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Le gouvernement propose une présidentielle à un seul tour

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L'Assemblée nationale a voté la révision de la Constitution

11 janvier, 2011

L'ordre du jour de la plénière de ce mardi 11 janvier a été orageux à l'Assemblée nationale. Le projet de loi portant révision de certaines dispositions constitutionnelles a été la pomme de discorde. Présenté par Christophe Lutundula Apala, ce projet qui inscrit la révision de 8 articles de la constitution dont le fameux article 71 réduisant à un seul tour les élections présidentielles. selon certaines langues, plusieurs billets verts ont circulé le week-end dernier à Kingakati.

Ayant constaté le non respect de la procédure, l'honorable François Mwamba du MLC a présenté une motion d'ordre qui  a été étayée par Bofasa Djema démontra des irrégularités, faux et usages des faux. Les P.O des certains députés se trouvant à l'étranger.

Mais déterminé à faire passer le dit-projet, le président de l'assemblée a fait sourd-oreille à la motion de l'opposition. Cela a fait monter la colère au camp de l'opposition, qui avec des sifflets sont montés au podium de l'hémicycle, interrompant ainsi la poursuite du débat. Après quelques heures de suspension, vers 17h40' La majorité va voter le projet de loi portant révision de la constitution à l'absence de l'opposition, 334 députés ont voté oui sur 337 présents dans la salle. Est prévu aussi sur le même chapitre des articles à réviser, l'article 197 et 198 qui donnerait au Président de la république le pouvoir de révoquer les gouverneurs et les présidents des assemblées provinciales. L'idée de donner le plein pouvoir au Président de la république aux provinces est suite aux tentatives de l'opposition de récupérer le gouvernorat de  la ville province de Kinshasa. Craignant que le siège des institutions puisse être gouverné par l'opposition à la veille des élections, qui est inadmissible du coté de la majorité.

La séance plénière a été suspendue, pendant plus d'une heure, en raison du refus de l'opposition de faire passer au vote cette proposition de loi. Pour elle, il y a eu vice de forme. Ce qu'a rejeté en bloc la majorité, estimant que la procédure a été suivie régulièrement. La reprise de la plénière, en  l'absence des représentants de l'opposition, n'a pas non plus permis aux députés de siéger dans la sérénité. Cette révision constitutionnelle concerne huit articles, dont le 71 ème se rapportant à l'élection présidentielle à deux tours. D'après le texte proposé, la cristallisation de la compétition sur deux candidats au deuxième tour en 2006 a conduit à une bipolarisation du pays, épousant les contours politico-géographiques Est-Ouest.

La suite est donc réservée au sénat pour la convocation du congrès.

Source: http://www.culturecongolaise.net/?p=4998


Révision constitutionnelle

*C'est un véritable coup d'épée dans l'eau, la prise de position de l'Opposition sur la révision constitutionnelle. La Majorité a dicté sa loi hier, mardi 11 janvier 2011, à l'Assemblée Nationale, en approuvant l'initiative de la révision par 334 oui, 1 non et 2 abstentions sur 337 votants. L'Opposition parlementaire n'a fait mieux que de quitter l'Hémicycle avant le vote, estimant que la procédure qui a conduit la chambre basse à examiner cette question était entachée de graves irrégularités. Tel n'a pas été l'avis de la Majorité. Désormais, le regard est rivé sur le Sénat où la même initiative de révision sera examinée, avant d'être débattue en Congrès, réunissant les deux chambres du Parlement. Du côté de l'Opposition, c'est la dérive dictatoriale qui s'installe petit à petit. Delly Sessanga l'a soutenu devant un parterre des journalistes devant le parvis de l'Hémicycle. Pour le
Député Kiakwama Kiakiziki, le combat pour l'instauration de la démocratie n'est pas encore fini. Il se poursuit, a-t-il conclu. C'est ici que certains analystes sérieux de la scène politique congolaise affirment que rien n'est encore perdu pour l'Opposition politique. Elle doit tout simplement changer des stratégies pour s'adapter à la nouvelle donne. Pourquoi ne pas s'accorder pour présenter un seul candidat à la prochaine élection présidentielle à un seul tour ?
Plénière de tous les enjeux, la séance d'hier, mardi 11 janvier 2011, à l'Assemblée Nationale, a laissé quelque peu les muscles s'exprimer en lieu et place des méninges. Député de la Majorité comme ceux de l'Opposition sont montés au podium par devant le Bureau de l'Assemblée Nationale pour se tirer les vestes et autres blouses ou jupes afin de se faire entendre. L'Opposition, c'était pour s'opposer face à la procédure enclenchée pour la révision de certaines dispositions constitutionnelles. Ce qu'elle n'a pu réussir face à la détermination de la Majorité qui a, non seulement barré la route aux Députés de l'Opposition, en les empêchant de monter, une fois de plus, sur le podium après la reprise de la séance suspendu, peu avant pour imbroglio, mais aussi pour faire passer le texte au vote. Ainsi, sur 337 votants, les résultats ont donné 334 oui, 1 non et 2 abstentions. La conséquence logique de ce
vote, c'est que l'initiative de la révision a été approuvée, sous les acclamations de la Majorité et ce, en l'absence de l'Opposition, désappointée.

Le vote du Congrès attendu incessamment

Si les Députés de la Majorité ont dicté leur loi à l'Opposition, à la chambre basse du Parlement, le même texte qui y a été approuvé, sera soumis aux Sénateurs. De la sanction qui sortira de la chambre haute, interviendra la convocation du Congrès, réunissant les deux chambres du Parlement, pour le vote, soit le 3/5 du Congrès pour que la révision constitutionnelle soit réalisée comme le prévoit la Constitution.

L'Opposition appelée à se souder davantage

Le dimanche 9 janvier dernier, au Grand Hôtel Kinshasa, l'Opposition politique a fait la démonstration de sa capacité de dissiper ses divergences, pour parler un même langage. Autour du Lider Maximo, Etienne Tshisekedi, l'Opposition plurielle, parlementaire et extraparlementaire, a fait la déclaration politique de rejet de la révision constitutionnelle. Cet élan consensuel a autant étonné, mais aussi impressionné en ce qu'elle préfigure une force que la Majorité ne peut minimiser au risque de se faire prendre en dérision. L'Opposition a ainsi avalé la pilule, si amère soit-elle, mais doit tirer la leçon pour davantage se souder afin de prétendre à une alternance. La bataille pour la présidentielle vient à peine de commencer, décidément.

La Prospérité
11 janvier 2011


Réaction de Salomon Valaka

Cette démarche de proposer, ou plutôt d'imposer des scrutins à un tour démontre à suffisance que Kabila a la situation en mains en ce qui concerne les élections de 2011 au Congo. Il ne va reculer devant rien pour demeurer au pouvoir et il va réussir pour trois raisons :

•  Il détient la majorité parlementaire qui fait que tout ce que son parti a à faire est de réussir à faire admettre la motion au Parlement.

•  Les opposants parlementaires sont soit mal organisés, soit corrompus pour créer un bloc qui va s'opposer et réussir à bloquer la vision frauduleuse du Président Kabila.

•  Jusqu'ici, il n'y a pas des candidats aux élections présidentielles qui sont en mesure de faire pression au Parlement pour laisser la constitution intacte.

Président Kabila connait qu'avec des scrutins à un seul tour, il y sortira vainqueur. A ce titre, personne ne pourra crier à la fraude alors que modifier la constitution à ce niveau, constitue déjà une fraude.

Salomon Valaka
USA

Janvier 4, 2011


Chers Compatriotes,

Il y a peu, M Lambert Mende, Ministre des Communications et Medias , Porte-Parole du gouvernement de la RDC a tente vainement de nous faire avaler une autre pillule empoisonnee, en affichant publiquement son indignation aux propos de l'Ambassadeur Francais, Francois Zimeray, pour avoir qualifie de "naufrage" la situation des droits de l'homme dans notre pays.

Notre ministre des communications, lors de ce point de presse qu'il a tenu, avait du moins reconnu que la guerre de l'Est du Congo etait purement economique et que celle-ci nous etait imposee par l'exterieur. Nous lui en avions adresse un coup de chapeau. Il avait dit la verite. Par contre, ce qui nous avait offusque a cette occasion, c'etait la legerete avec laquelle le porte-parole du gouvernement central de la RDC embelissait la situation securitaire qui prevaut a l'est de notre pays.

Ainsi:  Pendant que nos dirigeants,  les elus du peuple souverain, se concentrent dans la strategie de tricher aux elections presidentielles en changeant les regles du jeu a l'aube de celles-ci, sans se conformer aux textes legaux qui regissent notre Republique ,plutot dans l'interet de se maintenir a la mangeoire ;

Pendant que le reste du monde etait dans l'allegresse des festivites du nouvel an;
Pendant qu'en RDC les fonctionnaires de l'Administration publique, les policiers et les militaires fetaient la nouvelle annee 2011 dans une penurie indescriptible faute de paiements de salaires et soldes;

NOS MAMANS, NOS SOEURS, NOS TANTES SONT ENTRAIN D'ETRE VIOLEES SAUVAGEMENT EN MASSE A MASISI , LE MEME 1ER JANVIER 2011! Le reportage ci-dessous de "Medecins Sans Frontieres", annonce aujourd'hui a la radio americaine avec la contribution de CNN et NPR nous informe sur les tres recentes exactions commises une enieme fois, sur un nombre de 33 femmes.  Ledit reportage insiste aussi sur le fait que ces victimes ont ete brutalement violees en presence de leurs enfants, maris et membres de familles, apres leur avoir fait subir des tortures inhumaines! Lisez pour vous-memes, en cliquant le lien suivant, et celui en piece jointe .
http-:: www.doctorswithoutborders.org:press:release.cfm%3Fid=4942&cat=press-release&ref=related-sidebar.webloc

Bonne Annee ??
Ben Kalala
www.benkalalaespoirducongo.com

www.benkalalahopeforcongo.com

Janvier 6, 2011


République Démocratique du Congo
Vendredi, 7 Janvier 2011 

Communiqué de Presse N ° 17/2010/PNR

DECLARATION DU PNR RELATIVE À LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION ET DE LA LOI ÉLECTORALE

Le Parti National pour la Réforme (PNR) dénonce énergiquement les mauvaises intentions du Gouvernement du Président de Joseph Kabila de vouloir imposer le scrutin présidentiel à tour unique contrairement aux dispositions de la loi électorale de 2006 qui prévoit le second tour pour les présidentielles si aucun des candidats présidentiables n'a réuni la majorité absolue des suffrages exprimés.

Selon le long calendrier de la Commission Malu-Malu contesté en vain par l'opposition car prolongeant le mandat actuel, les élections présidentielles en République Démocratique du Congo (RDC) sont prévues en novembre 2011. Et en prévision de ces échéances, le gouvernement congolais a par la bouche de son porte-parole annoncé les règles de jeu : un scrutin à tour unique pour les présidentielles en lieu et place de deux tours tel que prévu la loi en vigueur.

Pour le gouvernement, pouvoir organisateur de ces élections, le passage à un scrutin présidentiel à tour unique,  est "moins onéreux" (350 millions de dollars américains au lieu de 700 millions) et,  est censé éviter au pays  "une guerre identitaire", tel que ça se passe aujourd'hui en Côte d'Ivoire. Ce qui impliquerait une modification de la Constitution, sans tenir compte de conséquences politique ni de l'illégitimité du pouvoir qui sera engendré par ce processus fallacieux.

Ce changement des règles du jeu est un envoi des signaux clairs des intentions trompeuses auxquelles s'attendre lors des élections prochaines. C'est une démarche politique qui démontre une fois de plus, le manque de bonne volonté et de transparence de la part du gouvernement, d'organiser des élections libres qui sont la véritable expression démocratique du peuple congolais; un jeu visant à dribler le peuple congolais pour propulser le président actuel à la victoire électorale contre toute attente.

Le motif budgétaire avancé par le gouvernement (Congo pays pauvre, …) pour ne pas organiser le 2è tour tel que prévu par la constitution adoptée par référendum en 2006 (art.71), est  non seulement « fallacieux, un faux prétexte  pour les 4 simples raisons suivantes en plus de celle déjà évoquée ci-dessus. Car tenez : 

1 ) Éviter l'organisation du  second tour des présidentielles signifie tout simplement que le gouvernement ne prévoit pas l'élection des députés provinciaux qui, elles, se tiennent au même moment que le 2è tour des élections présidentielles.

Ce faisant  le gouvernement, pour ses raisons hégémoniques évidentes, notamment  celle qui lui permet d'avoir une main basse sur la gestion des provinces.., voudrait  rééditer son exploit de 2006 – 2011 où, dans son pouvoir, il s'est  refusé d'organiser  les élections municipales et locales privant ainsi les entités de base de leurs organes délibérants plutôt que  des administrateurs territoriaux et maires de villes nommés par Kinshasa.  

2 ) Évoquer le coût d'organiser les élections au second tour est absurde quand selon des sources dignes de foi, il y a d'énormes sommes d'argent en circulation au Palais du Peuple pour « motiver » des parlementaires en vue  de voter ce projet de révision. Une liste des souscriptions est en circulation pour la collecte des signatures.

Le Président de la République,  quant à lui et lui-même en personne, projette une rencontre dans sa ferme de Kingakati ce samedi 8-janvier 2011, pour convaincre ceux des parlementaires de l'AMP qui traînent encore les pieds. L'on avance un chiffre allant de 50.000 à 100.000 dollars à chacun des parlementaires  qui mordra à l'hameçon.  

«Notre gouvernement qui voudrait faire les économies… sic» n'hésite pas à acheter des consciences des parlementaires (institutionnalisation de la corruption), eux qui ont déjà des salaires décents.  

3) Par ailleurs, notons que ce projet de révision n'est définitive (opposable à tous) que s'il est approuvé par une majorité des  3/5 des voix exprimées par les Députés nationaux et Sénateurs, tous  réunis en Congrès (article 218, alinéa 3 et 4 de la constitution).

Dans le cas contraire, celui où cette majorité n'est pas acquise, ce projet de révision débattu au Congrès est soumis au référendum populaire pour approbation définitive. Là encore des coûts financiers supplémentaires s'imposent pour organiser ce referendum. Et dans pareille hypothèse, le PNR parie que les géniteurs-profiteurs du projet de la révision ne seront pas en panne pour inventer d'autres subterfuges pour le rejet du référendum.

4 ) Des dirigeants des institutions  mal élus (par tricherie…),  un président  de la minorité (élu par moins de 50% des suffrages exprimés…) etc.… sont des dirigeants sans légitimité dont le pouvoir est vite mis à l'épreuve et/ou fragilisé par une opposition politique « des frustrés» pour tout remettre en cause..

Le PNR estime par contre que le gouvernement et au travers lui, notre pays, gagnerait énormément si, au lieu de s'évertuer dans la corruption, consentirait des dépenses onéreuses aux fins d'asseoir des Institutions stables, légitimes et sécurisantes, base d'une paix durable que d'aucun attend de tout vœux.

Voilà le cas où il y a  le lieu d'évoquer le principe : «La paix n'a pas de prix » dont le gouvernement congolais se sert abusivement souvent pour  justifier la présence de tous ces criminels du CNDP au sein de l'AMP, voire même du Général Ntaganda au sein des FARC pourtant  recherché par la CPI  pour crimes de guerre : Plus de 6 millions des congolais morts,  victimes d'une guerre injuste et inopportune.

A part l'argument de coût financier qui ne tient pas debout, le PNR note qu'à ce jour, le gouvernement s'abstient d'énoncer  les failles  ou mieux les écueils que contiendrait cette  « loi  des lois » qui, à son temps,  semble avoir rencontré l'adhésion des acteurs politiques de part  son caractère inclusif.

L'argument du gouvernement actuel est un prétexte qui cache sa détermination de brouiller le parcours électoral dès le départ pour s'assurer de poser des balises qui permettront à l'Alliance présidentielle de torpiller les élections afin de remporter une victoire truquée à n'importe quel prix. Le PNR dénonce catégoriquement des telles machinations électoralistes qui démontrent les premières vraies couleurs visant à truquer la procédure électorale.

Il est également important de comprendre que la finalité de cette affaire n'est qu'une autre couleur des intentions visant par tous les moyens à modifier la constitution de la RDC pour garantir au président actuel la prolongation du mandat de se maintenir au pouvoir, sans même battre campagne sur la moitié de l'ensemble du territoire nationale. 

Le PNR croit que le coût que prétend réduire le gouvernement n'a aucun sens si on le compare au profit que le peuple congolais tout entier tirerait des élections tenues de manière libre et transparente, plus particulièrement la consolidation de la démocratie en RDC. N'est-il pas vraiment cynique et fallacieux de sacrifier la bonne tenue des élections présidentielles pour prétendre sauver 250 millions à 350 millions des dollars américains quand des centaines de milliers des dollars sont annuellement détournés vers des comptes occultes par les animateurs de nos institutions ?   

En plus, il n'est secret pour personne  que le coût des élections présidentielles ne sera pas uniquement couvert par le gouvernement congolais. Une partie de cette somme proviendrait de l'aide de la Communauté internationale et des pays amis de la RDC.

Le PNR estime que l'organisation d'un second tour pour les présidentielles permet aux deux premiers  gagnants d'arrondir les horizons de leurs scores  pour prétendre jouir d'une certaine légitimité nationale. Le contraire serait une réforme inopportune, taillée sur mesure de plaire à un seul Congolais ou garantir les avantages d'une seule caste.

Le PNR note également que les gesticulations actuelles du Gouvernement congolais ne sont que des manœuvres dilatoires pour  entraîner la classe politique dans un débat stérile aux fins de justifier le retard déjà très remarquable dans l'organisation des échéances en vue.

Une pure diversion dans la mesure où personne, même parmi les géniteurs de ce projet de révision, n'est convaincue de la victoire du Président Joseph Kabila au 1er tour. L'adoption de ce projet est un couteau à double tranchant  dont peut se servir tout parti politique responsable aux assises politiques solides pour exploiter cette panique, cette agitation, cette peur bleue qui s'observe déjà dans le camp du " raïs Joseph Kabila".

Une peur des élections libres et transparentes à la hauteur de  la mauvaise gestion du précèdent mandat. Tout dépend donc de la manière dont se comporteront les forces acquises au changement. A malin, malin et demie, dit-on.

Le PNR réitère sa demande à toutes les parties impliquées dans les élections en RDC de faire preuve de bonne volonté et de transparence pour organiser des élections libres, démocratiques et qui répondent aux aspirations du peuple congolais de réformer fondamentalement la gestion politique du pays.  

A l'instar d'autres partis politiques respectueux des textes réglementaires, le PNR tient à souligner que la plus grande aide que la communauté internationale peut apporter à la RDC à partir de maintenant jusqu'aux prochaines élections consiste à user de son influence pour mettre en place des mécanismes qui garantissent la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes. 

Le PNR invite également tous les partis de l'opposition de s'organiser comme une opposition mature qui a une vision commune pour l'avenir de son  pays et du bien-être de son peuple, afin d'adopter une voie de lutte commune en cette période très cruciale pour contourner cette mauvaise intention politique de vouloir changer les règles du jeu à dix mois seulement des élections générales.  C'est en agissant ensemble, que l'opposition peut éviter une erreur permettant au président actuel de se retrouver seul maitre du jeu, ce qui lui permettra de remporter facilement les élections présidentielles. 

Le peuple congolais gagnera beaucoup plus en se choisissant librement les dirigeants qu'il veut!!

Ensemble la réforme est possible en RDC,

Ir. Delphin KYUBWA, PMP
President national


Dans tout processus politique, le changement n'est envisageable que lorsque les institutions servent avant tout la chose publique. Est-ce pour cela que le président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, s'apprête à faire réviser la Constitution, en l'occurrence l'article 71, en vue d'une modification du mode de scrutin de l'élection présidentielle ? Celui-ci passera, si jamais le parlement adopte la proposition gouvernementale, des deux tours à un seul. « Toute opinion meurt impuissante ou frénétique si elle n'est logée dans une assemblée qui la rend pouvoir, la munit d'une volonté, lui attache une langue et des bras » , écrivait Chateaubriand. Mais encore faut-il que cela ne réveille pas les espérances endormies. S'agit-il, par rapport à cet événement, de la rémanence d'un coup d'État ? Dans l'affirmative, comment le peuple congolais et la communauté internationale doivent-ils réagir respectivement ?

Le manque de courage politique
En tout cas, les opinions aussi bien nationale, continentale qu'internationale ne cessent de s'interroger sur le processus en cours en République Démocratique du Congo. D'autant plus que, pas plus tard qu'hier, on avançait triomphalement l'idée selon laquelle Joseph Kabila avait un boulevard en face de lui. Effectivement, son souhait le plus cher consiste à gagner l'élection dès le premier tour. Seulement, compte tenu de la complexité de l'arithmétique électorale et des pesanteurs traditionnelles au Congo-Kinshasa, aucun candidat ne pourra en principe obtenir à lui seul, en cas d'élection transparente, plus de 30 % au premier tour. Seul le second tour peut donner, dans ce cas, une vraie légitimité au vainqueur. En conséquence, Joseph Kabila a pris l'option de contourner cette évidence. Mais en faisant le choix de traficoter la Constitution, à défaut d'être légitimé par le peuple, il prend le risque de quitter le pouvoir comme il y a accédé en 2001 : c'est-à-dire dans l'indifférence. Le courage politique aurait voulu qu'il ne contourne pas l'obstacle, mais qu'il s'appuie dessus.

La manœuvre constitutionnelle
François Mitterrand écrivait déjà en 1964 dans Le coup d'État permanent : « Pressée de toutes parts, la majorité parlementaire [gaulliste] qui gouvernait la France finit par offrir l'os traditionnel aux appétits de rénovation : la réforme de la Constitution. Mais en se gardant de toucher [...] aux seuls articles qui constituaient un véritable obstacle à la refonte nécessaire des structures [...] » . À force d'avoir peur de la démocratie, de se montrer injuste à l'égard du peuple, on finit par rendre inacceptable un régime politique. C'est ainsi que, au Congo-Kinshasa, le glas va très vite sonner pour la troisième République, laquelle n'est qu'une malencontreuse parenthèse de l'Histoire nationale. À propos de la tentative de l'Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP), il est à noter qu'il s'agit de la troisième phase d'une opération qui consiste à rétablir, comme à l'époque de Joseph-Désiré Mobutu, une présidence à vie en République Démocratique du Congo. Les deux premières manœuvres ont déjà abouti : à savoir la domestication du parlement et la privation des prérogatives financières au Premier ministre. Or, un coup d'État réussi doit être protégé constitutionnellement. C'est cette cérémonie ultime qu'il faudra coûte que coûte faire avorter.

Le non-respect des règles du jeu
Il est certain que la responsabilité des parlementaires congolais est grande car, s'ils acceptent de cautionner la farce que l'on veut leur faire jouer, ils endosseront les conséquences de l'opération qui consiste, en réalité, à constitutionnaliser un régime dictatorial. Quant au peuple congolais, il ne doit en aucun cas être reconnaissant des services rendus, par des alliés extérieurs, pour chasser le maréchal Mobutu du pouvoir. Il ne doit donc pas accepter l'inacceptable. Les alliances signées par des rebelles de l'époque ne doivent nullement valoir d'hypothèque sur la nation congolaise au point de fouler sous le pied sa Constitution, de violer systématiquement les droits fondamentaux de la personne humaine, de faire main basse sur ses ressources naturelles... Au contraire, le peuple congolais a plus que jamais besoin d'un autre spectacle que celui offert par un acteur qui n'hésite pas à fausser les règles du jeu en vue de se maintenir au pouvoir pour ne rien entreprendre de grand.

Un nouveau destin
Il est une évidence, le peuple finit toujours par préférer celui qui l'exalte au détriment de celui qui n'a cessé de le mentir. Si jamais Joseph Kabila parvient à se maintenir à tout prix au pouvoir, quitte à recourir aux méthodes peu orthodoxes, c'est à ses adversaires que l'Histoire ferait des reproches. Cette tentative de modification du mode du scrutin présidentiel est donc une chance inouïe pour l'opposition, en particulier, et le peuple congolais, en général. Ainsi ce dernier doit-il se saisir de l'opportunité qui vient de lui être offerte pour désavouer, avant même l'élection présidentielle, les velléités des partisans de Joseph Kabila. Il faut que l'éveil de conscience assure un nouveau destin à la Nation congolaise.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)
Liberté, Égalité, Sécurité et Prospérité

© Congo Vision


REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

DECLARATION DE L'OPPOSITION POLITIQUE

En date du 03 Janvier 2011, le Porte-parole du Gouvernement, s'exprimant au nom de la majorité au pouvoir, a déclaré, entre autres, que la famille politique du Chef de l'Etat allait soumettre au Parlement une proposition de révision de la Constitution, afin de ramener le scrutin pour l'élection du Président de la République à un seul tour, au lieu de deux, tel que stipulé dans la Constitution en son article 71.

Considérant l'extrême gravité de cette déclaration, les partis et regroupements politiques, membres de l'Opposition au régime du Président Joseph KABILA, se sont réunis ce dimanche 09 janvier 2011, aux fins de se concerter sur cette démarche du Pouvoir.

Après débats et délibérations, l'Opposition Politique déclare ce qui suit :

1. L'Opposition Politique réaffirme que la Constitution du 18 février 2006 est la loi fondamentale de la République Démocratique du Congo, et que le respect de sa lettre et de son esprit s'impose à tous les congolais ; à fortiori au Chef de l'Etat qui est le Garant de son respect.

2. L'Opposition politique rappelle que l'institution de deux tours de scrutin à l'élection présidentielle est l'aboutissement d'une longue lutte des forces du changement démocratique contre la dictature dans notre pays. C'est un des acquis de la Conférence Nationale Souveraine et du Dialogue Inter Congolais de Sun City. Par conséquent, l'Opposition politique considère la proposition de la mouvance présidentielle comme une dangereuse marche en arrière.

3. L'Opposition Politique rappelle à l'opinion, tant nationale qu'internationale, que la RDC, pays aux dimensions d'un sous-continent, est constituée d'une mosaïque de communautés avec une pluralité d'opinions. Pour rendre l'Etat gouvernable, chacune des composantes de cette mosaïque est appelée à se reconnaître dans le Président de la République élu et doit pouvoir s'exprimer au Parlement.

C'est pourquoi, tant la Constitution que la loi électorale de mars 2006, prenant en compte cette réalité sociopolitique, ont prévu, d'une part, un mode de scrutin à deux tours pour l'élection présidentielle et, d'autre part, des scrutins au système proportionnel pour les élections législatives, afin de garantir le respect de cette diversité.

4. L'Opposition politique estime que l'initiative du Président Joseph KABILA de réviser la Constitution et, par conséquent, la loi électorale, à quelques mois des échéances électorales est inopportune. En outre, cette démarche renferme les germes de la rupture du pacte républicain, fondé sur le consensus, dont la Constitution adoptée par référendum et promulguée le 18 février 2006 est précisément le reflet.

5. En effet, l'Opposition politique considère que l'institution d'un tour unique pour l'élection présidentielle aura pour conséquence inéluctable, le rétrécissement de la légitimité du Chef de l'Etat, avec comme corollaire, la multiplication des contestations de son pouvoir et l'instabilité dans le pays.

6. L'Opposition politique fait remarquer que cette proposition rétrograde a pour unique objectif d'organiser la tricherie à grande echelle, et participe d'une dynamique de confiscation de tous les pouvoirs d'Etat par un seul individu.

7. L'opposition politique, faisant sienne la disposition de l'article 64 de la Constitution qui stipule en son alinéa premier que « tout Congolais a le droit et le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation de la loi fondamentale », rejette fermement l'initiative du Président Joseph KABILA de réviser dans la précipitation et pour des raisons inavouées, la Constitution et son corollaire qu'est la loi électorale.

8. L'Opposition Politique dénonce par la même occasion, la multiplication des actes d'intimidation des opposants, des activistes des droits de l'homme et des journalistes, et toutes les manœuvres dilatoires, voire politiciennes, du Pouvoir, tendant à retarder la tenue des élections générales dans les délais constitutionnels, notamment dans le refus de la mise en place du bureau de la CENI.

9. Contrairement aux affirmations du Porte-parole du Gouvernement, l'Opposition politique affirme que la RDC devrait disposer des moyens financiers suffisants pour organiser l'élection présidentielle à deux tours et des élections législatives telles qu'initialement prévues. Elle rappelle que les fonds destinés à l'organisation des élections en 2011 ont déjà en partie été décaissés sur le Budget de l'exercice 2010 et sont également inscrits au Budget de l'Etat de 2011.

10. L'Opposition politique demande au Président Joseph KABILA, qui célèbre ce mois de janvier 2011 son dixième anniversaire à la tête de l'Etat, d'abandonner son projet tendant à imposer des règles taillées sur mesure pour se maintenir au pouvoir et contourner la volonté de changement qui anime le peuple congolais.

11. L'Opposition politique exhorte la Communauté Internationale à soutenir le peuple congolais dans sa lutte pour la démocratie et de ne pas tomber dans le piège tendu par le Président KABILA. Elle doit se garder de participer au financement d'une mascarade d'élections qui vise à maintenir le Président Joseph Kabila à la tête du pays et conforter l'installation d'une nouvelle dictature en RDC.

12. Enfin, l'Opposition Politique réitère au Peuple congolais son engagement à poursuivre à ses côtés la lutte pour que réussisse l'alternance démocratique qui conduira à l'amélioration du mieux être de tous. Au cas où le Pouvoir en place persistait à vouloir imposer son dictat, l'Opposition politique est prête à prendre ses responsabilités. Elle demande de ce fait au Peuple congolais de se tenir prêt à défendre, par toutes voies légales, les acquis du processus de démocratisation en cours dans notre pays depuis 1990.

Que vive la démocratie,

Que Dieu bénisse la RDC et son peuple !

Fait à Kinshasa, le 09 janvier 2011

Pour l'Opposition Politique (liste partielle)

MLC : François MUAMBA

UDPS : Etienne TSHISEKEDI Wa Mulumba

CD : Gilbert KIAKWAMA

ODR : Roger LUMBALA

UNC : Vital KAMERHE

G 14 : Dr Baudouin BUASA, Dr KABAMBA Mbwebwe, Richard EZULU

ANADER : Elie KUMBU Kimbel

UREC : Jean-Batiste MONICO

ECiDé : Martin M. FAYULU

RADECO: Madame TATCHER LUSAMBA

MLP : Fanck DIONGO

RADER: Auguste MAMPUYA

PT : Steve MBIKAYI

LES RENOVATEURS : Albert Fabrice MPUELA


 
 
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