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Défi d’interpellation de discours du Président B.Obama pour une auto-assomption négro-africaine

(Ne toujours pas blamer le Colonialisme et l’Occident)

Jean-Pierre Luhata

Nous savons que le Président Obama suit la stable diplomatie Africaine des Etats-unis. Son administration fait partie du système qui renvoit l’Afrique à elle-même,sans trop s’enthousiasmer; d’ailleurs nos textes de l’an dernier le prévenaient si bien. Il responsabilise les Africains,mais son discours ne s’avère pas moins diplomatique. Pour en saisir les enjeux,il faut voir son équipe qui invite à donner une lecture d’une nouvelle ère historique avec ce que cela comporte aussi de son opinion personnelle.Il ne manque cependant pas d’aspects ombrageux lorsqu’il parle du sombre impact de la tribalité(histoire de son propre père); à raison il fustige la mégestion des Etats africains et cite les villes africaines(Kinshasa)pour accentuer l’appropriation du rêve autohabilitant(Yes,You can !)aux Africains puissent-ils activement s’occuper de leurs affaires….Toutefois,le vrai parternariat(Il s’agit d’être des partenaires dans la construction d’un changement qui transforme(«Discours d‘Accra«) dont parle Obama se dispose-t-il à épanouir un nouveau rapport dénué de contraintes,celui qui ferait prévaloir la parité statutaire,sans médiatiser de manière condescendante la juxtaposition entrée les plus forts(raison)et plus faibles(tort) ? La responsabilité africaine suppose-t-elle faire fi de légilsations internationales qui oeuvrent à la concorde dans les rapports interétatiques ? Son discours qui est un tour d’horizon ressemble-t-il à une réthorique de diplomatie business avec tout le risque d’encourager les violeurs de droits humains qu’il dénonce théoriquement,à défaut d’une mise au point d’une efficace modalité qui sanctionne les contentieux qui sommeillent en raison de la tolérance dont bénéficient certains agitateurs en Afrique noire ?La bonne gouvernance sur laquelle il insiste, est-elle une espèce de paradigme total qui absout de tous les crimes au point de garantir protectorat devant tous les maux africains ? Les craintes et doutes inspirent cette réaction spontanée mais réaliste,appellant à modérer nos espoirs en vue de mieux compter sur notre propre mature volonté politique !!

Ainsi,je discute de ses certaines allégations autour de sa légère approche du poids colonial, de la substitution de la phase coloniale impliquant aussi les Etats-unis sur les quels pèsent les graves responsabilités du devenir des jeunes nations africaines. Quatre aspects en gros résument cette intervention, à savoir:

Cerner une nouvelle vision africaine,ensuite exhorter au défi de l’auto-assomption,puis relever son idée inovatrice qui met l’économie et le leadership au service de la majorité du peuple ainsi que les points saillants axés sur la gestion pacifique de conflits au rôle de la tribalité; cette lecture se veut une brève confrontation et prospective critique.

1. Besoin d’une vision identitaire

Quand B.Obama dénonce le repliement accusateur du récent passé africain,il invite à cesser de taper sur la poitrine des autres et exhorte les Africain-e-s à assumer leur responsabilité. Le Président Américain le fustige clairement :

"And yet the fact is we're in 2009," continued the US president. "

The West and the United States has not been responsible for

what's happened to Zimbabwe's economy over the last 15 or 20 years».

Pour reprendre mon propos de l‘an dernier, nous convenons avec lui sur le fait que: l’Afrique ne devrait pas reposer son destin entre les mains d’un jeune homme pour résoudre ses problèmes(Ma livraison du 5.11.2008). La main que tendait son administration (Obama) ne devrait en rien occulter le fait que les Africains doivent s’organiser et prendre en mains leur propre destin.Voilà ma conviction pendant qu’on essayait,moi-même y compris,de rapprocher ses origines avec les ethnies congolaises.Toutefois,la mise d’Afrique devant ses responsabilités implique une série de questions s’il faut éloigner son Etat du rôle arbitral,alors, ne serait-il pas incohérent de prévaloir un nouveau visage de l’humanité traduit par une expression de la barbarie de l’état de nature(J. Locke)si elle ne tient compte de l’impartialité judiciaire au profit d’échanges commerciaux pour eux-mêmes ? Comment la civilité sous-jacente,manifestement contradictoire à la vie des partenaires, pourrait-elle faire advenir la prospérité mutuelle à la simple hauteur d’intérêts commerciaux ? Si la paix et justice néo-libérales se veulent tributaires du plus fort,comment peut-on remédier devant la tragédie d’un triomphaliste meurtrier qui, inscrivant son action dans la ligne de la bonne gouvernance,vous contraint à lui céder un espace de vie, les mains grouillant de sang des proches; alors qu’il vaque librement dans l’impunité ! Quel sentiment inspire la clause de l’impunité devant les inversions des conflits dont le bourreau se confond avec la victime et la victime fait figure de bourreau,pourtant,elle est innoncente ?

Dans la foulée de ce questionnement que se signale mon désaccord avec B.Obama,entre autres au sujet du Zimbabwe.On sait que l’économie de ce pays aura connu une faillite à la suite des pressions des pays de la Scandinavie et Anglo-saxons,enragés devant la nationalisation des terres arables de ce pays; décision qui aura arraché aux fermiers blancs les titres fonciers aquis au terme de transactions concluses hativement à l’aube de l’indépendance.Son gouvernement devra affronter l’embargot auquel remontera finalement la condition déliquescente de son économie. Le besoin de réviser les clauses de l’ancienne législation(coloniale,cruelle pour les uns,disait Lumumba et,accomodante pour les autres) devenait plus pressante compte tenu de la condition de la majorité du peuple,soumise aux atrocités de la famine. Que devrait faire l’Etat lorsque la désertification menace au quotidien le pays,si ce n’est se sommer de revoir les lois ayant aliéné ces concessions,offertes en échange avec un montant non équivalant à couvrir la valeur réelle de l’étendue acquise ? Faut-il comprendre qu’emportée par le combat de conquête politique,ces transactions dénuées de lucidité,ne peuvent que s’établir en contentieux national. Est-ce malhonête ?(Une telle problématique rapelle le contentieux belgo-congolais quand en proie à plusieurs autres défis à l’indépendance,Lumumba avait dépêché Mobutu discuter d‘accords économiques avec la Belgique,alors que le messager n‘avait aucune formation compétente en la matière).Sans en faire,dans le cas du Zimbabwe,une excuse, je crois que l’Occident ne devrait pas oublier le rôle de ce patriarche dans la libération de son pays qu’on ne pourrait le payer ainsi une telle ingratitude. Ce pays qui,autrefois,fut tenu pour bon élève des institutions financières,fera une piètre performance à la suite des pressions susmentionnées !

Par ailleurs,comment B.Obama pourrait excuser l’Occident et le Etats-unis de désastres africains quand le fameux Département d’Etat n’exclue pas de perturber les leadership forts d’Afrique au profit de ses despotes qui, grace aux allocations,de montants faramineux,fournies par H. Kissinger,parvinrent à renverser les régimes démocratiquement élus ? Le pentagone n’avait-il pas ouvertement promu Mobutu,au moment ou lui-même croyait à peine en sa capacité de faire un leadership crédible aux yeux des congolais à l’aube de l’indépendance(Témoignages de M. Devlin,Vector Herman de son vrai nom,de la CIA)dans C,Michel,Mobutu,Roi du Zaïre,Documentaire-film,1999).L’administration Mobutu était observée avec une béate tolérance devant les sévices et pendaisons,sans qu’un grief soit porté contre son régime,à l’ombre de la totale protection des Etats-unis. Ce privilège,matière d’envie,d’ailleurs, aura fait rêver Kagame à ambitionner à la succession de Mobutu,en raison de cette confiance totale que lui portaient les Américains; de sorte que à celui-ci crut faire pluie et beau temps sur les petits Etats voisins d‘Afrique centrale.M.H.Ngbanda reconnait dans son premier ouvrage combien Mobutu avait appris à Museveni comment passer les troupes en revue au soir de a prise de pouvoir de celui-ci en Ouganda quand il vint à Gbadolite exprimer sa gratitude au Président zaïrois fournisseur (dans Ainsi sonna le glas !).

Si l’Amérique n’a pas colonisé l’Afrique,elle n’en a pas moins joué un rôle fondamental dans la néo-colonisation de celle-ci.Dans le cas du Congo,le rôle nocif de plus hautes instances dans la mort tragique de Lumumba est une lointaine cheville ouvrière du désastre actuel en sens d‘émanation.De quoi penser à une tradition de la violence ayant émaillé les rapports Etats-unis et l’Afrique en période de guerre froide… !

2. Le défi de l’auto-assomption africaine

Alors que le point le plus sincèrement élevé du discours du Chef de l’Etat américain semble se concentrer sur cette déclaration :

“And I think that it's very important for African

leadership to take responsibility and be held accountable."

La traduction française,d’un autre paragraphe plus accentué,insiste sur :

«Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement

se taille au départ une part de 20% ou dans lequel le chef de l’autorité

portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la

règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption.

Ce n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie, même si de temps

en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style

de gouvernement disparaisse…L’ Afrique n’a pas besoin d’hommes

forts, mais de fortes institutions ». ( B.Obama,» Discours à Accra», Ghana,11juillet 2009).

Une telle citation implique certaines ambiguités au-delà de son expression on ne peut plus claire.D’une part,il faut entendre une récusation d’une démocratie dont les attributs sont confondus avec les prérogatives de la seule classe dirigeante au pouvoir ou le Chef suprême. Alors qu’il convient d’ entrevoir par la préférence des institutions fortes,l’aménagement d’une disposition qui élève l’Etat comme institution viable au-dessus des individus. La bonne gouvernance qui en est la visée ultime,est un concept inspiré de la culture anglo-saxonne,mais il laisse plus d’un chacun à sa soif,quand il se confond avec l’allégeance aux Institutions de Bretton Woods dont l’adhésion suffit à tolérer les actes criminels perpétrés par les disciples fidèles. Il s’avère que telle inféodation importe à se prévaloir d’une immunité informelle dite prérogative du silence,qui couvre les bévues dès lors qu’on est protégé par le système. Cette appartenance semble étendre son influence jusqu’à garantir une justice sélective manifestement arbitraire,au vu d’un oeil attentif.Alors que certains Africains,tel le Congo-Kinshasa,pourraient gémir sous le poids de multiples invasions sans attirer la moindre attention qui lui reconnaisse le droit à l’impartialité juridique comme condition vers la mise au point des institutions fortes. Il n’est pas cependant question d’exclure l’Etat congolais, dès lors que le discours ciblait,à titre de destinataire,l’ensemble du continent Africains.Dans ses promesses d’accompagnonage à l’Afrique,le Président Obama pourrait-il accepter de saisir que l’Afrique dans des conditions actuelles est très éprise par un ardent désir d’établir un aussi efficace cadre international qui promeuve la justice en vue de servir de leçon aux récidivistes des tragédies génocidaires qui affaiblissent davantage ce continent.Pire,leurs artisans passent pour incontournables et, de fait, récipiendaires des certificats de mérite de la bonne gouvernance ! On attendrait de cette accountability,une juste rétribution de chaque acte politique conjointement lié aux sanctions éventuelles au sens de noble extension du champs de la bonne gouvernance.C’est vrai que ce ne sont pas les amis Américains ou Belges qui avaient demandé à Mobutu de ne pas sainement gérer l’espace national zaïrois, de ne pas bien payer les enseignants,de ne pas construire même pas une seule école moderne,de laisser se déteriorer les hopitaux,de ne pas asphalter les routes,bref de clochardiser les classes élitaire et sociales,comme il en est du pouvoir de J.Kabila actuel;mais les institutions financières persist-a-i-ent à tolérer les graves lacunes de leurs protégés,sans vérifier la destination ultime de l’argent emprunté, encore moins le sens de la gestion du pouvoir.On peut alléguer l’argument de la non-ingérence paternaliste au nom de la confiance,alors cette ingérence s’affirme s’il s’agit d’assurance de loyauté à scruter dans les convictions de protégés. Il faut ajouter que depuis le coup d’Etat militaire,le Congo n’a jamais eu à se faire un lucide choix de son pouvoir; une fois,le Pr Elungu stigmatisait le vide d’Etat alors au Zaïre(en 1987),et je le croyais exagérer. Les troubles actuels font état d’absence d’un Etat geré suivant les critères modernes depuis des années au pays. Tous nos hommes d’Etat s’empressent de répondre aux attentes de leur parraîns(dont l’Occident en gros) les Etats-unis font figure de proue,sans moindre égard pour leurs devoirs envers les concitoyens.

Je voudrais évoquer le cas du double génocide rwandais Tutsi-Hutu etc; est-il vrai que les Américains en étaient tenus ignorés et que faute d’information,ils n’aient pu en empêcher la double menace dès ses premiers instants ? voire,en savaient-ils peu de l’aggravation extensive de telle tragédie meurtrière jusqu’aux espaces extrafrontaliers dans le Congo voisin ? Les excuses tardives de B.Clinton ne sont-elles pas un tissu de mensonge et grave insulte pour tous les Africains ?

3. J’interpelle l’administration B. Obama à la lucidité

Pendant qu‘il appelle de se prendre en charge,je me demande si la justice objective dans un cadre international,pour le répéter,ne serait pas partie intégrante dans l’édification des institutions fortes qu’il appelle de tout coeur en Afrique ! J’interpelle au sens du discernement le pouvoir Obama dont je crains le danger de manquer à la vigilance et de céder à la complaisance.Je ne soutiens pas que les Africains doivent démissionner pour s’abriter sous l’ombrage américain,mais les attentes du continent porteraient à revigorer l’offensive de la législation internationale par-delà le cadre des Nations qu’il exhorte.

4.Un modèle révolutionnaire d’une économie démocratisante ?

Je crois que la solidarité du destin évoquée par le Président Américain en ce début du Xxie siècle indique l’éloignement de la jungle prédatrice de la Préhistoire,sans faloir laisser chacun à son propre compte ! Peut-être qu’il a raison et son discours,dans les parties retenues qui suivent,ne manque de refléter le visionnaire,confirmé par la maîtrise du dossier africain de par ses conseillers.Dans des conditions ou l’Afrique noire risque de passer pour une poudrière menaçant de brasiller au moindre instant,j’estime que la bonne gouvernance devrait prendre en compte la prépondérance de la paix interétatique de manière à baliser le terroir pour ce partenarait vehement évoqué.Mais,l’on est conscient qu’on ne pourrait tout attendre d’un autre,car un proverbe africain soutient: qu’on ne saurait venir à bout de son champ,rien qu’en se empruntant la hache de quelqu’un d’autre,son oncle soit-il (1) ! B.Obama est entrain d’opérer une véritable révolution paradigmatique en Occident.Ses mots sont plus qu’une prophétie qui invite à des modalités économiques et du pouvoir qui répondent aux besoins du plus grand nombre.Alors que tout le temps les économistes même africains déclament l’imperturbable identité individualiste comme garante utile de la prospérité. B. Obama innove en précisant de partir ces modalités en allant de la base au sommet en vue d‘une prospérité partagée au plus grand nombre:

“Cela nous conduit directement à notre deuxième axe de partenariat :

soutenir un développement qui apporte des opportunités au plus grand

nombre. Avec une meilleure gouvenrnance, je ne doute pas que l’Afrique

tient une promesse : celle d’une prospérité plus partagée. Regardez

l’extraordinaire succès des Africains dans mon pays, l’Amérique.

Ils se portent très bien. Ils ont le talent, l’esprit d’entreprise.

La question est, comment s’assurer qu’ils réussissent ici, dans leurs propres pays ?

Le continent est riche en ressources naturelles. Et des entrepreneurs dans le

monde du téléphone mobile aux petits fermiers, les Africains ont montré

leur capacité et leur engagement à créer leurs propres opportunités«(«Discours d‘Accra«, 7juillet 2009). B. Obama aura insisté sur la solutions moins conflictuelles entre Etats,sans signaler leur origine et parraînage extrafricaines;on attendra que son administration tourne les dos aux fausseurs dans ce registre, promesses aux quelles j’ajouterais les souhaits de rompre avec la partialité favoritiste qui a tué la foi dans les instances internationale des Etats. Obama désillusionne les Africains,et élève les ambitions du leadership éclairé qui oeuvre au changement; ici que s’impose un réel défi d’auto-organisation, légitimée à la hauteur de ce leadership qui,en tant que sujet historique,déploie son action tout vouée au service de son peuple. Ces exigences doivent faire foi de grande cohérence et de transparence dans la gestion des institutions que les leaders sont vivement appelés à régir.A ce titre le discours de B. Obama s’éloigne des simples rituels déjà vus,répétant les mêmes choses;il invite cordialement à l’effective responsabilisation, à une autre manière(son ton fait foi) de faire le politique en Afrique noire. S’il a déçu les attentes ? Nullement ! Il a fait preuve de sincèrité, exhortant les Africains au sens de ses responsabilités,à prende le destin en mains au lieu d‘accuser toujours les autres,certes dont la responsabilité est aussi en partage,mais notre détermination pourrait servir de levier avant qu’on attende les éventuelles assistances. Je le paraphrase: Oui nous le pouvons ! Qu’on le prenne aux mots,puisse la légèreté de manières de vie de nos leaders ne lui serve de prétexte justifiant que les Africains sont réfractaires aux changements.Les aventuriers n’ont rien à attendre car les temps de complaisance sont révolus; on attend que les bandits répondent aussi à l’aune de leurs actes criminels,oui il le peut !

Avant de terminer, je crois que la tribalité soit d’un impact réel,mais son influence s’est amplifiée sous les cieux coloniaux; car, les guerres tribales faisaient observer un moment de répit sans commune mesure avec les acceptions actuelles qui déchaînent la mort.Avant,celles-ci(guerres)n’étaient pas motivées par de finalités individuellement intéressées !!!

J’allais parler de l’expérience vietmanienne,mais le temps m‘en empêche, l’heure est à la prise au sérieux de l‘agir politique,à tous les niveau de la vie nationale,loin d’une aventure qui mette en péril les vies humaines !

Nous devons compter à nous défendre par nous-mêmes,en organisant un leadership solidement institué,en mesure de répondre à ce défi dont le préalable tient d’une bonne concertation de ses membres élitaire et le peuples.Mais la vigilence s’impose !

Jean-Pierre Luhata
jpluhata@hotmail.com

11 juillet 2009

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(1) Du proverbe tetela: “Shoka y’onto hashile okota, kanga y’onango ssho “ !

© Congo Vision


Olivier Kamitatu et Werrason personna non gratta lors des funérailles de Jeannot Bemba Saolona


Lors des funérailles du très regrétté Jeannot Bemba à Kinshasa, l'artiste musicien Noel Ngiama Makanda alias Werrason fut chassé de l'enceinte du GB par les services d'ordre commis de la famille Bemba.

La star de la chanson voulait deposer ses fleurs sur la depouille mais la foule s'est catégoriquement opposé à ce geste jugé ''insultant'' et ''provocant'' par les partisans de son fils Jean-Pierre Bemba qui l'ont copieusement hué avant de lui dire de ramener ses fleurs.
Werrason était venu avec une forte de délégation de son groupe Wenge maison mère. Il a feint de ne pas comprendre ce qui lui est arrivé or tout le monde sait qu'il est un des artistes soutenant ouvertement le pouvoir en place.

Ce n'est plus un secret pour personne, Olivier Kamitatu, autrefois puissant sécretaire général du MLC, avait trahi son ami d'enfance Jean-Pierre Bemba pour l'argent et un ministère dans le gouvernement Kabila.
Celui qui l'a fait nommer président de l'assemblée nationale pendant la transition. Il a été accusé de « sympathiser » avec le président Kabila.
Et l'avenir a donné raison à Jean-Pierre Bemba puisqu'Olivier Kamitatu a fini par se dévoiler à quitter le MLC. La trahison, le mensonge, la cupidité, l'égoïsme, l'immoralité et l'amoralité politique sont là des atouts dont Olivier Kamitatu s'est doté pour avoir le pouvoir donc pour lui, il n''est pas au service des autres mais de sa personne. Même les Kabilistes ne veulent pas de lui dans leur parti le PPRD.
Dernièrement il était là pour ses stratégies machiavéliques pour demissionnner le bouillant Vital Kamerhe de la présidence de l'assemblée nationale alors ce dernier qui l'a recruté pour le compte du président Kabila. Pour lui la politique se résume à des postes ministériels, aux voitures de luxe, au grand train de vie au détriment de la population.
Tous les deux furent déclarés personna non gratta au deuil du sénateur Jeannot Bemba Saolona. Cela aurait pu être pareil pour Tshala Muana ainsi que qlq autres personnalités Congolaises / Zairoises bien connues.

Par Laetitia B. Kiangani

 
 
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