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Jacques MATANDA: "La Zimbabweïsation de la République Démocratique du Congo !"

Par Freddy Mulongo, mardi 29 avril 2008

Les acteurs politiques Congolais n'ont pas l'habitude ni d'écrire ni de publier leur mémoire. Jacques MATANDA ma-MBOYO KUDIA KUBANZA nous livre sa réflexion-vérité sur la Zimbambweïsation de la République Démocratique du Congo, les enjeux du départ ou non de Robert Mugabe du pouvoir. Mais surtout de l'implication du président Zimbambwéen dans les intrigues politico-économico-financières au Congo-démocratique . Celui qui fut le président élu de la commission des stratégies de l'Union sacrée, surnommé "la terreur de l'opposition" lors de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), Jacques MATANGA n'hésite pas à éclairer l'opinion sur la relation en dents de scie entre Kinshasa et Bruxelles. "On ne fait pas la politique avec les muscles ni avec la Kalachnikov, mais avec des débats démocratiques et contradictoires", Jacques MATANGA, le représentant de l'UDPS aux Etats-unis auprès de l'administration américaine et des Nations Unies, jette un pavé dans la marre en décortiquant les mécanismes qui affaiblissent les pouvoirs Congolais.

Jacques MATANDA l'homme clé de l'UDPS qui porte la voix d'Etienne Tshisekedi auprès de l'administration américaine et les Nations Unies aux Etats-Unis

Un concours de circonstances fait que je suis amené à parler de la « Zimbabweïsation » de la République Démocratique du Congo en ce moment précis ou le Système de gouvernement mis en place au Zimbabwe par le Président Robert Mugabe est en train d'être éradiqué au terme de 28 années de son règne dictatorial.

A cause des dispositifs rigoureux mis en place avec le concours de l'Afrique du sud soumise aux plus fortes pressions de la part des Etats-Unis, des pays membres de l'Union Européenne et de Canada,- le peuple zimbabwéen a enfin eu droit de s'exprimer de manière un peu plus libre, transparente et démocratique au cours des dernières élections présidentielles et législatives organisées au Zimbabwe. Il y a lieu de souligner le rôle moteur joue par l'ancienne puissance colonisatrice Britanique qui a joué un rôle positif dans l'évolution de la situation ayant débouché sur la mobilisation de la Communauté internationale qui désormais s'est investie dans le sens d'exiger et d'obtenir que soient tenues des élections libres, démocratiques et transparentes au Zimbabwe.

Je m'empresse d'ouvrir une petite parenthèse pour déplorer et dénoncer l'attitude négative adoptée par l'ancienne puissance colonisatrice belge qui, a la différence du Gouvernement Britanique, a fait le choix d'embarquer la Communauté internationale plus particulièrement l'Union Européenne et les Etats-Unis dans la voie de la tenue en République Démocratique du Congo des élections non libres, non transparentes et non démocratiques.

Aujourd'hui, l'ancienne puissance colonisatrice belge est en train de payer le prix de l'acte qu'il avait pose en s'engageant dans un pacte conclu avec le Président Robert Mugabe en vue d'imposer une mascarade électorale débouchant sur la proclamation du poulain du Président zimbabwéen. Aujourd'hui, le Gouvernement belge est en train de se mordre les doigts dans la mesure ou la Belgique et son Gouvernement font l'objet des pires humiliations et insultes de la part de ceux qu'ils avaient grandement contribue a parachuter au sommet de l'appareil de l'Etat Congolais. Pour atteindre cet objectif, la Belgique avait eu recours a des contre-vérités affirmant notamment que leur poulain était nanti des aptitudes et ressources requises pour conduire avec succès les affaires de l'Etat congolais. Il s'avère que tel n'est pas le cas.

Aussi est-ce en vain que le Ministre belge des affaires étrangères tentent de sauver la face en jouant au Ponce Pilate se désolidarisant de leurs poulains qui, a la manière de leur mentor Robert Mugabe, sont en train de couler et d'entrainer le pays dans leur chute. Ceci dit,- je ferme ma parenthèse.

Revenant aux élections zimbabwéennes, nous constatons que la Communauté internationale a usé de toutes sortes de moyens de pressions pour minimiser la marge de manoeuvre du Président Robert Mugabe connu de tous pour ses tricheries aux élections. Pour atteindre cet objectif, la Communauté internationale avait entrepris d'exercer d'extrêmes pressions sur le Président Thabo Mbeki qui passe pour être le principal soutien du Président Robert Mugabe. Il s'agissait d'obtenir que le Chef de l'Etat sud-africain s'abstienne de faciliter la tâche au Président Robert Mugabe connu pour ses tricheries aux élections.

A la lumière des recommandations faites par l'ancienne puissance colonisatrice britannique,- la Communauté internationale avait opté en faveur de la facilitation de l'instauration au Zimbabwe d'un état de droit démocratique. Pour tous les pays de l'Union Européenne exceptée la Belgique,- la réhabilitation de l'Etat de droit est considérée comme le préalable absolu a la mise en place d'un Système de gouvernement apte à mettre fin à la banqueroute économique et à l'atroce misère sociale provoquées par les extravagances des dirigeants d'un Etat autocratique,- tel le Zimbabwe du Président Robert Mugabe et la République Démocratique du Congo du dictateur Joseph Désire Mobutu.

Sur cette photo prise au stade Tata Raphaël, on reconnait les grands ténors de l'union sacrée, en première ligne: Faustin Birindwa, Etienne Tshisekedi, Freddy Kibasa Maliba, Nguz Karl-i-Bond, Papa Iléo Songo Amba. Au second rang: Jacques Matanda, plus loin Singa Udju et Tambwe Mwamba...A bien regarder la photo seule Jacques Matanda et son président de l'Udps, Etienne Tshisekedi sont encore dans l'opposition.

Mzee Laurent Désiré Kabila victime d'un coup d'état zimbambwéen

La mise en œuvre du processus d'émergence de l'Etat de droit est soumis à des préalables dont le plus important demeure la mise en place d'un environnement politique propice a l'initiation de ce processus. Réfractaire à toutes perspectives d'émergence de l'état de droit au Zimbabwe, le Président Robert Mugabe s'était toujours opposé à la tenue des élections tant soit peu libres, démocratiques et transparentes. Grâce notamment au soutien apporte jadis aux Mouvements de libération des pays de l'Afrique australe,- le Président Robert Mugabe était parvenu à s'assurer des solides alliances avec certains Chefs d'Etat de sa sous-region. Notamment de la République Sud-Africaine. Fort de l'extraordinaire privilège qu'il avait acquis au niveau de la Communauté internationale, le Gouvernement sud-africain n'avait jamais cessé d'apporter au Président Robert Mugabe la caution diplomatique qui permettait à ce dernier de prolonger indéfiniment la servitude qu'il imposait au peuple zimbabwéen en le privant les avantages d'Etat de droit.

Du fait de la caution diplomatique apportée au Président Robert Mugabe par le Gouvernement sud-africain,- ce dernier ne manquait pas une seule occasion pour défier la Communauté internationale qui sans cesse exigeait l'instauration d'un Système de gouvernement démocratique au Zimbabwe. Quant aux principaux allies et pourvoyeurs en armes au Président Robert Mugabe à l'époque de sa lutte de libération contre le régime ségrégationniste en place dans l'ancienne Rhodesie, l'actuel Zimbabwe à savoir, l'ancienne Chine communiste et la Corée du nord, ils développent depuis de nombreuses années des activités économiques au Zimbabwe.

A cause de l'exécrable environnement macro économique crée par le Régime du Président Robert Mugabe, le bilan des actions économiques menées par la Chine et la Corée est globalement négatif. Seule l'instauration de l'Etat de droit au Zimbabwe pourra garantir des effets positifs résultant des actions inities au niveau économique par la Chine et la Corée.

Ayant pris la juste mesure de fabuleuses opportunités qu'offre la République Démocratique du Congo dont l'appareil de l'Etat est sous leur contrôle,- le Président Robert Mugabe et les membres de son oligarchie politique et militaire népotiste ont depuis peu entrepris d'orienter leurs partenaires économiques et financiers chinois et coréens vers la prise de contrôle du patrimoine économique congolais : ce phénomène économique et financiers chinois constitue le deuxième volet de la Zimbabweisation de la République Démocratique du Congo.

Chronologie rocambolesque du coup d'état zimbambwéen

L'histoire pourra apporter un meilleur éclairage aux ténèbres qui, jusqu'à ce jour encore, interdit au plus grand nombre de connaître la vérité sur les implications belges dans le Coup d'état perpétré par le Président Robert Mugabe qui avait mis fin à la vie et au règne du Président Laurent Désiré Kabila. Cependant, l'ancien Ministre des affaires étrangères belge, Mr. Louis Michel demeure l'une des personnalités les mieux placées pour, a ce stade, apporter les plus amples lumières sur cette question.

En effet, la chronologie des événements telle que rendue publique par le célèbre quotidien belge Le Soir indique que le Ministre Belge des Affaires étrangères , Louis Michel, fut la toute première personne à avoir assumer la responsabilité historique d'annoncer au monde la nouvelle du meurtre du Président Laurent Désiré Kabila.

Du reste, dans « World Socialist Web Site » date du 18 janvier 2001, Chris Talbot indique que Mr. Louis Michel, Ministre Belge des affaires étrangères confirma l'implication de chefs de l'armée et affirma que l'assassinat n'était pas une tentative de coup d'état, mais « une dispute qui a fini dans la violence ».

Les spécialiste des affaires congolaises positionnés au journal belge,- ont quant a eux mis a disposition une chronologie des plus rocambolesques sur les événements en question :

D'après cette chronologie du journal belge Le Soir, c'est le lendemain des ces événements, soit le 17 janvier à 13H45, que des hauts responsables zimbabwéens assurent que, le Président Laurent Désiré Kabila a été touché par 5 balles et qu'il est mort dans l'avion qui le transportait au Zimbabwe, pour traitement médical.

Cette chronologie belge indique que le même jour à 19H00, le gouvernement zimbabwéen annonce qu'il fera une déclaration complète le lendemain après avoir reçu un briefing autorisé du gouvernement congolais fondé sur le bulletin médical rédigé par l'équipe de médecins congolais qui se sont occupé du président Kabila.

Pres d'une demi heure après cette dernière déclaration du gouvernement zimbabween, soit à 19h30, l'ambassadeur congolais à Harare était intervenu à la télévision zimbabwéenne pour déclarer que Kabila (n'etait pas mort) était dans un état très critique, mais toujours en vie, au Zimbabwe.

Or le général zimbabwéen Chirundze, commandant des troupes zimbabwéennes au Congo, était le seul Chef militaire étranger présent à la résidence du Président Laurent Désiré Kabila assassiné. Il était présent quand le défunt Chef de l'Etat Congolais est transféré par hélicoptère au service des soins intensifs de la clinique Ngaliema. Du reste, des témoins affirment que, se trouvant à la résidence du Président Laurent Désiré Kabila, le Général zimbabwéen Chirundze avait eu un entretien téléphonique avec le président Robert Mugabe.

C'est dans ce contexte que le commandant des troupes zimbabwéennes au Congo, le Général Chirundze décidera de la mise en place du dispositif portant sur sur le retour à Kinshasa de l'actuel Chef de l'Etat qui, a l'époque, avait été positionné à Lubambashi au Katanga.

C'est dans sa position d'attente de Lubumbashi que l'actuel Chef de l'Etat était demeuré aux aguets pour attendre l'annonce de la réussite ou de l'échec du Coup d'état zimbabwéen.

A toutes fins utiles, il y aura lieu de retenir que la ville de Lubumbashi est, depuis plusieurs années déjà, le fief belge du richissime Mr. Malta Forest, le principal et puissant garant des intérêts financiers belges.

Ceci expliquant cela, d'aucuns considèrent que le Ministre Belge des affaires étrangères , Mr Louis Michel, avait été au courant de chacune des étapes du processus qui avait abouti au coup d'état zimbabwéen ayant mis fin à la vie et au règne du Président Laurent Désiré Kabila : c'est pourquoi, dans l'annonce du meurtre du Chef de l'Etat congolais la Belgique avait fait mieux que les américains, les anglais et les français … et même les Nations-Unies.

Pour tenir en échec les intérêts belges au Katanga et ailleurs en République Démocratique du Congo, le Président Robert Mugabe met à contribution notamment les Groupes financiers chinois et Nord Coréens qu'il a intéressé à la mise en exploitation du scandale géologique et minier congolais devenu la propriété de Mr. Robert Mugabe et ses acolytes : c'est aussi cela la Zimbabweisation de la République Démocratique du Congo.

Face à ce retournement des alliances opéré par le Président Robert Mugabe,- le champion toutes catégories des apprentis sorciers, Mr. Louis Michel a perdu son latin. La Médiation sud-africaine fait la morte !

En tout état de cause, c'est à bord d'un avion de la compagnie aérienne Hewa Bora que le Général zimbabwéen Chirundze fera ramener l'actuel Chef de l'Etat à Kinshasa.

Dans la même nuit du retour de l'actuel Chef de l'Etat à Kinshasa venant de Lubumbashi, un événements tout à fait exceptionnel surviendra : il s'agit du transfert au Zimbabwe du corps sans vie du défunt Laurent Désiré Kabila, Président de la République Démocratique du Congo.

Le plus grave et intrigant reside dans le fait que des témoins ont affirme que le cadavre du Président Laurent Désiré Kabila ne portait aucune lésion provoquée par les balles du son assassin et ses habits n'étaient pas couverts de sangs. Acheminé à Harare sans avoir été soumis a un constat de décès ou une autopsie, le corps du défunt Chef de l'Etat congolais sera ramené à Lubumbashi dans un cerceuil fermé. Au niveau zimbabwéen, d'autres témoins crédibles attestent que le « corps » de Mr. Laurent Désiré Kabila, Chef de l'Etat Congolais, avait été acheminé à Harare par ses bourreaux obéissant aux ordres du Président Robert Mugabe.

Ces témoignages assurent que le chef de l'Etat zimbabwéen tenait a aller jusqu'au bout de ses abominations,- à savoir : se servir des empruntes digitales du défunt Président de la République Démocratique du Congo pour avoir accès au coffre fort détenu par Mr. Laurent Désiré Kabila à Harare : n'est ce pas cela la Zimbabweisation de la République Démocratique du Congo débutée le 16 janvier 2001 ?

Cette Zimbabweïsation de la République Démocratique du Congo, débute formellement avec d'une part le coup d'état zimbabwéen du 17 janvier 2001 ayant mis fin à la vie et au règne du président Laurent Désiré Kabila et d'autre part, la cooptation du successeur du défunt Chef de l'Etat congolais par le Président Mugabe et son installation sous la direction des officiers de la garde présidentielle zimbabwéenne. Il importe de souligner que ce coup d'état meurtrier du 17 janvier 2001 avait été le fait des officiers de la garde présidentielle zimbabwéenne requis à la garde rapproche du Chef de l'Etat congolais, Laurent Désiré Kabila.

En réussissant le meurtre du Président Laurent Désiré Kabila et l'installation à sa place de « l'élu » du Chef de l'Etat zimbabwéen, Mr Robert Mugabe, ces officiers zimbabweens avaient ipso facto consacré la prise du contrôle total par le président zimbabwéen des attributs de la souveraineté nationale et de la légitimité du peuple congolais.

Il s'impose d'avoir sans cesse présent à l'esprit le fait que ces extravagances criminelles du 16 janvier 2001 surviennent au moment ou la « Médiation Sud-africaine » assure de facto la tutelle internationale sur la République Démocratique du Congo : logiquement, seule la caution de l'autorité de la tutelle internationale pouvait permettre la réussite totale de cette prise du contrôle de l'appareil de l'Etat congolais par le Président Robert Mugabe.

Mugabe contre les intérêts de la RDC et des Belges

Pour s'assurer un meilleur éclairage sur ce Coup d'état zimbabwéen du 16 janvier 2001,- il y aura lieu de remonter à la genèse des faits politiques, militaires, diplomatiques et économico-financiers ayant précède la décision rendue publique par le Président Laurent Désiré Kabila mettant fin à l'alliance militaire qui le liait au Rwanda et à l'Ouganda. Extrêmement fragilisé par le manque total d'un appareil politique et militaire congolais acquis à son pouvoir d'essence népotiste et autocratique,- le Président Laurent Désiré Kabila était conscient du fait qu'il allait très vite être neutralisé par ses alliés Rwandais et Ougandais. En effet, ces derniers s'étaient assurés la maitrise de la plus grande partie du dispositif militaire en place dans le pays.

Cette maitrise de l'appareil militaire en place permettait aux Groupe rwandais et ougandais d'avoir le contrôle effectif des structures économiques et financières et de procéder au transfert vers le Rwanda et l'Ouganda de gigantesques masses d'argent liquides et d'énormes quantités des biens matériels arrachés au patrimoine national congolais ou confisqués auprès des particuliers. Pour les membres des oligarchies militaires Rwandaises et Ougandaises impliqués dans ce pillage systématique des ressources naturelles congolaises,- il s'agissait de tirer le plus grand profit du rapport de force qui, au niveau militaire, était défavorable au pouvoir népotiste et autocratique de Laurent Désiré Kabila.

Pire : ayant pris la juste mesure d'extrêmes faiblesses et lacunes du pouvoir de Kinshasa, les plus hautes instances dirigeantes politiques et militaires Rwandaises et Ougandaises avaient entamé le processus visant la neutralisation et la chute du président Laurent Désiré Kabila. C'est dans ce contexte général que surviendra l'entrée en scène du Président Robert Mugabe comme l'un des quatre principaux acteurs aux cotes des présidents Laurent Désiré Kabila, Yoweri Museveni et Paul Kagame qui, à l'époque, étaient les seuls maitres des enjeux en cours en République Démocratique du Congo.

Contrairement aux idées les plus répandues, il y a lieu d'indiquer que le Pouvoir autocratique et népotiste du Robert Mugabe spécialement le département en charge de la logistique de l'armée zimbabwéenne avaient joue un rôle des plus importants dans les opérations militaires ayant débouché sur la chute de la dictature mobutiste et la prise du Pouvoir de l'Etat congolais par la multinationale AFDL. Outre ces organismes publics zimbabwéenne, il y a lieu de retenir l'implication de certaines institutions financières et entreprises privées zimbabwéennes notamment la société de transport aérien appartenant au Général Vitalis Musunga Gava Zvinavashe, à l'époque chef d'état Major Général de l'Armée zimbabwéenne. Un membre de la famille du Président Robert Mugabe.

Outre l'apport Rwandais et Ougandais limité essentiellement en « hommes de troupe », la victoire de l'AFDL sur la dictature mobutiste avait été aussi le fait des contributions faites par le Zimbabwe au niveau de la logistique et au niveau des munitions. Seule l'intervention financière des banques privées zimbabwéennes avaient permis la réalisation de ces prestations.

Jacques MATANGA, président de la commission des stratégies de l'Union Sacrée intervenant en plénière au Palais du Peuple lors de la Conférence Nationale Souveraine (CNS)

Or, tout au long de près qu'une année et demi de régne des barons du « Parti-Etat-AFDL » (mai 1997 - aout 1998), les Rwandais, Ougandais et alliés positionnés à la direction du trésor national congolais faisait aucun cas des requêtes zimbabwéennes relatives au paiement de la dette contractée par la multinationale AFDL. Mettant à profit son caractère ultra-opportuniste et son légendaire habilité à la ruse,- le Président Robert Mugabe avait vite fait de se saisir l'opportnutinité qu'offrait les perspectives de la scission de la multinationale AFDL. Pour la circonstance, le Président Robert Mugabe avait convaincu Laurent Désiré Kabila de l'extrême urgence et nécessite de faire prévaloir la légitimité de ses fonctions de Président de la République au niveau nationale congolais et international. Le malin génie du Président Robert Mugabe avait convaincu le Président Laurent Désiré sur le fait que,- sa double légitimité (nationale et internationale) l'habilitait d'une part a ordonner le départ, sans délai, des troupes Rwandaises et Ougandaises et d'autre part à solliciter auprès de Mugabe de lui demander l'envoi au Congo des troupes zimbabwéen : c'est ce qui fut fait.

Outre le renvoi des armées Rwandaises et Ougandaises et l'appel des troupes zimbabwéennes, le Président Robert Mugabe avait entamé la prise en charge de la garde rapprochée du Président Laurent Désiré Kabila en mettant à sa disposition des officiers et hommes de troupe de sa garde prétorienne. Pour le President Robert Mugabe, cette prise en charge totale de la vie du Chef de la richissime République Démocratique du Congo constituaient le meilleur des gages garantissant le paiement de la dette zimbabwéenne (supposées ou réelles) contractées par l'AFDL et majorées d'intérêts.

A ce stade, j'aimerais ouvrir une petite parenthèse pour effleurer la question relative au pacte conclu par le chef de l'Etat zimbabwéen consacrant l'intégration des anciennes Forces Armées Rwandaises au sein du nouveau dispositif militaire multinational constituant une symbiose des troupes congolaise, zimbabweenne et rwandaise. La principale mission impartie à ce corps d'armées était de constituer le gage de la pérennité du règne du Président Robert Mugabe et de ses acolytes en République Démocratique du Congo. Les « paravents » mis en place à la tête de l'appareil de l'Etat Congolais par le Président Robert Mugabe en 2001,- ne peuvent en aucun cas œuvrer dans le sens de la mise en péril du dispositif militaire issu du Pacte conclu en 1998.

Elaboré et imposé aux parties prenantes par le Chef de l'Etat zimbwaween, ce Pacte constitue l'acte fondateur de l'armée multinationale faisant office des actuelles « Forces Armées de la République Démocratique du Congo. » (Je ferme la petite parenthèse).

Du fait de sa nature foncièrement imprévisible et versatile, le Président Laurent Désiré Kabila n'a jamais été homme à respecter la parole donnée ou a faire l'effort indispensable pour maintenir les relations au beau fixe. En plus du trait de caractère dominant de Laurent Désiré Kabila, l'autre handicap majeur résidait dans la nature foncièrenent kleptocrate et criminogène du Président Robert Mugabe. La conjugaison de ces deux traits de caractère avait placé le Chef de l'Etat zimbabween dans l'impossibilité d'atteindre les objectifs qu'il s'était assigné eu regard à l'extrême urgence qu'il y avait a récupérer les fameuses dettes zimbabwéennes : deja, la presse zimbabwéenne faisait état des nombreux risques de faillites en perspective,- si ces énormes dettes zimbabwéennes n'étaient pas payées dans les plus brefs délais.

L'histoire dira un jour que le Président Robert Mugabe et les membres de son oligarchie népotiste en étaient arrivé au point qu'il ne leur restait plus qu'une seule et unique alternative pour prévenir et éviter ce qui, à leurs yeux, constituait la plus grande menace pour la survie de leurs biens et de leurs personnes. Un jour viendra,- l'histoire témoignera et dira que le Président Robert Mugabe et les membres de son oligarchie avaient fait le choix de se rendre purement et simplement maitres absolus de l'appareil de l'Etat Congolais de sorte qu'ils puissent, par eux-mêmes, pourvoir au payement des dites dettes zimbabwéennes contractées par l'AFDL.

Seules l'élimination physique ou le meurtre du Président Laurent Désiré Kabila et surtout la prise de contrôle total de l'appareil de l'Etat Congolais pouvaient permettre au Président Robert Mugabe et aux membres de son oligarchie népotiste et autocratique de satisfaire pleinement leurs desseins : Le 16 janvier 2001, les officiers de la présidentielle zimbabwéenne avait non seulement procédé à l'élimination physique du Chef de l'Etat Congolais, le Président Laurent Désiré Kabila mais surtout, ils avaient entamé le processus ayant abouti à l'installation de la personne satisfaisant mieux que quiconque aux plus profondes attentes du President Robert Mugabe : c'est l'actuel Chef de l'Etat Congolais.

L'histoire témoignera et dira qu'en prenant le contrôle total de l'appareil de l'Etat Congolais,- le Président Robert Mugabe et ses acolytes s'inscrivaient dans une perspective à long terme qui, d'après leurs prévisions, devrait débuter avec une « période de transition » et se prolonger avec une longue série des « mandats électoraux » gagnés d'avance. A ce jour, l'on en est déjà au premier mandat électoral gagné d'avance ! Conscient des sentiments de rejet qu'il suscite auprès de certains gouvernements occidentaux principalement au niveau du gouvernement Britanique et aussi de l'administration américaine,- le Président Robert Mugabe avait conçu de contrebalancer cette très forte animosité en nouant d'excellentes relations d'intérêts avec d'autres pays du monde occidental.

Pour le chef de l'Etat zimbabwéen,- la Belgique, siège de l'Union Européenne et de l'organisation du Traité de l'Atlantique Nord, était en mesure d'offrir au Président Robert Mugabe d'excellentes perspectives de réhabilitation sur la scène politique du monde occidental. Marginalisé des affaires congolaise tout au long des dernières années de régne de la dictature mobutiste avant d'en etre exclu par le pouvoir despotique de Laurent Desire Kabila,- la Belgique esperait tirer le plus grand profit d'une alliance strategique avec le President Robert Mugabe dont « l'elu » et le paravent faisait office de maitre de l'Appareil de l'Etat congolais. De plus, le malin genie du President Robert Mugabe l'avait amené à imaginer la possibilite de tirer le plus grand avantage de l'antagonisme et autres rivalités qui prevaut au niveau des pays occidentaux qui fondent certaines alliances sur le seul fait d'appartenir a l'un ou a l'autre groupe des pays dits francophones ou anglophones.

A cet effet, le President Robert Mugabe s'était aussi servi de l'alibi « anglophone contre francophone » comme traquenard pour s'assurer le ferme soutien du gouvernement francophone de Jacques Chirac qui, du reste, entretenait des relations assez tièdes avec les anglophones du gouvernement Britanique et aussi de l'administration américaine. Excellent défenseur de la cause du Président Robert Mugabe,- la Médiation Sud-africaine quant à elle se chargeait de convaincre le bloc anglophone de l'extrême nécessité d'apporter leur caution aux politiques mises en œuvre par le chef de l'Etat zimbabwéen en République Démocratique du Congo.

Pour étayer sa thèse en faveur d'un soutien britannique et américain au Président Robert Mugabe , la « Médiation Sud-africaine » évoquait notamment l'excellent service rendu au niveau de l'extrême facilité avec laquelle le chef de l'Etat zimbabwéen avait réussi à débarrasser le monde du Président Laurent Désiré Kabila. Dans son argumentation, la « Médiation Sud-africaine » présentait le Président Laurent Désiré Kabila comme étant le plus grand obstacle à la Paix dans la sous-région des Grands-lacs et aussi comme le principal frein a la promotion des investissements occidentaux dans la nouvelle République Démocratique du Congo. Dans ce pays passé sous la domination du President Robert Mugabe devenu, de facto, le véritable chef de l'Etat Congolais, il se trouvait Mr. Malta Forest, faisant office de la principale antenne du monde des affaires belges dans cette ancienne colonie belge.

Etienne Tshisekedi, président de l'Udps, méconnaissable, tabassé, brutalisé et amené manu militari à cause de ses opinions politiques par la soldastesque mobutiste

Mr. Malta Forest s'était engagé depuis très longtemps à jouer au facilitateur de l'édification des nouvelles « relations privilegiées » liant, une fois encore, l'ancienne puissance coloniale belge à son ex-colonie à savoir, le « Congo zimbabweisé. » A toutes fins utiles, il s'impose de souligner le fait que le richissime Mr. Malta Forest préfère opérer dans l'ombre alors même qu'il est la piece maitresse des enjeux politiques et économiques congolais post-mobutistes. C'est dans ce contexte général qu'il faudrait placer la mascarade d'élections présidentielles, législatives et provinciales organisées en 2006 à la suite des artifices mises en œuvre pour s'assurer de l'exclusion de notre Parti, l'UDPS, et de notre Président national, le Docteur Etienne Tshisekedi. L'exclusion de l'UDPS et du Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba était principalement le fait du réseau international cristallisé autour du Président Robert Mugabe qui tenait à perpétuer son contrôle total de l'appareil de l'Etat Congolais. Pour atteindre son ultime objectif, le malin génie du Chef de l'Etat zimbabween avait réussi à manipuler et à convaincre toutes les parties prenantes à son reseau international de l'extrême nécessite à soutenir la mascarade des élections présidentielles, législatives et provinciales organisées en République Démocratique du Congo en 2006.

En soutenant, envers et contre tout, l'installation au pouvoir de l'actuel Chef de l'appareil de l'Etat Congolais, le Ministre belge Karel De Gucht et l'ensemble du gouvernement voulait tout simplement perpétuer le règne post-colonial d'un systeme de gouvernement autocratique, kléptocrate, terroriste, néo-esclavagiste et criminel que la Belgique a toujours contribué à imposer dans notre pays.

Le gouvernement belge connaissait les origines de l'actuel chef de l'appareil de l'Etat Congolais. La Belgique savait que la fin du règne et de la vie du Président Laurent Desire Kabila était le fait d'un coup d'état meurtrier perpétré par les officiers de la garde présidentielle zimbabweéenne en charge de la sécurité rapprochée du défunt chef de l'Etat Congolais.

Il y a lieu de prendre en compte le rôle principal joué par le gouvernement belge et de son Ministre des affaires étrangères Mr Karel De Gucht dans la mise en œuvre des tricheries à tres grande échelle qui ont abouti non seulement au maintien au pouvoir de l'actuel Chef de l'Etat autocratique congolais mais aussi à la mise en echec du processus d'émergence de l'Etat de droit qui aurait du constituer le meilleur gage pour la protection des droits de l'Homme dans notre pays. Mais, helas ! Outre le pouvoir de l'Etat autocratique issu de la parodie des élections de 2006, il s'impose d'avoir sans cesse présent à l'esprit la responsabilité premiere et fondamentale du gouvernement belge dans les 48 années de l'histoire post-coloniale de la République Démocratique du Congo dominé par le processus de la descente aux trèsfonds des enfers des violations des droits de l'homme ayant abouti à l'actuel desastre humanitaire congolais.

C'est dire que le gouvernement de Mr. Karel De Gucht partage la responsabilite directe et indirecte de qu'il dénonce en disant que « l'horreur des violences sexuelles commises dans l'est du pays est cauchemardesque. » … « Cette situation résulte de l'impunité quasi totale des auteurs de ces crimes » … « les Congolaises et les Congolais, comme tout autre peuple, ont droit à la liberté de choisir, à la paix, à la sécurité et à la prospérité » … : faites par le Ministre des affaires etrangeres belges , ces declarations sont le contraires de toutes les actions politiques, diplomatiques et economiques menées durant les dix dernières années par le Gouvernement belge.

Avant et après la proclamation de l'indépendance de la République Démocratique du Congo,- la Belgique n'a jamais œuvré en faveur de la protection des droits humains congolais. La Belgique a toujours œuvré en faveur du règne de l'impunité au niveau des crimes contre l'humanité perpétrés dans notre pays. Au dela des atrocites de l'époque coloniale belge,- le gouvernement belge ne s'est jamais inscrit dans la logique de la promotion des aspirations du peuple congolais en faveur du droit à la liberté de choisir, à la sécurité et à la prospérité en République Démocratique du Congo. Jamais.

En effet, Mr. Karel De Gucht fait semblant d'ignorer qu'il était membre du précèdent gouvernement belge dirigé par son Parti qui a payé le prix le fort pour convaincre ses pairs de l'Union Europeenne et du Traite de l'Atlantique Nord (l'OTAN) et aussi leurs alliés américains et canadiens sur l'extrême nécessité de soutenir l'installation au pouvoir des Seigneurs de guerre. C'est à la demande expresse du gouvernement belge que les troupes européennes se sont rendues dans notre pays pour reprimer les populations congolaises, fusse t-il dans le sang, pour installer au pouvoir des co-auteurs et co-responsables du « Génocide congolais » qui a couté la vie à environ 10 (DIX) Millions d'hommes, femmes et enfants congolais. Co-auteurs du pillage des richesses naturelles congolaises evaluées à plus de 8 (HUIT) Milliards de dollars US.

Il est de notoriété publique que le gouvernement belge et son délégué à l'Union Européenne, Mr. Louis Michel, s'étaient appropriés ces fameuses élections congolaises de 2006 pour la simple et bonne raison qu'ils avaient réussi à convaincre l'Union Européenne de l'extrême nécessité d'en assurer le financement évalué à près de 500 millions d'euro. Pour s'assurer la perpétuation du règne du système de gouvernement autocratique, kleptomane, terroriste, néo-esclavagiste et criminel dans l'ancien Congo-belge, le gouvernement belge et son délégué à l'Union Européenne avaient exigé et obtenu, d'une maniere ou d'une autre, l'exclusion, de l'UDPS et de son President national, le Docteur Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

Pour s'assurer la réussite de leurs plans machiaveliques, le gouvernement belge avait usé de toutes sortes d'artifices pour arracher de l'Union Européenne la mise a disposition des troupes d'élites, des armees européennes envoyées dans notre pays pour étouffer, fusse t-il dans un ocean de sang, toutes velléités de contestations de la mascarade électorale organisée en 2006 par le Gouvernement belge en République Démocratique du Congo. Comme à l'époque du règne de la dictature mobutiste, l'objectif poursuivi était de mettre en echec les aspirations et attentes des populations congolaises qui, dans leur plus grande majorité, adhèrent à notre Parti, l'UDPS : du reste, l'histoire dira un jour que la Belgique avait été et demeuré encore le plus farouche opposant de la Réconciliation nationale inter-congolaise qui constitue l'esprit général degagé des travaux de la Conférence Nationale Souveraine (CNS).

« Vous savez que je n'ai pas l'habitude de mâcher mes mots... » a laisse entendre le Ministre des Affaires étrangères belges : cependant force est de reconnaître que Mr Karel DE Gucht ne mache pas ses mots uniquement quand il s'agit de faire du chantage et intimider le Chef de l'Appareil de l'Etat mis en place dans notre pays avec la complicité du gouvernement belge. Pour une meilleure compréhension des avis et considérations que j'ai conçu de partager avec vous sur la responsabilité majeure de la Belgique dans les 48 dernières années de la descente aux trésfonds de l'enfer congolais,- j'aimerais vous faire part des avis et considérations émis il y a près de 25 ans par le professeur belge, Jacques Vanderlinden qui écrit ceci dans son livre intitule « La crise congolaise » : « En 1908, la Belgique reprenait le Congo … A ce moment Léopold II appréhendait que ce petit pays de petites gens aux petits esprits lui « cochonne » cette colonie dont il savait depuis des années d'apprentissage que la Belgique avait tant besoin. Et sans doute faut-il admettre aujourd'hui que les Belges portent une part non négligeable dans la cause première de ce qu'on appelle le mal zaïrois. Personnellement, je serais tenté de mettre en évidence trois éléments étroitement liés et décisifs à cet égard. » « D'abord la myopie des années cinquante. Alors que tous les signes convergent vers la décolonisation, la place Royale refuse de les voir pensant encore … que la « Belgique comprend indéfectiblement ses territoires d'Europe et ses territoires d'Afrique. » … Ne pas avoir de projet politique précis pour le Congo … C'est l'image du bateau sans équipage ».

« Il faut ensuite, parler de la faiblesse qui, a partir de janvier 1959, vient s'ajouter à la myopie. Tout d'abord personne à Bruxelles ne comprend que pour les Congolais seul un projet complet et programme est désormais crédible, alors qu'il a été revendiquer à maintes reprises depuis près de trois ans. … Mais la où myopie et faiblesse se rejoindront pour confiner dans l'aberration, c'est lorsqu'on promettra la reintegration aux fonctionnaires de la Colonie. … « Viennent enfin des erreurs manifestes d'appreciation sur le terrain … »

C'est dans ce contexte général que j'aimerais placer l'actuel processus de la « Zimbabweisation » de la Republique Democratique du Congolais : ce processus est né de la conjugaison de deux principaux facteurs, a savoir : d'une part, le Coup d'Etat zimbabween du 17 janvier 2001 ayant entrainé le meurtre du President Laurent Desire Kabila tué par les officiers de la Garde présidentielle zimbabwéenne requis à sa garde rapprochée et d'autre part les accords secrets conclus au lendemain de ce Coup d'Etat entre la Belgique et le Président Robert Mugabe. Ayant réussi à mettre fin à la vie et au règne du President Laurent Desire Kabila,- le President Robert Mugabe est celui qui a procédé à la cooptation et a l'installation du successeur du Président Laurent Desire Kabila. Grace a cette astuce, le Chef de l'Etat zimbabween s'est assuré le contrôle de l'Appareil de l'Etat Congolais.

Tirant profit d'excellentes relations qu'il entretenait et continue à entretenir avec la Médiation sud-africaine pour la crise congolaise, le Président Robert Mugabe a réussi sans trop d'ecombres à accorder une certaine légitimation électorale à son poulain. Décu des prestations belges, le Président Robert Mugabe, véritable mentor du Chef de l'Etat en place à Kinshasa, tente de se débarasser de la Belgique pour s'allier à ses anciens partenaires idéologiques, militaires, économiques et financiers de la Chine et de la Coree du Nord. Ces groupes d'affaires nord-coréens opèrent dans la plus grande discrétion sous le label chinois.

Pour réussir cette operation, le Président Robert Mugabe dispose du soutien total des plus hautes instances politiques dirigeantes de la République Sud-africaine que les stratégies militaires américaines désignent comme la puissance militaire en charge de la sécurité de la sous-région de l'Afrique centrale : c'est aussi cela le cadre général de la Zimbabweisation de notre pays.

Jacques MATANDA derrière Mgr. Mosengo Pansiya pour manifester son soutien au prélat et l'encourager à prendre les rennes de la Conférence Nationale Souveraine (CNS)

Congo Vision

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