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LE CONSEIL D'ETAT NEGRO-AFRICAIN : SOLUTION CONTRE LES CRISES POLITIQUES ET LE PILLAGE ECONOMIQUE DE L'AFRIQUE

Par SIM NSONKON Rémy

TABLE :

Introduction

1. Les ravages socio-économiques du modèle de pouvoir européen en Afrique : de la période coloniale à nos jours

1. 1. La naissance du roi négro-africain au pouvoir absolu

1. 2. Le détournement de la souveraineté nationale par le système présidentiel et pillage économique

1. 3. Démocraties africaines et crises du système de pillage économique : cas du Zimbabwe et de la Cote d'Ivoire

1. 3. 1. Au Zimbabwe 1. 3. 2. En Côte d'Ivoire

2. La Renaissance du Conseil d'Etat Kamet

2. 1. L'aliénation des élites intellectuelles Kamet

2. 2. Le partage du pouvoir démocratique : un aveu non-dit de l'efficacité du modèle de pouvoir négro-africain

2. 3. Les conférences nationales : une tentative de réappropriation de la souveraineté nationale

2. 4. Démantèlement du pouvoir absolu et renaissance du conseil d'Etat.

2. 4. 1. Le démantèlement du régime présidentiel 2. 4. 2. Quel nouveau Conseil d'Etat Kamet ? 2. 4. 3. L'Envoyé du Conseil d'Etat Kamet

Conclusion

 

Note

Introduction

L'actualité de la crise du pouvoir en Côte d'Ivoire nous a incité à rédiger les quelques lignes qui suivent afin de mieux informer l'opinion africaine de l'existence des systèmes de gouvernement du terroir qui ont fait leurs preuves durant des siècles.

Les événements politiques au Zimbabwe, au Kenya (2007), en Côte d'Ivoire (2010), etc., ne sont pas à proprement parler des troubles post-électoraux, mais des crises de modèles de pouvoir dans la mesure où toute société est régit, depuis des millénaires, par des codes internes qui lui sont propres comme le démontre Cheikh Anta Diop dans son ouvrage - L'Unité Culturelle de l'Afrique Noire . Et nous ne pouvons pas appréhender les crises sociopolitiques qui secouent l'Afrique sub saharienne sans toutefois comprendre et analyser comment les peuples négro-africains appréhendent culturellement et religieusement leurs systèmes de pouvoir.

Dans notre ouvrage – PANAFRICANISME – Les nouvelles perspectives (Edition Nekhen, Londres, 2003, 374 pages), nous avions consacré un chapitre de 31 pages (p. 76- p. 107) intitulé " Esquisse d'un Système de Gouvernement Négro-africain Moderne face aux Instabilités Socio-économiques et au Néo-colonialisme ", dans lequel nous tentions d'apporter certaines réponses aux crises politiques en Afrique.

Marie-Louise Eteki-Otabela (1) s'est appuyé sur ce chapitre de notre ouvrage afin de lancer son projet d'«  Assemblée des Peuples Camerounais » . Puis la rédaction de son livre - L'Assemblee Des Peuples Camerounais (Le Cameroun que nous voulons) , Harmattan, septembre 2009.

Marie-Louise Eteki-Otabela est chercheure en Science Politiques. Elle a été en 2004 la première femme à se porter candidate à présidentielle au Cameroun. Le Pouvoir de Yaoundé avait refusé sa candidature.

Nous travaillons sur plusieurs autres livres, particulièrement sur - Le Modèle de Société Négro-africain : de l'Antiquité de l'Egypte Pharaonique à nos jours . Cette présente étude reflète un peu nos recherches concernant cet ouvrage en préparation. Nous allons volontairement éviter de fournir les éléments linguistiques entre l'Egypte ancienne et les langues négro-africaines modernes dans nos démonstrations du modèle du pouvoir Kamet dans la mesure où notre étude - L'origine étymologique de KMT (Kamet)

Publié en 2003 In http://www.kametrenaissance.com/sim-doc1.html , a été plagi é . Soulignons au passage que Kamet est le nom par lequel les peuples négro-africains se désignent depuis l'Antiquité Egyptienne.

1. Les ravages socio-économiques du modèle de pouvoir européen en Afrique : de la période coloniale à nos jours

1. 1. La naissance du roi négro-africain au pouvoir absolu

Le roi négro-africain de la période précolonial avait un pouvoir essentiellement spirituel. Son Conseil d'Etat détenait le pouvoir temporel. Le régicide royal qui existe dans la culture noire, depuis l'Egypte Pharaonique, est une preuve parmi tant d'autres que le roi n'avait pas de pouvoir temporel. Par contre, en Europe, le roi disposait d'un pouvoir absolu. La phrase restée célèbre " l'Etat, c'est moi !" qu'aurait prononcée Louis XIV devant le Parlement de Paris, qui avait pour missions d'entériner les décisions royales, symbolise l'autorité du souverain européen sur leurs sujets.

L'arrivée des colonisateurs européens, en Afrique, va fondamentalement modifier la structure du pouvoir négro-africain jusqu'aujourd'hui avec des conséquences néfastes de pillages économiques, bouleversements sociaux, guerres intermittentes, etc.

C'est ainsi que le modèle de pouvoir du roi absolu européen va se substituer au Conseil d'Etat négro-africain dans les colonies. C'est dans la République Démocratique du Congo que ce nouveau système du pouvoir absolu sera mis à rudes épreuves.

En effet, dans notre ouvrage PANAFRICANISME – Les nouvelles perspectives , nous écrivons que: «  Le status des chefs de villages, avec plein pouvoir, a été instauré par les colons pour mieux asseoir la coercition du travail forcé des communautés africaines. Sous peine d'être évincés, voire même supprimés, ces dignitaires avaient pour mission de raffermir leur emprise sur les ethnies qu'ils représentaient. C'est au Congo de Léopold II que cette technique connut une ampleur inégalée, notamment dans le domaine de la récolte du caoutchouc. La Belgique rédigea un document intitulé Manuel du Voyageur et du résident au Congo , dans lequel étaient consignées les stratégies de coercition : « En Afrique, faire des prisonniers est […] facile, car si les indigènes se cachent, ils n'iront pas loin de leur village et seront obligés de venir y chercher de la nourriture dans les jardins alentour.

En surveillant soigneusement les jardins, vous serrez certain de ne pas mettre beaucoup de temps à capturer les gens […] Quand vous estimez détenir suffisamment de captifs, vous choisirez parmi eux une vieille personne, de préférence une femme. Donnez-lui un cadeau et envoyez-la entamer les négociations avec le chef. Le chef, désireux de voir son peuple libéré, décidera en général d'envoyer des représentants.

Les compagnies occidentales en Afrique, particulièrement pétrolières, appliquent à la lettre, de nos jours, ce système de corruption. Au Nigeria, presque tous les chefs traditionnels exerçants dans les régions pétrolières, sont achetés par les multinationales (2). »

Ce nouveau système du chef de village au pouvoir absolu et corrompu, au détriment de la souveraineté du Conseil villageois, a été amplifié et reconduit dans la période postcoloniale par le biais du système présidentiel. Nous pouvons objectivement voir comment l'occident crée les « interlocuteurs valables » en Afrique.

1. 2. Le détournement de la souveraineté nationale par le système présidentiel et pillage économique

La recherche de l'« interlocuteur valable », pour reprendre l'expression des élites occidentales, a toujours été un principe, surtout lors des indépendances des années 1960. Ceux qui ont refusé de jouer les marionnettes, à l'image d'Um Nyobé, Patrick Lumumba, Thomas Sankara, etc., ont été physiquement éliminées.

Nous avions mentionné, plus haut, comment les colons Belges appliquaient la technique de coercition. Sur ce point, La France a carrément et officieusement recoloniser l'Afrique francophone par le biais des Accords secrets : de nombreux anciens Ministres, hauts diplomates, officiers d'armes et des services secrets français dévoilent ce système criminel dans le documentaire " Françafrique, 50 années sous le sceau du secret " réalisateur Patrick Benquet (3), diffusé sur France 2 les 9 et 16 décembre 2010.

En effet, le général de Gaulle confie à Jacques Foccart la mise en place d'un système qui vise à garder, par tous les moyens, légaux et illégaux, le contrôle des anciennes colonies dont les matières premières sont vitales pour la France.

Le détournement de la souveraineté nationale par le biais du système présidentiel a permis le maintien du pillage économique comme l'atteste de nombreuses études sur la Francafrique (4). Les peuples africains ne pouvant pas jouir de ses propres richesses nationales car certaines matières premières rares et onéreuses sont classées « stratégiques » dans les accords secrets liant leur pays avec d'autres occidentaux. Dans certains pays comme le Liberia, la République Démocratique du Congo, etc., les services secrets occidentaux ont crée des guerres afin d'avoir accès à ces matières rares (5).

La crise de conscience des élites négro-africaines qui perdure est pour beaucoup dans l'émergence et le maintien du système présidentiel qui est la clé de voûte du pillage économique des nations noires en Afrique et dans la diaspora (Haïti, Trinidad, etc.).

1. 3. Démocraties africaines et crises du système de pillage économique : cas du Zimbabwe et de la Cote d'Ivoire

1. 3. 1. Au Zimbabwe

Le système de pillage économique, en Afrique, repose sur les relations personnelles entre les chefs d'Etats africains et leurs homologues occidentaux. La chute du mur de Berlin et l'avènement de la Démocratie en Afrique ont crée un électrochoc dans ce système : les nouveaux présidents africains et démocratiquement élus qui voulaient exercer dignement leur pouvoir ont subi les frasques des anciennes structures occidentales habituées au pillage du continent.

En ce qui concerne le Zimbabwe, les colons anglais exproprient les Kamet de leurs terres arables. Cette politique fut également menée en Afrique du Sud.

En 1980, le futur Zimbabwe obtient son indépendance et Robert Mugabe accède au pouvoir. En 2000, Robert Mugabe procède aux première expropriations des 4 500 fermiers blancs qui possédaient encore environ 30% des terres, contre 70% en 1980 : 80% des fermiers blancs sont expulsés et leurs terres redistribuées. Signalons au passage que l'agriculture représentait plus de 50% du PIB avant la réforme agraire au Zimbabwe

Le président Robert Mugabe lance alors une vaste réforme agraire avec pour objectif de reloger 110 000 agriculteurs Kamet sur les terres confisquées à 4 500 fermiers blancs. Son action crée un tolet général dans tous les pays occidentaux qui se solidarisent aux fermiers blancs: jusqu'alors l'exploitation de la masse Kamet pendant des générations ne les gênait pas. Par la suite, ces fermiers blancs  et les pays occidentaux décidèrent de soutenir l'opposant Morgan Tsvangirai qui dénonce cette politique d'expropriation de Mugabe.

Le 2 mai 2008 : Tsvangirai remporte 47,9% des suffrages contre 43,2% pour Mugabe au premier tour de la présidentielle. Le 22 juin 2008 : Tsvangirai renonce au second tour en raison du climat de violences. Un accord de partage de pouvoir est signé entre l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF) de Robert Mugabe et le Mouvement pour le changement démocratique (Movement for Democratic Change, MDC) de Morgan Tsvangirai. Cet accord de 2008 prévoit que (ZANU-PF) et le (MDC) s'accordent sur les nominations de hauts fonctionnaires. Le 11 février 2009 : Tsvangirai prête serment comme Premier ministre. Le 30 janvier 2009 : le MDC accepte d'entrer dans le gouvernement.

Lors du sommet de la FAO (organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture), de juin 2008, le président zimbabwéen Robert Mugabe a accusé l'Occident de tenter d'affaiblir son pays par des sanctions économiques : «  Le Royaume-Uni a mobilisé ses amis et alliés en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande pour imposer des sanctions économiques illégales contre le Zimbabwe  ». Et ajouta t-il : «  Tout cela vise à affaiblir l'économie du Zimbabwe et à, ensuite, opérer un changement illégal de régime dans le pays . »

1. 3. 2. En Côte d'Ivoire

Laurent Koudou Gbagbo devient président de la Cote d'Ivoire le 26 octobre 2000 suite à une élection, avec heurts, contre le général Robert Guéï.

Le 19 septembre 2002, des soldats rebelles, venant du Burkina Faso voisin attaquent des villes du pays pour réaliser un coup d'Etat alors que le président est à Rome. Le gouvernement Ivoirien accusera, plus tard, Alassane Ouattra d'avoir financé cette rébellion (6). L'échec de ce coup se transforme en un conflit entre un sud tenu par le gouvernement et un nord tenu par les rebelles. Après plusieurs mois de combats, les accords de paix Kléber sont ratifiés par les principaux partis politiques ivoiriens et la rébellion, à Marcoussis, en France. Une force de paix française, appelée Opération Licorne, se déploie pour patrouiller dans une zone de cessez-le-feu. L'Organisation des Nations unies envoie une force d'interposition nommée Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) avec l'objectif essentiel de désarmer la rébellion et de superviser le processus de l'élection présidentielle.

En Novembre 2004, l'armée ivoirienne lance une offensive dans les villes rebelles de Bouaké et Korhogo. Les bombardements de son aviation opérés font neuf morts parmi les soldats français. En riposte, l'armée française détruit deux avions de type Soukhoï et les hélicoptères MI-24. Par la suite, l'armée française tire sur les manifestants qui leurs sont hostiles à l'hôtel Ivoire et devant la base française d'Abidjan. Bilan : de dizaines de morts.

Un accord politique, dite de Ouagadougou, est signé le 4 mars par Gbagbo, Guillaume Soro et le président burkinabé Blaise Compaoré qui a joué le rôle de facilitateur.

Malgré Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI)

La crise actuelle de la Côte d'Ivoire fait suite aux résultats contestés de l'élection présidentielle de Novembre 2010. Faut-il rappeler que la communauté internationale a unanimement reconnu la victoire de M. Ouattara au scrutin présidentiel du 28 novembre après la proclamation des résultats provisoires et hors délais de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et appelé M. Gbagbo à céder le pouvoir. Or c'est le Conseil constitutionnel ivoirien qui a la charge légale de proclamer les résultats définitifs. Ce dernier a été proclamé vainqueur par le Conseil constitutionnel ivoirien, après l'annulation des votes contestés par son camp.

D'aucun estime avec raison que la « Communauté Internationale » sous la houlette des USA et de la France, cherche à démanteler la souveraineté de la Côte d'Ivoire en ne reconnaissant que les résultats provisoires de la Commission Electorale Indépendante. Mais ce qu'ils semblent ignorer, est qu'en Afrique sub saharienne : nos souverainetés nationales ont déjà été démantelées par le système présidentiel ; Le chef de l'Etat détient le pouvoir absolu sur toute l'étendu du territoire national. Il peut prendre n'importe quelle décision économique sans toutefois rendre des comptes au peuple : la francafrique fonctionne sur ce principe. Son arrimage à l'occident, condition de son maintien au pouvoir, rend caduque l'exercice de la souveraineté nationale.

Les luttes pour le pouvoir absolu ont occasionné de nombreuses crises politiques en Afrique. Les pressions de puissances occidentales au Zimbabwe et en Cote d'Ivoire attestent la volonté d'en découdre avec les régimes patriotiques qui ne veulent pas se faire marionnettes des intérêts étrangers.

La plus grande absurdité de nombreuses constitutions africaines est que : le président de la République à le pouvoir de dissoudre l'assemblée nationale. Ce qui est fondamentalement contraire à la vision du monde de nos peuples : le chef de village ne peut en aucun cas dissoudre le Conseil villageois. C'est le lieu pour nous ici de dire que l'Afrique sub saharienne manque de grands stratèges, surtout de théoriciens capables de repenser nos systèmes de pouvoir traditionnel.

2. La Renaissance du Conseil d'Etat Kamet

2. 1. L'aliénation des élites intellectuelles Kamet

Les travaux de Science Politique d'Achille Mbembe, particulièrement son ouvrage - De la Postcolonie , Essai sur l'imagination politique dans l'Afrique contemporaine ( Paris, Karthala, 2000, 293 p), sont apprécies des Africanistes, parce que ses idées ne remettent pas fondamentalement en question la domination du capitalisme occidentale en Afrique. Achille Mbembe est un fervent défenseur de la Démocratisation de l'Afrique Kamet. Il ne voit pas le rôle néfaste du système présidentiel qui est issu, durant la période coloniale, du chef de village Kamet ayant un pouvoir absolu.

Par contre, le regretté Atsutsé Kokouvi Agbobli était l'un des rares intellectuels africain à critiquer une certaine forme de Démocratie. Toutefois, il était aussi un partisan de ce système. Ecrivait-il dans son livre – Le Monde et le Destin des Africains : «  La démocratie conseillé aujourd'hui aux Africains ne sert-elle pas plutôt à les détourner des grands défis qu'ils doivent relever à commencer par le défi de la modernisation industrielle qui est la clé du développement au regard de l'histoire des nations industrielles de l'époque contemporaine ?

[…]

La démocratie n'est pas et n'a jamais été la condition du développement. Et, imposer, dans des Etats africains en formation et au sentiment national encore fragile, la forme actuelle très avancée de la démocratie parlementaire de type occidental connue pour ses fortes tendances à la division de l'opinion, revient, en fait, à sonner le glas de l'unité nationale sous l'effet du réveil des antagonismes ethniques, régionaux, religieux voire identitaires […] la démocratie se construit progressivement en symbiose avec le long et dur processus de modernisation industrielle de la société. Et celle-ci ne se conçoit pas sans la promotion de la liberté, des droits de l'homme et de l'état de droit caractérisé par l'égalité de tous devant la loi (7). »

La montée de la Chine en tant que deuxième puissance économique du monde s'est fait sans la Démocratie. Plus largement, les pays asiatiques se sont industrialisés, hormis le Japon, sans ce modèle européen. Par conséquent, nous devons nous pencher sur nos propres modèles, de pouvoir, ancrés dans nos valeurs culturelles et religieuses du terroir.

 

2. 2. Le partage du pouvoir démocratique : un aveu non-dit de l'efficacité du modèle de pouvoir négro-africain

Les récentes crises politiques au Kenya, en Guinée Conakry, en Côte d'Ivoire aujourd'hui portent une seule cause : le pouvoir absolu. Et presque partout, le partage du pouvoir fut la solution inéluctable. J'écrivais en 2003 : «  Chez nos ancêtres de l'Afrique pré coloniale, la paix sociale était une condition essentielle pour bâtir des civilisations. Elle redevient aujourd'hui un facteur important, un objectif déterminant à atteindre pour les nations noires. Par rapport à ce principe de base, les nations noires ont considérablement régressé, ce constat est trop visible pour être nié. Ici et là, les accords de paix qui ont été signés, l'ont été le plus souvent sous la houlette des anciennes puissances coloniales et des organisations internationales. Ils privilégient l'exercice du pouvoir absolu, haut lieu des disputes politiciennes (8). »

Ainsi au Kenya, l'élection présidentielle controversée de 2007 avait mis le pays au bord du précipice de la guerre civile. Ces violences postélectorales ont fait plus de 1.200 morts et déplacé plus d'un demi-million de Kenyans. Le président Kibaki et le leader de l'opposition Raila Odinga étant les candidats de cette élection.

Le mardi 16 Mars 2010, le Parlement kenyan a voté, à une écrasante majorité un amendement constitutionnel visant à légaliser la formation d'un gouvernement de coalition, conformément à un accord de partage du pouvoir signé un mois auparavant entre le gouvernement et l'opposition.

Au Zimbabwe, le président Robert Mugabe a déclaré, vendredi 17 Décembre 2010, ne plus vouloir du partage du pouvoir avec l'ex-opposant Morgan Tsvangirai : «  Nous avons accepté de collaborer (...) pour avoir un compromis nous permettant de faire la part des choses, d'établir la paix, la stabilité politique et maintenant certains traînent les pieds", a-t-il dit devant plus de 4.000 délégués de l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) . »

Rappelons que le gouvernement d'union nationale fut formé en février 2009, sous la pression internationale, entre M. Mugabe et son rival Morgan Tsvangirai devenu Premier ministre.

Les gouvernements d'union nationale qui font souvent suites aux élections contestées en Afrique sont une sorte de pouvoir communautaire. L'objectif recherché à travers ceux-ci est: la paix sociale.

Nous pouvons finalement constater que chaque fois qu'une crise majeure du pouvoir surgit sur le continent, le partage du pouvoir devient la solution miracle. La crise en Côte d'Ivoire sera résorbé par le grand dilemme : d'un partage du pouvoir entre L. Gbagbo et A. Ouattara ou bien la guerre. Il n'y a pas d'autres issus possibles. A moins que L. Gbagbo décide de partir comme l'exige la « Communauté Internationale ».

Le Nigeria a un système d'alternance de pouvoir basé sur l'appartenance ethnique : Sud chrétien et Nord musulman. Notons que certains politiciens musulmans ont mal prit le fait que le chrétien du sud Goodluck Jonathan accède au pouvoir à la suite du décès en Mai dernier du président nordiste Umaru Yar'adua.

Un gouvernement d'union nationale dans les pays occidentaux, entre la Gauche et la Droite, n'est pas pensable dans la mesure où leurs sociétés reposent sur les dualités (homme/femme, maitre/esclave, etc.). D'où : de nombreux conflits sociaux. La révolution française n'était-elle pas la prise du pouvoir par le peuple désœuvré?

Par contre, le système de pouvoir communautaire Kamet neutralise d'avance toute forme de conflit social car les populations participent directement à l'exercice du pouvoir par le biais des assemblée régionales ou villageoise : cela existe de plusieurs l'Egypte pharaonique. C'est ce qui explique la longévité des royaumes Kamet qui est un fait unique dans l'histoire des peuples dans le monde.

D'après nos analyses qui précédent, il est évident que le point d'achoppement, des crises politiques, est le pouvoir absolu. Pourquoi faut-il toujours attendre ces crises politiques afin de passer au partage du pouvoir absolu ? Pourquoi ne pas finalement franchir le cap d'un pouvoir du Conseil d'Etat comme nos ancêtres ?

2. 3. Les conférences nationales : une tentative de réappropriation de la souveraineté nationale

Les conférences nationales souveraines sont des états généraux dans lesquelles le peuple exerce pleinement son pouvoir. Elles sont comme nos larges assemblées du village où tout le monde y participe (notables, simples paysans, etc.).

Le peuple se sent psychologiquement impliquer dans la gestion du pays lorsque le pouvoir communautaire s'exerce au sommet de l'Etat. Cela fut le cas avec les conférences nationales souveraines : «  Les Africains ne sont peut être pas aperçus, qu'avec les conférences nationales souveraines, ils étaient entrain de réinventer leur modèle de gouvernement. Lors de ces assises des années 1990, le Premier Ministre était un Envoyé de la conférence nationale. Il était réellement puissant. Particulièrement au Congo Brazzaville où le Premier Ministre André Milongo, comme Thot dans le Tribunal d'Osiris, fut capable de déclencher les hostilités contre les groupes d'intérêts qui pillaient l'économie du pays. Le président Sassou Nguesso, affaibli comme Osiris, ne pouvait assister qu'en spectateur. Les conditions étaient réunies pour la renaissance du modèle de pouvoir négro-africain. Mais hélas, faute de grands visionnaires, de grands stratèges, les conférenciers reconduisirent la démocratie et le régime présidentiel, qui ont grandement contribué, par la suite, à la chute socio-économique du pays (9). »

Les membres de la conférence nationale souveraine du Congo-Brazzaville et d'ailleurs ont fait deux grandes erreurs fondamentales qui auront des conséquences sur plusieurs générations : l'avènement du multipartisme et surtout le maintien du pouvoir absolu à travers le régime présidentiel.

Si le Congo Brazzaville avait maintenu le pouvoir communautaire qui s'exerçait réellement au sein de la conférence nationale souveraine au détriment du régime présidentiel, on n'aurait pas eu les guerres intertribales avec son cortège de destructions économiques qui ont émaillées le pays pendant plusieurs années. Et pire, on n'aurait évité le retour du Congo Brazzaville dans le système de pillage économique de la Francafrique.

2. 4. Démantèlement du pouvoir absolu et renaissance du conseil d'Etat.

2. 4. 1. Le démantèlement du régime présidentiel

Vu sous l'angle du modèle de pouvoir Kamet, les crises politiques des deux Congo, du Kenya, du Zimbabwe, de la Cote d'Ivoire, etc., qui ont fait de millions de morts, sont des conflits crées dans les luttes pour le pouvoir absolu. Ecrivons-nous que : «  L'exercice de la démocratie, en ce début du XXIe siècle, est perçu par nos élites noires comme une course au pouvoir et à l'argent, et le combat pour son propre clan. On assiste ainsi à des changements de pouvoir sans transformation sociale et économique, comme au Benin avec le départ du Président Nicéphore Soglo, à Haïti par le retrait du Président Bertrand Aristide, et au Sénégal par la fin du régime Abdou Diouf. Avec ces luttes individuelles pour le pouvoir absolu, l'instauration de la paix sociale devient donc un vœu pieux. Ce que les ardents défenseurs de la Démocratisation de l'Afrique noire n'ont pas toujours saisi c'est que : derrière les formes de gouvernements, se jouent la survie et l'avenir d'une communauté, d'une nation (10). »

La véritable question qui se pose aujourd'hui en Afrique Kamet n'est pas la démocratisation qui est un modèle import é par des élites occidentalisées, mais la Renaissance de notre modèle de pouvoir. Et pour atteindre cet objectif, nous devons d'abord démanteler le pouvoir absolu inscrit dans nos constitutions. Ainsi, nous écrivons dans notre ouvrage: «  Le pouvoir du Président de la République, l'équivalent du roi, doit être supprimé ou bien cette fonction peut subsister sous une autre forme, dont la vocation serait plus culturelle et religieuse, pour le maintien de la cohésion nationale.

[…]

Plusieurs chefs d'Etat ont d'ailleurs déjà procédé à cette dissolution [de l'Assemblée nationale] créant ainsi des élections anticipées, ou encore changé la durée du mandat présidentiel, etc. Ce sont des actes fondamentalement contraires à la culture noire à travers son histoire. En aucun cas, le roi négro-africain ne peut prendre des décisions de dissolution du conseil d'Etat […]

Le démantèlement du régime présidentiel et son remplacement par une assemblée souveraine sont une nécessité primordiale pour les forces sociales qui luttent contre l'exploitation économique et l'absence de liberté (11). »

2. 4. 2. Quel nouveau Conseil d'Etat Kamet ?

L'Afrique noire a eu des grands royaumes (Egypte, Congo, Ghana, Mali, etc.) qui étaient constitutionnellement gouvernés, non pas par un souverain au pouvoir absolu comme en Europe, mais par un Conseil d'Etat : «  Les nations noires précoloniales, et cela depuis l'Antiquité égyptienne, avaient axé leurs efforts autour du progrès matériel, fondé sur les valeurs philosophiques du terroir. Elles s'étaient dotées d'un Conseil d'Etat, souvent composé de 9 notables, pour administrer le pays et la vie quotidienne des populations. Il n'était pas question de compétitivité politique. D'ailleurs, des mesures particulièrement radicales (régicide royale, mise en exil du prétendant au trône, etc.), destinées à assurer la sécurité de la nation, étaient exécutées (12). »

Ces 9 notables sont issus des 9 clans héréditaires qui sont à l'origine de la fondation du royaume. Nous devons garder à l'esprit qu'il ne s'agissait d'un gouvernement composé par le roi. Et nous en avons un exemple dans les chefferies Bamiléké : «  Malgré ses pouvoirs incontestables, le Fo (roi) n'est en réalité que le porte-parole officiel des organisations politiques et religieux que sont les sociétés coutumières. Toutes les décisions importantes sont préparées et, souvent même, prises en Conseil. Notons à cet égard que tout manquement à la coutume, toute innovation imprudente par exemple, peut mettre le Fo en difficulté. En réalité, il doit jouer un rôle défini à l'avance et s'y tenir exactement, sous peine de déchéance brutale (13). »

Dans notre modernité, il s'agira alors de conserver l'esprit de ce système dans lequel ce sont les groupes d'intérêts de la nation qui détiennent le pouvoir du Conseil d'Etat. Plus clairement, chaque groupe organisé en association nationale, déléguerait un représentant, élu au préalable, qui devient membre du Conseil d'Etat. Nous pouvons citer par exemple : l'association des entrepreneurs, des femmes, du corps médical, du corps enseignant, des planteurs, etc. Tous ces délégués détiendront le pouvoir de l'Etat à la place du président de la République. Ce dernier poste disparait. Avec un tel système, les conflits du pouvoir comme au Zimbabwe, au Kenya, de la Côte d'Ivoire, etc., souvent teintés de tribalisme, ne peuvent pas facilement voir le jour. En plus, il est difficile qu'un « interlocuteur valable » puisse émerger et imposer ses idées selon le bon vouloir des puissances étrangères.

En fin de compte, un Conseil d'Etat national pourra compter vingt, trente, quarante membres. Tout dépend de l'organisation et de l'influence des groupes d'intérêts sur le plan national. Leurs membres ne sont pas au service des intérêts étrangers comme c'est malheureusement le cas depuis les indépendances avec le système présidentiel : ils débattent des grandes idées de leurs associations respectives et prennent des actions. D'après l'actualité, nous savons que les associations exigent souvent des comptes rendus, des explications aux délégués qu'elles envoient discuter avec les compagnies ou les gouvernements. Et les membres du Conseil d'Etat n'échappent pas à cette règle. Par opposition, les Ministre du système présidentiel ne rendent presque jamais compte, de leurs actions, au peuple mais aux puissances étrangères qui se servent d'eux pour piller nos économies.

Il existe une différence notoire entre ce Conseil d'Etat Kamet avec le régime présidentiel. En effet, nous pouvons constater que nos gouvernants actuels, du régime présidentiel, sont le plus souvent coupés de la base. En ce qui concerne le Conseil d'Etat : les gouvernants sont choisis dans leurs associatives respectives. En un mot : le pouvoir absolu s'exerce horizontalement tandis que celui du conseil d'Etat est vertical.

Faisons remarquer que la notion de « conflit d'intérêts » qui est importante en Occident ne se pose pas du tout dans le modèle Kamet. Un exemple : chez les Fang et Béti, kuma signifie «  richesse  ». Et Nkukuma veut dire, non pas «  chef  », mais « entrepreneur ». Les Nkukuma ne sont pas seulement des entrepreneurs, ils sont aussi des responsables politiques qui siègent dans le conseil du Nvog qui est l'espace administrative d'un chef. Et nous pouvons multiplier des exemples, de ce genre, à travers l'Afrique sub saharienne.

2. 4. 3. L'Envoyé du Conseil d'Etat Kamet

Ce Conseil d'Etat a le plus souvent eu un Envoyé depuis la civilisation de l'Egypte pharaonique. La plupart des Egyptologues ont confondu son poste à celui d'un Premier Ministre. Au fond, il s'agit d'un Envoyé du Conseil d'Etat d'autant plus que ses décisions ne proviennent pas de lui comme c'est généralement le cas avec un Premier Ministre. Cheikh Anta Diop (14) confond aussi l'Envoyé au Premier Ministre.

Nous fournissons les preuves de nos allégations grâce à la lexicologie comparative suivante:

Egyptien Afrique noire moderne

Hebi, «  envoyer  » Bisoo/Bakoko : heb, «  envoyer  »

Hebi, «  Envoyé  », l'Ibis Thot Basaa : hom «  envoyer  »

Thot était le dieu de l'écriture dans l'Egypte ancienne. Il devient le « Secrétaire » du Conseil d'Etat dans le jugement dernier d'Osiris. Ajoutons-nous : «  On note que Thot, chef de gouvernement des dieux, n'a pas de pouvoir sur l'humanité, ce qui confirme son rôle à Héliopolis devant les huit notables et dans le Tribunal d'Osiris. Il est le Témoin du dieu Râ. Et c'est à ce titre qu'il est le maitre de l'Ecriture, de la Plume, de la Parole (griots). Partout dans la tradition africaine, il est symbolisé par l'oiseau : ibis, le vautour, qui est le chef des sociétés initiatiques.

Le monde sans Thot [qui symbolise la Lune] signifierait l'Absolutisme des rayons solaires de Râ sur la terre c'est à dire la fin du monde. Le pouvoir personnalisé [de Râ], comme c'est le cas avec le régime présidentiel, n'est donc pas permis dans la culture d'organisation négro-africaine, il serait synonyme d'anarchie sociale. Ce culte du pouvoir individuel, exercé par des rois autoritaires ou des présidents avec parti unique, le modèle de bien des régimes présidentiels actuels, ne sont-ils pas la cause de guerres et de la paupérisation de nos peuples ? (15). »

Le vizir appelé Tjaty en égyptien, est le deuxième haut personnage de l'Etat après le pharaon. Il était finalement, non pas un premier Ministre, mais l'Envoyé qui notait et appliquait les grandes décisions du Conseil d'Etat. Il était assisté de deux adjoints directs ainsi que de scribes personnels. Il dirigeait un bureau composé de fonctionnaires.

L'Envoyé du conseil d'Etat était un homme puissant comme le décrit Cheikh Anta Diop (16): il était capable de mettre un terme au fonction du roi régnant et sur ordre du Conseil d'Etat. Faisons le parallèle ici avec un régime parlementaire fort dans la démocratie européenne. Nous nous souvenons que lors de la conférence nationale souveraine au Congo Brazzaville, le premier ministre André Milongo que nous comparons à l'Envoyé était effectivement puissant. Il prenait des décisions importantes selon les recommandations de la conférence nationale souveraine. Il était capable de déclencher les hostilités avec Elf-Congo, qui est presqu'un Etat dans un Etat, sans que cela affecte sa fonction émanent du peuple. Par contre, Elf-Congo refusa d'octroyer de l'argent au président Pascal Lissouba, qui avait été démocratiquement élu après cette conférence nationale, afin de financer les élections anticipées de 1993. Le président signa alors un contrat, à vil prix, soit à 3 dollars le baril du pétrole, au lieu du taux de 15 pratiqué sur le marché international, avec la compagnie pétrolière américaine appelée OXY (17). Elf-Congo cria à la trahison !. Par la suite, la compagnie française décida de tout faire pour renverser le Président Pascal Lissouba, particulièrement en soutenant financièrement Sassou Nguesso. Cette affaire, de financement d'élections, fut la cause principale de la guerre civile qui ravagea le pays.

Malheureusement, la Côte d'Ivoire est entrain d'expérimenter cette crise électorale congolaise par une proclamation, non pas par des institutions nationales, mais par la « Communauté Internationale » : c'est une première dans l'histoire des Nations Unies. Au fonds, les puissances occidentales sont entrain de mettre en place un nouveau système de néocolonialisme par le biais de pressions de la « Communauté Internationale » contre les leaders patriotiques: le Zimbabwe et la Côte d'Ivoire constituent les laboratoires dans ce sens.

D'après ce qui précède, nous pouvons constater l'efficacité du Conseil d'Etat comparativement parlant au régime présidentiel qui porte dans son sein les germes de crises de pouvoir, de bradage des intérêts économiques et de perte de souveraineté nationale

Conclusion

Au cours de la décennie 1990, les USA ont mené une guerre sanglante en Afrique Centrale, en vue de piller les ressources naturelles de la République Démocratique du Congo, par le biais de leurs marionnettes que sont : Yoweri Museveni de l'Ouganda et Paul Kagame du Rwanda. En ce moment, les USA et la France veulent remettre en question la souveraineté nationale de la Côte d'Ivoire ou installer leur « interlocuteur valable » en la personne d'Alassane Ouattara. Demain, d'autres pays étrangers tenteront les mêmes aventures sur le sol africain si nous ne nous réveillons pas. Et nous n'avons pas de choix que d'instaurer un pouvoir communautaire qui a deux avantages majeurs :

- L'exercice de la souveraineté totale par le peuple. Les manipulations ethniques de leaders politiques, la formation des rebellions armées, etc., deviennent des actes difficiles d'autant plus que chacun participe sur le plan national, régional ou local, à l'exercice du pouvoir communautaire.

- Les manipulations extérieures qui sont récurrents depuis des générations cesseront car il n'y aura pas de marionnettes à manipuler où capables de remettre en question l'autorité réelle du peuple : un groupe qui exerce la plénitude de son pouvoir est motivé à défendre ses intérêts. Une armée populaire convient à ce type de modèle de pouvoir. Il devient par conséquent difficile de battre militairement un tel peuple. La pression de la « Communauté Internationale », que subissent et fragilisent Robert Mugabe et Laurent Gbagbo, raffermit au contraire un conseil d'Etat constitué des représentants des intérêts nationaux.

Que pouvons-nous retenir ? Que le pouvoir absolu introduit en Afrique par les colons continue d'avoir un impact socio-économique dévastatrice au risque de compromettre le développement économique des nations Kamet ; Qu'il existe un modèle de pouvoir propre à la culture Kamet capable de ramener la paix sociale, de servir de bouclier contre les dominations étrangères en Afrique et d'affirmer la souveraineté de nos peuples.

Note:

1. La chronique de Marie Louise Eteki-Otabela sur son projet "Assemblée des Peuples Camerounais" in Lemessager.net du 26-11-2008, dans lequel elle mentionne en note 2: « Esquisse d'un système de gouvernement négro-africain moderne face aux instabilités socio-économiques et au néo-colonialisme - Panafricanisme : les nouvelles perspectives. SIM Mi NSONKON Rémy ». La section 3.7, de 6 pages de notre ouvrage cité, est intitulé "Pour une assemblée du peuple souverain". Lire également : tchadonline.com/la-chronique-de-marie-louise-eteki-otabela-avec-les- encouragements-de-l'onu/)

2. PANAFRICANISME – Les nouvelles perspectives, Edition Nekhen, Londres, 2003, p. 80.

3. Le DVD disponible à la vente sur http://www.phares-balises.fr

4. La Françafrique, le plus long scandale de la République, François-Xavier Verschave; Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique?, 2000, Les Arènes, François-Xavier Verschave; De la Françafrique à la Mafiafrique, 2004, etc.

5. Lire Carnages : les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, Pierre Péan, 2010; Ces Tueurs Tutsi – Au Cœur de la Tragédie Congolais, Editions Duboiris, Paris, 2009 ; Crimes Organisés en Afrique Centrale d'Honoré Ngbanda NNzambo, Editions Duboiris, Paris, 2004, etc.

6. Le 06 novembre 2010 par AFP Abidjan - Les Ivoiriens devront choisir au second tour de la présidentielle prévu fin novembre entre le "rempart de la

République", Laurent Gbagbo, et le "parrain de la rébellion", l`ex-Premier ministre Alassane Ouattara, a affirmé vendredi un porte-parole du président sortant.

7. Le Monde et le Destin des Africains, p. 13

8. PANAFRICANISME – Les nouvelles perspectives, Edition Nekhen, Londres, 2003, p. 102

9. Idem, p. 100

10 Idem, p. 103

11. Idem, p. 104

12. Idem, p. 102

13. Idem, p. 102

14. Afrique Noire Precoloniale, Presence Africaine, Paris, 1987, p.77

15. Panafricanisme : les nouvelles perspectives , p. 97

16. Afrique Noire Précoloniale, Présence Africaine, Paris, 1987, p. 77 

17. Le Phare Congo-Brazzaville: Affaire OXY : Lissouba et ses co-accusés répondent à Sassou, Désiré Kazadi, 31 Décembre 2001.

Fait à Londres, le Dimanche 19 Décembre 2010.

Par SIM NSONKON Rémy

Auteur, Spécialiste de la Sécurité du Réseau Informatique.

SIM a également étudié Egyptologie à City Université of London.

Il est le fondateur du site www.kametrenaissance.com.

Simremy@hotmail.com

27/12/2010

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