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Le contrat Progosa hypothèque l'avenir de l'Onatra !

Kinshasa, 30/04/2008 / Politique

Ce n'est certes pas demain que l'ancre va sécher et les langues se délier au sujet de ce qui peut être aujourd'hui considéré comme affaire Onatra-Progosa, du nom de ce groupe espagnol à qui le gouvernement se propose de confier la gestion de l'Office national des transports.

Au regard des paramètres en présence ainsi que de certains témoignages, ils sont nombreux ceux auprès de qui ce partenariat suscitent quelques inquiétudes.

La décision prise par le gouvernement lors du conseil des ministres du 21 décembre 2007 déclarant la compagnie espagnole adjudicataire du mandat d'assistance technique et de gestion d'une durée de deux ans de l'Office national des transports suscite inquiétude et appréhension dans la mesure où la firme espagnole est totalement inconnue en RDC en plus que l'envergure et la taille de l'Onatra n'ont aucune commune mesure avec ce qu'elle a eu a gérer jusqu'ici.

Par ailleurs, le passé et la véritable identité de l'homme- clé et principal bénéficiaire de ce deal fait craindre une descente aux enfers de l'Onatra. M. Jacques Dupuydauby, puisque c'est de lui qu'il s'agit, fut l'actionnaire majoritaire de la compagnie aérienne Bravo Air Congo qui a sombré corps et biens après seulement six mois d'exploitation. Alors que ce dossier est pendant au Tribunal en attendant de dédommager les actionnaires congolais visiblement roulés dans la farine, on s'étonne que le gouvernement Gizenga, chantre de la bonne gouvernance, se soit aussi facilement laissé embobiner.

Ceux qui connaissent les méthodes de ce Monsieur au regard de ce qu'il fait subir à ces anciens associés congolais alors que la Justice leur a donné raison sur toute la ligne ont très peur pour l'Onatra. Ils rappellent à cet effet, que, son passé en Afrique constitue, par ailleurs, un autre indice qui aurait exigé la prudence.

Au Gabon, au Togo, au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso, ses démêlés avec la justice ne sont pas passés inaperçus. Il en est de même de la France où, le 07 mai 1996, il s'est frotté à la Police. Le groupe Bolloré victime de ses agissements avait déposé une plainte pénale en Espagne en mai 2005 pour abus des biens sociaux.

Pour revenir à son passage au Togo, les juridictions saisies de ce pays ont rendu deux jugements en 2006 qui ont qualifié de frauduleux ses montages. L'argent provenant de l'exploitation du port de Lomé a plus servi le gestionnaire que le Togo.

Et encore, renchérissent les défenseurs des intérêts de l'Onatra, loin de réaliser ses engagements conformément à la convention de concession qu'il avait signée avec les autorités togolaises, le groupe Progosa s'est plutôt lancé dans le développement de tout ce qui pouvait directement servir ses intérêts.

On rappelle que du vivant du président Eyadema, le patron de Progosa avait organisé par deux fois la cérémonie de pose de la première pierre de la construction d'un nouveau quai au port de Lomé. Jusqu''ici, ce quai n'est pas réalisé.

Au regard de tout ce qui vient d'être avancé, ceux qui aiment le pays et l'Onatra se demandent ce qui a pu prendre le gouvernement pour signer un contrat qui met en péril l'un de grands poumons de l'économie nationale.

(Yes)

TBK/La Référence Plus

Last edited: 30/04/2008 17:01:40

© Congo Vision


NDLR: La redaction de Congo Vision vient d'apprendre de sources crédibles qu'en date du 4 avril 2008 le Gouvernement Congolais par le biais du ministère de portefeuille et du COPIREP a retenu la firme espagnole PROGOSA pour apporter l'assistance technique pour la stabilisation des activités de l'Office National des Transports, ONTRA . Le montant du contrat négociée et attribuée au PROGOSA s'élève a 4.548.000 Euros. A la conclusion de ce contrat , 20% de ce montant ont été verse dans le compte du PROGOSA. Cet argent est venu directement du compte de l'ONATRA . Puisque la Banque Mondiale qui a initié ce projet de reforme des enterprises a arête tout financement a cause des irregularities dans le processus des elections mais aussi a cause des questions de crédibilité liées a la performance de cette enterprise. D'aucuns se demanderaient comment un gouvernement responsible permettrait au ministère de portefeuille de prendre de l'argent d'une enterprise en faillite pour donner a une firme estrangère alors que le personnel de cette enterprise ( l'ONTRA ) est impayé depuis plusieurs mois . Comment alors l'ONATRA peut-il s'auto -financer?

© Congo Vision


RDC/Belgique: Précisions sur des sujets qui fâchent

( La Libre 30/04/2008)

L'ambassadeur du Congo donne des détails sur les récents incidents belgo-congolais. Précisions des ministères belges concernés.

A la suite de la crise belgo-congolaise survenue à l'occasion de la visite du ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, à Kinshasa la semaine dernière, l'ambassadeur du Congo, Jean-Pierre Mutamba, a voulu apporter quelques précisions à "La Libre Belgique".

D'abord sur la forme. Pour cette visite, "comme pour les précédentes", M. De Gucht n'était pas invité; dans ces cas-là, un ministre n'a pas droit à des rencontres de haut niveau mais M. De Gucht a eu accès au chef de l'Etat. Le rendez-vous du lundi à 11h a été proposé par l'ambassadeur belge, le protocole congolais préférant le soir. Enfin, M. Mutamba avait personnellement signalé à Bruxelles que ni mars ni avril n'arrangeaient le Président, que mai était préférable.

Aux Affaires étrangères belges, on admet que M. De Gucht n'était pas invité : ce voyage entrait "dans le suivi habituel, encouragé par le président Kabila lui-même qui, lors de sa dernière visite, avait insisté sur une plus grande implication belge" . Quant aux dates, les difficultés de constituer un gouvernement en Belgique ont obligé à reporter plusieurs fois le déplacement, tandis que les Petits Carmes ont eu du mal à trouver des hommes d'affaires belges intéressés à accompagner M. De Gucht, comme le souhaitait Kinshasa. "L'accent mis par la Belgique sur la lutte contre la corruption est, précisément, destiné à préparer un retour des hommes d'affaires belges au Congo." L'heure du rendez-vous avait, admet-on, été fixée la veille "sous réserve" pour 11h.

"C'est fini" ou "ça ne va pas"

Sur le fond, M. Mutamba indique que Bruxelles a tort de se fâcher parce que la restructuration du port de Matadi a été confiée à une société émiratie et non au port d'Anvers, qui a un contrat de jumelage avec Matadi : "Ce contrat ne mentionne pas l'intérêt d'Anvers pour restructurer Matadi et les Belges n'ont pas répondu à l'a ppel d'offres qui a été lancé pour ce dernier."

De plus, dit l'ambassadeur, M. De Gucht a fait beaucoup de reproches au Congo au sujet de la corruption, mais ne fait rien pour l'aider à lutter contre elle et améliorer la justice. " Beaucoup d'indices , dit M. Mutamba, nous font croire que la Belgique se désintéresse du Congo : Sibeka a revendu ses parts de la Miba, Umicore est parti, la Belgolaise veut se débarrasser de la banque BCDC, les hommes d'affaires belges ne veulent pas venir et les Affaires étrangères, sur leur site, déconseillent de venir au Congo."

"M. De Gucht est-il venu pour dire "c'est fini" ou "ça ne va pas" ? Si c'était "ça ne va pas", pourquoi n'a-t-on pas discuté de nos problèmes et comment les résoudre ? Alors que nous subissons, nous aussi, le choc de hauts prix alimentaires, le message de M. De Gucht était fait pour soulever la population."

Aux Affaires étrangères belges, on indique que l'appel d'offres n'a pas concerné le port de Matadi mais tout l'Office national des transports (deux ports, le chemin de fer, des plantations, des ateliers); Anvers ne s'est donc pas présenté. C'est l'Espagnol Progoza qui l'a emporté - mais qui devra se financer sur fonds propres, la Banque mondiale ayant refusé de participer à cette opération. Puis, la Belgique a appris qu'un "memorandum of understanding" avait été signé par Kinshasa avec la société émiratie Rakia pour le port de Matadi, sans appel d'offres - ce qui, suppute-t-on, laissera Progoza bien démuni de rentrées financières puisque c'est Matadi qui en est la principale source.

A la Coopération belge, on indique que la Belgique a appuyé la préparation d'une charte des fonctionnaires pour lutter contre la corruption mais pas des projets de sensibilisation, jugés inutiles tant que le recrutement des fonctionnaires est basé sur les relations personnelles, non sur la performance, et tant que les fonctionnaires n'ont pas de salaires décents. Enfin, la Belgique collabore à la réhabilitation de la Justice congolaise, notamment par le programme multilatéral Rejusco (rétablissement de la justice à l'est du Congo), financé par l'UE (7,9 millions d'euros), la Belgique (3,7 millions), les Etats-Unis (2 millions) et les Pays-Bas (1,1 million) et géré par la Coopération technique belge.

M.F.C.

Mis en ligne le 30/04/2008

© Copyright La Libre


RDC: l'ONU pourrait aider à l'arrestation d'un milicien recherché par la CPI

AFP

30 avr. 08 - 19h00

KINSHASA, 30 avr 2008  - La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) pourrait apporter son soutien en vue de l'exécution par le gouvernement congolais d'un mandat d'arrêt contre un quatrième chef milicien, accusé d'enrôlement d'enfants, a affirmé mercredi son chef.

"La Cour pénale internationale a rendu public son mandat d'arrêt (...) C'est au gouvernement congolais de l'exécuter. Nous sommes là pour appuyer ses efforts. La Monuc pourrait apporter son soutien si les autorités congolaises le sollicitaient", a déclaré Alan Doss, au cours d'un point de presse.

Le mandat d'arrêt contre Bosco Ntaganda (35 ans) a été lancé le 22 août 2006 et transmis à Kinshasa, sans aboutir à une arrestation, malgré des informations précises sur les lieux où il se trouve.

Ancien collaborateur du chef milicien Thomas Lubanga Dyilo, M. Ntaganda est accusé d'enrôlement d'enfants en 2002-2003 dans les guerres en Ituri (nord-est) où il était chef des opérations au sein de la branche armée de l'Union des patriotes congolais (UPC).

Selon des informations concordantes recueillies à Kinshasa, durant cette période, les hommes de Ntaganda se sont livrés à des massacres à Songolo, tuant maison par maison des civils de la communauté lendu.

Des enquêteurs onusiens le suspectent d'être également impliqué dans l'assassinat d'un Kenyan travaillant pour l'ONU en janvier 2002 et dans l'enlèvement, la même année, d'un Marocain. Il aurait aussi ordonné des tirs contre des Casques bleus déployés dans la région.

Bosco Ntaganda dirige depuis 2006 la branche armée du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda au Nord-Kivu (est).
Trois Congolais ont été déjà arrêtés et transférés à La Haye: Thomas Lubanga, Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui.

Les quatre suspects ont été impliqués, selon le procureur, dans des crimes de guerre commis en Ituri, région aux importantes ressources naturelles, où selon des ONG, les affrontements et les violences entre milices ont fait environ 60.000 victimes depuis 1999.

RDC: HRW demande l'arrestation d'un quatrième milicien recherché par la CPI

AFP

29 avr. 08 - 18h25

KINSHASA, 29 avr 2008  - Human Rights Watch a réclamé mardi l'arrestation d'un quatrième chef milicien congolais, Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale pour enrôlement d'enfants en 2002-2003 dans les guerres en Ituri (nord-est de la République démocratique du Congo, RDC).

"Les autorités congolaises et les Casques bleus de l'ONU devraient prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour exécuter le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI)" à l'encontre de Bosco Ntaganda, a indiqué l'organisation de défense des droits de l'Homme dans un communiqué.

"Un criminel de guerre présumé, recherché par la Cour la plus importante du monde, ne devrait pas pouvoir vivre librement au Congo", selon le communiqué.

Tutsi congolais, Ntaganda dirige depuis 2006 la branche armée du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda.

Pour HWR, "c'est l'opportunité parfaite pour Nkunda de mettre en pratique ses serments publics en faveur des droits humains".

"Si Nkunda ne le remet pas à la CPI, les forces de maintien de la paix de l'ONU devront tout faire pour arrêter Ntaganda le plus vite possible", estime l'organisation basée à New York.

Selon la CPI, basée à La Haye, le mandat d'arrêt contre Bosco Ntaganda a été lancé le 22 août 2006 et transmis à Kinshasa, sans aboutir à une arrestation, malgré des informations précises sur les lieux où se trouve l'ancien chef des opérations militaires de l'Union des patriotes congolais (UPC) de Lubanga.

La chambre qui a délivré le mandat d'arrêt a estimé qu'il y avait des motifs "de croire que, entre juillet 2002 et fin décembre 2003, M. Ntaganda avait joué un rôle essentiel dans l'enrôlement et la conscription d'enfants âgés de moins de quinze ans dans les FPLC (des Forces patriotiques pour la libération du Congo, branche armée de l'UPC) et dans leur utilisation aux fins de les faire participer activement à des hostilités" en Ituri.

Selon plusieurs sources à Kinshasa, les hommes de Ntaganda sont soupçonnés de s'être livrés à des massacres à Songolo (Ituri) contre la communauté lendu.

Ntaganda aurait également participé à des violences et des meurtres contre une centaine de lendus et d'opposants à l'UPC à Bunia, chef-lieu de l'Ituri.

Des enquêteurs onusiens le suspectent d'être impliqué dans l'assassinat d'un Kenyan travaillant pour l'ONU en janvier 2002 et dans l'enlèvement, la même année, d'un Marocain.

Il est le quatrième chef rebelle congolais à être mis en accusation par la CPI pour crimes de guerre. Les trois autres suspects: Thomas Lubanga Dyilo, Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo sont en détention à La Haye.

RDCongo: la CPI annonce un mandat d'arrêt contre un milicien, pression sur Kinshasa

LA HAYE (AFP) - 29/04/2008 14h00

La Cour pénale internationale (CPI) a accentué sa pression sur la République démocratique du Congo (RDC) en révélant mardi qu'elle avait lancé un mandat d'arrêt contre un quatrième chef de milice, Bosco Ntaganda, accusé d'enrôlement d'enfants dans les conflits dans la province orientale de l'Ituri.

"Nous comptons sur toutes les autorités nationales et acteurs concernés pour contribuer à son arrestation et le remettre à la Cour", dit le procureur Luis Moreno-Ocampo dans un communiqué.

Le mandat d'arrêt contre Bosco Ntaganda, 35 ans, a été lancé le 22 août 2006 et transmis à Kinshasa, sans aboutir à une arrestation, malgré des informations précises sur les lieux où il se trouve.

Lundi, plus d'un an et demi après, les scellés ont donc été levés pour "accroître la pression" et obtenir une avancée dans le dossier, a indiqué une source proche du dossier.

Le secret de certains mandats d'arrêt est une mesure pratiquée régulièrement par les tribunaux internationaux. Il permet en théorie de faciliter l'arrestation de suspects qui ne se savent pas recherchés.

En levant le secret du mandat contre M. Ntaganda, le procureur met publiquement les autorités de RDC face à leurs responsabilités. La CPI ne dispose pas de force de police ou de gendarmerie pouvant procéder à des arrestations, et dépend des autorités nationales.

Le procureur a lancé quatre mandats d'arrêt rendus publics en RDC.

Trois Congolais ont été arrêtés et transférés à La Haye: Thomas Lubanga, le 17 mars 2006, Germain Katanga, le 18 octobre 2007 et Mathieu Ngudjolo Chui, le 7 février 2008.

Les quatre suspects ont été impliqués, selon le procureur, dans des crimes de guerre commis en Ituri, région aux importantes ressources naturelles, où selon des ONG, les affrontements et les violences entre milices ont fait 60.000 victimes depuis 1999.

Le procès de Thomas Lubanga, ancien président de l'Union des patriotes congolais (UPC), doit débuter le 23 juin. Il est accusé d'enrôlement d'enfants au sein des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la milice de l'ethnie "hema" de l'UPC. Ces enfants étaient ensuite engagés dans des conflits armés.

Selon le procureur, Bosco Ntaganda était un de ses subordonnés directs en tant qu'ancien chef adjoint de l'état-major général des FPLC.

La chambre qui a délivré le mandat d'arrêt a estimé qu'il y avait des motifs "de croire que, entre juillet 2002 et fin décembre 2003, M. Ntaganda avait joué un rôle essentiel dans l'enrôlement et la conscription d'enfants âgés de moins de quinze ans dans les FPLC et dans leur utilisation aux fins de les faire participer activement à des hostilités".

Selon des informations concordantes recueillies à Kinshasa, durant cette période, ses hommes se sont également livrés à des massacres à Songolo, tuant maison par maison des civils de la communauté lendu.

Ntaganda aurait également participé à des violences et des meurtres contre une centaine de lendus et d'opposants à l'UPC à Bunia, capitale de l'Ituri.

Des enquêteurs onusiens le suspectent d'être impliqué dans l'assassinat d'un Kenyan travaillant pour l'ONU en janvier 2002 et dans l'enlèvement, la même année, d'un Marocain.

Enfin, il aurait ordonné des tirs contre des Casques bleus déployés dans la région.

Il est aujourd'hui "chef d'état-major général" de l'Armée nationale congolaise (ANC), la branche armée du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), un groupe armé en activité au Nord-Kivu dans l'est de la RDC aux ordres du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda.

Il serait actuellement dans la région de Masisi.

La CPI suspecte le CNDP de crimes sexuels "d'une cruauté indescriptible", à l'instar des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), de groupes armés locaux et certains membres de l'armée régulière.

© 2008 AFP