UDPS : JACQUES MATANDA MAMBOYO KUDIA KUBANZA « PRESIDENT a. i. DE L'UDPS !»
( UDPS online 31/05/2010)
L'annonce. La déclaration du jeune turc, l'un des lieutenants de Monsieur Etienne Tshisekedi, durant la Conférence Nationale Souveraine, se veut sans équivoque : « Je déclare assumer, désormais, à titre intérimaire, les fonctions de Président National de l'Udps ». C'est, en substance, ce que les auditeurs (ils étaient plusieurs milliers) de la plus populaire chaine numérique, radio Kimpwanza, ont pu entendre, dans la soirée de samedi, 29 mai 2010. plus nombreux que d'aJacques Matanda ma Moyo Kudia Kubanza, jusque là, Représentant de l'Udps auprès de l'administration des Etats-Unis d'Amérique et à l'Onu, se déclare, Président National a. i de l'Udps. L'événement s'est produit sur les chaînes numériques de la radio Kimpwanza, dont la popularité, au niveau de la diaspora congolaise et les antis régime Kabila, sur place en RD Congo ne souffre d'aucune contestation. C'est donc ce lieu privilégié qui a servi de tribune au « désormais Chef du Parti a. I, fille ainée de l'opposition congolaise ». Profil de l'homme
On aurait attribué ces propos d'une témérité sans précédent, à l'humour si l'exilé états-aunisien, n'était connu pour son passé bombardier politique. Sa carte de visite outre sa présence dans le carré rapproché du Premier Ministre issu de la Conférence National Souveraine, porte des noms tels que Badibangi, feu Masasu, Mufankol. Il est dans la résistance en Angola, en Ouganda, en Europe avant de rejoindre le pays de Back Obama, où il Etienne Tshisekedi le nomme en qualité de Représentant de l'Udps auprès de l'administration américaine et de l'Onu. Sociologue et politicologue autodidacte, après ses brillantes études secondaires, il a un art oratoire dont aurait bien besoin tout politicien tenant à choyer ses électeurs. Ses rapports, au niveau national, vont des co-fondateurs de l'Udps, indistinctement aux animateurs des organes de l'Udps en passant par l'Usoral et autres qui faisaient, jadis, peur au régime de Mobutu.
Il s'identifiait, à travers des interventions physiques et verbales musclées pour faire entendre la raison patriotique, au péril de sa vie, ce qui le contraignait à une vie de sans domicile fixe, pour échapper aux attentats dont il était, en permanence, la cible. Il passait parfois ses nuits dans les garages et dans les installations des « Quado » Moralement proche d'Étienne Tshisekedi wa Mulumba
Qui se ressemble s'assemble dit-on. Jacques Matanda ma Mboyo a toujours fait preuve d'une intégrité morale, non démentie, à ce jour. Il a repoussé, plus d'une fois, les offres ministérielles et financières que l'on lui proposait, en échange de son silence ou de son ralliement. En outre, plusieurs témoignages confirment son côté non revanchard qui fait défaut à la classe politique, tel qu'on a l'habitude de l'observer : Mobutu a pendu ; Laurent Désiré Kabila a tué, jeté, sans procès, en prison. La situation en matière de règlement de compte est, aujourd'hui, sans précédent. Ces qualités réunies, « le Président National de l'Udps, a.i » ne présenterait-il pas des similitudes avec le titulaire, en convalescence en Belgique, depuis trois ans ? C'est justement, à cause de cet état de santé, auquel il faut ajouter d'autres motifs, notamment l'anarchie, la récupération ethno-politique de l'Udps, les dérapages avec, à la clef, la décision bidon conçue dans le but de déstabiliser les organes issus du 1Er Congrès dont Jacques Matanda se pose en défenseur, que ce dernier, se croit en devoir et en droit de sauver, par le geste qu'il vient de poser, ce patrimoine national qu'est l'Udps. La légitimité de la déclaration
La question que l'on se pose est de savoir : suffit-il de se proclamer, à titre intérimaire, soit-il, Président de l'Udps, pour que cela ressemble à « Que le soleil soit et le soleil fut » ? A notre avis, cela constitue un autre sujet de débat. A ce stade de compte rendu, l'honnêteté intellectuelle conseille l'impartialité et la restitution des faits vécus. N'empêche « l'homme fort du moment » s'en défend : les hommes d'Etat, dans leur majorité, ont pris le pouvoir par le procédé d'auto proclamation. A titre d'exemple, il a évoqué des cas, notamment la prise de pouvoir par Mobutu, Laurent Désiré Kabila, la succession à la tête de l'Udps du vivant de Fréderic Kibassas Maliba etc. Selon lui, l'information et l'appréciation de celle -ci par la base reste une condition préalable à la légitimité. Il s'attèlerait à cette tâche primordiale, le reste (la légitimité) reconnait-il, viendrait par la suite. Alors, fallait-il oser ? Notre ami commun croit, dur comme fer, pouvoir y parvenir.
Sa vision de choses, quoique discutable, a fait sensation. Des correspondants, se sont signalés partout à l'intérieur et à l'extérieur du pays dont la plupart se déclaraient immédiatement favorable à l'intérim du Chef du Parti par l'orateur. Les « ba mamans » se sont particulièrement intéressées, lui ont, à l'instar des auditeurs, exprimé leur soutien. Le Président national de l'Udps, Monsieur Etienne Tshisekedi ne disait-il pas « Prenez-vous en charge »? L'exhortation du leader maximo, pour l'événement d'hier soir, semble avoir été entendu, cinq sur cinq. par celui que les animateurs de la radio Kimpwaza surnomment « Songe na mbeli ». Au moment où, disait, le surnommé Monsieur « Songe na mbeli » des conflits tribalo-ethniques, l'anarchie, se développent, minent et laminent le Parti ; dès lors qu'un fils, sans passé référentiel dans le Parti s'emploi à porter un coup aux organes issus du 1er Congrès, le moment était tout indiqué, s'inscrivait dans la droite ligne de « prenez-vous en charge » pour sauver le Parti par cette auto-proclamation. Il n'y a pas un sans deux.
Félix Tshilombo , l'on se souviendra, s'était, dans le même style d'auto-proclamation, par le biais de la presse, déclaré candidat aux prochaines présidentielles. Si celui-là qui vit avec son papa dans la maison osait ce qu'il faut considérer comme un « coup d'état de palais », son alter ego, Jacques Matanda a au moins le culot de nuancer la donne en parlant d'intérim.
Autre fait sans lien direct avec l'annonce de Jacques Matanda. Deux jours auparavant, un communiqué du Parti à Kinshasa fait état d'une conférence de presse, prévue ce lundi 31 mai 2010 au siège de l'Udps à Righini. Il n'est pas exclu, qu'à cette occasion, la presse revienne sur les déclarations et tenter de concilier les deux circonstances mettant à contribution la presse tant nationale et internationale. Il y aura du grabuge dans le ciel. C'est pour ramener le calme dans la Maison qu'un colloque des cadres de l'Udps à l'extérieur, toutes tendances confondues, devra avoir lieu, en Belgique, durant la deuxième semaine du mois de juin 2010. C'est en vertu du « du choc des idées que jaillit la lumière » qu'il faudra inscrire ce rendez-vous, en perspective, étant donné, clament les organisateurs, l'heure n'est plus à « qui a raison, qui a tort ». Lorsqu'il y a péril en la demeure, toutes les pistes (non compromettantes) doivent être explorées. Cela suppose qu'on doit faire preuve de l'esprit de tolérance, d'ouverture. Une telle attitude implique que soit privilégié tout ce qui conduit à l'entente, que seuls la bonne volonté et le non exclusion rendraient possibles.
Awazi Kasele Mukuti
Udps/Suisse.
2010-05-31 00:56:06
Par Awazi Kasele
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Les Udps : La guerre de légitimité a commencé
( L'Avenir Quotidien 31/05/2010)
*La décision d'exclure a été prise non pas par un organe, mais par un homme, Etienne Tshisekedi. Cela favorise mal non pas seulement la lecture des textes, mais aussi le bon sens. *Quelle est la preuve que cette fois, la décision 099 est bien venue de Etienne Tshisekedi ? *A quoi sert cette décision qui met dehors des personnes qui étaient déjà dehors et ne s'en cachaient pas ?
Est-ce la fin du tourment au sein de l'Udps ? Il n'y a aucune raison de le croire. Mais, dans certains milieux de ce parti politique on estime que la crise est terminée avec la révocation de cinq cadres accusés d'indiscipline. Cette conviction vient-elle du fait que la décision 099 vient effectivement du président national du parti, Etienne Tshisekedi. Ce qui fait réfléchir, c'est qu'on ne peut pas se faire telle conviction et se donner de l'assurance que cette fois, c'est la meilleur, sans se poser des questions sur ce qui se passait réellement les autres fois. En termes clairs qu'en était-il des précédentes décisions contestées par les cadres ? Qu'est-ce qui dit que cette fois encore on n'est pas dans la même galère ?
La bataille d'arguments
Ceci pousse à se poser des questions sur la portée de ces mesures. En clair, on veut savoir ce qui changera après cette décision. Car, encore une fois, on risque d'assister à la querelle autour du sigle Udps. Après Udps/Kibasa et Udps/Tshisekedi, on va vers l'existence d'un autre Udps. La bataille de la légitimité va être rude. Personne n'est sensé la gagner d'avance. Elle a même déjà commencé avec le positionnement des fondateurs. Tshisekedi en lui seul représenterait-il la légitimité au sein de l'Udps ? Les textes qui régissent le parti le disent-ils clairement ? C'est l'argument que la bande à Félix Tshisekedi brandira. Qui est avec Etienne Tshisekedi, même sans tous les fondateurs du parti, est dans la légitimité. Pour ceux qui s'appuient sur cet argument, l'Udps, c'est Etienne Tshisekedi.
Malheureusement cet argument ne tient pas compte de l'évolution de la situation au de cette formation politique qui nous a habitué aux crises et au schisme. Si hier, Tshisekedi était l'Udps, c'était à cause de sa popularité de l'époque face au dictateur Mobutu. Aujourd'hui, non seulement Mobutu n'existe plus, mais aussi la popularité du leader de l'Udps s'est effritée. On n'a pas besoin d'aller chercher des preuves à ce constat que dans le comportement des uns et des autres au sein de ce parti politique. On peut tout faire, chercher à tromper l'opinion, mais on sait que ce qui se passe dans ce parti, c'est une lutte pour la succession. Pour parler un langage commercial, c'est une lutte pour « la liquidation de Etienne Tshisekedi ». C'est à ce sujet que Jacques Matanda a raison lorsqu'il pense que cette lutte et toutes les manœuvres autour, tuent à grand feu le leader de l'Udps. En fait, Tshisekedi a été « sur-utilisé », sucé comme un chewing-gum.
Qu'est-ce qui va changer ?
Ce n'est pas en ce moment que l'argument pour la légitimité au sein de l'Udps passerait par « la fidélité à Tshisekedi ». Tout ce que les cadres exclus ont fait jusqu'à présent, c'était déjà la négation de Tshisekedi comme une fatalité. La décision 099 met dehors des gens qui étaient déjà dehors et qui ne s'en cachaient pas. En effet, si en faisant ce qu'ils faisaient, ces cadres se réclamaient de Tshisekedi, c'était pour ne pas contrarier un malade. On sait que la décision 099 a pour but d'éloigner ceux qui suivaient ces cinq cadres de ces derniers. Pour que cela soit possible, il faut être sûr et certain que ces militants croient encore en Tshisekedi. S'ils ont, comme hier l'espoir sur le « lider maximo ». Il semble que tout cela est bien fini, nous semble-t-il. Surtout lorsque les exclus se lancent dans une campagne d'explication pour garder leurs troupes ? Leur argument à eux, est connu. La légitimité est fonction de la position des fondateurs. L'on se souviendra que c'était l'argument massue des kibassistes en plus du fait que le Katangais seul à posséder des documents du parti. Il avait fallu la manœuvre de Sun City pour que seul l'Udps Tshisekedi a été accepté aux négociations politiques inter congolaises.
La question des textes
On peut donc se poser la question de savoir quels sont ces fondateurs qui ne sont pas allés avec Mulaja, Ngoyi Mukendi et consorts et qui pourraient constituer un argument pour la bande à Belchika ? C'est pour dire que ce ne sera facile ni pour les uns ni pour les autres. Il n'y a peut-être que les textes du parti, dans la mesure où ils seraient précis et clairs à ce sujet, qui pourront trancher. On constate par expérience que les textes de l'Udps n'ont jamais été une solution aux différents problèmes de légitimité que ce parti a traversés depuis la première scission avec l'Udps/Dpr du professeur Dikonda. C'est sur cette réalité que se fonde la conviction que l'on va vers la naissance d'un énième Udps. Dans ce parti, ce ne sont pas les organes qui décident, mais l'homme, Tshisekedi. « C'est une décision prise par le président national pour exclure certains éléments qui sont considérés comme perturbateurs de l'ordre auquel le président national a appelé » Et Félix Tshisekedi de poursuivre : « Les cadres exclus ont multiplié les actes d'insubordination qui ont fini par excéder le président national et qui l'ont poussé à prendre cette décision ». Ce qui est intéressant, c'est que même Félix Tshisekedi est conscient que c'est la guerre de succession qui a commencé, même s'il estime, sans le démontrer, que l'heure de cette succession n'est pas proche. Le fils de Tshisekedi l'a dit haut et fort à la Voix de l'Amérique : « certains ont cru que son heure avait sonné », … mais le président de l'UDPS « a repris les commandes du parti ». Pendant cette crise, combien de fois avait-on entendu ce discours sur le retour de Tshisekedi ? On peut parier qu'avant la décision099 risque d'être comme avant la décision 099, sinon, pire pour les militants de Félix Tshisekedi et autres. Le triomphalisme des uns, notamment à travers les propos de Félix Tshisekedi n'est pas de nature à ouvrir une brèche sur une éventuelle réconciliation. Le moment de la réconciliation est passé. Il est temps l'Udps dans ses diversités, pour ne pas dire dans ses divisions, s'assume.
Eviter des prétextes fallacieux demain
Demain ce sera les élections. L'Udps va encore une fois constituer un problème. C'est le moment où jamais pour ce parti qui a décidé de participer aux prochaines élections, de faire le ménage et d'éclairer une fois pour toutes, l'opinion tant nationale qu'internationale. Il ne faut pas que demain, l'Udps nous serve du déjà entendu avec le refrain selon lequel le pouvoir aurait « fabriqué » des Udps pour faire ombrage à Tshisekedi.
Joachim Diana G.
29/05/2010
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