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Kabila demande l'aide de Paris pour alléger sa dette

Rédaction en ligne

mercredi 16 juillet 2008, 22:54

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a été reçu à l'Elysée par son homologue français Nicolas Sarkozy, à qui il a demandé l'appui de la France auprès du Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir un allègement de la dette de son pays.

Lors de leur entretien, le président français a promis à son homologue congolais « un effort » mais a tenu à lui « r appeler qu'on ne pouvait pas à la fois solliciter de nouveaux prêts sans tenir compte de la nécessité de se désendetter par ailleurs », a indiqué une source élyséenne. M. Sarkozy faisait allusion à un protocole signé en septembre 2007 par les autorités de Kinshasa avec la banque chinoise Exim Bank, portant sur un prêt de 8,5 milliards de dollars pour la réalisation de travaux d'infrastructures et la relance de l'exploitation minière, partiellement remboursable en titres miniers.

Comme la plupart des bailleurs de fonds occidentaux, le FMI et la Banque mondiale se sont inquiétés de l'impact de ce prêt géant. Le FMI a suspendu, dans l'attente de son évaluation, sa décision d'engager un nouveau programme avec la RDC.

Lors de ce premier entretien avec M. Sarkozy, M. Kabila a pour sa part mis en avant les efforts de son pays en faveur de la croissance, qui s'élève à environ 9 et 10 %.

Le président congolais, qui sera reçu jeudi au Medef (patronat français), a aussi dit son souhait de collaborer avec des entreprises françaises et sollicité l'aide de Paris en matière de formation de la police et de l'armée. Il a également invité M. Sarkozy à lui rendre visite l'année prochaine, selon l'Elysée.

Le président français s'est pour sa part dit « heureux » mercredi d'accueillir Joseph Kabila qui a « réussi une transition vers la démocratie » La RDC est « un géant en devenir », a-t-il souligné.

Il a félicité M. Kabila, qui a remporté en 2006 la première élection présidentielle au suffrage universel direct depuis 41 ans, pour le succès de la transition démocratique dans cet immense pays d'Afrique centrale, dont le sous-sol regorge de richesses minières.

Il lui a annoncé le versement d'une aide pour l'organisation des élections locales prévues début 2009.

Par ailleurs, l'association de défense de la presse Reporters sans frontières a adressé une lettre à M. Kabila pour attirer son attention sur les menaces visant des responsables de son organisation partenaire en République Démocratique du Congo, Journaliste en Danger (JED).

Cette visite de M. Kabila en France intervient alors que les relations entre la RDC et la Belgique sont plongées dans une crise diplomatique depuis près de deux mois.

Le gouvernement congolais avait en effet décidé le 23 mai dernier de rappeler en consultation son ambassadeur en Belgique, Jean-Pierre Mutamba Tshampanga, de fermer son consulat à Anvers et de demander à la Belgique de faire de même pour ses consulats à Lubumbashi (Katanga, sud-est) et à Bukavu (Sud-Kivu, est), pour protester contre des propos tenus par le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht.

(afp, belga)


Sarkozy à Kabila : « la RDC est un géant en devenir »

Le Potentiel, 17/07/2008

Le partenariat entre la RDC et la France s'inscrit désormais sous des jours meilleurs. Le premier face-à-face officiel entre les présidents Kabila et Sarkozy, depuis leur élection, le laisse transparaître. Un face-à-face placé sous le signe de la franchise et de la détermination politique. Les premiers mots du président français en disent long : « La République démocratique du Congo est un géant en devenir ». Il n'empêche qu'au cours de ces premières minutes d'entretien entre les deux personnalités, l'ombre des contrats chinois a plané.

Le président français, Nicolas Sarkozy, s'est entretenu hier mercredi à l'Elysée avec son homologue congolais, Joseph Kabila. Le chef de l'Etat de la République démocratique du Congo effectue ainsi une visite de quarante-huit heures en France.

Nicolas Sarkozy s'est dit « heureux » d'accueillir Joseph Kabila qui a « réussi une transition vers la démocratie ». La RDC est « un géant en devenir », a estimé le président français.

Joseph Kabila, qui devrait rencontrer des chefs d'entreprises du MEDEF ce jeudi, a invité Nicolas Sarkozy à venir en République démocratique du Congo en 2009. Il a saisi cette opportunité pour souligner les efforts de la RDC en faveur de la croissance qui s'élève à environ 9 et 10%.

L'agenda du président congolais prévoyait aussi des rencontres avec le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, le ministre de l'Energie et du Développement, Jean-Louis Borloo, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner. Ce dernier a offert un dîner au président Kabila au Quai d'Orsay.

RENFORCEMENT DE LA COOPERATION FRANCO-CONGOLAISE

En attendant de savoir les conclusions de cette visite, il est important de souligner que sur le plan politique, le ministre congolais des Affaires étrangères, Mbusa Nyamwisi a indiqué que le chef de l'Etat congolais a commencé par remercier son homologue français pour le soutien de son pays. Il a ensuite demandé une implication accrue de Paris dans la reconstruction de la RD Congo : « Il s'agit, pour le président Kabila, de remercier d'abord la France pour toutes les contributions positives au long processus que nous avons connu et qui a abouti par des élections libres, démocratiques et transparentes. [Il s'agira aussi] de demander une implication de la France dans le cadre d'une coopération bilatérale, autant avec l'Union européenne ou les institutions de Bretton Woods que dans le cadre bilatéral de renforcer son implication au Congo, pour que les résultats que nous avons eus par les élections puissent être accompagnés par des efforts économiques, de stabilisation du pays sur le plan sécuritaire », a-t-il déclaré à la presse française.

Le ministre Mbusa Nyamwisi a en outre signalé que le président Kabila a sollicité le soutien de la France dans la réforme de la sécurité et dans la reconstruction de la RDC : « Comme vous le savez, à l'Est, il y a encore quelques problèmes résiduels. Nous avons un problème de réforme de la sécurité et de la défense. Nous avons un problème de reconstruction du pays sur le plan des infrastructures. Donc, dans tous ces domaines, le président Kabila ne manquera pas d'appeler son homologue français à pouvoir contribuer efficacement », a-t-il déclaré.

« A la suite de cette visite, nous pensons que la coopération va avoir un nouvel élan, qui permettra d'aller de l'avant dans ce que nous entreprenons ensemble, d'autant plus que la France a toujours été de notre côté, même aux pires temps de notre situation. Et elle restera, nous l'espérons, un partenaire de première importance pour nous. », a-t-il mis un accent particulier.

L'OMBRE DE LA CHINE

L'ombre de la Chine continuera toujours à planer au-dessus de la coopération entre la RDC et ses « partenaires traditionnels ». Paris, avec la visite que le président Kabila rend à son homologue français, Nicolas Sarkozy, n'aura pas dérogé à la tradition. La question y est revenue dès les premières minutes de ce face-à-face. D'ailleurs, Le Potentiel avait eu la présence d'esprit d'évoquer les grandes questions qui pourraient être évoquées au cours de cette visite d'Etat.

Notamment, le souhait émis par Le Potentiel de voir « le président Joseph Kabila saisir cette opportunité pour expliquer la philosophie de coopération de la RDC qui a besoin de capitaux pour relancer son développement. Argumentant notamment que la coopération avec la Chine ne ferme nullement la porte aux partenaires traditionnels ».

Sarkozy a, entre autres, évoqué avec Kabila les contrats Chinois. Surtout que le Directeur général du FMI n'est autre qu'un Français, Dominique Strauss-Khan, ancien ministre français de l'Economie et des Finances dans le gouvernement Lionel Jospin. Echec des pourparlers avec le FMI pourrait se traduire par un échec du «Français Dominique Strauss-Khan ». Au-delà, celui de la France.

Prenant l'initiative des entretiens dès l'entrée de jeu, le président Kabila a sollicité le concours de la France pour obtenir du Fonds monétaire international (FMI) l'allégement de sa dette.

La parade ne s'est pas fait attendre. Le contraire aurait surpris : la question des prêts chinois a rebondi sur la table du dialogue entre les deux personnalités.

Selon l'Elysée, le président français a souligné qu'on ne pouvait « à la fois, du côté congolais, solliciter de nouveaux prêts, sans tenir compte de la nécessité de se désendetter par ailleurs ». Allusion faite aux sommes importantes prêtées récemment à la RDC par la Chine.

Pékin a accordé un prêt de 8,5 milliards de dollars à la République démocratique du Congo, gagé en partie sur les ressources minières du pays, alors que le FMI tentait parallèlement de convaincre le Congo de se plier à des mesures d'assainissement de ses finances publiques.

Pas de surprise. Le Fonds monétaire international, souffrez que l'on répète, a comme Directeur général, Dominique Strauss-Khan. Un Français qui a succédé à un autre Français, Michel Camdessus. Socialiste, Dominique Strauss-Kahn a été ministre de l'Economie et des Finances du gouvernement Lionel Jospin. Mais le président Sarkozy, qui est de droite, dans sa politique d'ouverture, a présenté et soutenu la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du FMI. Il s'est battu, bec et ongle, pour la faire passer contre le candidat de la Russie. L'échec des conclusions d'un nouveau programme de réajustement structurel entre la RDC et le FMI pourrait se traduire par un échec de Dominique Strauss-Kahn. Mais au-delà, celui de Nicolas Sarkozy, et bien sûr de la France.

Dans son édition n° 4371 du mardi 15 juillet 2008, Le Potentiel avait eu la présence d'esprit d'évoquer les grandes questions que le président Kabila pourrait aborder avec son homologue français. Entre autres la convention sino-congolaise ». A ce sujet, Le Potentiel écrivait textuellement ceci : « Joseph Kabila devrait saisir cette opportunité pour expliquer la philosophie de coopération de la RDC qui a besoin de capitaux pour relancer son développement. Argumentant notamment que la coopération avec la Chine ne ferme nullement la porte aux partenaires traditionnels. Aussi, au regard de gros moyens que nécessite la relance du développement en RDC, un «Plan Marshall » est mieux indiqué. C'est pourquoi la RDC entend diversifier la coopération sans aliéner les droits du peuple congolais ». A Paris, les contrats chinois ont rebondi.


Par Le Potentiel

© Congo Vision

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DETTE FMI: Kabila demande l'appui de Paris pour obtenir un allègement de sa dette

La Libre, 17/07/2008

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a été reçu mercredi à l'Elysée par son homologue français Nicolas Sarkozy, à qui il a demandé l'appui de la France auprès du Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir un allègement de sa dette, selon la présidence française.

Lors de leur entretien, le président français a promis à son homologue congolais "un effort" mais a tenu à lui "rappeler qu'on ne pouvait pas à la fois solliciter de nouveaux prêts sans tenir compte de la nécessité de se désendetter par ailleurs", a indiqué une source élyséenne.

M. Sarkozy faisait allusion à un protocole signé en septembre 2007 par les autorités de Kinshasa avec la banque chinoise Exim Bank, portant sur un prêt de 8,5 milliards de dollars pour la réalisation de travaux d'infrastructures et la relance de l'exploitation minière, partiellement remboursable en titres miniers.

Comme la plupart des bailleurs de fonds occidentaux, le FMI et la Banque mondiale se sont inquiétés de l'impact de ce prêt géant. Le FMI a suspendu, dans l'attente de son évaluation, sa décision d'engager un nouveau programme avec la RDC.

Lors de ce premier entretien avec M. Sarkozy, M. Kabila a pour sa part mis en avant les efforts de son pays en faveur de la croissance, qui s'élève à environ 9 et 10%, a-t-on rapporté de source française. Le président congolais, qui sera reçu jeudi au Medef (patronat français), a aussi dit son souhait de collaborer avec des entreprises françaises et sollicité l'aide de Paris en matière de formation de la police et de l'armée.

Il a également invité M. Sarkozy à lui rendre visite l'année prochaine, selon l'Elysée. Le président français s'est pour sa part dit "heureux" mercredi d'accueillir Joseph Kabila qui a "réussi une transition vers la démocratie", selon la même source. La RDC est "un géant en devenir", a-t-il souligné. Il a félicité M. Kabila, qui a remporté en 2006 la première élection présidentielle au suffrage universel direct depuis 41 ans, pour le succès de la transition démocratique dans cet immense pays d'Afrique centrale, dont le sous-sol regorge de richesses minières.

Il lui a annoncé le versement d'une aide pour l'organisation des élections locales prévues début 2009. Par ailleurs, l'association de défense de la presse Reporters sans frontières a adressé une lettre à M. Kabila pour attirer son attention sur les menaces visant des responsables de son organisation partenaire en République Démocratique du Congo, Journaliste en Danger (JED).

"Nous vous demandons de veiller à ce que les membres de JED soient protégés et de faire votre possible pour que cessent les menaces (...) Nous avons de fortes raisons de craindre que celles-ci ne se transforment en actes", écrit le secrétaire général de RSF, Robert Ménard.

Cette visite de M. Kabila en France intervient alors que les relations entre la RDC et la Belgique sont plongées dans une crise diplomatique depuis près de deux mois. Le gouvernement congolais avait en effet décidé le 23 mai dernier de rappeler en consultation son ambassadeur en Belgique, Jean-Pierre Mutamba Tshampanga, de fermer son consulat à Anvers et de demander à la Belgique de faire de même pour ses consulats à Lubumbashi (Katanga, sud-est) et à Bukavu (Sud-Kivu, est), pour protester contre des propos tenus par le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht.
AFP/BELGA

Mis en ligne le 16/07/2008

© Copyright La Libre


Joseph Kabila demande l'aide de Paris pour reconstruire la RDC

Reuters, 17/07/2008

Le président congolais Joseph Kabila a sollicité mercredi l'aide de la France pour l'aider à reconstruire son pays et à alléger sa dette envers le Fonds monétaire international, rapporte-t-on dans l'entourage de Nicolas Sarkozy.

Lors d'un entretien à l'Elysée avec son homologue congolais, le président français a fait remarquer à son hôte que les dettes de Kinshasa envers le FMI n'avaient pas empêché la République du Congo (RDC) d'emprunter ces derniers mois une très grosse somme à la Chine.

"Le président français a rappelé qu'on ne pouvait pas à la fois, du côté congolais, solliciter de nouveaux prêts sans tenir compte de la nécessité de se désendetter par ailleurs", a-t-on rapporté dans l'entourage du chef de l'Etat français.

La Chine a accordé à la RDC un prêt de 8,5 milliards de dollars afin de moderniser son industrie minière et ses infrastructures, suscitant les inquiétudes du FMI et de la Banque mondiale quant à l'assainissement des finances congolaises.

Lors de son entretien à l'Elysée, Joseph Kabila a mis en avant les efforts de son pays en faveur de la croissance, qui s'élève à environ 9 et 10%, a-t-on rapporté de source française.

Le président congolais, qui sera reçu jeudi au Medef, a aussi dit son souhait de collaborer avec des entreprises françaises et sollicité l'aide de Paris en matière de formation de la police et de l'armée.

Joseph Kabila, qui s'entretenait pour la première fois avec Nicolas Sarkozy, a invité le président français à se rendre en République démocratique du Congo en 2009.

Elizabeth Pineau, édité par Gérard Bon


Reuters - Mercredi 16 juillet

© Copyright Reuters


RD CONGO: un pays riche qui mendie

( Le Pays 18/07/2008)

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, vient d'effectuer, du 16 au 18 juillet, une visite officielle en France. Joseph Kabila a effectué ce que certains considèrent comme un pèlerinage sur les bords de la Seine, au cours duquel il a été reçu en audience par le président français, Nicolas Sarkozy. Il a eu des séances de travail avec les sénateurs et le patronat français.

Comme c'est également de coutume lors de ce genre de visites officielles, les sollicitations pour des aides diverses ne manquent pas de la part de celui qui est reçu. Ainsi, il est ressorti que le président congolais a sollicité son homologue français pour qu'il plaide la cause de son pays auprès du Fonds monétaire international (FMI), dirigé par le Français Dominique Straus Kahn, pour l'obtention d'une remise de dette.

Sans trop s'engager, le numéro un français a pratiquement posé comme condition préalable le désendettement auprès des Chinois, ces concurrents des Occidentaux, que l'ex-Zaïre a accueillis à bras ouverts. Puis, il a rappelé les autorités congolaises à leurs obligations de bonne gouvernance. Et c'est un euphémisme de dire que la RD Congo, ce gigantesque scandale géologique, a mal à la gestion de ses ressources financières et naturelles. On peut croire que si la bonne gestion était un souci majeur des régimes qui se sont succédé depuis l'indépendance, la RD Congo n'aurait pas eu besoin de quémander l'aide internationale, a fortiori l'allégement de sa lourde dette à défaut de pouvoir en obtenir l'annulation.

Le pays du maréchal Mobutu devait même pouvoir être en mesure de prêter main forte à d'autres pays d'Afrique, à l'image des grands pays producteurs de pétrole dont les comptes sont garnis ces temps-ci avec la surchauffe du prix du baril de pétrole, qui ne trouveraient aucune peine à aider bien des nations. Cette ancienne colonie belge regorge d'immenses richesses dont malheureusement elle ne tire pas un grand profit. C'est plutôt une autre image qui est projetée : celle d'un pays riche obligé de compter sur la générosité d'autres pays, notamment ceux du Nord, dont certains ne sont pourtant pas aussi gâtés par la nature.

A la décharge du jeune Kabila, il a hérité du lourd passif de Mobutu qui n'a pas su imposer la rigueur dans la gestion de la chose publique. Si le "roi du Zaïre" et son entourage s'étaient enrichis, le pays était malheureusement trop longtemps resté dans le creux de la vague.

C'est pour l'en sortir que Joseph Kabila se bat comme il peut, diversifie les partenaires.

Mais on n'oubliera pas de sitôt la brouille de son pays avec la Belgique à travers les propos discourtois du ministre belge des Affaires étrangères. En se tournant vers la France, Joseph Kabila voudrait sans doute envoyer un message clair à l'ancienne métropole: son pays peut se passer de la Belgique. Reste à savoir si la France le laissera faire, la règle presque convenue entre anciennes métropoles étant qu'il ne faut pas trop marcher sur les plates-bandes des autres.

Par Séni DABO

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