RDC: Kabila admet des "erreurs" qui n'invalident pas la présidentielle
KINSHASA (AFP) - 12.12.2011 20:00
Le président de la RD Congo (RDC), Joseph Kabila, proclamé réélu par la commission électorale, a reconnu lundi des "erreurs" lors de la présidentielle du 28 novembre mais a estimé qu'elles n'invalidaient pas les résultats du scrutin, rejetés par l'opposition qui pourrait appeler à des "marches pacifiques" pour protester.
Le président de la RD Congo (RDC), Joseph Kabila , proclamé réélu par la commission électorale, a reconnu lundi des "erreurs" lors de la présidentielle du 28 novembre mais a estimé qu'elles n'invalidaient pas les résultats du scrutin, rejetés par l'opposition qui pourrait appeler à des "marches pacifiques" pour protester.
"Y a-t-il eu des fautes, des erreurs ? Bien sûr, comme lors des autres élections sur le continent ou ailleurs. Mais cela jette-t-il un doute sur la crédibilité de ces élections ? Je ne pense pas", a déclaré le président Kabila lors d'une conférence de presse à Kinshasa.
Selon la Commission électorale (Céni), Joseph Kabila a obtenu 48,95% des suffrages contre 32,33% à à l'opposant Etienne Tshisekedi, qui a rejeté "en bloc" ce résultat et s'est autoproclamé "président élu" de la RDC.
M. Kabila s'est dit "pas surpris du tout" de l'autoproclamation de son vieux rival qui l'avait fait "avant la campagne (électorale), pendant la campagne, et après les résultats de l'élection".
"La situation dans le pays est calme, a été calme, et continuera à rester calme, je suis très confiant", a-t-il assuré alors que dimanche, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a jugé la situation "explosive" en RDC, après des violences ayant suivi l'annonce vendredi des résultats et qui ont fait au moins quatre morts à Kinshasa.
"Les gens dans ce pays n'ont pas besoin, ne veulent pas d'autres troubles, une autre crise. C'est la dernière chose dont nous avons besoin au Congo", a ajouté le chef de l'Etat.
Le camp Tshisekedi a indiqué qu'il pourrait appeler à des "marches pacifiques" pour protester contre la réélection de Kabila, tout en souhaitant que la communauté internationale réponde à l'appel lancé vendredi par l'opposant pour "trouver une solution". "Nous n'en sommes pas encore là", a toutefois nuancé le chef d'un parti allié à Tshisekedi, au sujet des marches.
Après la mission d'observation du Centre Carter qui a jugé samedi que le processus électoral "manquait de crédibilité" en relevant des "irrégularité graves", l'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, a estimé que les résultats n'étaient "pas conformes à la vérité ni à la justice."
La mission d'observation du scrutin par l'église catholique -35.000 observateurs déployés-, et les autres missions "posent sérieusement une question de crédibilité de ces élections, comme vient de l'attester le rapport du Centre Carter", a déclaré Mgr Monsengwo.
L'ONG de l'ancien président américain Jimmy Carter a notamment relevé la perte de 3.000 plis de résultats de bureaux de vote, représentant 850.000 électeurs, et des nombreux scores de 100% des voix obtenus par M. Kabila au Katanga (sud-est).
Le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, a qualifié lundi de "nulle et sans effet" la déclaration du Centre Carter, sont les 70 observateurs n'étaient déployés "que dans 25 centres locaux de compilation des résultats sur 169".
Il a révélé que les résultats de 3.449 bureaux de vote n'ont pas été pris en compte, soit 1,3 million de voix "perdues", qui "ne changent pas le résultat", si elles étaient ajoutées au score de M. Tshisekedi. L'écart entre les deux rivaux a été de plus de 3 millions de voix.
A Kinshasa, après les violences de vendredi et samedi, la vie a repris timidement mais la tension reste vive. Les taxis étaient plus nombreux, des commerces ont rouvert mais pas encore les écoles.
Les forces de l'ordre quadrillent toujours la capitale, où l'armée est aussi présente mais moins visible, et continuent de disperser violemment les regroupements d'opposants et procède à des arrestations.
Une vingtaine de personnes ont été interpellées le matin en possession d'une dizaine de cocktails molotov, dans le quartier de Limete (est), selon la police. D'autres ont été arrêtés avec des armes, selon la même source.
Le dépôt des recours devant la CSJ se terminait lundi à minuit. L'opposant Vital Kamerhe -3e de la présidentielle, en a déposé un pour que "la vérité soit dite", a-t-il dit à la presse, de même qu'une habitante qui demande l'annulation des élections, a-t-on indiqué à la Cour en fin de journée.
M. Tshisekedi a dit que "jamais" il ne recourrait à la CSJ, la qualifiant d'"institution privée de M. Kabila".
Si elle rejette les recours, la CSJ proclamera samedi les résultats officiels de la présidentielle.
© 2011 AFP
Kabila reconnaît des "erreurs" mais parle de scrutin crédible
( Le Monde 12/12/2011)
Le président sortant de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a estimé lundi 12 décembre que la crédibilité de l'élection présidentielle du 28 novembre ne pouvait pas être mise en doute. Il a cependant reconnu que "des erreurs" avaient émaillé le scrutin.
La mission d'observation du Centre Carter, chargée de surveiller le processus électoral dans le pays, avait pour sa part jugé samedi que l'élection "manquait de crédibilité". Dans un communiqué, elle faisait part d'"irrégularités graves", notamment dans la compilation des résultats, mais qui ne remettent "pas en cause l'ordre du résultat" selon elle. Joseph Kabila a vivement réagi à cette annonce, estimant que le centre Carter "a été trop loin". "La crédibilité de ces élections ne peut pas être mise en doute", a-t-il martelé.
"NOUS DEMANDONS AUX CONSTESTATAIRES D'INTERJETER APPEL"
Mais les déclarations du président n'ont pas réussi à faire taire le feu des critiques. L'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, a déclaré lundi que les résultats de la présidentielle ne sont "conformes ni à la vérité ni à la justice." "Mais puisque les résultats sont provisoires et doivent être confirmés par la cour suprême de justice (CSJ), nous demandons aux constestataires d'interjeter appel, de recourir aux voies de droit et de ne pas se livrer à la violence", a demandé l'archevêque, dans une déclaration à la presse.
De son côté, M. Tshisekedi a qualifié les résultats de "véritable provocation" et a fait savoir qu'il se considérait comme le président élu de la RDC. L'opposition congolaise a aussi l'intention d'organiser des marches pacifiques en début de semaine à travers le pays pour protester contre la réélection de Joseph Kabila.
RISQUE D'AFFRONTEMENTS
Selon la Commission électorale indépendante (CENI), le président sortant a remporté près de 49 % des voix contre plus de 32 % pour l'opposant Etienne Tshisekedi. Mais les irrégularités relevées – notamment dans la région de Monono, où la participation atteint ainsi 100,14 % et où M. Kabila récolte 99,98 % des voix – font craindre un affrontement des partisans des deux camps. Un responsable de la CENI a annoncé que la commission allait enquêter sur certains résultats, ajoutant néanmoins qu'il fallait s'attendre à un large soutien en faveur du chef de l'Etat sortant.
Le scrutin, le premier organisé par les autorités congolaises depuis la guerre civile de 1998-2003, qui a fait plus de cinq millions de morts, devait permettre de ramener la stabilité dans le pays. Selon l'ONG Human Rights Watch, au moins dix-huit personnes ont été tuées dans des violences liées au processus électoral.
LEMONDE.FR avec Reuters | 12.12.11 | 13h27 • Mis à jour le 12.12.11 | 15h21
© Copyright Le Monde
Le Président Kabila: « Il n'y a pas de crise en RDC… Nous sommes calmes et allons continuer à travailler ».
Au cours d'une conférence de presse donnée ce lundi 12 décembre, Joseph Kabila, président élu pour un second mandat, a déclaré que la crédibilité des élections présidentielles du 28 novembre ne pouvait être remise en doute tout en reconnaissant « des erreurs », inhérentes à toute œuvre humaine , dans le processus électoral.
Concernant le récent rapport de la mission d'observation du Centre Carter, une des nombreuses missions internationales qui ont couvert le processus électoral dans toute la RDC, pointant « un manque de crédibilité » du scrutin présidentiel tout en précisant que « les problèmes constatés ne remettent pas en cause l'ordre des résultats des candidats tel qu'annoncé par la CENI », le président élu a répondu que « la crédibilité de ces élections ne peut pas être mise en doute » et que le centre Carter a été « trop loin » dans son rapport d'après l'agence Reuters.
« Nous voulions faire de meilleurs scores dans certaines provinces du pays notamment au Nord et Sud Kivu » a déclaré le Président Kabila comme preuve de transparence du scrutin et de reconnaître fair-play, « nous avons perdu à certains endroits et gagné à d'autres ».
Concernant la seconde auto proclamation en l'espace de deux mois d'Etienne Tshisekedi comme président de la République, le Chef de l'Etat s'est déclaré ne pas en être « surpris » tout en précisant qu'il continuerait de gouverner la RDC comme l'a décidé le peuple congolais lors de ces élections et s'est dit confiant que l'économie congolaise passerait à une croissance à double chiffres dans les deux ou trois ans à venir.
En guise de conclusion, le Président Kabila a déclaré : « Il n'y a pas de crise en RDC… Nous sommes calmes et allons continuer à travailler
Source
Colette Braeckman
Interview de Jean-Claude Willame, professeur émérite à l'UCL, spécialiste du Congo et membrede l'équipe de coordination Afrique centrale d'Amnesty International Vous avez suivi de près le travail des observateurs internationaux. Était-il satisfaisant ?
Pour ce qui concerne l'Union européenne, qui avait 140 observateurs au Congo, elle est présente de septembre jusque mi- janvier et pour sa part, le Centre Carter a travaillé très sérieusement. Les autres ont peut –être été plus légers. Le Centre Carter a réagi dès que la Ceni (Commission électorale indépendante) a rendue publique sa disquette reprenant les résultats de tous les bureaux de vote, il ne pouvait évidemment pas réagir avant…
Quant au vote lui-même, il y a eu des problèmes de participation : autant elle a été massive à Malemba Nkulu et au Katanga, (100%, c'est tout de même bizarre…), autant elle a été beaucoup moindre à Kinshasa. Mais là, il faut dire que la forte pluie de la matinée a aussi incité beaucoup d'électeurs à rentrer chez eux…Il y a surtout eu beaucoup de désordres…
L'ampleur de ces irrégularités aurait-elle pu modifier le résultat final ?
Je ne crois pas : que Tshisekedi ait été battu, cela me semble évident. Quant à la Ceni elle-même, j'y ai rencontré, à Kinshasa en tous cas, bon nombre de gens bien formés, compétents, désireux de bien faire leur travail. Le staff de la Ceni venait de tous les horizons politiques et les compromis ont parfois été difficiles, je n'ai pas eu le sentiment que la Ceni était un instrument aux mains de Kabila. Mais en province, dans d'autres endroits, il est possible que les choses aient foiré…
On reproche à la communauté internationale de ne pas s'être suffisement impliquée dans ces élections ?
Mais c'est une bonne chose ! Les Congolais ont démontré qu'ils disposaient de gens compétents, qu'ils pouvaient assurer, à 80%, le financement des opérations électorales. Ce n'est qu'à la fin que les pays voisins ont fourni avions et hélicoptères. Les critiques ont souvent été démesurées, car la presse, surtout anglo saxonne, aime mettre l'accent sur le « chaos » congolais. Elle a mis en évidence tout ce qui n'allait pas, couvert largement tous les points chauds, Mbuji Mayi au Kasaï, le Katanga, la ville de Kinshasa…
Quant à Tshisekedi, il a misé dès le début sur la stratégie de la tension, joué avec le feu au lieu d'essayer de calmer ses troupes. Et le voilà qui fait maintenant appel à la communauté internationale !
Je trouve que les désordres imputables à l'opposition n'ont pas été suffisemment mis en évidence. Voyez ce candidat qui, la veille des élections, brandissait un bulletin de vote en dénonçant déjà la fraude dez Kabila. Et lui, n'a-t-il pas eu la tentation de remplir à son tour ce « bulletin tombé du camion » ?En fait, il n'est pas impossible que tout le monde ait tripoté, l'opposition y compris…
Vu leur coût, vu les violences qu'elles génèrent, de telles élections contribuent elles réellement à la démocratie ?
Mais les élections, ce n'est pas la démocratie. Il faut pour cela un esprit de tolérance, de respect de l'autre, et là, les Congolais sont loin du compte. Chez eux, c'est toujours « on gagne et on gagne » et jamais « on gagne ou on perd »…
Comment se fait il que la violence congolaise se soit ainsi exportée, à Bruxelles, Londres, Paris ?
La diaspora a violemment réagi, dans une sorte d'esprit « anti-Kabila » mais surtout « anti-système », avec des casseurs qui venaient d'autres capitales. L'atmosphère était extrêmement agressive, cela aussi c'est le résultat de la stratégie de la tension mise en œuvre à Kin…
Qu'est ce qui peut calmer les protagonistes ?
La présence à Kinshasa d'une équipe de la Cour pénale internationale peut avoir un effet dissuasif sur tous les chefs politiques. Tous connaissent le sort de Jean-Pierre Bemba, de Thomas Lubanga, détenus à la Haye et cela fait réfléchir car la CPI prend note de tout… Il n'est pas sûr que les troubles vont décroître : à Bumba, Gemena dans l'Equateur on compile encore et surtout, pour le 17, on attend le résultat des législatives, ce qui fait beaucoup de contestations en perspective…
AKPC_IDS Le Soir
Contentieux électoral: seul Vital Kamerhe a saisi la Cour suprême de justice
Le dépôt des recours du contentieux électoral pour la présidentielle s'est clôturé ce lundi 12 décembre à 16 heures GMT. Le greffe principal de la Cour suprême de justice (CSJ) n'a enregistré que le recours du candidat Vital Kamerhe, président de l'Union pour la nation congolaise (UNC).
Au lendemain de la publication des résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre, l'opposition avait refusé de saisir la CSJ sur les irrégularités constatées lors du scrutin.
Vital Kamerhe avait qualifié cette cour d'institution « inféodée au candidat numéro 3, Joseph Kabila ».
En déposant son recours, le président de l'UNC affirme avoir «rempli notre formalité» mais il explique:
«Ce sera un aréopage d'avocats. Ça sera l'ensemble du peuple congolais, l'Eglise catholique, le Centre Carter et la communauté internationale, tous viennent nous assister. Et je pense que c'est quand même une pression très forte.»
Par ailleurs, le président de l'UNC continue à remettre en cause l'indépendance des hauts magistrats:
«On a nommé les magistrats en violation de la constitution puisqu'il fallait à l'époque que le conseil supérieur de la magistrature se réunisse [ce qui n'a pas été fait]. D'autres ont été nommés au début de la campagne et pendant la campagne électorale d'ailleurs. Et donc on peut avoir des fortes présomptions sur ce que ces gens là ont comme mission à la fin.»
Vital Kamerhe dit savoir comment la CSJ va dire le droit: «c'est sera en faveur du président sortant» .
Mais il attire l'attention des magistrats de cette juridiction :
«Le peuple congolais a les yeux rivés sur la CSJ. Ils [les magistrats] ont l'occasion d'entrer dans l'histoire de notre pays positivement ou négativement.»
Ce que prévoit la loi électorale
Selon l'article 73 de la loi électorale , la contestation des résultats provisoires de l'élection présidentielle se fait dans un délai de deux jours, après l'annonce par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
Les résultats provisoires de l'élection présidentielle ont été annoncés vendredi 9 décembre. Le délai pour la contestation des résultats a expiré lundi 12 décembre à 16 heures GMT.
L'article 74 de la même loi stipule:
«[…] Le délai d'examen du contentieux de l'élection présidentielle est de 7 jours, à compter de la date de la saisine de la Cour constitutionnelle; celui du contentieux des élections législatives est de deux mois à compter de la saisine des juridictions compétentes.
Si les recours sont déclarés irrecevables ou non fondés, la Cour constitutionnelle, la Cour administrative ou le Tribunal administratif, selon le cas, proclame les résultats définitifs des élections.»
Au terme de la constitution, la Cour suprême de justice doit éclater en trois cours:
- cour constitutionnelle
- cour de cassation
- conseil d'Etat
Lire aussi sur radiookapi.net:
12 decembre 2011
Les résultats provisoires des élections présidentielles proclamés le vendredi 9 décembre dernier n'ont pas cessé de faire couler encre et salive. En effet, hormis les acteurs politiques, parties prenantes à ces deuxièmes joutes électorales démocratiques congolaises, les chefs des confessions religieuses sont sortis de leurs légendaires droits de réserves.
Premier à prendre position, le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinyia a jeté un pavé dans la mare en déclarant que "les résultats officiels ne sont conformes ni à la vérité ni à la justice".
Pour sa part, le président national et représentant légal de l'Eglise du Christ au Congo(ECC), de confession protestante, Monseigneur Marini Bodho a pris le contre-pied total de son homologue catholique au micro de Radio France Internationale : « Ces élections sont conformes à la justice et la vérité ».
Monseigneur Marini dit avoir vu un peuple décidé qui a investi sa confiance en Joseph Kabila
L'ancien président du Sénat congolais (2003-2006) lors de la transition issue des accords de Sun City a déclaré avoir voté « en milieu rural » et « vu des congolais en grand nombre qui se sont levés tôt le matin et pressés pour aller voter ».
Pour lui, c'est donc un peuple décidé, « attendant la paix », qui « a investi sa confiance en Joseph Kabila Kabange ». Ainsi, il appelle ceux qui ne veulent pas suivre le chemin légal à « ne pas créer des antivaleurs pour détruire le tissu social » mais plutôt à « conseiller de bien travailler » le nouveau président afin qu'il « réponde aux défis » de développement de la RDC.
Ngoy Mulunda « pas étonné » par les déclarations du Cardinal Monsengwo
Le bureau de la CENI a organisé un point de presse ce lundi 12 décembre 2011 à Kinshasa au cours duquel son Président, Daniel Ngoy Mulunda Nyanga a répondu au rapport de la mission d'observation électorale du Centre Carter.
Répondant à une question de la presse sur les déclarations du Cardinal Monsengwo, le Président de la CENI s'est dit « pas étonné » par les déclarations du patron de l'Eglise Catholique en RDC qui, dès le début du travail de la CENI, « s'est engagé dans ligne de la contestation » du processus électoral.
congovirtuel.net...
Election présidentielle en RDC
OSCAR KASHALA : « LA CENI A DONNE LA VERITE DES URNES »
Le suspense levé le vendredi 9 décembre 2011 par la Commission électorale nationale indépendante a laissé la place à une éphorie de joie sans pareille en République Démocratique du Congo. Tous les congolais, partisans de Joseph Kabila Kabange ont envahi les artères principales de toutes les villes, cités et localités du pays à la suite de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle survenue le 28 novembre dernier. Donnant le candidat N° 03 vainqueur avec 48,95% du suffrage réellement exprimé, ces résultats n'ont pas laissé indifférent la communauté internationale et les candidats également engagé dans la course aux coté du candidat du peuple.
Au delà de satisfécits de la communauté internationale, vient le tour des candidats malheureux. Après la reconnaissance anticipée de la victoire de Joseph Kabila par Léon Kengo wa Dondo, celle du candidat N°03 vient de renforcer la crédibilité du processus électorale congolais. « Je ne suis pas là pour contester les résultats issus des urnes. La Ceni qui est la seule institution habilitée à rendre publique l'expression de la volonté du peuple congolais a donné son verdict et mois, en tant qu'homme d'Etat, je ne peux que me plier à la vérité des urnes », a laissé entendre, hier soir, Oscar Kashala Lukumwena sur Digital Congo Télévision. Ce, avant d'appeler les uns et les autres à l'apaisement tout en insistant que : « L'heure n'est plus à appeler la population à la violence car notre pays n'a pas besoin du chaos. Tout le monde doit se mettre ensemble et conjuguer les efforts pour la reconstruction de la Rdc ».
En véritable homme d'Etat, ce docteur et professeur en médecine a sportivement admis son échec et choisi de regarder de l'avant pour le bien du peuple congolais. Le patron de l' Union pour la reconstruction du Congo (Urec) donne ainsi un signale fort et une leçon de politique à certains des compatriotes. Ceux, qui n'ont rien à avoir avec l'intérêt national ni le bonheur du peuple congolais. Ils continuent à vivre dans l'illusion. Ils se croient au Zaïre où toute la vie nationale tournait autour des individus. Malheureusement pour eux, les choses ont changé et continuent à se transformer.
Aujourd'hui, « la République Démocratique du Congo va mieux qu'il y a 15 ans, beaucoup mieux qu'il y en a 5 et son état s'améliore chaque jour d'avantage ». Tous les congolais normaux en conviennent avec le Président Joseph Kabila. Personne ou rien ne pourra plus susciter en eux le doute. Avec la réélection de l'homme des « cinq chantiers », le monde entier a les yeux rivés sur la Rdc ; y compris la Cour pénale internationale (Cpi). Le procureur Louis Moreno Ocampo dont les envoyés sont présents à Kinshasa ne permettra à personne de se jouer avec les vies des congolais. N'en déplaise à ceux qui, à force de l'âge, sont devenus amnésiques et aux plus jeunes qui se laissent trainer à cause de leur envie pour le pouvoir sans fondement populaire.
Jean-Luc MUSHI-MPAKU
Mise à jour le Lundi, 12 Décembre 2011 11:57
Présidentielle en RDC: Joseph Kabila déclaré élu, Tshisekedi se proclame président KINSHASA (AFP) - 09.12.2011 22:09
Vital déclare Etienne Tshisekedi président lors d'une Interview accordée vendredi soir à la Voix de l'Amérique >>> (audio)
VIDEO 2 >>> 
Le président sortant de la République démocratique du Congo Joseph Kabila a été désigné vendredi vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la commission électorale, mais son rival Etienne Tshisekedi s'est immédiatement proclamé "président élu", et des incidents violents ont été signalés à Kinshasa. Le président sortant de la République démocratique du Congo Joseph Kabila a été désigné vendredi vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la commission électorale, mais son rival Etienne Tshisekedi s'est immédiatement proclamé "président élu", et des incidents violents ont été signalés à Kinshasa.
Joseph Kabila, 40 ans - élu une première fois en 2006 - l'a emporté avec 48,95 % des voix (8.880.994 voix), loin devant l'opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi qui a totalisé 32,33 % des suffrages (5.864.775 voix), selon les chiffres provisoires communiqués par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) avec trois jours de retard.
Sur les 32.024.640 électeurs inscrits, 18.911.752 ont voté, soit un taux de participation de 58,81%, avec un total de 18.143.104 suffrages exprimés valables. Ces résultats doivent encore être validés par la Cour Suprême de Justice (CSJ) qui désignera le 17 décembre le vainqueur définitif.
Dans une déclaration à l'AFP, Etienne Tshisekedi a rejeté les résultats de la Céni, et s'est aussitôt auto-proclamé "président élu de la République démocratique du Congo".
"Je considère (les résultats de la Céni) comme une véritable provocation à notre peuple et je les rejette en bloc. En conséquence je me considère depuis ce jour comme le président élu de la République démocratique du Congo", a déclaré M. Tshisekedi.
"Il n'y a pas deux présidents. Nous avons des PV (procès-verbaux) qui montrent clairement que je suis gagnant et de loin!". M. Tshisekedi a donné son propre score: "54% des voix qui me sont attribuées contre 26% pour monsieur Kabila".
Il a exhorté les Congolais "à rester soudés" derrière lui "pour faire face aux évènements qui vont suivre", a-t-il poursuivi, en demandant à la population de "rester calme et sereine". Il a aussi appelé à la communauté internationale à faire en sorte que "le sang des Congolais ne puisse plus couler sur le sol de ce pays".
Sur la chaîne France 24, il a refusé de contester la victoire annoncée de Joseph Kabila devant la CSJ.
"Il n'y a pas de justice chez Kabila. Cette Cour est une institution privée de M. Kabila. On ne peut pas leur faire l'honneur de recourir à eux (les juges de la Cour). Ce serait leur reconnaître une certaine légitimité. Je ne le ferai jamais", a-t-il précisé.
Peu après le scrutin du 28 novembre, M. Tshisekedi avait menacé de lancer un "mot d'ordre" si (le président) Kabila ne respectait pas "la volonté du peuple".
Arrivé en 3e position (7,74%) selon la Céni, l'opposant Vital Kamerhe a également rejeté "catégoriquement" ces résultats et reconnu la victoire de Tshisekedi.
Dans quelques quartiers de Kinshasa, sous haute surveillance policière et militaire depuis mardi, quelques incidents ont éclaté et des tirs ont été entendus vendredi peu après l'annonce de la victoire de Kabila, ont constaté des journalistes de l'AFP. Quelques pillages limités ont également eu lieu.
Aucun incident majeur n'avait été signalé jusque-là dans le reste du pays.
Signe de l'inquiétude ambiante, la Belgique, ancienne puissance coloniale, a appelé à éviter la violence, tandis que Paris a exhorté les autorités congolaises à "assurer l'ordre public dans le respect de l'Etat de droit", sans mentionner nulle part dans son communiqué la victoire de Joseph Kabila.
Le Royaume-Uni s'est dit "préoccupé" par des soupçons d'"irrégularités" et a appelé la CSJ à examiner tous les recours "rapidement et de façon transparente". L'Union européenne a appelé au calme et à une contestation éventuelle des résultats "par les voies légales".
"Cette 2ème élection dans un pays qui a connu le chaos (deux guerres de 1996 à 2003 qui ont fait près de 5 millions de victimes), personne ne pouvait y croire", a pour sa part lancé le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, qui a donné "rendez-vous en 2016" - date de la prochaine présidentielle - sans apparemment attendre le verdict de la CSJ.
Avant de livrer le résultat final provisoire de la Céni, le pasteur Mulunda a longuement expliqué et justifié le travail de sa commission durant les sept derniers mois.
"C'est un miracle électoral congolais. La Céni a agi en toute indépendance, neutralité et impartialité pour organiser des élections libres et transparentes", a-t-il affirmé.
Le résultat provisoire des législatives, qui se sont déroulées avec la présidentielle, est attendu mi-janvier. Le double scrutin a débuté un cycle d'élections (provinciales, sénatoriales, locales) qui doit se poursuivre jusqu'à l'été 2013.

Une patrouille de police dans les rues de Kinshasa, où des incidents violents ont été siganlés le 9 décembre 2011
© 2011 AFP
Joseph Kabila Kabange réélu président de la République démocratique du Congo
Joseph Kabila Kabange, 40 ans, a été réélu président de la République démocratique du Congo pour un mandat de cinq ans avec 8 880 944 voix soit 48,95 % des suffrages, selon les résultats provisoires annoncés ce vendredi 9 décembre par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
Son principal adversaire politique, l'opposant historique Etienne Tshisekedi wa Mulumba, leader de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) arrive deuxième avec 5 864 795 voix soit 32,33 % des suffrages, selon ces chiffres provisoires proclamés par le président de la Céni, Daniel Ngoy Mulunda, aujourd'hui.
Le président de la Commission électorale a indiqué que sur les 32 024 640 citoyens enrôlés, un peu plus de 18 millions d'électeurs s'étaient exprimés par les urnes lors de la présidentielle de lundi 28 novembre 2011, ce qui équivaut à un taux de participation de 58,81 % .
La publication des résultats provisoires, initialement prévue le 6 décembre, a eu lieu après deux reports successifs , la Céni invoquant la nécessité de confronter les procès-verbaux avec les chiffres qu'elle avait reçus par satellite.
Les élections présidentielle et législatives du 28 novembre ont été entachées d'irrégularités, de soupçons de fraude et émaillées de violences meurtrières notamment à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo.
Plusieurs partis de l'opposition avaient également contesté les résultats partiels successifs de la présidentielle publiés par la Ceni dénonçant « le caractère illégal de ces publications qui jettent le doute sur la crédibilité de la Ceni» et estimant que ces résultats visaient «à préparer psychologiquement la population à la fraude» .
Etienne Tshisekedi et ses partisans contestent le décompte publié par la Ceni depuis le début de la publication des résultats partiels et réclament une publication des résultats par bureau de vote et non par province.
Lundi 5 décembre, après publication de résultats partiels, Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi, les deux candidats qui émergeaient du scrutin présidentiel (à un seul tour depuis une modification de la Constitution décidée par le président sortant), avaient promis au chef de la mission onusienne en RDC de respecter le verdict des urnes et « d'utiliser les voies pacifiques pour la résolution des contentieux électoraux ».
Arrivé au pouvoir en 2001 à la suite de l'assassinat de son père Laurent Désiré Kabila, Joseph Kabila a été élu en 2006 président de la République démocratique du Congo à l'issue de premières élections démocratiques au suffrage universel direct organisées en RDC. Son adversaire politique de l'époque, Jean-Pierre Bemba, est actuellement jugé à la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
La proclamation définitive du vainqueur du scrutin présidentiel par la Cour suprême de justice (CSJ), aura lieu le 17 décembre après traitement de l'éventuel contentieux. Le prochain président de la République démocratique du Congo prêtera serment le 20 décembre 2011.
09.12.2011
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Kabila déclaré élu, Tshisekedi se proclame président Politique vendredi 09 décembre 2011
Le président sortant de la RD Congo Joseph Kabila a été désigné vendredi vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la commission électorale, mais son rival Etienne Tshisekedi s'est immédiatement proclamé « président élu », et de premiers incidents violents ont été signalés à Kinshasa.
Joseph Kabila, 40 ans - élu une première fois en 2006 - l'a emporté avec 48,95 % des voix (8 880 994 voix), loin devant l'opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi qui a totalisé 32,33 % des suffrages (5 864 775 voix), selon les chiffres provisoires communiqués par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) avec trois jours de retard. Ces résultats doivent encore être validés par la Cour Suprême de Justice (CSJ) qui désignera le 17 décembre le vainqueur définitif.
« Je me considère le président élu »
Dans une déclaration, Etienne Tshisekedi a cependant rejeté les résultats de la Céni, et s'est aussitôt auto-proclamé « président élu de la République démocratique du Congo » .
« Je considère (les résultats de la Céni) comme une véritable provocation à notre peuple et je les rejette en bloc. En conséquence je me considère depuis ce jour comme le président élu de la République démocratique du Congo » , a déclaré M. Tshisekedi.
Premiers incidents
Peu après le scrutin du 28 novembre, M. Tshisekedi avait menacé de lancer un « mot d'ordre » si (le président) Kabila ne respectait pas « la volonté du peuple » .
Dans quelques quartiers de Kinshasa, sous haute surveillance policière et militaire depuis mardi, quelques incidents ont éclaté et des tirs ont été entendus vendredi peu après l'annonce de la victoire de Kabila par la Céni, ont constaté des journalistes.
Soupçons d'irrégularités
Signe de l'inquiétude ambiante, la Belgique, ancienne puissance coloniale, a appelé à éviter la violence, tandis que Paris a exhorté les autorités congolaises à « assurer l'ordre public dans le respect de l'Etat de droit » , sans mentionner nulle part dans son communiqué la victoire de Joseph Kabila.
Le Royaume-Uni s'est de son côté dit « préoccupé » par des soupçons d'« irrégularités » et a appelé la CSJ à examiner tous les recours « rapidement et de façon transparente » .
Rendez-vous en 2016
« Cette 2e élection dans un pays qui a connu le chaos (deux guerres de 1996 à 2003 qui ont fait près de 5 millions de victimes), personne ne pouvait y croire » , a pour sa part lancé le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, qui a donné « rendez-vous en 2016 » , date de la prochaine présidentielle, sans apparemment atten d re le verdict de la CSJ .
Ouest France.fr
Dernière modification : 09/12/2011
Le président sortant Joseph Kabila a été réélu avec 48,95% des suffrages, selon la commission électorale nationale indépendante. L'opposant Étienne Tshisekedi, qui obtient 32,3% des voix, a rejeté les résultats et s'est déclaré "président élu".
AFP - Le président sortant de la RD Congo Joseph Kabila a été désigné vendredi vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la commission électorale, mais son rival Etienne Tshisekedi s'est immédiatement proclamé "président élu", et des incidents violents ont été signalés à Kinshasa.
Joseph Kabila, 40 ans - élu une première fois en 2006 - l'a emporté avec 48,95 % des voix (8.880.994 voix), loin devant l'opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi qui a totalisé 32,33 % des suffrages (5.864.775 voix), selon les chiffres provisoires communiqués par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) avec trois jours de retard.
Sur les 32.024.640 électeurs inscrits, 18.911.752 ont voté, soit un taux de participation de 58,81%, avec un total de 18.143.104 suffrages exprimés valables. Ces résultats doivent encore être validés par la Cour Suprême de Justice (CSJ) qui désignera le 17 décembre le vainqueur définitif.
Dans une déclaration à l'AFP, Etienne Tshisekedi a rejeté les résultats de la Céni, et s'est aussitôt auto-proclamé "président élu de la République démocratique du Congo".
"Je considère (les résultats de la Céni) comme une véritable provocation à notre peuple et je les rejette en bloc. En conséquence je me considère depuis ce jour comme le président élu de la République démocratique du Congo", a déclaré M. Tshisekedi.
"Il n'y a pas deux présidents. Nous avons des PV (procès-verbaux) qui montrent clairement que je suis gagnant et de loin!". M. Tshisekedi a donné son propre score: "54% des voix qui me sont attribuées contre 26% pour monsieur Kabila".
Il a exhorté les Congolais "à rester soudés" derrière lui "pour faire face aux évènements qui vont suivre", a-t-il poursuivi, en demandant à la population de "rester calme et sereine". Il a aussi appelé à la communauté internationale à faire en sorte que "le sang des Congolais ne puisse plus couler sur le sol de ce pays".
Sur la chaîne France 24, il a refusé de contester la victoire annoncée de Joseph Kabila devant la CSJ.
"Il n'y a pas de justice chez Kabila. Cette Cour est une institution privée de M. Kabila. On ne peut pas leur faire l'honneur de recourir à eux (les juges de la Cour). Ce serait leur reconnaître une certaine légitimité. Je ne le ferai jamais", a-t-il précisé.
Peu après le scrutin du 28 novembre, M. Tshisekedi avait menacé de lancer un "mot d'ordre" si (le président) Kabila ne respectait pas "la volonté du peuple".
Arrivé en 3e position (7,74%) selon la Céni, l'opposant Vital Kamerhe a également rejeté "catégoriquement" ces résultats et reconnu la victoire de Tshisekedi.
Dans quelques quartiers de Kinshasa, sous haute surveillance policière et militaire depuis mardi, quelques incidents ont éclaté et des tirs ont été entendus vendredi peu après l'annonce de la victoire de Kabila, ont constaté des journalistes de l'AFP. Quelques pillages limités ont également eu lieu.
Aucun incident majeur n'avait été signalé jusque-là dans le reste du pays.
"rendez vous en 2016"
Signe de l'inquiétude ambiante, la Belgique, ancienne puissance coloniale, a appelé à éviter la violence, tandis que Paris a exhorté les autorités congolaises à "assurer l'ordre public dans le respect de l'Etat de droit", sans mentionner nulle part dans son communiqué la victoire de Joseph Kabila.
Le Royaume-Uni s'est dit "préoccupé" par des soupçons d'"irrégularités" et a appelé la CSJ à examiner tous les recours "rapidement et de façon transparente". L'Union européenne a appelé au calme et à une contestation éventuelle des résultats "par les voies légales".
"Cette 2ème élection dans un pays qui a connu le chaos (deux guerres de 1996 à 2003 qui ont fait près de 5 millions de victimes), personne ne pouvait y croire", a pour sa part lancé le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, qui a donné "rendez-vous en 2016" - date de la prochaine présidentielle - sans apparemment attendre le verdict de la CSJ.
Avant de livrer le résultat final provisoire de la Céni, le pasteur Mulunda a longuement expliqué et justifié le travail de sa commission durant les sept derniers mois.
"C'est un miracle électoral congolais. La Céni a agi en toute indépendance, neutralité et impartialité pour organiser des élections libres et transparentes", a-t-il affirmé.
Le résultat provisoire des législatives, qui se sont déroulées avec la présidentielle, est attendu mi-janvier. Le double scrutin a débuté un cycle d'élections (provinciales, sénatoriales, locales) qui doit se poursuivre jusqu'à l'été 2013.
REACTIONS ET OPINIONS
Les retombées de la proclamation des résultats présidentiels de la CENI
Pour beaucoup d'entre nous, la proclamation des résultats par la CENI n'est autre chose que la confirmation d'un mandat du Président Kabila qui se succède à lui-même. En effet, quel est ce Congolais qui, en âme et conscience qui suivait de prêt la publication partielle de la litanie de Ngoy Mulumba pouvait s'attendre à un aboutissement contraire que celui qui s'est matérialisé aujourd'hui? Ainsi, pour beaucoup d'entre nous, la publication officielle et finale du verdict final de la CENI n'est que la pure confirmation de ce que nous connaissions depuis une semaine.
Ceux d'entre nous, en commençant par l'Homme de Limeté lui-même, qui avons cru ou qui croyons encore à l'usurpation et la fraude de ces élections, une campagne forte et organisée de contestation devrait être déjà en gestation qui devait se déclencher aussitôt que Ngoyi Mulumba aurait fini à délivrer son verdict final.
Qu'est ce qui se passe au contraire?
C'est la publication d'un message timide du Sphinx de Limete par le revue jeune Afrique qui « se considère depuis ce jour comme le président élu de la République démocratique du Congo » , mais aussi qui «a rejeté les résultats provisoires annoncés plus tôt dans l'après-midi par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) . Il considère ces résultats comme «une véritable provocation à notre peuple et je les rejette en bloc».
Il refuse également refuse de poser un recours contre les résultats de la Ceni. « Il n'y a pas de justice chez Kabila. On parle de la Cour suprême. Cette Cour, c'est une institution privée de M. Kabila. On ne peut pas leur faire l'honneur de recourir à eux (les juges de la Cour). Ce serait leur reconnaître une certaine légitimité. Je ne le ferai jamais » , a-t-il déclaré à la chaîne France 24.
Le leader de l'UDPS a cependant appelé à éviter de nouvelles violences en RDC . « Je demande à la communauté internationale de prendre les dispositions nécessaires pour non seulement trouver la solution à ce problème mais aussi pour éviter que le sang des Congolais puisse à nouveau couler. »
La position du Président de l'UDPS va, ainsi, à l'encontre de tout le brou haha qui a prit place en Europe et dans certaines villes canadiennes où les actions des combattants étaient plus que spectaculaires et aux USA où différentes marches de contestation et de prise de conscience continuent à voir jour, la dernière étant celle qui est prévue pour ce samedi le 10 décembre 2011 à Washington, DC.
Le problème est que toutes ces actions sont, en lisant entre les lignes d'Etienne Tshisekedi, officiellement et malheureusement découragées par celui là même auprès de qui l'on attend le mot d'ordre . L'homme ne veut porter aucun recours au près de la cour suprême et croit encore à une solution pacifique de la part de la communauté internationale; une communauté internationale qui a tout bousillé en premier lieu pour maintenir, selon toute vraisemblance, leur poulain au pouvoir.
A cette allure où vont les choses, nous conseillons les combattants et toutes les voix de conscience qui se sont levées de garder silence et demeurer calme jusqu'au moment où l'homme qui s'est auto-déclare le président élu de la République démocratique du Congo donne un mot d'ordre décisif et sans ambigüité sur la suite des événements. Ce qui pourrait prendre bien des années mais comme on dit en Anglais, « let's follow the leader...». Entre temps, le Raïs sera bien loin dans la besogne appliquant gaiement le principe d'un "chien qui aboi..."
Nous disons, quant à nous que l'attitude ambiguë, timide et contradictoire de ce message confirme l'une des leçons politiques professée par Nicholas Machiavel dans son livre épais mais surtout puissant et toujours d'actualité, Le Prince, publié pour la première fois en 1513 et qui est devenu le livre de chevet de la majorité des politiciens du tiers monde, de nos jours encore.
Il dit notamment qu'il n'y a que deux manières de vivre aux cotés de l'ennemi: soit il faut l'aimer, soit il faut l'écraser. Pour vivre en paix, il faut s'habituer aimer son ennemi, puisqu'il est trop fort pour l'engager au combat et assez puissant de l'anéantissement. Par contre lorsqu'on se sent assez fort et combatif, on devra alors l'engager avec force et confidence. Ici Machiavel conseille au belliqueux de se rendre compte que l'ennemi est totalement écrasé pour éviter une possibilité de vengeance qui, du reste, est un plat qui se mange froid.
Bin Laden avait voulu s'attaquer à un lion, un ennemi (USA) trop puissant que lui d'anéantir. Le lion était alors blessé dans son for intérieur. D'où la décision de défendre son honneur. N'étant pas en mesure de l'écraser, le lion est revenu en force pour appliquer une revanche décisive qui a fait que Bin Laden a pratiquement passée les dernières années de sa vie traqué, vivant dans des cavernes pour éventuellement être anéanti et tué, 10 ans après.
Avec des élections du 28 novembre aux cas des fraudes criants et étalés au grand jour, le Congolais du côté de l'opposition devrait se poser la question de savoir si Kabila qui bénéficie du soutient inconditionnel de la communauté internationale est simplement trop fort pour être inquiété.
Tshisekedi, les Congolais frustrés de tous bords et toute l'opposition derrière lui doivent arriver à se poser cette question arriver à décider si le temps présent n'est pas propice pour revendiquer, avec force et détermination, ce qui est leur; ou alors se mettre à l'évidence que l'ennemi est trop fort pour l'engager. Dans ces conditions, ils n'ont qu'à attendre la prochaine opportunité (2016) pour un autre combat.
L'observation qui se dégage actuellement démontre que le message timide de Thisekedi en ce moment précis qui, au lieu d'appeler à une contestation publique et décisive des résultats de la CENI appelle, par contre, au calme prouve qu'il n'est pas en mesure d'engager l'ennemi. le réalisme de Tshidekedi va en l'encontre de cet autre opposant, Honoré Ngbanda qui lui, a appelé le peuple au révolte mais qui n'a reçu que de l'indifférence massive et totale des Congolais habitués au fatalisme et dont la pauvreté, l'injustice, le viol, la violence sous toute ses formes et la violation des droits de l'homme sont les lots du quotidien.
Peu importe alors les actions que les combattants ou opposant engageront à l'étranger. Le noyau de l'insurrection devrait partir du centre du Congo, la ville de de Kinshasa particulièrement. Pour autant que cette insurrection reste inexistante et les leaders appelle, par contre les citoyens à la prière, Kabila demeure comme un poisson dans l'eau dont les eaux sont si immenses que parler de l'inquiéter est de la pure utopie. Si tel est le cas, allons tous au travail et vive la balkanisation du Congo.
Salomon Valaka
Au compatriote Étienne Tshisekedi wa Mulumba,
À l'heure où le dictateur qui s'est emparé des institutions congolaises depuis 2001 fait annoncer la prolongation de son règne de terreur en RDC, nous, compatriotes congolais, témoins de votre élection majoritaire par le souverain primaire, vous adressons nos très vives félicitations pour avoir conduit l'éveil politique de notre peuple à son apogée.
Hier, c'est à votre auguste personnalité que notre peuple devait la prise de conscience de son statut réel comme source de tout pouvoir, ce qui l'a rendu capable de monter en première ligne du combat pour la démocratisation.
Aujourd'hui encore, c'est à vous que nous devons une nouvelle émergence du sentiment libérateur face à une clique du rénégat Josep Kabila, qui est l'incarnation de l'esprit des pourparlers antipatriotiques de Lemera, dont l'objectif est le démembrement du territoire congolais.
Les fils et les filles du Congo n'abandonneront la lutte que vous avez ainsi conceptualisée, orientée et conduite que le jour, certainement proche, où nous allons briser les liens d'humiliation, d'exploitation, voire de négation de notre être de Congolais, pour instaurer un gouvernement digne de l'idéal que vous avez insoufflé au peuple congolais tout entier.
Nous sommes ainsi reconnaissants des acquis de votre lutte et vous assurons de sa continuité.
Vive le Congo
Vive la souveraineté du Congo
Vive la fièrté nationaliste des Congolais
Vive Étienne Tshisekedi wa Mulumba
HINTERLAND. TOUS DERRIERE ETIENNE TSHISEKEDI
L'heure n'est plus au discours et nous devons prendre nos responsabilités après la publication des résultats partiels fantaisistes par Mr Ngoyi Mulunda. Pour cette raison nous devons tous être vigilants pour que la victoire du peuple ne soit pas volée. La Ceni par le biais du fameux Ngoyi Mulunda a publié des résultats sans appliquer aucune méthodologie. Que la Ceni nous fournisse les références de bureaux de vote dont les résultats ont été publiés. Et qu'elle nous explique comment les candidats de la MP sont entrés en possession des bulletins de vote cochés à l'avance.
Chers compatriotes
Je doute fort que ce monsieur de Ngoyi Mulunda en sa qualité du Président de la CENI soit neutre. Il a des penchants et supporte le Président sortant. Il suffit de faire une analyse approfondie de ses différentes réactions et attitudes pour conclure que ce fameux Pasteur n'est pas sincère dans ses dires et prise de position. Avec des preuves tangibles trouvées par ici par la, si réellement Ngoyi Mulunda était honnête, il prendrait une décision sévère pour sanctionner les auteurs de ces fraudes. Il y est pour beaucoup et doit être l'acteur principal de tous ces désordres qui ont accompagnés les élections du 28 Novembre 2011. Nous croyons en notre qualité du Candidat à la députation nationale, ces élections ont été mal organisées et les fraudes ont été préméditées. Nous doutons de la neutralité de Ngoyi Mulunda et l'histoire nous donnera raison. Pour conclure j'insiste encore le Président sortant n'a pas la confiance du Peuple congolais et il est impopulaire. Etienne Thsiesekedi incarne la volonté de notre peuple et soyons tous derrière lui.
Je dis et je vous remercie
Patriotiquement
Poète Robert Kabemba
Membre du Parti Ecide/ Angleterre
poetkabemba@yahoo.fr
PPétition au Conseil de sécurité : éviter un nouveau bain de sang au Congo par Lwakale Mubengay Bafwa
REPRESENSATION DE L'UDPS/BENELUX
COMMUNIQUE
La Représentation de l'U.D.P.S au Benelux constate avec étonnement la politique d'autruche des dirigeants de certains pays occidentaux face aux différentes manifestations de la diaspora congolaise dans leurs pays respectifs.
Nous avons le devoir de rappeler que l'indignation des congolais de l'étranger se nourrit de l'attitude complice de la communauté internationale face à la fraude massive et avérée lors des élections du 28 novembre 2011 en RDC ainsi que de la provocation de Monsieur Ngoy Mulunda, président de la Commission Electorale Nationale et Indépendante(CENI).
Hier encore, à la surprise générale, est intervenu le deuxième report de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle. L'annonce a eu lieu à Kinshasa en présence des quelques Ambassadeurs occidentaux. Une fois de plus, le bureau de la CENI s'est moqué des congolais.Tout porte à croire que Monsieur Ngoy Mulunda cherche à gagner du temps pour fabriquer de toute pièce des faux procès-verbaux.
Par ailleurs, nous dénonçons l'attitude des Ambassadeurs occidentaux accrédités à Kinshasa qui ne condamnent pas cette mascarade.
Il est urgent que les autorités des pays concernés ci-haut écoutent l'indignation du peuple congolais, tirent les conclusions qui s'imposent sans toutefois chercher un bouc-émissaire.
Fait à Bruxelles, le 9 Décembre 2011
Pour la Représentation U.D.P.S au Benelux,
Guylain NYEMBO MBWIZYA
Représentant adjoint.
0486/33.72.48
Cabinet.repudps@yahoo.fr
Message to President Obama regarding the elections in the DRC
Lettre de l'abbé José Mpundu à l'Eglise catholique
1. La plupart des rapports que nous entendons sur les élections du 28 novembre 2011 en RDC, qu'ils viennent des missions d'observations tant internationales que nationales, disent pratiquement la même chose. En résumé, ils disent ceci : « Les élections, d'une manière générale, se sont bien déroulées selon les normes universelles, hormis quelques irrégularités observées par ci par là et des cas de violence avec mort d'hommes, irrégularités qui ne peuvent pas influencer les résultats des urnes ». Ces irrégularités, expliquent les uns et les autres, sont à mettre dans le compte d'une mauvaise préparation ou d'une négligence ou encore d'un manque de professionnalisme de la part des agents de la CENI. Presque tous terminent par inviter les candidats et le peuple à accepter le verdict des urnes qui sera connu le 6 décembre à l'occasion de la proclamation des résultats provisoires par le Président de la CENI.
Ces rapports sont manifestement idéologiquement orientés. Derrière ces rapports officiels obéissant à une certaine idéologie se cache la vraie réalité de nos élections. Pour moi, cette vérité du scrutin du 28 novembre pourrait se résumer en ces termes : des élections bâclées avec une volonté délibérée de tricher dans un climat de violence organisée.
Elections bâclées Durant les cinq années de la législature qui s'achève, nous n'avons pas vu dans le budget de l'Etat une rubrique concernant la préparation des échéances électorales prévues par la constitution du pays.
Bien plus, la mise en place de la CENI qui devait remplacer la CEI s'est faite tardivement et on dirait dans la précipitation et sous une certaine pression tant interne qu'externe. La loi organique portant organisation et fonctionnement de la dite CENI porte en elle les germes du débâcle électoral que nous sommes en train de vivre. En effet, comment espérer avoir une commission nationale électorale indépendante lorsque celle-ci est composée par les politiciens qui vont concourir aux élections et que la majorité au pouvoir soit aussi majoritaire dans le bureau de cette institution ? Comment avoir confiance en une institution qui n'a d'indépendance que le nom ? Le calendrier établi et annoncé par la CENI n'a pas été respecté. En effet, à part la date du 28 novembre qui a été maintenue à tout prix, les autres opérations ont toutes connues un grand retard qui normalement devait amener à repousser la date de la tenue du scrutin. Par conséquent, les élections se sont tenues malgré le fait que le matériel électoral n'ait pas été déployé dans tous les centres de vote.
Tout s'est passé dans un climat de précipitation comme si les élections étaient un but en soi et qu'il fallait les tenir même dans le désordre. Volonté délibérée de tricher
Cette volonté de tricher ou de manipuler le processus électoral en faveur d'un candidat a commencé avec la révision cavalière de la constitution en réduisant le nombre de tour du scrutin à un seul tour. Une révision constitutionnelle qui n'a pas fait l'objet d'un référendum populaire et qui a été réalisée dans un climat de corruption avérée. La révision du fichier électoral a été aussi réalisée dans le même climat de laisser-aller. On a parlé des doublons, des omissions, de la remise des cartes d'électeurs à des enfants, à des policiers et militaires ainsi qu'à des étrangers. La résistance opposée par la CENI à la demande d'un audit du fichier électoral s'inscrit dans le même cadre d'une volonté de tricher. Durant le déroulement du scrutin, la présence des bulletins de vote déjà cochés en faveur d'un candidat est une preuve de cette volonté de tricher. On ne peut pas parler ici d'une simple irrégularité. Comment ces bulletins se sont-ils retrouvés entre les mains de ces particuliers ? Qui les leur a donnés ? L'exclusion ou la mise à l'écart de certains témoins des bureaux de vote ainsi que l'enlèvement de certaines urnes par des éléments armés pour des destinations inconnues sont aussi autant des preuves de fraude électorale. Elections dans un climat de violence organisée .
Déjà dans la période préélectorale, avant même la campagne électorale, nous avons observé des scènes de violence de la part de deux camps : la majorité et l'opposition. Nous noterons par exemple la destruction méchante voire l'incendie des sièges des partis ou des chaînes de télévision… des morts d'homme… Pendant la campagne et surtout le dernier jour de la campagne à Kinshasa, nous avons assisté à des scènes de grande violence. Le jour même de la tenue du scrutin, on a enregistré des morts d'homme dans différents coins de la capitale et du pays. Et cela de la part de la population et de la part des éléments armés sous contrôle du pouvoir finissant. Tous ces éléments que nous venons d'évoquer montre clairement, nous n'avons pas eu de vraies élections. Comme en 2006, nous nous sommes retrouvés dans une mascarade d'élections n'ayant pour seul objectif de donner une légitimité interne à celui qui a déjà été choisi par les « faiseurs de rois » dans nos pays du Tiers du monde et particulièrement en Afrique. D'où la manipulation non seulement des résultats mais aussi de l'opinion tant nationale qu'internationale pour l'acceptation du « verdict » des urnes. Un verdict que nous savons à l'avance truqué et trafiqué en faveur d'un candidat. Avec comme conséquence, comme en Côte d'Ivoire, la guerre civile. Que devrait être le rôle de l'Eglise dans cette situation ?
L'Eglise qui a participé activement à ce processus en s'investissant d'abord dans un grand travail d'éducation civique et électorale et ensuite dans l'observation des opérations du scrutin en déployant 30.000 observateurs à travers tout le territoire national, a le devoir de veiller à la proclamation de vrais résultats des élections. Au regard de ce qui se prépare, nous pouvons dire qu'il n'y a que la hiérarchie de l'Eglise catholique qui peut éviter au pays un second hold-up électoral et un coup d'état organisé qui pourrait déboucher à un bain de sang. Aussi, nous croyons que notre Eglise pourrait s'inspirer de ce qui s'était passé aux Philippines à l'époque du président Marcos. En effet, après avoir triché aux élections, le président Marcos s'est proclamé vainqueur aux élections qui l'opposait à Madame Cori Aquino. C'est le Cardinal Sin, d'heureuse mémoire, qui a pris son courage prophétique à deux mains pour proclamer, à partir de la Radio Veritas, les vrais résultats des élections. A la suite de cette proclamation, les américains ont envoyé un hélicoptère pour prendre Marcos et l'ont amené aux USA où il est allé en exil. Les évêques de la CENCO auront-ils ce même courage prophétique qui a animé le Cardinal Sin ? C'est le souhait et l'attente de tout le peuple congolais.
Fait à Kinshasa, le 3 décembre 2011
Abbé José MPUNDU
Prêtre de l'archidiocèse de Kinshasa
MOT DE L'HONORABLE VITAL KAMERHE A LA SUITE DES RESULTATS PROVISOIRES DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE PUBLIES PAR LA CENI, LE VENDREDI 09 DECEMBRE 2011
Mesdames et Messieurs,
Nous venons d'assister à un simulacre d'élection par un régime qui, malgré son échec, a déployé tous les moyens, même les plus illégaux, pour se maintenir au pouvoir.
A titre illustratif, nous vous présentons le cas des résultats provisoires de la province du Katanga tels que publiés ce jour par le Président de la CENI :
1. Andeka : 10.816
2. Bombole : 15.119
3. Kabila : 2.823.234
4. Kakese : 7.615
5. Kamerhe : 34.234
6. Kashala : 4.898
7. Kengo : 4.514
8. Mbusa : 4.991
9. Mobutu : 6.602
10. Mukendi : 3.944
11. Tshisekedi : 221.922
Sur les 3.147.952 suffrages exprimés desquels on déduit 86.531 bulletins nuls, le total des voix des 11 candidats à la présidentielle s'élève à 3.137.889. D'après les propres données de la CENI, il se dégage une différence de plus 70.000 voix flottantes.
La CENI, organe chargé d'organiser les élections, s'est disqualifiée elle-même dès lors qu'elle s'est rendue coupable de violation de la loi électorale notamment en prolongeant l'élection au delà du 28 novembre 2011, en ne respectant pas la procédure de la publication des résultats, en ne protégeant pas les matériels sensibles, notamment les bulletins de vote qu'elle a distribués comme des petits pains aux membres de la majorité présidentielle sortante…
Jamais, nulle part ailleurs, les urnes n'ont été bourrées comme cela a été le cas dans notre pays. Nous ne nous expliquons pas le silence de la Communauté internationale devant la répression de la population (18 morts notées par Human Rights Watch) ainsi les nombreuses irrégularités constatées et dénoncées le jour du scrutin par les observateurs nationaux et internationaux. C'est comme pour dire que la République Démocratique du Congo n'intéresse plus la Communauté internationale. Devons-nous comprendre que notre pays, le Congo, est donc abandonné à la loi de la jungle ?
Nous rejetons catégoriquement les résultats que vient de proclamer le bureau de la CENI tout simplement parce qu'ils ne reflètent pas la volonté exprimée par notre peuple à travers les urnes. Les vrais résultats affichés aux bureaux de vote après dépouillement, au soir du 28 novembre 2011, sont totalement différents de ceux publiés ce jour.
Personne n'est dupe, surtout pas notre peuple, et la vérité des urnes, la vraie, a consacré la victoire du candidat de l'opposition, en la personne de Monsieur Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA que nous nous empressons de féliciter.
Nous rendons hommage au peuple congolais qui s'est approprié ce processus électoral en y participant massivement et dont la vigilance a permis de démasquer les multiples cas de fraudes éhontées. Nous l'invitons au calme et l'assurons que nous allons veiller à ce que sa volonté de changement triomphe.
Pour préserver la paix, l'unité du pays et la stabilité des institutions de la République gravement menacées par ce hold-up électoral, nous invitons la communauté internationale à s'impliquer dès à présent pour venir assurer la traçabilité des résultats.
Je vous remercie.
Déclaration de la diaspora congolaise au Gabon relative au processus électoral en République Démocratique du Congo
Nous, ressortissants de la République Démocratique du Congo vivant en terre gabonaise ;
Avons suivi avec intérêt toutes les étapes du processus électoral en République Démocratique du Congo, notre chère patrie.
En dépit des irrégularités constatées avant, pendant et après les élections, des violences et de la fraude massive orchestrée par le pouvoir en place à Kinshasa, lesquelles violations ont été constatées par les nombreux observateurs nationaux et internationaux, toutes ces manœuvres n'ont pas réussi à venir à bout de la volonté farouche et nette de nos compatriotes à aller jusqu'au bout du processus.
Le peuple congolais a accompli démocratiquement son devoir sacré en exprimant clairement, par les urnes, sa soif de l'alternance afin de renouer avec un état de droit, respectueux des aspirations profondes de la grande majorité de notre peuple et tenant compte de l'environnement international.
Compte tenu de ce qui précède, Nous exigeons que cette volonté du peuple congolais ainsi manifestée soit respectée. Pour cela, les seuls résultats qui seront reconnus par nous sont ceux qui vont dans le sens de l'expression populaire exprimée le 28 novembre 2011, en faveur de Son Excellence M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, dont la victoire a été implicitement reconnue par tous les candidats en lisse.
Aussi, Nous invitons la communauté internationale et toutes les personnes éprises de paix et de justice, à aider le peuple congolais dans la conquête de ses droits qu'on tente, à nouveau après 2006, de lui usurper par les forces du mal, ces forces sans scrupule dont le triste bilan se résume par l'absence totale de l'état de droit,
-2-
la famine, les viols, le pillage systématique de nos richesses naturelles, l'absence de libertés individuelles et collectives, l'entretien des milices terroristes pendant près de 14 ans, la corruption, bref la mort du Congo en tant que Nation.
Avec le peuple congolais, Nous sommes prêts à user de tous les moyens à notre disposition et sommes décidés à nous battre jusqu'au bout pour conserver notre souveraineté que nous ne comptons plus brader comme il y a une décennie et demi.
Pour cela, Demandons aux pays de la sous région de nous aider pour stabiliser une fois pour toutes ce pays continent car sa déstabilisation ne va pas sans conséquences directes pour toute la sous région.
Le feu président El Hadj Omar BONGO ONDIMBA disait nous citons : « Quand la case du voisin brûle, il faut l'aider à éteindre le feu avant que cela n'arrive chez vous » fin de citation.
Nous n'avons pas d'autre terre que ce Congo que nous ont légué nos aïeux et que nous devrons, à notre tour, léguer à nos enfants, c'est notre raison d'être.
Que Dieu bénisse le Congo et son peuple.
Ainsi fait à Libreville, le 4 décembre 2011.-
Par la synergie des forces de changement
DANIEL NGOYI MULUNDA EN DANGER
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Quand on choisit de servir le diable, ce qu'on ignore souvent est que le Diable est tout sauf reconnaissant. Le Pasteur D. Ngoy Mulunda est sur le point de subir le sors réservé aux adeptes de Satan.
Au Moment où nous livrons cette information capitale, qui vient de nous parvenir d'une source sûre, parce que livrée par un ami et haut cadre du service de sécurité de Joseph Kabila, originaire du Katanga, nous appelons tout le peuple congolais à s'unir comme un seul homme et à faire échouer le plan diabolique de Joseph Kabila, encouragé par certains milieux maffieux occidentaux pour mettre le feu dans le pays et raviver la haine ethnique pour parvenir à ses fins. L'homme aurait déclaré à un diplomate d'un pays de l'Union Européenne ce qui suit : Jamais je ne céderai le fauteuil présidentiel à Tshisekedi. Jamais ! Demandez-moi tout, sauf ca !
Nous avons eu le privilège de recevoir une information d'une gravité qui dépasse l'entendement. Bien sûr que nous avons le bon sens de prendre cette information au conditionnel, sans renoncer à son caractère plausible.
Tenez :
Le Président de la CENI, Daniel Ngoy Mulunda, contrairement à ce que l'on croit, est dans la tourmente et sous pression de sa famille biologique qui l'a mis en garde de ne pas prendre une responsabilité historique sur la vie du peuple congolais. L'homme aurait exprimé son inquiétude face aux stratégies de fraudes qui ont lamentablement échoué et qu'on lui avait demandé de laisser faire pour faire gagner le candidat Kabila.
Face à cet échec cuisant, le Pasteur aurait fait part de l'impossibilité pour la CENI de dénaturer les résultats très largement en faveur d'Etienne Tshisekedi, dans les conditions actuelles.
A la suite de ce danger, Kabila aurait dans la nuit de Mardi 29 au mercredi 30 Novembre, réuni le carré des ses faucons, pour adopter une ultime stratégie pouvant renverser la tendance.
A cette réunion ont pris part des personnalités parmi les plus irréductibles du régime et un Général de l'Armée. De ce cette réunion dite de la dernière chance, les décisions suivantes auraient été prises :
1. Prendre la relève de Ngoy Mulunda pour la proclamation des résultats qui proviendraient tout droit du bureau présidentiel, et non de la CENI. A Ngoy Mulunda, il a été demandé de publier progressivement ce qu'on lui demande de publier. Voilà pourquoi la CENI ne peut ni fournir les références des centres ou des bureaux de votes sur les résultats qu'elle a publiés jusqu'ici, pour la simple raison que ces résultats imaginaires et fantaisistes sortent tout droit du laboratoire de fraude de la présidence. C‘est le SG du PPRD, Monsieur Evariste BOSHB qui transmet en personne à Ngoy Mulunda ces faux résultats, pour lecture à la presse !
2. Par ailleurs, Ngoy Mulunda aurait demandé et obtenu l'autorisation de “se retirer” avec sa famille dans un pays étranger, aussitôt après la publication des résultats. Pourquoi ? Allez savoir.
Mais ce que Ngoy Mulunda ne sait pas, c'est que son soi-disant cousin, Joseph Kabila a déjà ordonné l'élimination physique de son frère et complice Président de la CENI. La raison est simple : si Ngoy Mulunda arrivait à quitter le pays, il ne tarderait pas à dénoncer publiquement la cabale électorale qui se déroule sous nos yeux. D'où l'idée de mettre fin à ses jours, dans la violence et la confusion ( entretenues par le pouvoir ) qui proviendraient de la publication des faux résultats.
Cette exécution macabre sera maquillée en assassinat que Kabila et sa bande mettraient sur le dos de l'UDPS, dans une mise en scène savamment étudiée, notamment avec des éléments matériels ( drapeaux, cartes de membres, tracs portant les inscriptions de l'UDPS ) , bref tout ce qui pou rait compromettre gravement le Parti d'Etienne Tshisekedi, pour ensuite l'accuser formellement comme commanditaire du meurtre de Ngoy Mulunda et attiser en même temps à l'Est du pays ( au Katanga en particulier) le sceptre de la haine ethnique. Le Congo serait ainsi mis à feu par la seule volonté de Kabila , rassuré que ses complices occidentaux n'hésiteraient pas à menacer l'opposant congolais pour être traduit devant la CPI.
Chers compatriotes, la personne qui nous a transmis cette information, nous supplie de faire preuve d'un élan de conscience nationale pour faire une large et rapide diffusion de ce message et de faire pression sur l'Union Européenne dont les représentants sont au courant de ce qui se prépare au Congo.
Joseph Kabila est en colère contre ses courtisans qui lui avaient prédit une victoire facile et qui étaient sûrs de leur stratégie de fraude. Il leur aurait demandé de sauver le bateau ou de choisir de périr ensemble. Certains d'entre eux sont sous la surveillance permanente de la garde de Kabila 24 heures sur 24, et ne sont plus libres de leurs mouvements. Voilà pourquoi ils sont décidés à faire gagner Kabila par tous les moyens. C'est une question de vie ou de mort.
Que les combattants congolais au pays, et à l'étranger fassent des copies de ce message et les envoient par milliers aux ministères des Affaires étrangères de leurs pays de résidence, ainsi qu'aux médias, partout où ils vivent. L'heure est grave, c'est maintenant ou jamais qu'il faut arrêter Kabila.
Vive le Congo Libre, Démocratique et Indépendant.
Dr. Dominic Kim Mwambi / République fédérale d'Allemagne.
SOS Me PUELA!
Mbre de l'opposition élu de la ville de Matadi et en voie d'être proclamé réélu, vs informe que je suis en danger de mort...
Je suis recherché par les ennemis du peuple et du changement qui m'attribuent leur gd revers ds la ville de Matadi où un carton rouge avait été brandi à l'endroit du candidat N•3; ensuite, on m'en veut pour avoir battu campagne pour le candidat n.11, le Président Etienne Tsisekedi, pour l'avoir accueilli en le conduisant moi même à bord de mon véhicule, jusqu'au lieu du meeting.
Je suis ardemment recherché par une autorité provinciale qui a mis des gens à mes trousses. Il s'agit de ce Monsieur qui, 8 ans après, n'a jamais entamé le travail qu'il était censé commencer, sinon de faire le clown, de pourchasser nos frères mbres de Bdk, de se faire chanter par des musiciens ("bango ba sala nga" lachera-t-il un jour), de frequenter tous les night clubs de Matadi et de Kinshasa; de courir derrières toutes les jolies filles, jusqu'à engrosser une mineure de 17 ans dont je connais et l'identité, l'adresse actuelle à Kinshasa, ainsi que l'enfant. (je sais en toute responsabilité de quoi je parle)... Parmi les reproches qu'il fait à Puela, c'est que les matadiens aient crié le vendredi 25 nov:« Tshisekedi Président, Puela, Gouverneur...». Poste qu'il revendique comme lui revenant de droit... Il s'est donné le culot de me diffamer ds la presse locale... Si donc il arrivait quelque chose à ma personne, aux membres de ma famille ainsi qu' à mes biens, ne cherchez pas loin le responsable, ce sera le papa du petit Malcom. Pauvre enfant qui a d'ailleurs été chassé de l'école faute des frais...
Il y a qlqs jrs, à 2h55, j'avais reçu un coup de fil de menace de la part du Col Christian, IPA de la PNC chargé des opérations, me reprochant d'avoir fait ombrage au Chef de l'Etat et m'intimant l'ordre d'appeler les matadiens au calme, si je veux être en paix... Je lui répondrai que je ne suis ni Gouverneur, ni Maire de la ville et qu'il n'était pas ds le prérogative d'un député de jouer ce rôle et que du reste, je n'avais aucun ordre à recevoir de lui...
Mes chers compatriotes matadiens, merci encore pour votre vote massif en ma faveur. C'est notre victoire à nous tous. Plusieurs d'entre vs m'aviez demandé de sortir du pays, c'est ce que j'ai fait bien malgré moi. Mais je ne vs abandonne pas, ni ne reculerai devant quoi que ce soit. Même au péril de ma vie, je vous défendrais. Soyons vigilants. Personne ne doit voler nos voix ou notre victoire. Nous avons opté pour le changement, nous devons nous assumer pour la victoire du peuple à travers le Président Etienne Tshisekedi. Banissons la peur. Ce que nous avons fait pendant la campagne, restera historique. Je ne regrette rien et si c'etait à refaire, je le référais en toute responsabilité.
Pour une très large diffusion svp...
La victoire de Kabila dans l'ombre du doute
( Afrik.com 12/12/2011)
Joseph Kabila a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre, mais selon les observateurs du centre Carter, les résultats du scrutin manquent de crédibilité. Selon Joseph Kabila il n'est cependant pas envisageable de les remettre en question et la situation reste très tendue dans le pays où des violences ont éclaté samedi.
A peine réélu, Joseph Kabila doit faire face à une remise en cause de sa réélection. Un scrutin entaché de fraude ? C'est la question sur laquelle ce sont penchés les observateurs internationaux de l'ONG centre Carter, créé par l'ex-président américain Jimmy Carter. Ils dénoncent une multitude d'irrégularités qui décrédibilisent l'élection présidentielle de la République démocratique du Congo (RDC) du 28 novembre. L'organisation estime que les résultats provisoires annoncés par la Commission nationale indépendante (CENI) « manquent de crédibilité ».
Joseph Kabila a riposté ce lundi indiquant que la crédibilité des résultats ne pouvait pas être remise en cause tout en reconnaissant « des erreurs dans le processus électoral ». L'ONG déplore notamment les conditions dans lesquelles se sont déroulé le comptage des voix et la difficulté d'accès des observateurs au centre de compilation à travers le pays, dont Kinshasa la capitale.
Manque d'organisation à Kinshasa
Selon l'organisation, le processus de compilation des résultats s'est avéré particulièrement problématique à Lubumbashi et Kinshasa. « Le manque de préparation dans ces deux grandes villes a entrainé de graves irrégularités », indique le centre Carter. Un manque d'organisation qui a entrainé la perte de 2000 résultats de vote à Kinshasa, fief de l'opposant historique Etienne Tshisekedi, ce qui représente environ 350 000 électeurs. Mille autres résultats de bureaux de vote se sont aussi évaporés dans le reste du pays (environ 500 000 électeurs).
Les observateurs du centre Carter ont également constaté une série d'incohérences, parmi lesquelles les résultats de certains districts du Katanga, où l'on relève des participations à 99%, dont 100% de votes pour Joseph Kabila, ce qui est impossible selon eux.
Face à ce méli-mélo, l'ONG se dit dans l'incapacité de vérifier « l'exactitude de l'ensemble des résultats ou du degré dans lequel ils reflètent la volonté du peuple congolais ». Mais le centre Carter précise à la fin du rapport que ces observations ne remettent pas en question l'ordre des résultats annoncés par la CENI mais indiquent uniquement que le processus des résultats n'est pas crédible.
« Situation explosive »
Le climat reste très tendu dans le pays. Etienne Tshisekedi, qui dénonce des fraudes dans le scrutin, n'a pas accepté la réélection de Joseph Kabila. Il s'est à son tour proclamé président de la république de la RDC. L'opposition a d'ailleurs l'intention d'organiser des marches pacifiques en début de semaine à travers tout le pays pour protester contre la réélection de Joseph Kabila aux dépens de son leader.
Dès le lendemain de l'annonce des résultats vendredi, des heurts ont éclaté à Kinshasa entre les partisans de l'opposition et les forces de l'ordre, faisant au moins un mort, selon Le Monde. Une autre personne a péri à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï oriental, selon l'ONU.
Alain Juppé ministre français des Affaires étrangères a jugé dimanche que la situation est explosive dans le pays. « J'en ai parfaitement conscience, parce que la tentation de recours à la violence est extrêmement forte, donc nous essayons de faire tout notre possible pour l'éviter », a-t-il dit. Joseph Kabila est réélu mais la RDC est loin d'être tirée d'affaire. Le pays n'est pas à l'abri de sombrer dans le chaos.
lundi 12 décembre 2011 / par Assanatou Baldé
Le rapport du centre Carter
http://www.afrik.com/article24319.html
République démocratique du Congo - Article publié le : dimanche 11 décembre 2011 - Dernière modification le : lundi 12 décembre 2011
RDC: la crédibilité du scrutin présidentiel mise en doute par le Centre Carter
Par RFI
Les observateurs du Centre Carter ont dénoncé les résultats de l'élection présidentielle congolaise. Dans un communiqué, l'ONG de l'ancien président américain Jimmy Carter estime que le processus de compilation des résultats « manque de crédibilité ». Le rapport du Centre Carter du 10 décembre 2011 souligne les conditions opaques dans lesquelles s'est opéré le comptage dans les centres de compilation et le non accès des observateurs dans le Centre national de résultats dans la capitale.
Sur les chiffres, le rapport relève une série d'incohérences, parmi lesquelles les résultats de certains districts du Katanga, où l'on relève des participations à 99%, dont 100% de votes pour Kabila, ce qui est impossible selon le Centre Carter.
A Kinshasa, fief d'Etienne Tshisekedi, les observateurs ont relevé la perte de 2 000 résultats de bureaux de vote. D'une manière générale, dans les régions plus favorables à Etienne Tshisekedi, on ne relève pas la même coïncidence de recueil parfait des bureaux de vote et une participation extrêmement élevée.
Cependant, conclut le rapport, ces constatations ne signifient pas que l'ordre final des candidats est forcément différent de celui annoncé par la Céni, mais uniquement que le processus de traitement des résultats n'est « pas crédible ».
Enfin, il y a une incohérence dans les chiffres, qui ne figure pas dans le rapport Carter : dans le résultat total de la Céni, Etienne Tshisekedi a moins de voix que dans le résultat partiel donné trois jours avant. 64 000 voix se sont perdues en compilant des bureaux en plus.
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