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Joseph Kabila : L'arc-en-ciel de l'espérance

Il y avait une fois un homme qui avait dédié sa vie à combattre, non pas avec sa force physique, mais avec sa foi. Il s'était assigné la mission de sortir son pays, la terre de Simon Kimbangu, de la pauvreté et de l'isolement. Pour certains congolais, il était le flambeau de la liberté, pour d'autres, il était une splendide mélodie au son de laquelle les diamants enfuis dans le sous-sol congolais pouvaient se mettre en mouvement et rebâtir ainsi cette grande nation au cœur de l'Afrique, à l'instar des grands pays comme la France ou la Grande-Bretagne.

Son voyage sur l'autoroute de la vie a été brusquement interrompu à l'aube du jour par la flèche de l'ennemie, et son rêve pour son peuple, subitement arrêté à la fin de la nuit. Laurent-Désiré Kabila avait une vision pour son Congo. C'est pourquoi il ne cessait de répéter sans cesse qu'il ne fallait jamais trahir sa patrie ! Ainsi, comme le soleil couchant quittant son auréole dorée, Mzee Kabila a disparu à travers l'azur, mais il nous a légué un héritage ; il nous a laissé son propre fils : Joseph Kabila Kabange.

Lorsque ce fils de Manono, né sous les cendres nationalistes de Patrice Lumumba a pris le pouvoir en Janvier 2001, la rébellion battait son plein à l'Est et au nord-ouest du pays. Le Congo était scindé en trois, quatre, voire cinq parties. Ce vaste pays était alors semblable à cet arbre qui, étant planté au fond d'une cave, était incapable de porter des fruits. Deux années plus tard, dans la cité du soleil en République sud-africaine, Joseph Kabila, gardé par la profonde dignité de son calme, avait réussi à asseoir « Mèdes et Perses » autour d'une même table. Ainsi, les pires ennemis qui jadis, ne pouvaient pas se serrer la main, devraient-ils joindre ces mêmes mains dans une seule pâte pour cuir le pain qui allait nourrir ces enfants congolais, tenaillés par la crampe de la pauvreté.

Joseph Kabila avait donc ôté sa veste de la fierté personnelle pour privilégier le grand intérêt qu'il porte à notre pays. Ainsi, il accepta avec beaucoup d'humilité de devenir le « Primus inter pares » d'un gouvernement d'union nationale où devrait prendre part ceux-là même qui avaient trahi notre nation… ceux là même qui l'avaient traité de tous les maux. Ainsi, pouvaient-ils croire que leurs injures personnelles allaient étouffer la puissance de l'amour que Dieu avait placé dans son cœur ?—au contraire, Joseph Kabila avait invité tous ses détracteurs à venir apporter leur connaissance à la reconstruction de ce vaste pays, aux dimensions continentales.

Au travers de ce geste donc, Joseph Kabila voulait montrer à son peuple qu'il était possible que ceux qui se croyaient ennemies, pouvaient travailler ensemble pour l'ultime but de l'amour de notre patrie. Mais hélas, le peuple congolais, accoutumé à ne voir que la lueur des bougies, ne pouvait aisément fixer les yeux sur la lumière de l'arc-en-ciel, teintée du rouge du jaspe au bleu-vert de l'émeraude, au jaune d'or du printemps.

Lorsque le partage du « gâteau » avait pris fin en 2006, Joseph Kabila, sentant le poids des chaînes attaché au coup du peuple congolais, venait de réaliser un autre pari : cette fois-ci, il venait d'organiser les élections démocratiques à suffrage universelle directe-- la première du genre depuis l'accession de notre pays à la souveraineté nationale.

Au cours de ces deux dernières années à la tête de notre pays, Joseph Kabila est en train de combattre le bon combat de la paix et du développement social. Il veut voir son peuple libéré enfin des chaînes de l'injustice néo-colonialiste. Au travers de ses 5 chantiers initiés au lendemain de son investiture à la magistrature suprême de notre pays, Kabila veut réhabiliter les infrastructures de base que les colons belges avaient laissées un demi-siècle après leur passage au Congo.

Ainsi, en allant des vertes prairies des Batékés, aux savanes boisées de l'Equateur, sur les hauteurs qui surplombent les pics volcaniques des Kivu, en passant par les plaines côtières du Bas-Congo, aux chutes des Wagenia, Joseph Kabila veut offrir au peuple congolais un avenir noble. Le « Raïs » veut s'assurer que chaque homme et chaque femme ne se voient pas denier le droit fondamentale à la vie. Car la plupart d'entre-eux n'ont pas pu vivre pour savourer le miel que notre pays pouvait procurer. Pour certains, leur vie avaient commencé à la fin de la nuit, et avaient pris fin au début de la journée.

Certaines femmes de notre pays n'ont même pas eu l'opportunité d'exercer leur maternité, leur seins étaient plutôt le tombeau entre lesquels étaient placé les corps de leurs enfants. Des générations entières décimées par le poignard de l'impérialisme et du néo-colonialisme. L'avenir de tout un peuple gâché par la méchanceté et l'avarice de nos voisins : des voisins qui ne respectent pas notre intégrité territoriale, des voisins qui ne respectent pas notre indépendance. (Propos de J. Kabila à New York Times). Ces souffrances endurées par notre peuple, ne sont-elles pas des signes indispensables qui accompagnent la naissance de quelque chose ?

Hegel le philosophe allemand n'avait-il pas prêché la doctrine de la croissance par le truchement de la souffrance ? Certes, ni la naissance, ni la croissance ne peuvent être possible sans l'implication de la souffrance. Nous devons être convaincu peuple congolais que, la nuit de souffrance qui a longtemps régné à l'Est de notre pays est un signe qu'un ordre politique nouveau est en train de voir le jour et que l'arc-en-ciel qui fleurit des seins de l'horizon nous donne une raison d'espérer….

Mais comme une femme en labeur, la république démocratique du Congo est prête à accoucher de son développement économique au travers de ce vaste programme de la reconstruction initié par Joseph Kabila. Voilà pourquoi elle commence à lancer des cris successifs de la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance… les cris de la lutte contre les antivaleurs, les cris contre les violences sexuelles, les cris de l'espérance….

Peuple congolais, rangeons-nous comme un seul homme derrière notre chef pour écouter son appel à la paix et au développement, soyons attentifs comme les rives, lorsqu'elles écoutent l'histoire des vagues. Que chaque homme et chaque femme se mettent au travail chacun selon son couloir « d'onction ». Ne cherchons pas tous à devenir des commandants suprêmes de notre armée. Faisons bien ce que nous savons faire. Faisons-le bien qu'afin que personne ne nous égale ; ni les vivants, ni les morts, avait dit un professeur d'université.   Nous n'avons pas besoin d'un millier de personnes pour transformer notre pays, on a besoin que d'une quinzaine ou moins, avec des convictions déterminées et résolues .  Sois parmi cette poignée là compatriote parlementaire. Ayez cette ardente détermination monsieur et madame le ministre. Faites la fierté de votre pays, afin que lorsque vous irez en Zambie la prochaine fois, que la population de ce pays dise avec étonnement  : « Ah ! Il est du Congo ! Elle est du pays de Kabila ! ». (Extrait de l'interview de J. Kabila à New York Times ; Avril 2009).

S'il arrivait que vous nettoyiez les trottoirs de Butembo, faites-le comme Picasso avait peint les tableaux. S'il vous arrivez de planter le cacao à Gemena, faites-le comme Zamenga avait écrit la poésie. Si votre supérieur vous demandait de soigner la plaie d'un malade, vous ; infirmière à l'hôpital de Kinkonzi dans le Mayombe, faites-le comme Liyolo avait sculpté les pierres. Ne refuse pas ton sourire à une cliente, toi transporteur de chariot, exerce bien ton métier comme Tabu Ley avait fait la musique. Prépare bien ta sauce, toi cuisinier au Grand Hôtel de Kinshasa, afin que certains affamés de la rue se souviennent toujours de ce festin auquel ils ont été conviés.

Nous ne pouvons pas tous être des ministres. Si tu ne peux pas être un fruit au sommet de la colline ne cessait de répéter Douglass Mallock, sois un frotteur dans la vallée -- mais sois le meilleur frotteur aux pieds de la colline. Sois un buisson si tu ne peux pas être un baobab. Si tu ne peux pas être une autoroute, sois une traînée, si tu ne peux pas être le soleil sois une étoile. Sois le meilleur de tout ce que tu peux être. Sois tout, sauf un traître à ta patrie, sauf un suppôt à ton Congo.

Marcel Lenzo Bin Lenzo
USA
E-mail:binlenzo@yahoo.com

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