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RDC: la Mission de l'ONU devient Monusco, axée sur la protection des civils

KINSHASA (AFP) - 01.07.2010 15:49

La mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) est devenue depuis jeudi la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco), avec un mandat axé principalement sur la protection des civils, en application d'une résolution du Conseil de sécurité.

La mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) est devenue depuis jeudi la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco), avec un mandat axé principalement sur la protection des civils, en application d'une résolution du Conseil de sécurité.

La résolution 1925, adoptée le 28 mai, avait prorogé jusqu'au 30 juin le mandat de la Monuc, présente en RDC depuis fin 1999, et décidé à compter du 1er juillet de changer son nom en Monusco, avec un mandat reconduit jusqu'au 30 juin 2011.

"L'effort (de la Mission) doit porter essentiellement sur la stabilisation et la consolidation de la paix", a indiqué dans un communiqué le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, présent mercredi à Kinshasa pour le cinquantenaire de l'indépendance de l'ex-Congo belge.

"Nous devons absolument continuer d'accorder la priorité à la protection des civils, en particulier des femmes, sur lesquelles pèse un fardeau disproportionné. Tous les acteurs, y compris les forces gouvernementales, doivent s'attacher à mettre fin à la violence sexuelle", a-t-il précisé.

"En ma qualité de Secrétaire général, je ne ménagerai aucun effort pour lutter contre cette très grave violation des droits fondamentaux", a ajouté le patron de l'ONU.

La résolution 1925 avait autorisé, comme le demandait Kinshasa, le retrait d'ici au 30 juin d'un maximum de 2.000 militaires onusiens, sur un total actuellement déployé d'un peu plus de 20.000.

Au 1er juillet, seuls 231 Casques bleus ont effectivement quitté -mi-juin- la RDC, mais "un chronogramme jusqu'à fin juillet a été établi pour les prochains départs", a précisé à l'AFP le porte-parole de la Monusco, Madnodje Mounoubai.

La Monusco est l'une des plus importantes missions de l'ONU dans le monde, avec un budget annuel de 1,35 milliard de dollars.

L'essentiel de sa force est déployée dans l'est du pays, toujours instable en raison de la présence persistante de plusieurs groupes armés, contre lesquels l'armée congolaise mène des opérations depuis début 2009, avec le soutien logistique de la mission onusienne.

Ces groupes armés, tout comme des soldats congolais, sont régulièrement accusés de commettre des exactions contre les populations civiles.

© 2010 AFP

© Congo Vision


Le Premier Ministre belge critique les dépenses de la RDC pour le défilé du 30 juin

KINSHASA (AFP) - 01.07.2010 13:36

Le Premier ministre belge Yves Leterme a estimé jeudi à Kinshasa que l'argent dépensé par la RDC pour le grand défilé de l'armée congolaise mercredi à l'occasion des 50 ans d'indépendance de l'ex-Congo belge, aurait "peut-être" pu être utilisé pour les Congolais.

Le Premier ministre belge Yves Leterme a estimé jeudi à Kinshasa que l'argent dépensé par la RDC pour le grand défilé de l'armée congolaise mercredi à l'occasion des 50 ans d'indépendance de l'ex-Congo belge, aurait "peut-être" pu être utilisé pour les Congolais.

Interrogé sur l'imposant défilé militaire de mercredi à Kinshasa, M. Leterme a déclaré à quelques journalistes que "vu les moyens (mis en oeuvre), on pouvait peut-être utiliser l'argent pour les Congolais" qui "souffrent".

M. Leterme a toutefois reconnu en substance que les autorités congolaises avaient le droit de montrer qu'elles étaient capables d'assurer la sécurité du pays, et que c'était aussi "important".

Le Premier ministre démissionnaire a fait cette déclaration en marge d'une visite du roi des Belges Albert II et de la reine Paola dans un hôpital de Kinshasa, peu avant leur départ de la RDC où ils séjournaient depuis lundi, dans le cadre des festivités du cinquantenaire.

C'est un "séjour réussi", "globalement satisfaisant", a jugé M. Leterme, alors que les relations entre la Belgique et son ancienne colonie restent tourmentées.

Il s'agissait de la première visite d'un souverain belge dans l'ex-Congo belge depuis le voyage du roi Baudouin, frère d'Albert II, en 1985.

Avant de s'envoler pour Bruxelles, Albert II et la reine Paola ont effectué une courte visite au Centre hospitalier roi Baudouin (CHRB), situé dans la commune de Masina, un quartier pauvre de la capitale, et dont la première pierre avait été posée le 30 juin 1985 par le roi Baudouin.

Un buste du frère d'Albert II a été dévoilé par les souverains dans l'enceinte de l'hôpital de 125 lits, réhabilité par l'Ordre de Malte avec l'aide de la coopération technique belge.

Accueillis à l'extérieur par plusieurs centaines d'habitants puis par les 124 membres du personnel hospitalier, le roi et la reine sont apparus détendus et souriants, cette dernière embrassant à un moment son époux sur la joue, ou prenant des photos avec un petit appareil numérique d'un gros lézard coloré immobile sur un tronc d'arbre.

Ils ont assisté à une saynète ventant la qualité des soins de l'hôpital, dans laquelle une fillette souffrant de la malaria et la typhoïde est soignée au CHRB, et dont la mère s'agenouille ensuite devant le buste du roi Baudouin pour le remercier.

A l'évocation du nom Baudouin, un acteur jouant le rôle d'un balayeur s'exclame alors: "Ca me rappelle l'indépendance", avant d'entamer une petite danse en chantant le refrain "Indépendance tcha tcha...". Il se tourne enfin vers Albert et la Reine et lance: "Sire, Madame, que Dieu vous bénisse!".

Le roi, en costume marron, et la reine Paola, chemisier blanc et pantalon noir, ont pris un mini bain de foule à la fin de leur visite, serrant la main à quelques uns des habitants venus voir les voir, dans la rue en face de l'hôpital.

© 2010 AFP

© Congo Vision


Ex-général rwandais blessé: Pretoria met en cause "un pays étranger"

PRETORIA (AFP) - 01.07.2010 14:41

L'Afrique du Sud a mis en cause jeudi des "agents" agissant pour un "pays étranger" dans la tentative d'assassinat d'un ancien chef d'Etat-major rwandais en juin à Johannesburg où il vit en exil.

L'Afrique du Sud a mis en cause jeudi des "agents" agissant pour un "pays étranger" dans la tentative d'assassinat d'un ancien chef d'Etat-major rwandais en juin à Johannesburg où il vit en exil.

"Cette affaire implique des agents de sécurité et (représente) un attentat contre une personne qui était passée par les voies légales pour demander l'asile en Afrique du Sud", a déclaré le directeur général du ministère sud-africain des Affaires étrangères, Ayanda Ntsaluba.

"Elle implique aussi un pays étranger avec qui nous avons de bonnes et de solides relations diplomatiques", a-t-il dit, sans identifier le pays en question.

"C'est pourquoi nous ne désignerons pas le lieu d'ou les agresseurs suspectés venaient", a-t-il expliqué à la presse.

Le général Faustin Kayumba Nyamwasa, réfugié depuis mars en Afrique du Sud, a été blessé par balles à l'estomac le 19 juin par un inconnu devant son domicile de Johannesburg. Son épouse, Rosette, a accusé le régime rwandais d'être derrière ce qu'elle estime être une tentative d'assassinat.

Le Rwanda a démenti toute implication dans cette affaire.

Le général Nyamwasa, ancien proche du président rwandais Paul Kagame, avait fui son pays après avoir été accusé par les autorités rwandaises d'être responsable d'"actes terroristes".

Il a depuis mis en cause vivement le président Kagame en l'accusant de dérive autoritaire et en le soupçonnant de corruption.

La police n'a pas fait de commentaire sur le motif de l'attaque mais les déclarations de M. Ntsaluba semblent exclure un acte criminel de droit commun.

"Nous voulons être prudents et nous ne montrons aucun pays du doigt", a dit le responsable.

"On accepte dans la pratique que des missions étrangères aient des agents de renseignements et de sécurité déclarés. Si des gens d'un autre pays opèrent de manière clandestine, cela revêt une dimension totalement différente", a ajouté M. Ntsaluba.

"Il ne faut pas prendre cela à la légère car cela touche à la stabilité d'un pays", a-t-il dit.

M. Ntsaluba avait déclaré le 24 juin que les autorités rwandaises n'étaient "pas contentes" de la présence de l'ancien chef d'état major rwandais en Afrique du Sud.

Il avait ajouté que "si l'attaque était un acte politique contre le général sur le sol sud-africain, nous le considérerons avec une grande gravité et nous le traiterons comme tel".

Au Rwanda même, un journaliste rwandais, qui venait de mettre en cause les autorités de son pays dans la tentative de meurtre du général Nyamwasa, a été assassiné à Kigali fin juin, faisant monter un peu plus la tension à l'approche d'une élection présidentielle prévue début août.

Jean Leonard Rugambage, journaliste et directeur-adjoint du bi-mensuel Umuvugizi, a été tué devant la porte de son domicile de quatre balles par des assaillant qui ont pris la fuite.

© 2010 AFP

 

 
 
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