une fois de plus, des signatures pour une nouvelle motion de censure contre Muzito, avant la fin de cette session de mars 2010.

La Pros.

© Copyright La Prospérité

© Congo Vision


Dans une lettre au Chef de l'Etat ; Le Clp un mort-né : La bande à quatre a abdiqué

( L'Avenir Quotidien 31/05/2010)

Le Clp n'existe plus. Ses créateurs l'ont dit au Chef de l'Etat dans une lettre datant de samedi 29 mai 2010. *Qui peut condamner les différents collaborateurs du Chef de l'Etat qui ont apporté du leur dans la pacification des esprits au sein de la majorité ? Allez-y parler du gouvernement parallèle !

Joseph Kabila a joué au sage. Sa politique de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain a permis de refaire l'unité de la plate-forme Amp (Alliance pour la majorité présidentielle). On s'attendait à ce que les trois ministres membres de ce courant dénommé « Centre libéral et patriotique » quittent le gouvernement. L'effet boule de neige était également attendu dans les partis politiques membres du Clp où l'heure de reniement a sonné.

Les observateurs pensent que les Chefs des partis politiques qui viennent de bénéficier de la clémence du Chef de la majorité vont faire autant dans leurs partis politiques pour ne pas engager un bras de fer avec ceux qui ont désavoué leur démarche de la création du Clp. En effet, selon des sources très autorisées, les créateurs du Clp, après la réunion de la ferme présidentielle, ont décidé retirer de la circulation ce mouvement. Ils ont posé ce geste dans une correspondance adressée au Chef de l'Etat depuis le samedi. On peut dire que la tempête, même dans un verre d'eau, est terminée. Les trois ministres pourront garder leurs postes parce que revenus dans les rangs. L'opinion est d'avis que si c'est un retour physique alors qu'on a le cœur ailleurs, il y a lieu de rappeler ces propos de philosophe « là où est votre trésor, là est votre cœur. Or votre trésor est dans un coffre fort, votre cœur est dans un coffre-fort ». Pour en arriver là, il a fallu plus d'une séance. Notre souhait, le souhait de tout le monde est que le calme survenu dans la plate-forme n'est pas un repli stratégique. On suppose que la bande à quatre a intériorisé le sens profond des communications du 26, 28 et 29 mai de Joseph Kabila Kabange, Autorité Morale de l'AMP.

Il faut cependant saluer le courage des quatre. Car, ce n'était pas facile de se faire harakiri. Si le repentir est sincère, il n'y a pas lieu de penser ou de parler de la lâcheté. Dans une lettre officielle datée de ce samedi 29 mai, ils renoncent au CLP. Ils ajoutent que c'est en signe de loyauté au Chef de l'Etat. Ils se donnent une excuse et veulent qu'on les croie. Car, estiment-ils, ils n'avaient jamais imaginé « de fragiliser l'AMP, ni de se servir du nom prestigieux du Président de la République, pour nuire ». Avaient-ils demandé conseil ?

Un signal très fort

Ce qui est frappant dans cette affaire, c'est un Joseph Kabila toujours prêt à voir l'intérêt commun là où beaucoup sont conduits par l'amour propre. C'est pourquoi nous attendons voir ces chefs des partis un geste d'apaisement vis-à-vis de ceux qui se sont désolidarisés d'eux. Encore une fois, c'est l'occasion de dire aux uns et aux autres qu'il n'est pas bon d'accuser les collaborateurs du Chef de l'Etat lorsqu'on se sent lésé et les ignorer purement et simplement lorsqu'ils ont accompagné le Chef de l'Etat dans la bonne direction. C'est ici le lieu de faire remarquer le travail important que les services et à travers leur chef, Pierre Lumbi, ont abattu pour ramener dans la maison les brebis égarées. Un sage avait dit que personne n'est trop riche pour n'avoir rien à recevoir et personne n'est très pauvre pour n'avoir rien à donner. Le célèbre fabuliste français, Jean de La Fontaine disait : « On a souvent besoin d'un plus petit que soi ».

Aujourd'hui dans la majorité, personne n'est au niveau de la popularité de Joseph Kabila. Personne ne peut dire qu'il peut faire de Joseph Kabila une bouchée dans une confrontation électorale. Cela aurait pu lui monter dans la tête pour se montrer cassant et intransigeant vis-à-vis du Clp. Et nous retenons de Yerodia Abdoulaye Ndombasi qu'en politique, il faut chercher à augmenter les rangs d'amis et diminuer les rangs des ennemis. Voilà la sagesse qui a conduit le Chef de l'Etat. C'est même biblique où on peut évoquer l'exemple de l'enfant prodigue ou encore la parabole du bon berger qui laisse 99 moutons pour aller à la recherche d'un mouton perdu. Nous insistons sur le fait que tout ceci n'a de valeur réelle que si ceux qui bénéficient de ce geste du Chef de l'Etat sont prêts à un repentir sincère. Tel repentir commence par la reconnaissance de la faute commise.

L'arme que les quatre membres de l'Amp ont rejetée, celle de la tolérance, c'est celle qui les a sauvés. Joseph Kabila a besoin de tout le monde en 2011. Et 2011, c'est dans presqu'une année. S'il y a des gens qui pensent être plus qu'ils ont, ce sera une occasion de remettre la question sur le tapis.

Pour rappel, le Centre libéral patriotique (Clp) a été créé le 24 mai dernier, au Restaurant Inzia, à la Gombe. Personne ne veut plus se poser des questions sur son importance et ses stratégies bonnes où mauvaises. Bon vin, point d'enseigne. Ce n'est pas le Chef de l'Etat, chef de la majorité qui a mis fin à l'existence de ce mouvement. Il a tout simplement fait voir que telle organisation, créée dans des conditions qui étaient les siennes, n'était pas acceptable. Ses géniteurs avaient le choix. Le maintenir ou le tuer comme ils l'ont fait. Il n'y a eu aucune injonction. Et les services ont été à la hauteur en faisant en sorte que cette affaire ne se mue pas en crise, même mineure. L'habileté avec laquelle les services spécialisés, que dirige un stratège comme Pierre Lumbi, ne pouvait qu'aller dans le sens de l'intérêt du Chef de l'Etat. Qu'on soit arrivé à ce dénouement, il a fallu au Chef de l'Etat de mobiliser autour de lui. Félicitations donc à tous ceux qui ont fait que les quatre reçoivent une leçon de modestie sans perdre la face.

Du temps perdu ?

Il est vrai que l'on a perdu beaucoup de temps. Pour rien. Mais, on n'a pas perdu l'essentiel, à savoir, l'unité. En effet, il est temps que le gouvernement sorte de toute cette distraction. Car, il y a des dossiers importants qui attendent. Le cas du point d'achèvement qui demande au gouvernement une surveillance quasi quotidienne des tous les déclencheurs et la préparation des festivités du cinquantenaire de la Rdc. Bien plus, il y a les cinq chantiers dans tous leurs volets. Il était impensable que ce soit en ce moment que l'opposition a choisi de distraire la majorité et que celle-ci se soit laisser prendre au piège. On ne peut saluer l'action de pacification au sein de l'Amp sans remarquer l'assurance que cela donne aux partenaires que sont le Palu et l'Udemo. Joseph Kabila, comme le dit un adage populaire, en la personne qui veut aller loin, a ménagé sa monture avec cette affaire de quatre mousquetaires. L'Alliance Palu-Amp d'une part et Amp-Udemo d'autre part sort renforcée. Tant mieux pour le respect de la parole donnée.

Joachim Diana G.

© Copyright L'Avenir Quotidien

© Congo Vision


 

 
 
Copyright © 2010 Congo Vision. Tous droits réservés.