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  RDC-RWA : Le darwinisme numérique aux portes de Kinshasa

Au plan factuel, un article de « The New Times », Kigali, vient de créer l' événement  : "Congo-Kinshasa : Country' National Fibre to Connect SEACOM to Burundi, DRC"

Le tumulte nait dans les milieux congolais parce que cette révélation fait suite à une série de polémiques très vives :

· La dénonciation du plan Cohen pour les Grands Lacs, en tant qu'il vise la promotion d'une économie primaire, simplement extractive, en RDC, et la structuration de la région autour d'un foyer secondaire de pré-traitement industriel, que devrait être le Rwanda. ;

· Les déclarations du président français, Nicolas Sarkozy, sur une éventuelle exploitation commune des ressources naturelles congolaises entre le Rwanda et la RDC. Il convient de rappeler que le président français a cité nommément son homologue congolais comme ayant marqué son accord à cette perspective;

· Les dénégations du gouvernement congolais sur les initiatives américaines et françaises, à la suite de l'horreur ressentie par les acteurs économiques, de la société civile et la diaspora critique;

· La déclaration de Madame Hillary Clinton, la secrétaire d'État américaine, selon laquelle l'administration Obama souhaiterait appuyer un processus qui mettrait l'exploitation des ressources congolaises au service du bien-être des Congolais.

L'annonce d'un accord qui semble venir en concrétisation du modèle Cohen permet de constater que les lobbies judéo-américano- britanniques qui appuient le régime de Kigali demeurent puissantes, au moins plus influentes, dans l'échiquier industrialo- financier anglo-saxon. En commençant la matérialisation de ce plan dans le domaine clé de développement de la commutativité et de la connectivité, le Rwanda et ses alliés donneraient un signal fort de leurs intentions : réussir le contrôle d'un vaste marché économique dans la région par la guerre technologique, là ou l'agression militaire n'a pas permis d'atteindre les mêmes objectifs.

L'accord Rwanda-SEACOM qui a très probablement reçu l'agréément de leur partenaire gouvernemental en RDC, porte sur le déploiement en territoires périphériques des infrastructures structurantes, axées sur une innovation de dernier cri en matière de flux massifs d'information. Nombre de personnes ne réalisent pas la gravité de risque auxquels s'expose la nation à travers le projet annoncé : exposition à d'éventuelles mesures de souveraineté que pourrait prendre le Rwanda en cas de conflit, espionnage scientifique et économique, limitations externes des capacités d'accès, etc.

N'est-ce pas là ce que comprennent d'autres États qui vont jusqu'à lancer leurs propres satellites, alors qu'il existe déjà une certaine surcapacité au niveau internationale?

Par ailleurs, l'économie mondiale ne fonctionne plus selon la conception d'Adam Smith, qui considérait les ressources naturelles comme source de la richesse des nations : «  la grande richesses des nations  ». Déjà au début du 20 e siècle, l'Autrichien Joseph Schumpeter voyait l'entrepreneur prendre le relais comme base de l'impulsion du système économique. Dans les années 1990, la dynamique née avec l'accentuation de la compétition internationale a permis à Michael Porter (1992, 1995), d'identifier de nouveaux facteurs dits des avantages concurrentiels entre les nations, parmi lesquels : une main-d'œuvre hautement qualifiée et un système de production et de gestion des innovations technologiques. Certains économistes comme Guy Sorman (1987) font ainsi état de nouvelles sources de la richesse des nations.

Aucune élite responsable, aucune nation ayant un fort potentiel ou de l'ambition ne peut encore s'inscrire dans un schéma qui structure clairement sa dépendance vis-à-vis des infrastructures technologiques d'une puissance voisine. Les infrastructures des technologies de l'information encadrent aujourd'hui tous les aspects de la gestion politique et administrative, démographique et sécuritaire, économique et commerciale. Leurs spécificités et leur niveau de quadrillage du territoire contribuent au positionnement du pays en termes d'avantages concurrentiels par rapport aux autres, face aux investissements extérieurs dans ce qui apparait être une "économie d'archipel" aujourd'hui. 

La RDC ne peut souscrire à l'accord Rwanda-SEACOM sans agréer dans les faits le plan Cohen. Loin de nous l'idée de prêcher une logique des descendants de Caïn contre ceux d'Abel dans les Grands Lacs africains, il nous semble utile de montrer que, contrairement à nos analyses, la physionomie spatiale de l'économie mondiale se transforme et nous devons prendre nos actions en conséquence. La logique Nord-Sud cède la place à celle des espaces qui gagnent et d'autres qui perdent : l'économie d'archipel. Il n'y a plus un seul tiers monde, mais plutôt quatre qui s'affrontent avec la même rigueur que nous exploitent les économies du Nord. Aux vieux dragons de l'Asie du Pacifique se sont ajoutés les États viennent de s'enrichir avec les pétrodollars. Un troisième front émerge en ce moment, celui des pays qui sont parvenus à tirer leur épingles du jeu par le biais de l'industrialisation : les pays émergeants.

Aux États à grands potentiels, les grandes stratégies. Il nous semble irresponsables de la part de nous Congolais, de contribuer à une double stratégie extérieure, celle de périphérisation du Congo à travers une économie simplement extractive et de consolidation du Rwanda comme destination des industries secondaires en délocalisation. En optant de dépendre des équipements technologiques établies par les filiales des firmes occidentales au Rwanda, nous conférerions à ce pays le statut de nœud incontournable des infrastructures structurantes.

Nous pouvons conclure en estimant que l'accord Rwanda-SEACOM vient discréditer les récentes assurances américaines et les dénégations du gouvernement congolais sur les risques de contrôle externe de l'économie congolaise à travers une différentiation fonctionnelle de nos territoires. Desservir la RDC à l'aide du backbone national du Rwanda, c'est enclencher la dépendance technologique du pays envers un État voisin qui, dans un passé récent, n'a pas hésité à prendre des armes contres notre pays.

En raison de l'influence des lobbies, les seules nouvelles intentions américaines ne suffisant pas à mettre fin aux vélléité de périphérisation du Congo au profit du Rwanda. Il faut doubler cela d'une volonté active des Congolais à s'approprier le pays par la création des avantages concurrentiels sur le territoire congolais.

Il est donc un devoir patriotique pour les acteurs de la société civile congolaise, les élus intègres et la diaspora de s'opposer énergiquement à ce transfert du dessein congolais de grandeur au profit du Rwanda.

Dr Lambert Opula

© Congo Vision


La fibre optique devant relier la RDC au monde exterieur passera par Kigali! UNE COLONISATION?

Le Doyen Papa Fungula,

Je dois vous remercier pour votre question mais aussi l' information que vous me partagez au sujet du debat actuel qui tourmente les coeurs des compatriotes sur le forum "HinterLand."

Ma lecture de l'ensemble du debat autour de la question pertinente si l'usage de la dorsale internet (Internet backbone) de Kigali pour la connexion haute vitesse (high speed Internet) en fibre optique ne signifie pas encore une autre forme d'intrusion dans la communication, si pas de colonisation ou d' exploitation du Congo par nos voisins, peut situer ce debat a trois niveaux, a savoir sur le plan:

1. Historique et Technique
2. Politique et Securite
3. Développement durable et Perspectives

Je voudrais d'abord dire que les compatriotes qui ont eu la chance de lire ma reflexion de Juillet 2009 sur " Le Congo et l'Absence de politique nationale de technologie moderne " trouveront dedans quelques elements de reponse sur cette inquietude liee au deficit d'une politique nationale de gestion des technologies nouvelles. Au Congo, vu la carence de leadership dans ce domaine, il est difficile de se rendre compte du degré de risques que cela représente au niveau même des secrets de l'État quand les communications des autorités du pays doivent transiter par les mêmes pays qui menacent leur intégrité territoriale. L' article est encore accessible en ligne sur les liens indiqués en bas de ce message.

Ma recente reflexion en piece-jointe sur les rôles des technologies nouvelles dans les efforts de développement et de la démocratie en Afrique, peut egalement instruire le debat. J' y ai parlé aussi des efforts louables en cours du Projet EASSY pour relier l'Est et tous les pays d'Afrique australe au monde de réseau informatique de technologie de haute vitesse utilisant le système de câble sous-marin. Cette analyse sera publiée dans les éditions du revue du CERDAF (Centre de Recherche et de Documentation en Afrique), édition 2009.

Pour le peuple congolais, c'est peut-etre ironique que le central informatique de la RDC soit localisé dans le pays avec le quel le Congo a des rapports conflictuels. Cependant, la question qu'on devrait d'abord se poser ici: est de savoir si pour le gouvernement congolais, le Rwanda constitue aujourd'hui ou dans le future une menace quelconque? Si les deux pays jadis en guere, doivent partager les secrets militaires dans la fameuse jointe operation dite KIMIA I & II sur le sol congolais, quoi d'etrange alors? 

Bien qu'il en soit ainsi, sur le plan technologique, on peut dire que les leadeurs politiques congolais n'ont pas encore pris la conscience de la revolution technologique en marche dans la quete du progres et bien-etre des peuples et des nations. En RDC, peu d'efforts sont fournis pour integrer et adapter ces technologies dans le processus de reforme des services publics de l'Etat, de la bonne gouvernance et meme de promotion de la democratie. On peut que deplorer ici la l'absence d'une telle vision pour des infrastructures de communication appropriees et capables de doter notre grand Congo au coeur de l'Afrique, de son propre dorsale Internet ou backbone.

Pourtant cela ne demande meme pas de la magie. C'est seulement la vision et la volonte politique des dirigeants congolais qui nous manquent pour adapter le pays aux technologies nouvelles au rythme des efforts regionaux d'integration des infrastructures de communications et systeme national d'information dans le cadre les objectifs de la commission economique des nations unies pour l'Afrique, en anglais "Economic Commission for Africa (ECA).

Selon l' ECA, les efforts qu'un pays investi dans le developpement des strategies d'adaptation et integration des infrastructures de communication moderne determinent l'importance que le pays accorde aux nouvelles technologies.  Le lien ci-dessous de la page des efforts congolais en cours sur le site web de la ECA en dit beaucoup...
www.uneca.org/aisi/nici/drc/drc.htm

Pour comparer les efforts congolais dans cette revolution technologique avec ceux d'autres pays d'Afrique, cliquez sur le lien suivant, puis sur "National Information and Communication Strategies", et puis sur "Country Pages", et de la vous pouvez cliquer n'importe quel pays sur la carte et cela vous donnera une idee sur les activites de ce pays dans les initiatives regionales d'integration des infrastructure de communication. http://www.uneca.org/aisi/nici

Si vous cliquez sur ce lien, vous comprendrez pourquoi aujourd'hui, le grand Congo, qui a pour sa part comme vision que developper le site web presidentiel a la veille des elections 2006, se retrouve dans une position de dependre du réseau métropolitain de Kigali pour etre relié aux efforts du Projet EASSY.  Certes, le Rwanda ne serait pas la meilleure voie pour la RDC de se connecter a la fibre optique, mais est-ce qu'on a le choix aujour'dhui?

Dans le future, on pourrait peut-etre développer ces idées en details dans une reflexion formelle (article), mais en grandes lignes, on peut retenir ceci:

Sur plan historique, les compatriotes se souviendraient de la polarisation des moyens de télécommunication par les rwandais aux années 90-98, avec le telcel. Cette polarisation était tolérée et encouragée par les auatorités zairoises/congoalises. Meme aujour'dhui, la connexion sur l'Internet (Internet Service Provider) dans l'est du pays est en majorité sous le contrôle des sociétés rwandaises comme Supercell et Rwandatel ou Ougandaises comme BushNet, etc.. Bref, le rwandais est toujours présent dans ce domaine de communication au Congo et c'est dépuis long temps. 

Au niveau sécuritaire, les compatriotes qui pensent que le pays sera sous l'empire et l'emprise du Rwanda, n'ont pas à le prouver. C'est justement là la grande ambition du Rwanda. Un des compatriotes l'a bien dit que le system de communication de la France ne peut jamais passer par la Belgique malgré leur rapport de bon voisinage. Est-ce par ignorance, est-ce par naïveté politique ou par complicité du gouvernement congolais? Par ignorance, pas du tout, du moins, difficile a croire!! Par naiveté politique, cela semble moins pertinent. Par complicité politique, c'est peut être cela. Dans la mesure où la RDC ne fournit aucun effort de s'imposer dans la region, le Rwanda peut avoir raison de marquer cette avance. Si l'on dit que l'on est grand pays, pourquoi ne pas l'assumer et chercher d'autres voies pour se doter cette fibre optique independament des pays voisins? 

A ce niveau, nous pouvons avoir raison et sans peur d'etre contredit lorsqu'on affirme qu'il y a absence de politique nationale de gestion des technologies nouvelles au Congo. Pourtant, cette revolution technologique est indispensable pour le développement durable du pays. Cela necessite que la prise de conscience des leaders politiques congolais pour l' adopter à l'instar des autres pays dits emergents qui ont vu leur developpement socio-economique se revolutioner par l'application efficiente des technologies de pointe.  

Ir. Delphin B. Kyubwa, PMP
Directeur Informatique au Ministère de technologie
Etat de Californie- USA
Doctorant en Système d'information de gestion
Université Walden
Email: dkyubwa@yahoo.com

Congo-Kinshasa :

Country's National Fibre to Connect Seacom to Burundi, DRC

Eddie Mukaaya, 15 September 2009


Kigali — SEACOM, the company that owns the undersea cable that links the East Africa coast to the rest of the world via the Red Sea will use Rwanda's national fibre-optic backbone to connect high speed affordable bandwidth to Burundi and the DRC.

This was part of the agreement signed between the company and government owned Internet Service Provider (ISP) New Artel. The two parties signed a one year 620 Mbs connection agreement with a possibility of extending it. SEACOM's capacity is 1.28 Tbps of bandwidth.
Without divulging into details, the CEO of New Artel, Francis Karemera confirmed that there is an arrangement of using the national ICT infrastructure with neighbouring countries. "They will use our national backbone to extend their connectivity to Burundi and DRC," he explained. The national fibre optic backbone with over 2,300kms of cables is an extension of the ongoing Kigali Metropolitan Network that aims to connect 97 government agencies in Kigali and 226 government agencies in districts. It will link 36 main nodes in both Kigali City and in all the 30 districts.
The rationale for government investment is to accelerate market development and to ensure equitable access to broadband services throughout the country.
Karemera added that the expiry of the contract will not affect the contractual clause of using the national fibre-optic backbone.

This means that the entire East African Community (EAC) will be destined to have access to the high speed internet connection, which Kenya, Tanzania, Uganda and of late Rwanda are enjoying.
However, Rwanda has an interim connection operated by Altceh Stream Rwanda, an affiliate to Kenya Data Network (KDN) of Kenya and Infocom of Uganda. Permanent connections through New Artel, Altech Streams Rwanda and Rwandatel are expected later this year.

Meanwhile, other ISP companies are believed to be in talks to access the connection from SEACOM's Point-of-Presence (PoP) through Kenya and Uganda to the Katuna border.
  Autres sources: http://news. idg.no/cw/ art.cfm?id= E384B6B1- 1A64-6A71- CEE168F74A263538 )
http://allafrica. com/stories/ 200909160058. html


Réactions et commentaires des patriotes

Jean-Claude M.
< jcmadjo@yahoo. com >
Le 8 octobre 2009 16:16,

Comme certains le savent, la Société Seacom a lancé la connection par fibre optique d'un certains nombre de pays africains de la côte est. Le plan d'extension vers la RDC et Burundi se fera à partir de son réseau central de Kigali.


Les spécialistes en TI pourront nous dire si, sur le plan sécuritaire, il n'y auacun danger pour notre pays de dépendre de ce backbone situé au Rwanda. Bien sûr, ça ne sera pas la première fois puisque déjà une bonne partie de notre pays dépend de l'indicatif téléphonique rwandais et que le pouvoir de Kin n'avait jamais protesté contre une telle violation de notre souveraineté. Si, comme nous l'imaginons, il y auarit un risque de filtrage, les autorités congolaises doivent avoir une confiance absolue au régime de Kigali pour s'engager vers une telle dépendence. Il y a quelques années, aucun congolais ne pouvait s'imaginer que nous serons dépendant du Rwanda jusqu'à ce point.

Ce voisin  nous fabrique des politiciens, des officiers de l'armée, en passant par des agents de renseignements et députés. Pire, aux dernières nouvelles, le pouvoir n'hésitent m^rme plus à privilégier les activités maffieuses de cette couverture dite CEPGL dont la résurection répond du projet de gestion chère à Sarko d'une gestion rwandaise des ressources du Congo, en transférant carrément un ministre à Gisenyi au Rwanda. De plus en plus, chaque semaine les masques tombent: c'est à Kigali que la plupart de ces acteurs du régime de Kinshasa font du business alors qu'ils font gober à leurs ouailles la chanson d'un Kigali ennemi.

Depuis 1997, et surtout 2001, rien ne se passe plus en RDC sans Kigali et certains continuent toujours à croire que Kigali serait l'ennemi du regime de Kinshasa.

Bonne lecture!

JC ------------ --------- --

Lucien D'zata,
<lucien.dzata@ gmail.com >

Papa JeanClaude, 

Merci pona claire voyance na yo.

Il y a plus dangereux que cela, les occidentaux mettent en marche un système pour verrouiller la souveraineté congolaise en l'affaiblissant de toute part, en donnant au Rwanda le rôle de chien de garde.
Tosolola plus ndenge nini tosala pona kolamusa bandeko na pongi na bango ya faiblesse de caractère, mpe ko bengana motutsi oyo azali ko saboté mboka.

Wa yo maloba.
Lucien D'zata, <lucien.dzata@ gmail.com > Activiste pour un congolais nouveau

 

 

 
 
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