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VOYAGE D'OBAMA AU GHANA : UN SIGNAL FORT !

En rupture avec l'ancienne administration du clan Bush et sa politique dévastatrice pour l'Afrique de Clinton, Baraka OBAMA veut tourner la page de près de deux décennies tragiquement émaillées de drames, de cautions de dictateurs et de prédation économique par les multinationales états-uniniènnes et européennes

Quel héritage Bush lègue-t-il à Obama ?

Plusieurs observateurs attribuent à l'ancien président américain un bilan positif en Afrique

Mise à part la passion et la controverse suscitée sur le départ de ce « Paria ». Le bilan de l'ancien président des Etats-Unis est jugé catastrophique ! Si nous nous versons dans le passionnel, nous ne serions pas objectifs sur son action à l'égard de l'Afrique. Les Africains devraient-ils le condamner sans regarder avec une loupe ses actions? Est-ce que son bilan est il vraiment catastrophique pour l'Afrique ?

Obama devrait prendre en considération certaines pistes de la politique du Gouvernement de Bush qui ont conduit à des avancées.

  1. Sur le rôle actif pour tenter de faciliter le règlement du conflit au Darfour. Il a consacré près de 5 milliards de dollars au titre de l'aide à cette province du Soudan depuis 2004, et 100 millions de dollars à la formation des soldats qui participent au maintien de la paix.

  2. Dans le domaine économique, les pays africains ont tiré de grands avantages du Compte du millénaire créé par le président Bush et dont la mission est de favoriser la croissance économique et la bonne gouvernance dans divers pays en développement.

  3. De même, l'AGOA (loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique), qui permet l'entrée en franchise de douane de produits africains aux États-Unis, et l'OPIC (l'organisme fédéral de promotion des investissements privés à l'étranger), qui garantit les investissements directs du secteur privé des États-Unis dans les pays en développement, dont les pays africains, ont permis à ces pays d'obtenir de bons résultats.

  4. Toutefois, c'est dans le domaine de la santé que l'action du gouvernement Bush en Afrique restera la plus mémorable. Il s'agit notamment du plan d'aide d'urgence du président à la lutte contre le sida à l'étranger (PEPFAR), qui vient d'être prorogé pour une période de cinq ans et dont la nouvelle dotation est de 30 milliards de dollars, ainsi que de l'Initiative en faveur de la lutte contre le paludisme (1,2 milliard de dollars) lancée en juin 2005 pour combattre cette maladie durant une période de cinq ans dans les 15 pays africains les plus touchés. (Source america.gouv)

Mme Frazer avait souligné ce point lors de l'entretien qu'elle a accordé le 14 janvier à America.gov , quelques jours avant que le président Bush, ses ministres et de nombreux hauts responsables, dont Mme Frazer, quittent leurs fonctions pour laisser la place au nouveau gouvernement le 20 janvier, après la prestation de serment du président Barack Obama.

« Lorsque nous parlons de partenariat, a-t-elle dit, nous voulons dire que nous respectons le point de vue des Africains et que nous croyons qu'ils peuvent réaliser de grands objectifs. »

Paraphrasant le président Bush, elle a ajouté : « Nous n'allons pas le faire pour eux, mais nous le ferons avec eux. (…) Nous ne pouvons pas remplacer l'esprit d'initiative des Africains, mais nous pouvons le faciliter et le soutenir (…) Le partenariat consiste à aider les autres à agir pour eux-mêmes (…) et à respecter leur point de vue. »

Le voyage d'OBAMA principalement au Ghana est un signal fort pour l'Afrique, ça doit faire trembler plus d'un dictateur. Il a choisit le pays de John comme référence et modèle à s'inspirer pour la bonne gouvernance.

Le Ghana fait partie du Commonwealth. Le 28 décembre 2008, au terme d'une élection présidentielle très disputée et unanimement saluée pour son caractère démocratique rarissime sur le continent, c'est John Atta-Mills qui devient le nouveau président du pays.

Le Ghana, l'un des rares exemples de démocratie en Afrique

Le Ghana sert d'exemple aux autres pays africains qui n'ont pas réussi cette transition démocratique. C'est un exemple rare de la démocratie en Afrique, le Président s'en est inspirée de cette démocratie pour donner des points aux pays Africains « bons élèves ». Les Etats-Unis devraient reprendre sa place de gendarme du monde avec les fermes orientations économiques, politiques et socio-culturelles.

D'après l'interview accordée au Site Internet allafrique.com , le Président faisait cette observation:

Je pense que le continent tout entier est important. N'oubliez pas que même si je vais visiter le Ghana au cours de ce premier voyage, j'ai déjà reçu (le Premier ministre) Tsvangirai du Zimbabwe dans le Bureau ovale. J'ai également reçu dans mon bureau (le président) Kikwete de la Tanzanie. Et chaque fois j'essaie de délivrer le même message. Vous avez vu le très bon travail que le gouvernement de la Tanzanie fait en se concentrant sur les services concrets qu'il rend à la population. Partout où les gens veulent se prendre en charge, nous voulons être là-bas comme partenaires. Je pense que nous avons en Afrique un leadership très fort qui est prêt à aller de l'avant et nous voulons être à ses côtés.

Sur le front économique, cela signifie l'ouverture de meilleures opportunités commerciales. Cela veut dire que nous ne sommes pas seulement intéressés à l'aide étrangère, mais aussi au moyen de renforcer la capacité de développement intérieur de ces pays et nous voulons travailler dans un contexte multilatéral en cherchant également à renforcer les relations bilatérales avec beaucoup de ces pays.

Mais comme vous l'avez souligné, nous pensons que ce continent est important pour des raisons de stratégie, de sécurité nationale, économiques et d'environnement. Et à part la raison que nous avons évoquée, bien que cette fois-ci nous n'irons que dans un seul pays, je pense vraiment qu'il est raisonnable de lier le voyage au Ghana à celui que je vais effectuer auparavant pour le G8. Pendant le sommet du G8, en Italie, nous rencontrerons un certain nombre de représentants de pays africains, avant cela à une réunion en Russie, pour montrer que l'Afrique est directement intégrée dans l'approche globale de notre politique étrangère. Ce n'est pas un fait isolé que de se rendre en Afrique tous les six mois pour voir comment les choses évoluent, mais il faut plutôt une grande discussion permanente sur les moyens de relever ces défis internationaux.

Intérêts et Perspectives pétrolières des Etats-Unis

Les États-Unis sont un importateur net de pétrole, avec au moins 90 % du pétrole consommé provenant de l'extérieur. Or, le pétrole est une ressource nécessaire au fonctionnement de l'économie et de l'armée américaine. La RSP américaine est la plus grande réserve connue au monde avec une capacité d'au plus 747 millions de barils de pétrole, soit 136 millions m³, de pétrole brut. Selon le Department of Energy, en mars 2008, la RSP contient 687 Mbarils. Or, d'après les prévisions sur les 50 années à venir, les Etats-Unis seront en difficultés pour pallier aux problèmes liés à l'énergie pétrolière.

Les mauvaises langues disent que le voyage du VRP (Voyageur Représentant Placier) Obama a une connotation et arrière pensée économique. Comme nombre de pays africains, le Ghana est riche en matières premières minières. Son économie demeure cependant essentiellement basée sur l'agriculture. L'industrie y est toutefois plus développée que dans le reste du continent. Par ailleurs, le Ghana va devenir dans les années à venir un pays producteur de pétrole grâce à la découverte en 2007 de ressources pétrolières offshore non négligeables.

Les actions et l'emprunte d'Obama en Afrique noire 

D'après le département américain des affaires étrangères, le gouvernement américain travaillerait sur 4 axes, contrairement à son prédécesseur ;

1 La démocratisation de l'Afrique ;

2 Santé ;

3 Fin des hostilités entre belligérants (Pacification du continent) ;

4 Vaincre la pauvreté (famine);

5 La main mise sur l'économie Africaine avec un partenariat « gagnant, gagnant ».

La mort de Françafrique est pressentie, après la Mort d'Omar BONGO, et le champ

est libre pour une révolution des mentalités imprimé par l'élan OBAMA

La délégation française était importante aux obsèques de ce patron de l'Afrique centrale. Deux Airbus A319 ont été affrétés pour l'occasion. Une quarantaine de conseillers «Afrique» officiels de Nicolas Sarkozy et de son prédécesseur Jacques Chirac mais aussi des conseillers officieux, comme Robert Bourgi, le fils spirituel de Jacques Foccart, considéré comme le monsieur «Françafrique» de Gaulle à Chirac en passant par Giscard avaient fait le déplacement. Parmi les nombreuses personnalités françaises se trouvaient également Loïk le Floch Prigent, ex-dirigeant d'Elf condamné dans l'affaire du même nom, Patrick Balkany, maire UMP de Levallois-Perret ou les anciens ministres Michel Roussin, Jean-Louis Debré, Jacques Godfrain.

La mort d'Omar avait signé le glas de l'Afrique de Magouille orchestrée par la Marraine française, qui prône en privée le néocolonialisme avec ses travers. Cette mort a été un déclencheur et révélateur de la manipulation de la France sur l'Afrique. Pourquoi l'annonce de la mort d'Omar a t- elle été différée de plusieurs jours ?

Certains diront ; Parce que dit-on, L'Elysée tenait à récupérer un certain nombre de documents que possédait (puisqu'il est déjà mort) le Président gabonais. Parmi ceux-ci un dossier sur le financement de la dernière campagne électorale en France. Obama a saisi la balle au bond pour punir Sarkozy de ses écarts de langage à son encontre. Barak n'a jamais digéré les propos repris dans la presse française et internationale, quand on pense au souci de détail que Barak a pour sa communication et son image, cette ratée diplomatique fera date...

L'Elysée, était paniqué par l'ampleur que cette affaire qui avait repris dans les médias européens et américains (elle fait la Une du New York Times , du Times de Londres et de plusieurs quotidiens espagnols).

Quand on lui parle de Barack Obama, de son impact auprès des jeunes Européens, de sa capacité à toucher directement les opinions publiques, Sarkozy ironise: ce beau moment de communication comptera moins que la réalité des faits. (...) il enfoncera le cloue en rajoutant :

Obama lui-même serait parfois moins ferme qu'il n'y paraît . Au sommet de l'Otan, il aurait proposé de repousser la nomination du nouveau secrétaire général, le Danois Rasmussen, pour ménager la Turquie, avant de l'entériner sous la pression française et allemande. Flottant, Obama? Le président américain serait moins libre qu'on ne le croit. Un portrait en négatif de l'ami américain, suggéré par Nicolas Sarkozy, l'ami des Américains." Pour terminer SARKO dira en subsistance qu'Obama n'avait aucune expérience politique !

La politique Américaine est claire, balayer les attachements coloniaux de la France en Afrique. Le bilan français est médiocre caractérisé par l'asservissement de l'une sur l'autre. La priorité de Barak serait de torpiller les efforts de la francophonie en Afrique pour estampiller sa préférence pour les Nations anglophones.

Quel message passerait –il aux Africains ?

Le discours historique de Barak au Caire avait suscité une grande émotion et espoir dans la communauté arabo-musulmane, avec une prestation d'une qualité exceptionnelle et avait réussi haut la main son oral devant six cent millions de téléspectateurs. Un discours de réconciliation et d'apaisement qui a rendu l'honneur à cette communauté bafouée par l'administration Bush avec sa rhétorique sur le choc de civilisation et l'axe du mal.

D'après nos confrères d'allafrique.com, Barak a fait une mise point sur son action, en voici un bref aperçu de son interview :

Une partie de ma politique est de magnifier les modèles couronnés de succès. Ainsi, en nous rendant au Ghana, nous espérons valoriser l'efficacité de la gouvernance que le pays a mise en place.

Nous ne nous attendons pas à ce que tous les pays fassent ce genre de transitions de la même manière et au même moment, mais nous voyons des progrès en termes de démocratie, de transparence, de respect de l'état de droit, de protection des droits de la propriété et de lutte contre la corruption. Nous voyons des progrès depuis plusieurs années bien que dans certains cas nous assistons à des reculs. Concernant le Kenya, le pays de mon père, je suis préoccupé par le fait que les partis politiques ne semblent pas aller dans le sens d'une réconciliation définitive qui aiderait le pays à avancer. Cependant, le Kenya ne fait pas figure d'exception en termes de crises pré-électorales ou post-électorales comme celles qu'il a vécues récemment.

Nous voulons simplement faire en sorte que les gens ne pensent qu'il s'agit-là de notions abstraites que nous essayons d'imposer à l'Afrique. Il y a une conséquence très pratique et pragmatique sur l'instabilité et la corruption s'il arrive que les gens ne puissent pas nourrir leurs familles, éduquer leurs enfants et nous pensons que l'Afrique est à la fois un continent de promesses et de défis extraordinaires. Nous ne serons pas capables de tenir ces promesses sans une meilleure gouvernance .

Obama court après le Prix Nobel de la Paix, comme ce fut le cas pour Jimmy Carter ?

Vendredi 27 février 2009, le comité norvégien en charge des sélections pour l'attribution du Prix Nobel de la paix, a rendu public le nombre de nommés pour la cuvée 2009.

Cette année, ce sont pas moins de 205 personnalités qui figurent sur cette liste, parmi lesquels 172 personnes et 33 organisations. Le record de 2005, avec 199 noms, est donc battu !

La règle veut que le comité Nobel garde secret le nom des nommés pendant 50 ans. Mais rien n'interdit aux milliers de personnes ayant le droit de proposer des nominations pour le Prix Nobel, que ce soit les anciens lauréats ou encore des professeurs d'université, de dévoiler leur choix.

La liste 2009 comporte ainsi les noms du président français Nicolas Sarcozy et de son très apprécié homologue américain Barack Obama, celui du chanteur américain Pete Seeger ou encore de l'artiste et humanitaire macédonien Zivko Popovski-Cvetin. Figurent également sur cette liste l'organisation caritative autrichienne SOS-Kinderdorf International, le chef religieux vietnamien Thich Quang Do et l'Américain Greg Mortenson pour son organisation caritative qui construit des écoles en Asie.

Geir Lundestad, le secrétaire du comité Nobel, n'a pas souhaité faire de commentaires sur les noms de nommés qui circulent mais a fait remarquer que le fait de figurer sur cette liste n'est pas synonyme de sélection par le comité pour l'attribution du Prix Nobel de la paix. En effet, lors d'une première lecture, les cinq membres du comité Nobel procèdent à la présélection de 30 à 35 noms sur l'ensemble de ceux figurant sur la liste. Puis, en avril, une dizaine de noms sont retenus.

Le nom du lauréat 2009 sera annoncé en octobre 2009 et le prix lui sera remis officiellement au cours d'une cérémonie à Oslo le 10 décembre prochain.

Il est encore prématuré de mesurer la politique prônée par la nouvelle administration Barak pour pacifier le monde. Mais les indicateurs montrent un réel souci de cette même administration de soigner son image en matière de gestion des crises et conflits.

Jimmy Carter est devenu Prix Nobel de Paix pour peu de choses. Carter avait mis les droits de l'homme au cœur de sa politique étrangère, rompant avec la politique du gouvernement Nixon, fondée sur la Realpolitik . Le gouvernement Carter avait mis également fin au soutien apporté par les États-Unis depuis des lustres au dictateur Somoza au Nicaragua et accorde une aide de plusieurs millions de dollars au régime sandiniste .

Depuis son départ de la Maison Blanche, il s'est proposé en tant que médiateur de conflits internationaux et il met son prestige au service de causes caritatives. En 2002, il reçoit le Prix Nobel de la paix en récompense de ses « efforts pour résoudre les conflits internationaux par des solutions pacifistes, pour faire progresser la démocratie et les Droits de l'homme, et pour promouvoir le développement économique et social ». Il se distingue également en littérature, étant l'auteur de nombreux livres.

Baraka OBAMA a plus de chance de devenir Pris Nobel de la Paix, en étant Président en fonction de par sa politique de pacification du monde après l'héritage désastreux légué par son prédécesseur.

La RDC sortira du gouffre après le passage de Barak au Ghana ?

Comme le feu Mobutu mettait l'accent sur le rôle crucial de RDC au cœur d'Afrique, qu'il qualifié de gâchette d'Afrique. La RDC sera au centre de cette visite d'une importance capitale pour la paix dans la sous région. Le conflit en RDC a ravagé l'existence de plus 7 million d'âme tout en laissant sur son passage un désastre humanitaire sans précédent.

Avec le conseil de Monsieur Carson qui fut adjoint de l'actuelle ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Susan Rice, lorsqu'elle était elle-même secrétaire d'Etat adjoint pour les Affaires africaines sous la chef de la diplomatie américaine Madeleine Albright.

Il était depuis 2006, après 37 années au département d'Etat, au National Intelligence Council du ministère des Affaires étrangères où il était chargé de l'Afrique, selon un communiqué de la Maison Blanche.

Spécialiste de ce continent, M. Carson a été ambassadeur au Kenya (1999-2003), au Zimbabwe (1995-1997) et en Ouganda (1991-1994). Au cours de sa carrière, il a également rempli des missions au Botswana, au Mozambique et au Nigeria.

Dans les années 60, M . Carson avait été bénévole de l'organisation humanitaire Peace Corps en Tanzanie. Il a également obtenu un prix prestigieux pour son action dans la prévention du sida au Kenya. Il a particulièrement mis l'accent sur la situation en RDC avec ses implications et contagions dans la région. Le dossier de la RDC est inscrit parmi les dossiers le plus urgent à traiter avec la pression de Michelle OBAMA qui a été émue par les images des atrocités commises aux femmes de l'Est de la RDC. Il est vrai que cette guerre dans la région a bel est bien profité aux deux gouvernements partis politiques américains, Démocrates et Republicains.

L'espoir suscité par le discours du Caire, et l'attente de celui d'Accra peut apporter un réconfort au cœur des Africains meurtris par la souffrance et l'injustice pour un avenir meilleur....

BONGOS Roger
Rédacteur en Chef
Diaspora Congolaise
bongosroger@yahoo.fr

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