Kinshasa : Interdit, le fouet a encore la peau dure dans des écoles
( Le Potentiel 06/07/2011)
Malgré son interdiction pour protéger les enfants, le recours au fouet est encore d'usage dans certaines écoles de Kinshasa. Des élèves victimes ou leurs parents hésitent cependant à dénoncer les enseignants fautifs.
Donner un coup de fouet, une baffe, une chiquenaude... à un élève qui bavarde ou qui a mal répondu à une question, c'est encore courant dans certaines écoles primaires voire secondaires de Kinshasa. "Quelles qu'en soient les raisons ou les justifications, c'est une violence contre les enfants. Cela viole leurs droits", s'insurge Emery Nkanka, directeur exécutif de Lizadeel, une Ong des droits de l'Homme congolaise spécialisée dans la promotion et la défense des droits de l'enfant. Si, en théorie, l'usage du fouet contre l'apprenant est, en effet, banni du système éducatif congolais, la réalité réserve encore bien des surprises.
Enseignant à Saint Paul, une école primaire de Barumbu, au centre-est de Kinshasa, V. avoue y recourir toujours. "C'est comme cela que nous avons été formés par les colons. Nous faisons la même chose aujourd'hui", justifie-t-il. "A leur époque, argue l'enseignant pour qui le fouet est la meilleure méthode pour faire obéir les enfants, les maîtres Belges faisaient usage de la chicotte pour discipliner les élèves. Par crainte du fouet, ces derniers se montraient plus adroits et respectueux". Mais les temps ont changé et des lois ont été votées.
Respecter les droits de l'enfant
Parent d'un élève du primaire, Bruno Lukusa digère mal un tel comportement. "Battre les apprenants n'est pas une bonne pédagogie. Mieux vaut les sanctionner autrement. Car, soutient-il, un enfant habitué au fouet à tendance à devenir têtu".
Depuis début 2009, une loi portant protection de l'enfant promulguée en RDC interdit tout traitement cruel, inhumain ou dégradant envers les tout petits. "Fouetter est une forme de torture", rappelle la Lizadeel (Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves). Et à l'inspection nationale de l'Enseignement primaire secondaire et professionnel (EPSP), la menace de sanction contre les enseignants fautifs reste permanente. Joseph Bongoliongo, inspecteur principal adjoint chargé du primaire affirme que "ceux d'entre eux qui enfreignent cette disposition risquent la suspension ou le renvoi définitif lorsqu'il s'agit d'un cas grave".
Si dans la capitale congolaise, beaucoup d'écoles observent cette loi et l'appliquent, d'autres, surtout dans le secteur public, la passent outre. "A maintes reprises, j'ai été fouetté par mon professeur. La dernière fois c'est lorsque mon nom est apparu sur la liste des bavards", témoigne Michael Kabeya, élève de 5ème primaire. Mwepu, un autre élève, affirme, lui, avoir reçu des coups de lattes sur la paume de main pour s'être battu avec son collègue de classe.
La loi du silence
Moins nombreuses, de telles pratiques ne sont cependant pas de mise partout. Préfet de discipline dans une école privée de Kinshasa, Jean-Baptiste Anambanda déclare que chez eux "l'usage de la chicotte est strictement interdit. Tout enseignant se rendant coupable d'un tel acte est immédiatement sanctionné".
La ligue pour la défense des élèves pense que la survivance du fouet et d'autres formes de violences contre les enfants à l'école est due à la loi du silence. "Nous recevons de temps en temps des plaintes des élèves ou de leurs parents. Mais curieusement, les mêmes victimes nous demandent de ne pas les citer. Ce qui rend difficile notre action de dénonciation", se plaint NKanka. Le problème, reconnaît l'inspecteur principal adjoint, est aussi du côté de certaines autorités scolaires qui se comportent en "protecteurs d'enseignants" et qui rechignent à les dénoncer.
Syfia/LP
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06/07/2011
Ancien chanteur pop de Zaïko Langa Langa : Mbuta Mashakado inhumé hier à Mbenseke Mfuti « Nouvelle cité »
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* Papa Wemba a parlé au nom du Clan Langa Langa Né Dieudonné Samuel Mpoyo Nzolantima , l'ancien chanteur pop de Zaïko Langa Langa , « Mbuta Mashakado » , mort il y a une semaine en Afrique du Sud, a été inhumé hier mardi 5 juillet dans l'après-midi au cimetière Mbenseke Mfuti « Nouvelle cité » , à Kinshasa, terre de ses ancêtres , après trois jours de programme des funérailles qui a débuté le dimanche 3 juillet par l'exposition du corps au Centre culturel du Home Assanef de la Commune de Lingwala .
Comme c'était le cas avec le défunt Bimi Ombale « Mwana Wabi » qui l'a précédé dans l'au-delà , les musiciens du Clan Langa Langa lui ont rendu un hommage mérité en qualité d'un homme de culture , chorégraphe et de grand artiste musicien et Shungu Wembadio Papa Wemba a saisi l'occasion pour témoigner , larmes ruisselant sur les joues sur l'illustre disparu et cela, au nom de tous les musiciens du Clan Langa Langa présents à la cérémonie funèbre. Il a reconnu les prouesses artistiques du disparu. On a noté la présence de Pépé Felly Manuaku, Jossart Nyoka Longo Mvula, Ilo Pablo , Grand père Bozi Boziana et Gina Efonge . Ils n'ont pas hésité à interpréter en chœur les anciens succès de l'orchestre Zaïko Langa Langa et ses compositions.
Les observateurs n'ont pas manqué de soulever le fait que les musiciens congolais ont fait une fois de plus preuve de division en ce moment de la disparition d'une de figures de proue du clan Langa Langa à savoir « Yaya Mbuta Brown ». Si l'absence du chanteur Evoloko Atshuamo dit le Joker , présent à Kinshasa, a été une fois de plus déplorée , dans les rangs de la génération Wenge, seuls les artistes musiciens Adolphe Dominguez Tata Mobitch et Blaise Bula étaient sur place pour réconforter la famille . Nous reviendrons sur la biographie de Dieudonné Samuel Mpoyo Nzolantima dans notre prochaine édition. Que la terre lui soit légère et douce.
Franck Ambangito
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06/07/2011
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