GOMA (AFP) - 28/10/2008 20h29
 L'ONU est intervenue mardi pour stopper la progression des rebelles congolais de Laurent Nkunda vers Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où des milliers de civils continuaient de fuir les fronts qui se multiplient dans le Nord-Kivu.
La Mission de l'ONU en RDC (Monuc) est intervenue avec ses hélicoptères de combat contre les hommes du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda dans la zone de Kibumba, à 30 km au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.
 "Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour défendre la ville (de Goma) et empêcher une catastrophe humanitaire", a prévenu le chef de la Monuc Alan Doss, qualifiant la situation de "très instable".
La porte-parole de la Monuc à Goma, Sylvie Van der Wildenberg, avait auparavant indiqué que "l'utilisation (des) hélicoptères de combat contre le CNDP dans la zone de Kibumba (avait permis) de disperser les rebelles et de bloquer leur progression".
Des combats entre les hommes de Nkunda et l'armée congolaise (FARDC) étaient aussi signalés plus au nord, vers le centre administratif de Rutshuru, à une centaine de km de Goma, où l'ONU a un temps envisagé d'évacuer le personnel humanitaire avant d'y renoncer à cause de la situation sécuritaire.
"Nous sommes à 4 km de Rutshuru centre", a de son côté affirmé le porte-parole des rebelles, Bertrand Bisimwa, joint par téléphone.
"Les FARDC ont relancé ce matin les combats contre nos positions. Nous sommes aussi à 16 km de Goma", a-t-il ajouté, sans que cela soit confirmé de source indépendante.
Sur la route, à une dizaine de km au sud de Kibumba, des dizaines de soldats des FARDC refluaient vers Goma dépassés par des blindés de la Monuc, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Nous nous efforçons de sécuriser les centres urbains, la politique du CNDP qui consiste à pousser les déplacés vers les villes est inacceptable", a affirmé Mme Van der Wildenberg.
Selon elle, la rébellion a adopté depuis dimanche "une stratégie de guérilla en ouvrant de multiples fronts" afin de disperser les forces gouvernementales et de l'ONU - le CNDP a tiré lundi sur la base de la Monuc à Kibumba, blessant un Casque bleu, selon une source militaire.
M. Doss s'est aussi plaint que certains éléments de l'armée régulière aient abandonné leurs positions "sans avertir" la Monuc, parlant de "dysfonctionnements" dans leur chaîne de commandement.
Des milliers de civils continuaient mardi de fuir les combats. Une grande partie d'entre eux se sont arrêtés à Kibati, à 6 km de Goma, où se trouve un camp de déplacés de guerre.
"J'ai fui Kibumba parce qu'il y avait la guerre entre les FARDC et la rébellion", a expliqué Joséphine Kabedi, un enfant dans le dos et un dans ses bras. "J'ai fait une journée de marche sans manger".
Selon elle, les rebelles de Nkunda "sont venus lundi par une colline, frontalière avec le Rwanda" pour attaquer Kibumba.
Depuis la reprise des combats le 28 août, en violation d'un cessez-le-feu signé en janvier, Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir le CNDP, ce que Kigali dément.
A Goma, beaucoup de magasins et le grand marché sont restés fermés mardi, peu de véhicules circulaient.
La présence de la Monuc, contre laquelle des centaines de personnes ont violemment manifesté lundi à Goma lui reprochant de ne pas être assez énergique envers la rébellion, était particulièrement discrète.
La communauté internationale a lancé de nouveaux appels aux belligérants.
L'Union africaine (UA) a demandé aux parties d'"observer un cessez-le-feu", tout comme la France et la Grande-Bretagne.
Le commissaire européen au Développement Louis Michel doit effectuer mercredi une "visite d'urgence" en RDC pour évaluer les besoins.
Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué qu'il allait aider 30.000 personnes ayant fui les combats des derniers jours.
Depuis le 28 août, les affrontements dans le Nord-Kivu ont jeté sur les routes quelque 200.000 personnes de plus.
© 2008 AFP
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RDC : les moyens de la MONUC atteignent leurs limites avec les nouveaux combats au Nord-Kivu
28 octobre 2008 – La reprise des combats samedi au Nord-Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), et les déplacements massifs de populations sont en train de révéler les limites des moyens dont disposent les Nations Unies sur le terrain, a dit mardi le représentant spécial du Secrétaire général en RDC, Alan Doss, lors d'une conférence de presse.
« La situation est très tendue », a dit M. Doss, lors d'une vidéo-conférence depuis la RDC avec la presse à New York au cours de laquelle il a expliqué que les ressources de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo ( MONUC ) atteignaient leurs limites, et exprimé l'espoir que le Conseil de sécurité pourrait revoir son mandat et les moyens qui lui sont impartis.
« Il semblerait que le Congrès national du peuple (CNDP) souhaite attaquer Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, et Rutshuru, à 100km de là, et d'autres centres de population. En vertu de notre mandat, nous essayons d'empêcher que cela ne se produise », a dit le représentant spécial du Secrétaire général.
Les populations ont été forcées de fuir les camps et les villages au nord de Goma en raison des combats entre les rebelles du CNDP aux ordres de l'ex-général Laurent Nkunda et les Forces armées de la RDC (FARDC).
« Des combats ont eu lieu près des camps de déplacés, qui étaient protégés par la MONUC et les forces gouvernementales. Certaines positions occupées par les FARDC ont été abandonnées, ce qui a fait peser une pression supplémentaire sur la MONUC », a-t-il dit. Certains membres des FARDC ont même « perdu le contrôle et se sont mis à tirer sur des agents humanitaires qui essayaient de mettre des personnes déplacées à l'abri ». « Nous avons fait savoir au gouvernement que cela était inacceptable », a-t-il insisté.
Alan Doss a par ailleurs condamné les manifestations de population et les jets de pierres ainsi que les tentatives pour entrer dans les locaux des Nations Unies. « Hier, il y a eu au moins un mort du fait d'une balle perdue. Nous le regrettons profondément, mais chaque fois que cela se produit, nous devons expliquer à la population qu'elle retarde notre intervention pour la protéger des attaques par des forces hostiles », a dit le chef de la MONUC.
M. Doss a aussi évoqué le risque de tensions ethniques – tensions qui pourraient « s'aggraver et prendre des proportions catastrophiques pour toutes les populations du Nord-Kivu », a-t-il prévenu.
A la question de savoir pourquoi la MONUC, qui est la plus nombreuse des opérations de maintien de la paix avec 16.500 militaires, n'avait pas pu arrêter les combats, le chef de la MONUC a expliqué par avance que la Mission opérait sur quatre fronts, dont le Nord-Kivu, mais aussi au Sud-Kivu, en Ituri et dans la Province orientale, où l'Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army, LRA), groupe armé connu pour ses activités sanguinaires dans le nord de l'Ouganda a récemment été active.
Il a aussi expliqué que la Brigade du Nord-Kivu n'était pas aussi nombreuse qu'on pouvait le penser, pour couvrir un territoire grand comme la France, sans routes et peu de voies de communication.
S'agissant de l'accueil des populations déplacées, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ( UNHCR ) se préparait mardi à l'arrivée de 30.000 personnes près de Goma.
Parmi les dizaines de milliers de personnes fuyant vers le sud, on compte 20.000 déplacés installés précédemment au camp de Kibumba, à 30 km au nord de Goma, et 10.000 des villages alentours.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires ( OCHA ) a indiqué également mardi que l'accès humanitaire était très restreint, à cause des combats, des barrages sur les routes, des violences et des intimidations dont sont victimes les agents humanitaires, y compris le détournement des véhicules humanitaires par toutes les parties. La Coordination humanitaire est aussi préoccupée par les pillages auxquels se livrent toutes les parties à l'encontre des infrastructures civiles, y compris les centres de santé et les habitations dans les zones de combat, et par les violations des droits de l'homme.
Les besoins humanitaires en matière d'abris, d'eau, de santé et de protection restent importants. Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance ( UNICEF ) a lancé son mécanisme de réponse rapide et le Programme alimentaire mondial (PAM) suit de près les besoins en nourriture.
Les combats au Nord Kivu se sont intensifiés vers la fin de 2006. En janvier 2008, ils avaient causé le déplacement de plus de 800.000 personnes, et les agences des Nations Unies estiment à 1 million le total des déplacés dans la province.
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RD Congo: Ban appelle à un cessez-le-feu immédiat dans le Nord-Kivu
Nouvelles de l'ONU
RDC: des hélicoptères de l'ONU dispersent les rebelles à Kibumba
AFP
28 oct. 08 - 17h16
KINSHASA, 28 oct 2008 - Des hélicoptères de combat de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc) ont dispersé mardi les rebelles de Laurent Nkunda dans la zone de Kibumba, à 30 km au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord Kivu, dans l'est du pays, a affirmé l'ONU.
"L'utilisation de nos hélicoptères de combat contre le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP de Nkunda) dans la zone de Kibumba vient de permettre de disperser les rebelles et de bloquer leur progression", a indiqué à l'AFP la porte-parole de la Monuc à Goma, Sylvie Van der Wildenberg, jointe au téléphone depuis Kinshasa.
La rébellion du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda avait attaqué lundi matin la localité de Kibumba, poussant des milliers de civils à fuir à la hâte les combats en se déplaçant vers Goma.
Le commissaire européen Louis Michel part d'urgence en RD Congo
AFP
28 oct. 08 - 18h40
BRUXELLES, 28 oct 2008 - Le commissaire européen chargé du Développement Louis Michel effectuera à partir de mercredi une "visite d'urgence" en République démocratique du Congo pour évaluer les besoins provoqués par les combats dans le Nord-Kivu, a annoncé mardi un porte-parole.
Au cours de sa visite de deux jours, Louis Michel "se concentrera sur la situation au Nord-Kivu d'un point de vue humanitaire", a précisé le porte-parole, Amadeu Altafaj.
"Un nombre sans précédent de personnes fuient la zone de conflit et il faut répondre à des besoins humanitaires urgents", a-t-il souligné.
Vendredi, le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU avait estimé que la recrudescence des combats dans la province du Nord Kivu avait fait fuir plus de 200.000 personnes depuis fin août.
Pendant sa visite à Kinshasa, Louis Michel devrait aussi rencontrer le président Joseph Kabila.
Des combats opposent régulièrement depuis le 28 août la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dirigée par le général tutsi déchu Laurent Nkunda aux Forces armées de RDC (FARDC) dans les collines du Nord-Kivu, en violation d'un cessez-le-feu issu de l'accord de paix de Goma signé en janvier 2008.
La démission lundi du nouveau commandant de la mission de l'ONU dans ce pays, la Monuc, est venue illustrer les difficultés grandissantes des Casques bleus, qui n'arrivent plus à empêcher les combats entre la rébellion et l'armée congolaises.
Est de la RDC: des milliers de civils continuent de fuir vers Goma
AFP
28 oct. 08 - 17h15
GOMA, 28 oct 2008 - Des milliers de civils continuaient mardi à fuir les combats entre la rébellion de Laurent Nkunda et l'armée congolaise (FARDC) sur la route de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, a constaté un journaliste de l'AFP.
Beaucoup d'entre eux, fuyant les combats qui ont éclaté lundi dans la localité de Kibumba, à 30 km au nord de la capitale provinciale, se sont arrêtés dans la localité de Kibati, à 6 km de Goma, où se trouve un camp de déplacés de guerre.
"J'ai fui Kibumba parce qu'il y avait la guerre entre les FARDC et la rébellion", a indiqué à l'AFP Joséphine Kabedi, assise à même le sol, un enfant dans le dos et un autre dans ses bras. "J'ai fait une journée de marche sans manger", a-t-elle ajouté.
Selon elle, les hommes du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda "sont venus lundi par une colline, frontalière avec le Rwanda" pour attaquer Kibumba.
Depuis la reprise des combats le 28 août, Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir activement le CNDP, ce que Kigali dément.
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
28/10/2008 14.52
NORD KIVU (2): TÉMOIGNAGES DE GOMA, ENTRE COMBATS ET CHAOS

"Il règne l'atmosphère la pire des trois dernières années. C'est un chaos généralisé, avec des nouvelles de combats et de fuites massives et une confusion dangereuse" : c'est en ces termes qu'une source de la MISNA contactée mardi à Goma décrit le climat du chef-lieu du Nord-Kivu, la turbulente province orientale de la République Démocratique du Congo où sévissent depuis plusieurs mois des combats entre l'armée régulière et les rebelles du Cndp sous commandement du général dissident pro-rwandais Laurent Nkunda. "La situation est très tendue. À partir des informations que nous recevons, de violents combats sont en cours depuis ce matin autour de la ville de Rutshuru. D'après les dernières nouvelles, les hommes de Nkunda ont battu l'armée congolaise et seraient déjà entrés dans la banlieue de la ville. À Kiwanza (un quartier de la périphérie de Rutshuru) se situe une base de la Monuc (mission de l'Onu dans le pays, Ndlr) et nous ignorons la manière dont les casques bleus réagiront", ajoute la source de la MISNA, avant de préciser que des milliers de civils quittent la zone et suivent deux directions : "Certains vont vers le Nord ; d'autres en revanche se dirigent vers Goma". Les informations recueillies par la MISNA confirment que les rebelles du Cndp se sont divisés quant à eux en deux colonnes : alors qu'un bataillon combat pour s'emparer du contrôle de Rutshuru (important carrefour à proximité de la frontière de l'Ouganda et du Rwanda) et de la zone environnante, l'autre se déplace vers le Sud en direction de Goma. En effet, des combats se vérifient également dans la zone de Kibumba, à une vingtaine de kilomètres au nord de Goma, sur l'axe routier qui mène vers Rutshuru, à une cinquantaine de kilomètres plus au nord. "Les militaires congolais perdent du terrain et se retirent peu à peu de leurs positions initiales", ajoute une autre source de la MISNA, particulièrement bien renseignée sur les développements militaires et qui estime vraisemblable la participation de renforts externes au Cndp, qui s'était montré incapable dans les combats des derniers mois de remporter sur le terrain des résultats d'une telle ampleur. "Les soldats de l'armée ont également retiré de la zone quatre des six chars d'assaut qu'ils avaient envoyés sur la ligne de front. À leur retraite tactique vient par ailleurs s'ajouter la véritable débâcle de certains bataillons. Depuis lundi, on voit en effet des militaires en uniforme s'enfuir à pied avec leurs familles, en emportant casseroles et matelas", ajoute notre interlocuteur. Pendant ce temps, aucun bilan des victimes des derniers combats n'est encore disponible. "Nous n'arrivons même pas à compter les vivants, ce n'est donc pas la peine d'envisager de le faire pour les morts", dit un agent humanitaire qui préfère rester anonyme, tout en confirmant que des dizaines de milliers de personnes (peut-être plus de 100.000) se sont mises en route depuis le week-end dernier pour échapper aux violences. "Nous ne sommes pas en mesure de fournir des estimations précises. Nombre des civils en fuite s'étaient déjà enfuis au cours des dernières semaines et les affrontements empêchent les déplacements et de vérifier les chiffres", dit à la MISNA une source du Bureau de coordination des Affaires Humanitaires (Ocha ou Bcah) des Nations Unies, commentant les déclarations du gouverneur du Nord-Kivu qui a parlé mardi, à la radio, de "deux millions de personnes déplacées" : un chiffre que certains coopérants humanitaires jugent excessif, préférant donner une estimation de 1.300.000 personnes au maximum. À ce cadre déjà complexe s'est ajoutée au cours des dernières heures la nouvelle de la démission du général espagnol placé à la tête de la Monuc. "La Monuc est paralysée. Aujourd'hui, toutes les réunions ont été annulées et les véhicules ne circulent pas pour éviter des tensions avec la population qui proteste toujours contre l'immobilisme des casques bleus et de la communauté internationale", ajoute la source de la MISNA à Goma. La riposte des soldats de maintien de la paix à la manifestation des civils qui a eu lieu lundi dans le chef-lieu du Nord-Kivu contre le siège local de la mission des Nations Unies a également contribué à accentuer les tensions entre la population locale et la Monuc. En effet, selon des sources bien informées, pour disperser la foule qui lançait des pierres contre la base de l'Onu, les casques bleus auraient ouvert le feu, tuant deux civils au moins (certains parlent même d'une troisième victime) et un militaire congolais. Des informations devant encore faire l'objet de confirmation font par ailleurs état du décès de deux casques bleus : un atteint à la tête par une pierre et l'autre tué par la colère de la foule. (MZ/CN)
MISNA
Pour qui roule la Monuc ?
( Le Potentiel 28/10/2008)
Démission hier lundi du Commandant en chef des Casques bleus au Congo. Présence de deux bataillons rwandais aux côtés des éléments du CNDP. Les combats se rapprochent de Goma et se déroulaient hier lundi à 30 km de cette ville déjà envahie par des déplacés. Curieuse succession des faits qui interpellent et soulèvent de nombreuses interrogations. Que deviendrait la Monuc si Goma tombait ?
La situation est très préoccupante à Goma depuis la reprise du centre militaire Rumangabo par les éléments du CNDP. Bien plus, les combats se font rage et se rapprochent dangereusement du chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Hier lundi, ils se déroulaient à 30 km de la ville de Goma.
Certes, les militaires des FARDC se battent courageusement pour contenir cet assaut qui vise le contrôle de Goma, déjà envahie par de milliers de personnes déplacées. Mais les informations émanant des responsables congolais sont catégoriques : deux bataillons étrangers, rwandais, appuient Nkunda dans son entreprise de rébellion contre le pouvoir central et provincial. Plutôt que de se battre contre les rebelles rwandais des FDLR, raison pour laquelle il aurait pris des armes, Nkunda, appuyé incontestablement maintenant par des soldats rwandais, fait la guerre aux FARDC. Or, depuis que Nkunda a pris les armes, jamais ses hommes n'ont livré de combats décisifs et avec autant d'acharnement contre les FDLR, tel qu'ils le font contre les FARDC. Ce qui confirme, si besoin en était encore, qu'il est, au service des étrangers, en train d'exécuter un complot international contre la République démocratique du Congo. Car on ne peut indéfiniment, pendant deux guerres, et maintenant la troisième, se tromper de cible. C'est-à-dire les FDLR, d'une part, et les FARDC de l'autre.
DUPLICITE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE
Ce qui choque dans cette gestion de la crise et la guerre au Kivu, c'est la duplicité de la communauté internationale. Certes, il revient aux FARDC d'assurer l'intégrité du territoire national. Mais nul n'ignore que cette même armée est en pleine restructuration et que la RDC sort d'une guerre complexe imposée et connue par cette même communauté internationale. Raison pour laquelle le Conseil de sécurité a décidé de l'envoi d'une mission internationale de paix au Congo, la Monuc.
Malheureusement, chaque jour qui passe fait perdre à cette mission de paix sa crédibilité. La pierre d'achoppement est justement l'application, sans interprétation sélective, du chapitre VII de la Charte de l'Onu avec recours à la force pour imposer la paix. Au regard de la détérioration continue de la situation sur le terrain, avec l'aggravation de la situation humanitaire devant plus d'un million de congolais en errance, la Monuc est loin de remplir son contrat. D'où ces agitations, ces protestations véhémentes de la population contre la mission de paix. Peu importe qu'il y ait quelques petits malins. Mais qui leur a donné des idées ? N'est-ce pas cette brèche ouverte dans l'interprétation sélective du chapitre VII de la Charte de l'Onu ? Exactement.
Bien plus, lors de son dernier séjour à New York, le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu a plaidé pour un renforcement du dispositif militaire de la Monuc en RDC afin de faire face à la situation. A en croire des informations en provenance du Conseil de sécurité, l'on n'est pas prêt à accéder à cette demande. Déjà à l'époque de Kofi Annan, le Conseil de sécurité avait adopté la même attitude dubitative. En outre, dans sa dernière résolution condamnant l'appel au soulèvement populaire lancé par Nkunda, le Conseil de sécurité l'avait mis en garde qu'il ne tolèrerait pas que les institutions issues des élections soient déstabilisées. Même son de cloche à Washington qui avait invité la Monuc à soutenir les FARDC. Que se passe-t-il alors sur le terrain ? Juste le contraire.
C'est dans ces entrefaites que le général espagnol Vicente Diaz de Villegas a démissionné de son poste de commandant en chef des forces de la Monuc. Il y a de cela deux mois seulement, cet officier venait de succéder au général sénégalais Babacar Ndiaye. S'il évoque des «raisons personnelles » pour justifier sa démission, dans les milieux diplomatiques l'on précise que c'est à la suite de manque de moyens pour faire face à la situation qu'il a préféré démissionner.
Voilà qui confirme, une fois de plus, l'existence d'un complot contre la RDC. L'on a préféré faire partir un Africain pour le remplacer par un Européen qui abandonne ses troupes en « plein combat ». Drôle d'officier supérieur. Serait-ce là un signal en direction des ennemis de la RDC de poursuivre leur plan machiavélique de balkanisation et d'occupation de la RDC en démoralisant les Casques bleus désormais décapités ?
ET SI GOMA TOMBAIT ?
Cette éventualité remettra totalement en cause la crédibilité de la mission de l'Onu au Congo et à travers le monde. Notons que ce n'est pas la première fois qu'une mission analogue soit envoyée au Congo. En 1960, l'Onuc était au Congo. Elle s'est déployée au Katanga pour combattre la sécession et la rébellion de l'armée de Moïse Tshombe, en s'appuyant sur le chapitre VII de la Charte de l'Onu, la même Charte qui n'a jamais été modifiée. Y a-t- il aujourd'hui une différence entre une rébellion, et bientôt une sécession de Nkunda, et celle des ex-gendarmes katangais ? Non.
Evidemment, le Conseil de sécurité, l'Union européenne sont devant leurs responsabilités. Pourquoi avoir consenti autant d'efforts financiers pour ramener la RDC à la case départ ? Pourquoi avoir organisé des élections, la Conférence de Goma, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, pour que la guerre continue, les institutions de la RDC soient déstabilisées ? Ils n'avaient qu'à réussir leur « coup d'Etat » à cette époque et les jeux auraient été faits que d'attendre maintenant. Pourquoi tourner le peuple congolais en dérision avec une spirale de conférences qui se terminent en eau de boudin, une mission de paix sans paix ? Seuls les pyromanes sont capables d'un tel exploit. Mais ce qui est vrai, si Goma tombait, l'Onu serait alors vraiment un « machin », pour reprendre les propos du Général de Gaulle. La présence de la Monuc deviendrait sans objet.
Par Le Potentiel
Monuc : le général Vicente Diaz démissionne
Le lieutenant-gé néral Vicente Diaz, récemment nommé à la tête de la Force de la Monuc, a présenté sa démission lundi à New York. Le général espagnol a indiqué que c'est pour des raisons personnelles qu'il ne pourra pas continuer à exercer ses fonctions. Du côté de la Monuc on dit qu'en attendant son remplacement, l'intérim est assumé par le général de brigade ghanéen Ishmeel Ben Quartey .
Selon l'AFP qui cite de source diplomatique, on indique cependant que le général Diaz estime que la Monuc n'a pas les moyens de faire face à sa tâche, alors qu'elle est confrontée à une nette détérioration de la situation dans l'est de la RDC.
Le 3 octobre, le représentant spécial de l'Onu en RDC, Alan Doss, avait émis le même avis, demandant des moyens et des troupes supplémentaires pour la
Monuc, lors d'un compte-rendu au Conseil de sécurité.
Rappelons que le général Vicente Diaz de Villegas a été nommé à ce poste en août dernier.
Déclaration du Caucus des Femmes Congolaises
Le Caucus des Femmes Congolaises s'est réuni pour examiner la situation préoccupante de l'heure.
Trois questions ont retenu leur attention :
- La guerre à l'EST ;
- L'Insécurité dans la ville de Kinshasa ;
- La formation du nouveau Gouvernement.
1. De la Guerre à L'Est
La reprise de la guerre dans le Nord – Kivu et dans la Province Orientale a soulevé une forte indignation des femmes au regard de la grave situation humanitaire qu'elle engendre.
Aussi, le Caucus a souligné la reprise des enlèvements d'enfants et leur enrôlement de force par les groupes armés et les innombrables cas de viols et autres violences subies par les femmes.
Analysant les raisons vraies de cette guerre, le Caucus a signalé avec ecoeurement les nombreux cas de trahison au sein des institutions nationales et provinciales.
La guerre à l'Est est causée par la convoitise que suscitent les richesses de la République Démocratique du Congo. Ceux qui les convoitent sont soutenus par des puissances qui paralysent l'action de la MONUC. Aujourd'hui, cette mission, avec tous les moyens humains, matériel et financiers mis à sa disposition n'a pas encore été déterminante sur le terrain. En plus, certains éléments de la MONUC s'illustrent par un comportement et des actes qui ne facilitent pas sa considération par les nationaux.
2. De l'insécurité dans la ville de Kinshasa
Au delà de la guerre qui se déroule à l'Est du pays, l'autorité de l'Etat est mise à mal dans la ville de Kinshasa par la persistance du banditisme voire du terrorisme urbain. Les groupes dits ‘' Kuluna, Petits Serpents, Shegués'' et autres maintiennent un climat de terreur dans certaines parties de la ville.
Cet état de chose dù à une situation socio-économique précaire, concerne surtout des jeunes gens, filles et garçons, désœuvrés et drogués. L'impunité dont ils jouissent souvent, laisse soupçonner des soutiens en haut lieu.
3. De la formation du Gouvernement
Le Caucus a passé en revue les informations ayant trait à la formation du nouveau Gouvernement. Il est noté que la difficile gestion des ambitions des uns et des autres a retardé cette composition, voire paralysé la marche du pays. Ces ambitions malheureusement, ne sont pas souvent poussées par le désir de servir honnêtement la cause nationale.
Appel
De ce qui précède, le Caucus des Femmes Congolaise en appelle :
1) Par rapport à la situation de l'est :
- à la dénonciation et à la sanction effective de tous les fils et toutes les filles impliqués de près ou de loin au maintien de la guerre à l'Est du pays ainsi qu'à l'exclusion sans aucune forme de procès de ceux et de celles qui se retrouvent dans les institutions de la République conformément aux dispositions constitutionnelles
- S'il est établi aujourd'hui que la guerre en République Démocratique du Congo est entrain de prendre de l'ampleur suite à la convoitise de nos matières premières par les puissances occidentales.
Le Caucus des Femmes Congolaises exige qu'il y ait des négociations franches entre ces puissances occidentales et le gouvernement congolais afin d'éviter le taux élevé de viols,l'enrôlement par force des enfants,le déplacement massif des populations et de nombreuses tueries que nous déplorons.
2) Par rapport à l'insécurité dans la ville de Kinshasa, le Caucus des Femmes Congolaises
demande qu'il y ait une volonté politique pour mettre fin aux actes inciviques
occasionnés par les groupes gangs
3) Vu les défis du nouveau gouvernement, le Caucus des femmes congolaises recommande :
- de prendre en compte les revendications sociales des corporations professionnelles ;
- de s'investir résolument pour l'amélioration du vécu quotidien des populations et que par décence et solidarité, les membres des institutions ne puissent plus augmenter leur émoluments et autres avantages sociaux ;
- de tenir compte de la représentation de la femme dans la formation du gouvernement dans le cadre de la consolidation de la démocratie en République Démocratique du Congo.
A la Communauté Internationale, le Caucus des Femmes Congolaises exige des rapports sans ambiguïté avec la République Démocratique du Congo et de juger de l'opportunité de la MONUC au vu des résultats sur le terrain.
Le Caucus des Femmes Congolaises lance un appel pathétique à tous les Congolais et toutes les Congolaises à une prise de conscience collective pour faire échec à tous les plans de balkanisation de notre cher pays.
Fait à Kinshasa, le 20 0ctobre 2008
Conférence de Me Marie-Thérèse Nlandu à Genève
Annoncée depuis longtemps, la conférence de Me Marie-Thérèse Nlandu, avocat de son état, ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2006 et ancienne prisonnière d'opinion sous le régime dictatorial de Joseph Kabange, a eu
lieu hier à Genève, dans la salle de conférences de l'Institut universitaire d'études du développement (IUED). Des
Congolais sont venus nombreux pour écouter cette grande dame congolaise. Ils sont venus de différents cantons suisses
mais également d'Allemagne, de France et de Grande-Bretagne. Si parmi les Africains vivant en Suisse, on comptait la
présence des Congolais en majorité, il y avait également des Togolais, des Sénégalais, des Tchadiens, des Equato-
guinéens, etc. Sans oublier la présence des Suisses. Bien sûr.
La journaliste belge, Colette Braeckmann et le professeur Mwayila Tshiyembe, vivant en France, qui avaient été
initialement annoncés n'ont pu faire le déplacement de Genève à cause d'une scintigraphie - elle a eu un pied écrasé -
pour la première et à cause d'un voyage à Brazzaville pour le second. La journaliste belge a envoyé un message aux
organisateurs pour exprimer sa rage de ne pas participer à cette rencontre. Le second s'est excusé un jour avant l'événement.
Le politologue et écrivain congolais, Fweley Diangitukwa, a été le premier à intervenir après le mot d'introduction
présenté par le président de la FCE-Suisse, M. Gilbert Mwako, et la présentation des conférenciers faite par le
modérateur, M. Bafwa Mubengayi. Fweley Diangitukwa s'est attardé sur les causes qui ont poussé les Grandes puissances
occidentales et les grandes firmes transnationales qui exploitent les minerais du Congo à organiser les fraudesélectorales en 2006 avec l'appui et la complicité des bénéficiaires locaux. Les uns et les autres ont agi sous le
couvert de la MONUC.
En prêtant beaucoup d'argent à la RDC et en envoyant des soldats et des scrutateurs, les Grandes
puissances occidentales poursuivaient un seul but : placer au pouvoir un patin (ou leur pion) qui servirait leurs
intérêts au détriment de ceux du peuple congolais. S'appuyant sur sa publication aux éditions L'Harmattan en 2007 et
intitulé « Les fraudes électorales. Comment on recolonise la RDC », le conférencier a attiré l'attention des
participants sur les stratégies mises en place par les grandes puissances pour mettre la main sur le pactole minier
congolais. Le conflit congolais repose sur des rapports de force déséquilibrés et sur une anticipation de la part des
puissances étrangères qui surprennent les Congolais à chaque étape de leur histoire nationale. Il est temps, a-t-il
déclaré, d'inverser le courant en poussant les Congolais à devenir maîtres de leur histoire et de leur destin. Cela
passe par une stratégie et par l'élection des femmes et des hommes crédibles qui connaissent bien l'histoire du Congo
avant d'accéder au pouvoir, qui n'ont pas commis de crimes et surtout qui ont un niveau intellectuel respectable.
Le second intervenant, M. Jo Moubiala, artiste compositeur et chargé de la communication au sein de la FCE-Suisse, a
parlé de la place et du rôle des Congolais dans l'engagement politique. Il a rappelé la responsabilité qui est la nôtre
face à notre destin. Les Congolais doivent apprendre à communiquer et à bien communiquer pour une meilleure
compréhension des enjeux internationaux.
Dans la salle, on sentait déjà l'impatience d'écouter Me Marie-Thérèse Nlandu qui était l'invitée spéciale de cette
conférence. L'assistance a refusé de prendre la pause prévue au programme afin de suivre cette grande dame congolais.
Le moment fut fort, pathétique car elle a introduit sa conférence en montrant les images du Congo tel qu'il est
actuellement : un pays complètement détruit où les enfants dorment dans la rue, affamés et à même le sol, où les femmes
sont régulièrement violées par les soldats étrangers qui occupent le territoire national mais également par les soldats
de la MONUC sans que la Communauté internationale crie haro. Un pays dans lequel les enfants écrivent encore sur leurs
genoux car beaucoup d'écoles manquent de bancs, surtout à l'intérieur du pays. Un pays dans lequel la population a
perdu déjà tout sourire et tout espoir, car il n'y a ni création d'emplois ni salaire régulièrement payé.
Après ce
tableau très sombre, Me Marie-Thérèse Nlandu a longuement parlé de son passé, de sa lutte, des raisons qui avaient
motivé sa candidature à l'élection présidence de 2006 mais surtout des circonstances de son arrestation et de sa
détention, d'abord à Kin-Mazière et ensuite à la prison centrale de Kinshasa. La révolte était dans l'air en écoutant
le comportement des geôliers à son égard et à l'égard des autres prisonniers. Tout le monde a compris que les droitsélémentaires de l'homme ne sont pas respectés dans le Congo de Joseph Kabange. Comme pour répondre une fois pour toutes
aux racontars, aux rumeurs et aux bobards sur elle, elle a expliqué que sa foi religieuse l'a toujours obligée à ne pasêtre rancunière et à savoir pardonner. A sa sortie de prison, elle a remercié, en guise de reconnaissance, tous ceux
qui, de près ou de loin, l'ont soutenue et ont lutté pour sa libération. Fidèle à ses convictions et pour montrer sa
grandeur d'âme, elle est allée loin jusqu'à remercier son bourreau pour l'avoir sortie de prison où il – le bourreau –
l'avait envoyée faussement. Devant des esprits mesquins, bas, violents et ridicules, ne faudrait-il pas donner une
autre image pour pousser à la réflexion ?
Est enfin venue la troisième partie de son exposé : « les échéances électorales de 2011 : entre peurs et espoir ».
Claire, concise et précise, elle n'est pas allée par quatre chemins. Elle a répété sans arrêt que si les Congolais ne s'
organisent pas, nous vivrons en 2011ce que nous avons déjà vécu. Il y a deux scénarios possibles : le pouvoir dans sa
phase de violence extrême pourrait simplement annuler l'organisation des élections de la même façon qu'il a annulé le
débat contradictoire à la veille du second tour ou le pouvoir actuel pourrait encore recourir aux fraudes massives en s'
appuyant sur la violence pour permettre à ceux qui sont au pouvoir de continuer à jouir du pouvoir au détriment du
peuple. Pour écarter cette alternative, Me Marie-Thérèse Nlandu a appelé avec force et détermination le peuple
congolais à se lever courageusement comme un seul homme pour à chasser l'imposteur et prendre définitivement en main le
destin de notre pays.
Elle a ensuite parlé, en se projetant dans un futur proche, de l'organisation administrative, conomique et politique
ainsi que du fonctionnement de la magistrature dans un Congo Libre. Des ovations à répétition dans la salle ! Elle a
dit et répété : le Congo n'a qu'un problème car tous les autres y sont liés : c'est celui de la justice. « Le jour où
il y aura un réel Etat de droit, le Congo sortira du chaos et je suis prête à œuvrer pour cela ». Encore des ovations à
répétition dans la salle ! Son discours était si riche qu'il est impossible de reproduire tous les aspects.
Pour conclure, elle a demandé aux Congolais de s'unir, comme en 1959, pour chasser l'ennemi qui ne sert pas les
intérêts des Congolais mais qui participe astucieusement à la destruction du Congo.
A la fin de son discours, les questions et les suggestions fusaient de partout mettant le modérateur dans l'embarras
car la parole était demandée simultanément. Un compatriote venu de France a proposé que le Congo en tant qu'Etat porte
plainte contre la Banque mondiale et le FMI pour les erreurs qu'ils ont commis en RDC, un autre compatriote a demandé
aux Congolais de l'étranger de ne plus envoyer de l'argent à leurs membres de famille pour pousser les Congolais à
descendre dans les rues et mettre fin rapidement à ce pouvoir irresponsable qui ignore la misère du peuple, un autre a
exprimé sa révolte contre le pouvoir ignoble de Joseph Kabange qui a tué les adeptes de Bundu dia Congo dans le Bas-
Congo sous prétexte de restaurer le pouvoir de l'Etat mais qui est incapable de faire respecter le même pouvoir d'Etat
dans l'Est de la République où des millions de Congolais sont tués, où les femmes sont quotidiennement violées et où
les populations sont contraintes de fuir les terres de leurs ancêtres. La révolte était totale dans la salle !
Quelques compatriotes, venus de Londres et membres du groupe de combattants, ont refusé que le cameraman de la RTNC
qui a filmé, à côté d'autres cameramen, parte avec les images. Ils ont arraché et confisqué les casquettes. Dès que les
esprits ont commencé à se chauffer, deux policiers sont descendus dans les lieux pour remettre de l'ordre.
La conférence de samedi avec Me Marie-Thérèse Nlandu est mémorable. Elle a jeté le pont et a attiré l'attention des
Congolais sur l'indispensabilité de construire l'union face à l'ennemi mais aussi face aux Congolais qui soutiennent l'
ennemi pour leurs intérêts privés et égoïstes.
Samedi, 25 Octobre, à Genève, c'était une première. Tout en reconnaissant en Me Marie-Thérèse Nlandu une grande dame
qui souffre le martyre, le public a également trouvé en elle l'auréole pour la lutte d'un Congo Libre et Indépendant.
Une vraie leader est née : patriote, intelligente, sage, prudente et très à l'aide avec les questions de droit, des
relations internationales, de géopolitique et/ou de développement. Que faut-il de plus ? Il appartient aux Congolais de
la soutenir afin de finir définitivement avec l'occupation, la traîtrise et la mainmise étrangère sur le pactole minier
congolais.
FD
Congolais de l'étranger
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