Le roi Kabila veut une Constitution
"Accordéon", pour une "présidence à vie", au Congo.
Lors
de son discours à Accra (Ghana), en date du 20/01/2009,
le Président Américain Barack Obama disait ce qui suit
: "Alors ne vous y trompez pas : l’histoire est du côté
de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux
qui se servent de coups d’État ou qui modifient les constitutions
pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes
forts, mais de fortes institutions". Le Président du Honduras
(Amérique Latine): Zelaya prévoyait organiser un référendum
consultatif afin de convoquer une assemblée constituante,
en vue de délibérer sur les possibilités d'amender la
Constitution, afin de supprimer ainsi la clause interdisant
à un président de se présenter aux élections pour un second
terme. Et cela, évidemment, malgré l’interdiction constitutionnelle
formelle de reformer cette clause. C’est justement ce
que Joseph Kabila est entrain de faire, au Congo, alors
qu’il avait toujours brandit l’étiquette de bon démocrate
sorti par la voie des urnes de 2006.
Si
Zelaya avait échoué dans sa tentative à rallonger la constitution
comme son "accordéon" de chambre, c’est parce qu’il s'est
heurté à l'opposition du Congrès, de la Cour suprême et
de l'armée, laquelle a refusé d'organiser ce référendum
injuste. Toutefois, il s’était avéré que, devant cet acte
d'insubordination, le Président Zelaya avait forcé à la
démission le général Romeo Vásquez, alors que l'armée
sortait des casernes le 25 juin 2009. Comme finalité :
le Président Zaleya avait été débarqué ! Laissez-moi vous
dire, chers amis Congolais, que réellement, l’histoire
sera du côté de ces courageux Honduriens qui ont refusé
la compromission. Peuple et cadre du Congo, si nous agissons
comme ces braves gens, nous ferons obstruction à tout
ennemi de la démocratie.
Par
ailleurs, comme Joseph Kabila, le président Mamadou Tandja
du Niger voulait devenir un homme fort avec des faibles
institutions. Mordu par le virus du goût du pouvoir, il
réussit à organiser un référendum qui lui donna le droit,
grâce à un pseudo "oui" au 4 août 2009, de procéder à
l'instauration d'une nouvelle Constitution. Il pouvait
désormais prolonger son deuxième mandat de trois ans,
pour enfin se représenter autant de fois qu’il le souhaite.
C’est cela la nouvelle version moderne de "présidence
à vie" que Joseph Kabila ne cesse de rêver dans toutes
ses nuits de sommeil. Au Niger, il y a eu cependant des
oppositions aux projets égoïstes de Mamadou Tandja. Se
croyant tout permis, et pour insulter la démocratie africaine,
il s’en est allé jusqu’à la dissolution du Parlement de
son pays, puis à celle de la Cour constitutionnelle qui
s’opposaient à ses projets. Il a imaginé avec ruse, comment
acquérir des "pouvoirs exceptionnels" pour gouverner par
décrets. Alors qu’en réalité, l’article 36 de la Constitution
de 1999 de son pays (le Niger) qui limitait le nombre
de mandats présidentiels à deux quinquennats consécutifs,
ne pouvait "faire l'objet d'aucune révision". Mais comme
Kabila, il a voulu une Constitution du style "accordéon"
élastique qu’il pourrait tirer à volonté, même dans son
sommeil !
Mamadou
Tandja avait 72 ans. Joseph Kabila n’en a que 38, car
né le 4 juin 1971. Voilà combien ce dernier a une double
chance de "doubler" sa magouille, s’il n’est pas stoppé.
Ce que ces deux personnages ont de commun, ce que les
deux ont pris goût au pouvoir, et ne rêvent donc jamais
de partir. C’est pourquoi, après un bras de fer avec l'Assemblée
nationale et la Cour constitutionnelle, Tandja avait dissout
ces deux institutions, et a organisé un référendum pour
faire approuver son maintien au pouvoir durant trois ans,
et avec intention expresse, et biaisée, de se représenter
aux élections organisées dans le cadre d'une sixième République
ainsi instaurée. Manque de pot, l’homme du Niger qui se
voulait fort plus que les institutions de son pays, finira
par être renversé, un jeudi 18 février 2010, par un coup
d'Etat. Pourquoi c’en est arrivé à ce point ? Parce que
les gens en ont marre de souffrir, et d’hypothéquer l’avenir
de leurs enfants, jusqu’à cents prochaines années, à cause
d’une poignée de gens qui veulent s’accaparer de tout.
Qui veulent promouvoir la défense des intérêts personnels
et privés, au détriment de ceux de l’intérêt général et
communautaire.
Kabila qui a soif de pouvoir, sans en avoir vraiment les
compétences ad hoc, ne s’empêchera pas de forcer la main
aux membres de la cour prédatrice qui lui font allégeance,
de menacer ceux qui lèveront leur doigt, pour tenter de
se maintenir au pouvoir, malgré la volonté du peuple Congolais.
Et comme Kabila qui n’est pas un "magicien" sachant tout,
est encore entrain de chercher "15 personnes" capables
à l’aider à diriger la République Démocratique du Congo,
on peut aisément comprendre qu’il n’a donc personne de
compétent, à côté de lui, qui puisse lui dire la vérité.
C’est le cadet de souci de Léon Kengo wa Dondo, le Président
du Sénat Congolais, et celui d’Evariste Boshab, le Président
de l’Assemblée nationale. N’est-ce pas là un cas flagrant
d’un aveugle qui conduit les aveugles? Et quelle sera
alors la destination de ce pays aveuglé? Le ravin ! Et
bien ça, on en veut plus. Nous sommes plus que matures
pour encore jouer aux billes et téter le biberon! C’est
pas étonnant, à en croire aux commentaires du journal
Congo Indépendant(ACP), références © Congoindépendant
2003-2010, du 5 Avril 2010, d’entendre la piteuse déclaration
populiste et politicienne de Monsieur Evariste Boshab,
le secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction
et la démocratie (PPRD), et président de l’Assemblée nationale,
déclamant avec emphase, lors de la commémoration du 8
ième anniversaire de leur mouvement à la FIKIN, que la
révision de la Constitution est un "impératif" du moment.
Monsieur Evariste Boshab est certainement cher payé, plus
qu’un professeur d’université. Mais il ne paie ni eau,
ni électricité, ni nourriture, ni soins médicaux, ni loyer,
ni carburant, ni véhicule. Il vit sur une autre planète
richissime pleine d’opulence que le reste du commun des
mortels Congolais. Il ignore avec répugnance la priorité
du peuple Congolais.
Moi
j’ai envie de dire à toute la classe politique de mon
pays que l’impératif du moment, c’est l’instauration systématique
de l’autorité de l’Etat, c’est l’arrêt des massacres gratuits,
c’est l’arrêt des viols, c’est l’arrêt des pillages, c’est
l’arrêt des trois guerres auxquelles notre pays est actuellement
confronté, et dont deux ennemis étrangers sont : l'Armée
de résistance du Seigneur (LRA), les Forces démocratiques
de libération du Rwanda (FDLR), et l’Armée des Résistants,
dénommée ironiquement par le pouvoir en place, "d’insurgés
d’Enyelé". La fragilité du système de défense et de sécurité
en RD Congo qui vient dernièrement, une fois de plus,
d’être mise à nu, devrait à mon avis, être la priorité
du moment.
Pas
la révision de la Constitution, Monsieur Boshab ! Pas
la révision de la Constitution, Monsieur Kengo ! La priorité
du moment, c’est donner du travail au peuple Congolais,
lui donner la possibilité de se loger, de se soigner,
lui donner l’eau potable, de l’électricité, les soins
de santé dont il a besoin, et lui permettre d’envoyer
ses enfants à l’école, et d’avoir une retraite digne de
ce nom, et de lui permettre de mourir dans la dignité.
Voilà mon contrat social avec le peule Congolais, tel
que définit dans mon projet de société, au sein duquel
nul politicien de mon pays, n’a pu apporter à ce jour,
pareil diagnostic. Ministres, hommes politiques, sénateurs
et députés Congolais, certains d’entre vous ont déjà commis
l’irréparable au peuple Congolais, depuis le début de
vos carrières politiques. Une deuxième chance vous a été
donnée pour le représenter, dans vos fonctions électives
et politiques. Les erreurs à répétitions ne seront plus
jamais tolérées. Toutes formes de trahison de la nation
congolaise, y compris une tentative de révision de la
Constitution, comme c’est le cas actuellement, ne seront
plus jamais des actes de procédure pénale qui souffriront
de "prescription des délits" due au fait du temps. Comme
le Général Pétin de France, avec son gouvernement de Vichy
(gouvernement dit des "collabos") d’avec les Nazis, tout
contrevenant aux dispositions constitutionnelles de la
nation Congolaise, sera exposé au peuple, jugé et privé
de ses droits civiques et politiques, jusqu’à hypothéquer,
à tout jamais, son avenir politique, au Congo. Et cela,
même après 50 ans. Une fois élu Président, je vais m’atteler
à ce que cette loi soit proposée, votée et promulguée
au parlement de la République Démocratique du Congo. Y
en a marre avec la complaisance, la légèreté, la bassesse
d’esprit et la "prostitution" idéologique pas chère, de
la part des leaders. La récréation a touché à sa fin.
Peuple
Congolais et chers compatriotes, j’en appelle à votre
nationalisme qui doit être plus que de l’or. J’en appelle
à votre courage et à votre sens de décision et de bravoure,
en bannissant la peur. Pourquoi refuser de mourir pour
ses convictions politiques comme Lumumba, dans la dignité
; et accepter de vivre dans la honte et l’humiliation,
pour mourir avec la misère, la faim, la maladie et les
cortèges de misères imposés par un tout petit groupe d’hommes
sans cœur ni compassion ? Tu as peur parce que l’on te
pointe une cartouche ; et tu aimes la vie. Mais la vie
de misère dans laquelle tu te refugies a des moustiques,
des amibes qui tuent. Et, cela, en silence et tous les
jours, jusqu’ à accroitre le taux de mortalité du peuple.
Il a fallu le sacrifice d’un nommé Jésus-Christ pour que
le monde soit sauvé. Devant Goliath, David devait se décider
à abattre le "malabar", ou à rester à tout jamais esclave
des Philistins, lui et le peuple Juif tout entier. Puisqu’il
l’a terrassé, son nom est inscrit dans toutes les annales
de l’histoire. En 2006, Olusegun Obasanjo du Nigeria,
avait tenté de modifier la Constitution, parce qu’il voulait
pouvoir se présenter à un troisième mandat, mais il avait
été bloqué par le Parlement. Pourquoi personne, ne peut
faire de même au Congo ? Peut-être, parce qu’en République
Démocratique du Congo, il n’y a que 14 personnes !
Le
peuple Zambien, d’apparence calme et pacifique, avait
fait son choix de ne pas hypothéquer sa destinée, lorsque
le Président Frederick Chiluba qui était élu en 1991,
puis réélu en 1996, avait décidé, en 2001, de tenter vainement
à modifier les lois pour pouvoir briguer un troisième
mandat. Cet homme a échoué. S’il a échoué, c’est parce
qu’un peuple s’est levé comme un seul homme et a dit,
non. En Zambie, il est vrai, les présidents sont limités
à deux quinquennats. Pourquoi continuer à prostituer son
honneur et la vie de ses enfants, jusqu’à ce point ? Evitons
que nos enfants, après 100 ans, viennent un jour fouetter
nos tombes, et profaner nos sépultures, parce que, pour
un sous et dix centimes, nous avions baissé nos frocs
à des malhonnêtes et affameurs de notre peuple ? Evitons
d’être comme ces vieux chefs de villages Africains qui
ont vendu leurs frères pour l’esclavage aux Amériques,
et partout ailleurs dan le monde, au chemin sans retour,
parce qu’ils étaient des idiots et assoiffés des miettes
de savons, d’allumettes et de poudre de chasse ! POURQUOI
KABILA REFUSE DE RECONNAITRE L’ETAT DE GUERRE EN RDC
Dans
sa livraison du 5 Avril 2010, le journal online Congo
Indépendant introduisait son reportage intitulé : "Equateur
: Kabila sauvé par la Monuc", sous les mots ci-après :
Kinshasa, mercredi 31mars. Le Premier ministre Adolphe
Muzito préside la réunion du Conseil des ministres en
l’absence de Joseph Kabila en visite en Corée du Sud.
Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Adolphe
Lumanu Mulenda Bwana N’sefu, fait le point sur la situation
dans son secteur. Les Congolais sont habitués à entendre
le gouvernement clamer, à chacune de ses réunions, que
«tout va bien» alors même que rien ne va surtout au plan
social et sécuritaire. Une dépêche de l’Agence congolaise
de presse datée, vendredi 2 avril, rapporte que le ministre
Lumanu a indiqué qu’«une situation de calme général» régnait
aux quatre coins du pays «à l’exception des cas d’insécurité
enregistrés dans certains coins de l’Est du pays et du
Nord de la province de l’Equateur où se poursuivent les
opérations militaires en vue du rétablissement de la situation
sécuritaire».
En
lisant les positions du Premier ministre Adolphe Muzito,
en écoutant des discours de Joseph Kabila, du Parlement
Congolais, de ses ministres et de toute l’équipe gouvernementale
du Congo, on comprend qu’il une complicité de la loi du
silence. C’est pas idiot, leur salade. Le message caché
derrière leur béton de silence, c’est qu’ils sont entrain
de jouer leur dernière chance, dans ce bateau qui a coulé,
il ya belle lurette, et dont ils s’accrochent à la coque
non immergée. Mais ce calcul politicien au mutisme coupable,
est le reflet de la cache de leur politique de misère,
de l’échec et d’antivaleur, qui est en fait, anticonstitutionnelle.
Voici ce que dit l’article 219 de la Constitution de la
République Démocratique du Congo, je cite: "Aucune révision
ne peut intervenir pendant l'état de guerre, l'état d'urgence
ou l'état de siège ni pendant l'intérim à la Présidence
de la République ni lorsque l'Assemblée nationale et le
Sénat se trouvent empêchés de se réunir librement".
La
République Démocratique du Congo est à ce jour, exposée
à trois guerres, à savoir celle contre l'Armée de résistance
du Seigneur (LRA), celle contre les Forces démocratiques
de libération du Rwanda (FDLR), et sans oublier celle
de l’Armée des Résistants, dénommée ironiquement par le
pouvoir en place, "d’insurgés d’Enyelé". Réviser la Constitution
dans ce contexte, était pour Kabila, comme une épine dans
l’orteil. Mais son arbre de mensonge qui cachait la forêt
de la ruse a fini par tomber. Et l’ironie du sort est
que, la Monuc qu’il chassait, prétendant avoir sécurisé
et pacifié toute l’étendue du territoire Congolais, a
servi, une fois de plus, de chair à canon, pour le roi
Kabila. Tout a été en fait calculé par Joseph Kabila,
pour des visées électorales. Deuxième coup de poignard
dans l’eau : la démarche de Joseph Kabila est en violation
avec les dispositions légales et constitutionnelles reprises
en son article 220, et qui disent ce qui suit : "La forme
républicaine de l'Etat, le principe du suffrage universel,
la forme représentative du Gouvernement, le nombre et
la durée des mandats du Président de la République, l'indépendance
du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical,
ne peuvent faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle.
Est formellement interdite toute révision constitutionnelle
ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et
libertés de la personne ou de réduire les prérogatives
des provinces et des entités territoriales décentralisées".
En
fait, en voulant faire la révision constitutionnelle,
qui n’est ni nécessaire, ni opportune, Kabila veut réduire
les droits et libertés de la personne morale Congolaise,
en l’empêchant de jouir de son autodétermination, en tant
que peule qui a droit à la vie, à la protection et la
participation libre et à la jouissance des droits civiques
et politiques dans son pays. Il veut pérenniser une dictature
qui ne dit pas son nom, et où l’arbitraire et le fait
du prince veulent devenir la norme et le mode de gouvernement,
au Congo. En réalité, officialiser la ruse, peut un jour
conduire à la rupture du "capital confiance" qu’un leader
pourrait disposer sur le peuple qu’il dirige. Et, au Congo,
on y est de plain pied.
Je
conclu mon intervention en m’appuyant à nouveau sur le
discours du Président Barack Obama, à Accra, au Ghana
qui disait, je cite : "L’Amérique ne cherchera pas à imposer
un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation.
La vérité essentielle de la démocratie est que chaque
nation détermine elle-même son destin. Ce que fera l’Amérique,
en revanche, ce sera d’accroître son aide aux personnes
et aux institutions responsables, en mettant l’accent
sur l’appui à la bonne gouvernance : aux parlements, qui
maîtrisent les abus de pouvoir et s’assurent que les voix
de l’opposition peuvent s’exprimer ; à la règle de droit,
qui garantit l’égalité de tous devant la justice ; à la
participation civile, afin que les jeunes soient actifs
dans la vie politique ; et à des solutions concrètes à
la corruption telles que l’expertise comptable, l’automatisation
des services, le renforcement des lignes d’appel d’urgence,
la protection de ceux qui dénoncent les abus afin de promouvoir
la transparence, et la responsabilité".
Prof.
Bent Francis Mboyo Ndombo,
PhD Candidate Leadership and Change,
Ed.D, MS, MPH, MBA
Président d’Union de Congolais pour le Changement
© Congo Vision
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