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Hebdomadaire
d’informations générales paraisant à Kinshasa
Edition
n°9-529 du vendredi 18 juin 2010
POLITICS
Chebeya: le point d’achoppement
Jamais
de mémoire de Congolais, mort n’a été aussi mouvementée. On a
pas encore vu les foules en pleurs comme lors de la mort de Laurent-Désiré
Kabila, pleuré par tous comme aussi jamais auparavant. Mais, il s’agissait là
d’un homme de premier plan, d’un premier chef d’Etat mort en fonction et qui
bénéficia de l’hommage unanime de ses compatriotes. Certes Chebeya
n’est pas un homme d’Etat mais le service qu’il rendait au pays entier, par son
dévouement à la cause de ses semblables, a fini par faire de lui ce qu’il est
devenu. Un défenseur des droits de l’Homme dont tous parlent au superlatif,
mort dans des circonstances pas encore élucidées mais dont personne ne se fait
de doute quant au fait qu’elles auront été tout sauf naturelles. On ne compte
pas le nombre de réactions, de protestations qui viennent alourdir une pression
déjà luciférienne sur le régime. En interne, l’opposition et la société civile
des Ong ne veulent laisser aucun répit au
gouvernement et vont jusqu’à organiser un véritable chantage sur la date du 30
juin qu’elles veulent être aussi celle des funérailles de Chebeya.
Avec la maligne idée de s’attirer les projecteurs des cameras qui vont se ruer
à Kinshasa dans la suite des souverains et monarques étrangers invités aux
festivités du cinquantenaire de notre indépendance. Un jubilé d’or qui coincide aussi avec sans doute l’atteinte du point
d’achèvement de l’initiative PPTE qui verra la dette du pays effacée à plus de
90 pc. Bien malins ceux qui veulent faire de Chebeya
plutôt la pierre d’achoppement du point d’achèvement. Mais pour un homme qui a
donné le meilleur de sa vie pour que triomphent les droits de ses compatriotes,
c’est une offense à sa mémoire que de vouloir instrumentaliser ainsi sa mort.
Le
30 juin s’annonce fatidique! Le spectre d’une crise plane déjà sur cette
journée historique. Le dossier Chebeya risque de
gâcher la fête. L’opposition avec la tête le Mouvement de libération du Congo
(MLC) a annoncé ses couleurs. ‘‘Nous allons fêter dans la méditation aussi
longtemps que les commanditaires de la mort de Chebeya
Bahizire ne sont pas encore traduits en justice. Nous
projetons d’autres manifestations plus violentes pour faire voir à la face du
monde que les droits de l’Homme sont bafoués en RD Congo’’, a confié un des
caciques du parti cher à Jean-Pierre Bemba au sortir de la réunion de
concertation sur l’assassinat du président de la Voix de sans voix (VSV). Pour
la même cause, les activistes des droits de l’Homme, unis comme un seul homme,
risquent d’emboîter les pas aux politiques. Ils décident de faire entendre leur
voix ce jour-là. La journée du 30 juin s’annonce donc palpitante. ‘‘Nous ne
voulons pas saboter la journée historique mais, amener juste les dirigeants
politiques au respect des principes de la démocratie, prônés par la
Constitution du pays’’, a commenté un des membres de l’Ong
Les Anges du ciel. Les activistes des droits de l’Homme sont catégoriques et
veulent régler des comptes au gouvernement le jour même de la fête nationale.
Le gouvernement permettra à ces activistes de lever le corps de leur collègue
le 29 juin comme ils ont décidé? La question est sur toutes les lèvres dans les
rues de Kinshasa. Certes, la tâche ne leur sera pas facile. Et si le corps du
chauffeur de Chebeya restait introuvable jusqu’au 29
juin? Tant d’interrogations laissent à croire que la journée du 30 juin sera
fatidique. Pire encore, la position des Ongs de
défense des droits de l’Homme est soutenue par certaines chancelleries
occidentales à Kinshasa. L’affaire semble être minimisée au pays alors que ça
prend d’autres allures dans les pays d’Occident. C’est depuis quatre ans que
les Congolais fêtent le 30 dans la psychose.
Il
y a peu qu’on parlait de l’affaire ‘‘Kata Kata’’, cet ogre qui tuait tout sur
son passage. ‘‘Nous voulons une fête apaisée’’, a souhaité un
fonctionnaire, habitant le commune populaire de Lingwala.
de la rotule.
Chebeya: le cinquantenaire mis en mal
Jamais
de mémoire de Congolais, mort n’a été aussi mouvementée. On a
pas encore vu les foules en pleurs comme lors de la mort de Laurent-Désiré
Kabila, pleuré par tous comme aussi jamais auparavant. Mais, il s’agissait là
d’un homme de premier plan, d’un premier chef d’Etat mort en fonction et qui
bénéficia de l’hommage unanime de ses compatriotes. Certes Chebeya
n’est pas un homme d’Etat mais le service qu’il rendait au pays entier, par son
dévouement à la cause de ses semblables, a fini par faire de lui ce qu’il est
devenu. Un défenseur des droits de l’Homme dont tous parlent au superlatif,
mort dans des circonstances pas encore élucidées mais dont personne ne se fait
de doute quant au fait qu’elles auront été tout sauf naturelles. On ne compte
pas le nombre de réactions, de protestations qui viennent alourdir une pression
déjà luciférienne sur le régime. En interne, l’opposition et la société civile
des Ong ne veulent laisser aucun répit au
gouvernement et vont jusqu’à organiser un véritable chantage sur la date du 30
juin qu’elles veulent être aussi celle des funérailles de Chebeya.
Avec la maligne idée de s’attirer les projecteurs des cameras qui vont se ruer
à Kinshasa dans la suite des souverains et monarques étrangers invités aux
festivités du cinquantenaire de notre indépendance. Un jubilé d’or qui coïncide
aussi avec sans doute l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE qui
verra la dette du pays effacée à plus de 90 pc. Bien malins ceux qui veulent
faire de Chebeya plutôt la pierre d’achoppement du
point d’achèvement. Mais pour un homme qui a donné le meilleur de sa vie pour
que triomphent les droits de ses compatriotes, c’est une offense à sa mémoire
que de vouloir instrumentaliser ainsi sa mort.
Le
30 juin s’annonce fatidique! Le spectre d’une crise plane déjà sur cette
journée historique. Le dossier Chebeya risque de gâcher
la fête. L’opposition avec la tête le Mouvement de libération du Congo (MLC) a
annoncé ses couleurs. ‘‘Nous allons fêter dans la méditation aussi longtemps
que les commanditaires de la mort de Chebeya Bahizire ne sont pas encore traduits en justice. Nous
projetons d’autres manifestations plus violentes pour faire voir à la face du
monde que les droits de l’Homme sont bafoués en RD Congo’’, a confié un des
caciques du parti cher à Jean-Pierre Bemba au sortir de la réunion de
concertation sur l’assassinat du président de la Voix de sans voix (VSV). Pour
la même cause, les activistes des droits de l’Homme, unis comme un seul homme,
risquent d’emboîter les pas aux politiques. Ils décident de faire entendre leur
voix ce jour-là. La journée du 30 juin s’annonce donc palpitante. ‘‘Nous ne
voulons pas saboter la journée historique mais, amener juste les dirigeants
politiques au respect des principes de la démocratie, prônés par la
Constitution du pays’’, a commenté un des membres de l’Ong
Les Anges du ciel. Les activistes des droits de l’Homme sont catégoriques et
veulent régler des comptes au gouvernement le jour même de la fête nationale.
Le gouvernement permettra à ces activistes de lever le corps de leur collègue
le 29 juin comme ils ont décidé? La question est sur toutes les lèvres dans les
rues de Kinshasa. Certes, la tâche ne leur sera pas facile. Et si le corps du
chauffeur de Chebeya restait introuvable jusqu’au 29
juin? Tant d’interrogations laissent à croire que la journée du 30 juin sera
fatidique. Pire encore, la position des Ongs de
défense des droits de l’Homme est soutenue par certaines chancelleries
occidentales à Kinshasa. L’affaire semble être minimisée au pays alors que ça
prend d’autres allures dans les pays d’Occident. C’est depuis quatre ans que
les Congolais fêtent le 30 dans la psychose.
Il
y a peu qu’on parlait de l’affaire ‘‘Kata Kata’’, cet ogre qui tuait tout sur
son passage. ‘‘Nous voulons une fête apaisée’’, a souhaité un
fonctionnaire, habitant le commune populaire de Lingwala.
de la rotule.
Le RCD-N
Martin Mukonkole relaxé
Les
parlementaires opposants ont obtenu gain de cause. Le député RCD-N, Martin
Mukonkole est libre. La Cour suprême de justice (CSJ) l’a ainsi ordonné à son
audience en chambre du conseil du 15 juin. Cette résolution a été prise
conformément à l’article 107 alinéa 4 de la Constitution qui énonce que ‘‘la
détention ou la poursuite d’un parlementaire est suspendue si la chambre dont
il est membre le requiert. La suspension ne peut excéder la durée de la session
en cours’’. L’Assemblée nationale a , en sa séance
plénière du 7 juin dernier, pris la résolution n°001 portant suspension de la
détention du prévenu Martin Munkokole, bénéficiaire
du privilège de juridiction en sa qualité de député national. On rappelle que
Mukonkole et ses trois co-détenus étaient accusés
d’association des malfaiteurs, de recel d’objets, de vol avec violence ainsi
que de faux et usage de faux. La décision de la CSJ a prouvé le climat de
collaboration existant entre les trois pouvoirs du pays.
Blaise ndongala.
SOCIETY
Journée de l’enfant africain
Pas
d’engagements fermes en faveur des enfants congolais, le gouvernement
n’excelle qu’avec des promesses
‘‘Les
enfants d’abord’’! C’est un simple slogan en RD Congo. Malgré la
promulgation de la loi sur la protection des enfants par le chef de l’Etat, le
gouvernement ne fait rien pour défendre la cause de cette catégorie de la
population. Le gouvernement ne développe aucune politique appropriée pour
sortir les enfants de l’auberge. Que des promesses fallacieuses. Mercredi 16
juin, la ministre du Genre, Enfant et Famille n’a dérogé à la tradition en
prononçant un discours d’espoir. Les Ong de défense des droits des enfants n’ont pas
manqué de réagir face à ce discours. ‘‘ C’est chaque année que le gouvernement,
sans honte, produit de tel discours en promettant des merveilles aux enfants
sans pourtant passer au concret’’, a dénoncé un activiste de droits de
l’enfant, accusant le gouvernement de manque d’une politique adéquate en faveur
des enfants et autres catégories de la population. Pour étayer son
argumentaire, cet activiste a noté la mauvaise foi du gouvernement dans le
secteur de l’éducation. ‘‘Il y a trois ans qu’il avait promis la gratuité au
niveau de l’enseignement primaire mais rien ne jusque là fait!’’,
s’exclame-t-il. L’exécutif viole ainsi la Constitution de la République dans
son article 44, stipulant que: ‘‘l’éradication de l’analphabétisme est un
devoir national pour la réalisation duquel le gouvernement doit élaborer un
programme spécifique’’. Le gouvernement congolais est accusé, par des
opérateurs éducatifs et autres partenaires, de favoriser la dépravation
scolaire à travers le pays avec comme conséquence le phénomène kuluna et shegué dans les rues.
Par manque d’une éducation appropriée, des soins de santé de qualité et autres
avantages, les enfants congolais semblent être encore loin de sortir de
l’auberge. Il est temps que le gouvernement fasse quelque chose pour protéger
les enfants en vue d’assurer ‘‘l’avenir de demain’’. Mercredi 16 juin,
les enfants de la commune de Lingwala ont exprimé
leur ras-le-bol dans un mémo remis entre les mains de leur bourgmestre.
Abandonnés à leur triste sort, les voeux de ces
enfants est de voir la commune de Lingwala promouvoir
les droits de l’enfant. A travers des séminaires et ateliers, l’Etat est appelé
à vulgariser des textes relatifs à la protection des enfants. Ces jeunes voient
leurs droits bafoués à partir même du toît parental
où, des jeunes filles sont souvent victimes des viols et autres traitements
inhumains des parents, proches-parents et oncles.
Mortalité infantile. Liée souvent à la
pauvreté, la malnutrition affecte beaucoup d’enfants congolais. D’une manière
générale, la mesure de la malnutrition infantile concerne les enfants de moins
de 5 ans. Selon un rapport du Programme des Nations unies pour le développement
(PNUD), la malnutrition peut survenir très tôt et parfois touche les enfants
avant leur naissance. Selon les résultats de l’EDS 2007, la malnutrition est
moins grave dans la province de Kinshasa que dans les autres provinces de la RD
Congo mais elle demeure néanmoins importante. Environ 7,2 pc des enfants kinois
ont un poids insuffisant à la naissance (inférieur à 2,5 kg) et de ce fait sont
susceptibles de mourir durant le premier mois de vie. Selon le même rapport, le
taux de mortalité néonnatale (décès avant un mois)
s’élève à 31 pc à Kinshasa. L’amélioration des soins néonataux et maternels
serait indispensable pour sauver les enfants kinois.
Blaise ndongala.
Le travail
parental reste une affaire de femme
Les
‘nouveaux pères’, célébrés dans les années 1980, participent-ils vraiment à
l’éducation de leurs enfants ? L’arrivée massive des femmes sur le marché du
travail à partir des années 1970, a-t-elle rééquilibré les tâches au sein du
foyer? C’est ce qu’ont tenté de savoir Carole Brugeilles
et Pascal Sebille, deux chercheurs de l’université
Paris-Ouest-Nanterre, qui ont décrypté une grande enquête européenne sur les
relations familiales. Menée en France, en 2005, avec le concours de l’Insee,
cette étude de l’Institut national d’études démographiques (INED), publiée dans
le dernier numéro de Politiques sociales et familiales, la revue de la Caisse
nationale des allocations familiales (CNAF), permet d’évaluer la participation
des parents à cinq moments-clés de la vie des enfants : l’habillage, les
accompagnements à la crèche ou à l’école, les devoirs, le coucher, ainsi que
les jeux et loisirs. Pour cette enquête, plus de 1 600 personnes vivant avec au
moins un enfant âgé de moins de 14 ans ont été interrogées.
Premier
constat : les pères s’investissent beaucoup moins que les mères dans les tâches
familiales. ‘En dépit d’une nouvelle conception de la paternité fortement
médiatisée et du développement de l’activité féminine, la participation des
hommes aux soins et à l’éducation des enfants progresse peu, note cette étude.
S’occuper des enfants reste une prérogative féminine, la division sexuelle du
travail parental se modifie lentement. Nulle surprise dans ces résultats : en
1998, l’enquête Emploi du temps de l’Insee avait ainsi établi que 80 pc du
noyau dur des tâches domestiques (vaisselle, courses, ménage, lessive, soins
matériels aux enfants) était encore assuré par les femmes.
Le nouveau Dg
ai de
l’Ogefrem, Kibingwa s’installe
Le
tout nouveau directeur général intérimaire de l’Office de gestion du fret
multimodal, Ogefrem, Kibingwa
Kyanza Kasongo et son
directeur général adjoint Bolongonda Bolibenga se sont déjà mis au travail après la police des
parquets eut dressé un procès verbal de refus de remise reprise opposé par
leurs prédécesseurs. C’est peut-être l’épilogue dans le feuilleton Ogefrem qui met au devant de la scène Emile Ngoy Kasongo, directeur général
intérimaire et Anatole Kikwa Mwata
Mukambo, D-ga, tous deus
suspendus au terme d’un arrêté signé par Laure-Marie Kawanda
Kayena, la ministre PALU en charge des Transports et
Voies de communication. Une mesure salué de deux mains par le syndicat local de
l’Ogefrem Kinshasa mais que le syndicat national a
tôt fait de désapprouver, appuyé par le cabinet du chef de l’Etat et le Premier
ministre qui y ont décelé des vices. Emile Ngoy
lui-même très porté vers les médias a racheté des espaces entiers sur les
chaînes de télévision et dans les tabloïds de Kinshasa, pour dire sa rébellion
contre la tutelle que, de toute évidence, il n’a jamais respectée. Contre le Dg
ai suspendu de l’Ogefrem, Laure-Marie Kawanda semblait pourtant avoir pris le temps de réunir les
charges. ‘‘Refus d’obéir aux institutions
de la République’’ pour avoir notamment déposé ‘‘sans qualité ni mandat au Parlement, son texte à lui dans l’intention
de le substituer à celui du gouvernement, dans le cadre de la loi douanière’’.
Ou cette obstination à ‘‘procéder aux
engagements et affectations des agents pendant la période transitoire
d’interdiction par la tutelle du mouvement du personnel’’. Et ce n’est pas.
Emile Ngoy pourtant bon manager, à en croire les
médias, a cependant signé avec FRABEMAR un contrat dont les clauses ont tout
l’air d’un marché de dupes. ‘‘C’est le modèle type de contrat léonin’’,
confie un cadre de l’Ogefrem qui met déjà en garde
les nouveaux Dg et D-ga contre la tentation toujours
possible de marcher sur les traces d’Emile Ngoy.
Pourquoi Kawanda a suspendu Emile Ngoy
A
Refus de collaboration avec le Conseil d’administration
Il
ressort des réunions du conseil d’administration tenues les 05 et 20 mai 2010,
les constations suivantes :
1.
Pour le directeur a.i, le conseil d’administration
n’existe pas au motif que son organisation actuelle en absence des anciens
administrateurs, membres du comité de gestion dont le Directeur général adjoint
les anciens Administrateurs directeur techniques et financier ainsi que
l’Administrateur Upio Kakura
qui a été nommé ministre dans le Gouvernement Muzito
I est irrégulière ;
2.
Le Directeur général a.i., conformément au procès-verbal établi par le Conseil
administration du 05 mai 2010, refuse en bloc d’appliquer les décisions prises
par le ledit Conseil dans sa configuration actuelle de cinq membres;
3.
Le Directeur Général a.i., tient à faire participer aux réunions du Conseil d’Administration,
les ancien Administrateurs Technique et Financier qu’il a pourtant réaffectés
comme Directeur contractuels. En effet à défaut de leur participation au
Conseil d’administration, les décisions prises à cette occasion sont, pour le
Directeur Général a.i., nul effet;
4. Le Directeur général a.i.
a créé un climat malsain à l’OGEFREM le
traitement sélectif du personnel en matière d’octroi des grades et des prises
en charge par l’office, des soins de santé à l’étranger.
B. Refus d’exécution des décisions do conseil
d’administration
En
vertu de l’article 12 du décret n°09/63
du 03 décembre 2009 portant statut de l’OGEFREM (comme établissement public),
le Conseil d’administration dispose d’un droit général de contrôle sur le
fondement de l’entreprise.
C’est
ainsi que lors de sa réunion du 21 octobre 2009, le conseil d’administration
avait décidé d’un audit administratif et financier (état des lieux) pour
connaître les raisons qui ont poussé le Parquet Général de la République à
mettre le Directeur Général a.i. en détention
préventive au CPRK. Sur demande du Conseil d’administration, la Tutelle a
autorité les lesdits contrôles et le Directeur général a.i.
a opposé un refus catégorique.
En
plus, il est reproché au Directeur général a.i. ce
qui suit :
1.
Signature d’un contrat et ses multiples avenants entre l’OGEFREM et FRABEMAR à
l’insu Conseil d’Administration;
2.
Sur demande du conseil d’Administration, la tutelle a autorisé l’envoi d’une
mission de contrôle de l’Agence OGEREM d’Anvers (Belgique) mais, une fois le
Directeur général a.i. a opposé une fin de non
recevoir;
3.
Mauvaise affectation des recettes de fonctionnement sur un chiffre d’affaires
de 24.000.000 USD, plus de 19.440.666 USD ont été dépensés dans le comptes four
tout (41,42,46 et 47);
4.
Tout en étant en détention préventive au CPRK, le Directeur général a.i. a adressé
lettre Conseil d’administration dans laque, il a dénoncé la tenue de la réunion
et s’est déclaré concerné par les décisions qui en résulteront. Il s’est
ensuite opposé à leur exécution
C. Refus d’obéir aux institutions de la République
1)
Il lui est reproché reproché en outre d’avoir
déposer, sans qualité ni mandat au Parlement, son texte à lui dans l’intention
de le substituer à celui déposer par le gouvernement, dans le cadre du Projet
de la loi douanière.
Ce
comportement lui a valu une demande d’explication dont les réponses n’ont pas
convaincu.
2)
Il a continué à procéder aux engagements et affectations des agents pendant la
période transitoire d’interdiction par
la tutelle du mouvement du personnel.
Le rejet en
bloc de Kinshasa
Washington
pas du tout content de Kinshasa. Dans un rapport publié, lundi 14 juin dernier,
le département d’Etat américain cite la RD Congo parmi les pays qui ne
fournissent pas d’efforts dans la lutte contre le trafic d’êtres humains
et la prise d’esclaves sexuels. Des sanctions américaines seront prévues
au cas où le bilan de ces pays dans cette lutte ne s’améliore pas, selon ce
rapport. Au moins 13 pays sont cités dans ce 10e rapport annuel
sur les efforts internationaux visant à éradiquer le commerce d’êtres humains
et l’esclavage sexuel. Ces pays, dont la RDC, sont accusés de ne pas se
conformer aux normes internationales les plus élémentaires. Et ce rapport
révèle que près de 12,3 millions d’êtres humains, des adultes tout comme des
enfants, sont victimes à travers le monde de travaux forcés, prostitution, ou
sujets au travail asservi. Le département d’Etat américain juge cette
situation inacceptable.
Réaction de Kin.
Aussitôt
incriminé, le gouvernement congolais a balayé du revers de la main toutes
allégations portées contre lui. Pour son porte-parole, Lambert Mende Omalanga,
‘‘le trafic d’êtres humains et l’esclavage sexuel ne sont pas dans les mœurs
congolaises. Si l’esclavage sexuel est pratiqué par les LRA (les rebelles ougandais qui sévissent dans la
partie Nord-Est de la République, ndlr) et les
FDLR (les rebelles hutus en réfuge dans la partie Est
du pays, ndlr), cela n’est pas à mettre sur le dos des Congolais’’. Il a
ajouté que la RD Congo est plutôt victime et non bourreau comme l’on veut la
présenter. Ce groupes armés étrangers sont accusés de toutes sortes
d’exactions contre la population civile. Ils pillents,
violent, violentent les paisibles citoyens dans ces parties du pays, devenue
depuis théâtre des affrontements armés. Mais, quelle sanction envisagerait la
maison Blanche contre Kinshasa?
Affaire RVM
vs Fretin Sprl:
la CSJ joue
sa crédibilité
Un
bon vent souffle du côté de la Régie de voies maritimes (RVM) après quelques
d’asphyxie. L’entreprise a obtenu la main levée sur la saisie arrêt de ses
comptes bancaires opérée par le tribunal de commerce suite à une requête des
établissements Fretin Sprl. Ce dernier semble être pris au collet. La vérité a
fini par éclater au grand jour. Le Dg Robert Mbuinga
est en passe de gagner sa bataille. Le gouvernement via le ministre de la
Justice et Droits Humains, Luzolo Bambi Lessa s’est interpossé en
ordonnant au greffier en chef de la Cour suprême de justice (CSJ) de procéder à
la main levée des saisies-arrêts des comptes bancaires de la régie. La saga
entre RVM et les établisements Fretin Sprl a été expliquée par le Dg Mbuinga
au cours d’un point de presse, le 31 mai dernier, au Restaurant Les Delices, commune de la Gombe. Pour metter
fin aux faussetés distillées à travers les medias, le patron de la RVM a étalé
l’affaire au grand jour avec chiffres à l’appui. Pour une bonne compréhension, Mbuinga a tracé historique du fameux protocole d’accord
liant son entreprise aux Etablissements Fretin Sprl. Tout est parti le 13
octobre 1994 où, une convention d’affaires avait été signée entre la RVM et les
établissements Fretin sprl. Les parties à cette
convention avaient confié aux établissements Fretin sprl
l’exclusivité des opérations de dédouanement des importations de la RVM. Le Dg
explique qu’avant même la signature de cette convention, les établissements Fretin
Sprl ont commencé à fournir différents articles et
équipements à la régie dans les conditions dignes de la maffia sicilienne:
surfacturation des prix (un pneu et chambre à air 1100/20 à 4.230 deutsch mark, un sondeur raython, à des prix variables, tantôt à 205.000,
105.000, voire 355.000 deutsch mark), absence des bons de commandes de
l’entreprise et la présentation de la facture ‘‘fantaisiste’’ se faisait deux à
trois mois, voire plus après livraison, etc. Malgré tout, ces relations vont se
poursuivre dans ces conditions jusqu’à l’avènement de l’AFDL au pouvoir en
1997. ‘‘En 1998, lorsque qu’éclate la guerre d’agression, le gouvernement
décrète la mobilisation de l’effort de guerre auprès des entreprises publiques
et aussi la suspension des paiements des factures aux fournisseurs et ordonne
la certification par l’Inspection générale des finances (IGF) des dettes des
entreprises publiques’’, indique Robert Mbwinga.
Quelques mois après la décision du gouvernement, une équipe de 5 inspecteurs de
l’IGF dresse un procès verbal de constat, à l’issue duquel elle certifie la
créance des établissements Fretin Sprl sur la RVM à
hauteur de 2.202.034 deutsch mark et 547.006.70
dollars. ‘‘Aucun sous bassement a prouvé la véracité de cette créance’’,
fustige le Dg de la RVM. Ce procès verbal ne prouve même pas une liste des
factures impayées dont la sommation aboutirait à ces montants obtenus de
manière arbitraire. Après la levée de suspension de paiement aux fournisseurs
en 1999, la RVM paye aux établissements Fretin Sprl
la somme de 1.400.000 Deutsch mark sur le montant de 2.202.304, ce qui ramène
le solde à 802.034 Deutsch mark, converti en 2002 par les mêmes inspecteurs des
finances à 410.356,09 euros. De 2000 à 2005, la RVM va payer aux établissements
Fretin Sprl respectivement 367.689 euros et
460.091,78 dollars. Ce qui ramène au 31 décembre 2005, la créance de la RVM au établissements Fretin à 42.667,09
euros et 86.915,92 dollars. De 1992 au
31 décembre 2005, sans le regime de la convention
d’affaires, les établissements Fretin touchent la bagatelle de 2.221.666,60 Deutch
mark, 367.689 euros et 460.091,78 dollars. De préciser que ‘‘la RVM possède les
preuves de paiement des toutes ces sommes (extraits bancaires et documents
d’acquis signés par Landu Panzu Konde,
représentant de Fretin Sprl). Mbuinga
a rappelé aussi que les établissments Fretin avaient
livré deux jeeps de marque Lexxus à la RVM et ceux-ci
avaient disparu deux jours seulement après. En 2006, pour se faire payer le
solde de sa créance qui s’élève à 42.667,09 euros et 86.914,92 dollars, Landu Panzu Konde, représentant des
établissement Fretin Sprl va initier une saisie arrêt
sur les comptes bancaires et avoirs de la RVM, dans le but d’obtenir
l’actualisation de sa dette et avec les DI. Le Dg de la RVM accuse le
représentant de Fretin Sprl d’user, en 2006, de faux
et faux, de trafic d’influence et avec la complicité de certaines autorités de
l’époque signe un protocole d’accord avec la RVM sur base d’un prétendu rapport
de certification de l’IGF du 31 décembre 2003 et du calcul des intérêts
moratoires selon le procédé convenu à l’époque avec la direction de la RVM
(taux de 60 pc par an), la créance de FRETIN Sprl sur
la RVM va connaître un saut vertigineux pour atteindre la hauteur de
2.273.295,07 euros. Dans ce protocole ‘‘Landu
Panzu, représentant de FRETIN Sprl
accorda un rabais de 15pc, ce qui ramène le montant de sa créance à
1.932.300,80 euros payables par mensualité de 100.000 euros’’, fait savoir
le Dg de la RVM. De dénoncer que ‘‘c’est une créance ex nihilo, qui ne peut
correspondre à aucune fourniture ou prestation de FRETIN Sprl,
dont les relations d’affaires avec la RVM s’est interrompu en 1997 avec la
fameuse livraison/récupération des 2 jeeps Lexus à hauteur de 270.000 dollars
et la rocambolesque fourniture d’un container de 1.756 cartons de beurre’’,
a poursuivi Mbuinga qui par ailleurs a fait que ‘‘dans
la procédure en saisie arrêt par FRETIN Sprl en
Belgique, le juge belge l’avait débouté et condamné à des DI symboliques de
plus de 8.000 euros au profit de la RVM’’. Pour Mbuinga,
la RVM est victime d’une vaste escroquérie
‘‘maffieuse’’. Il est temps que le gouvernement s’y implique pour destabiliser tout réseau visant saigner les entreprises
publiques. Ces réseaux maffieux sont légions dans le portefeuille de l’Etat. A
quand alors l’application des sanctions exemplaires à l’endroit de tout
mandataire dont les noms figurent dans le rapport de la CIABG? Cette commission
coordonnée par la Primature.
Blaise ndongala.
FOCUS
Sida: un
nouveau virus
passé du
gorille à l’homme
Le
singe ‘‘Sooty mangabey’’ de l’Afrique
de l’Ouest, le chimpanzé du bassin du Congo, le gorille du Cameroun constituent
des réservoirs viraux menaçant l’espèce humaine. Quelle est l’origine exacte du
virus du sida apparu il y aura bientôt trente ans dans la communauté
homosexuelle masculine américaine? Au fil des années le puzzle se complète; à
moins qu’il ne se complique. Pour l’heure une équipe de chercheurs
français(Francois Simon) vient d’annoncer dans Nature Medicine
avoir identifié un premier cas humain d’infection par un nouveau virus
génétiquement très proche du virus du sida et présent chez des gorilles.
En
référence au virus de l’’immunodéficience humaine (ou VIH) on parle, pour les
primates non humain, de virus d’immunodéficience simien (ou SIV). Celui
concernant le gorille avait été découvert en 2006(M.Peteers,
E.Delaporte) et on l’avait alors baptisé SIVgor. L’identification de sa présence chez l’homme ouvre
de nouvelles perspectives dans les possibilités de transmission de ce type de
virus entre les espèces animales et humaine. Nous avons ces dernières années
caractérisé des SIVs (Virus d’Immunodéficience
Simienne) portés par des espèces de primates endémiques en République
Démocratique du Congo (RDC).
Pour plus de clarté, un peu de pédagogie virologique et
simienne
Il
est aujourd’hui bien établi qu’il existe deux types de virus du sida, le VIH-1
(responsable de l’essentiel de la pandémie) et le VIH-2, beaucoup plus rare. On
a aussi, sur la base de différences de structures génétiques que le VIH-1
est divisé en trois groupes. Il y a tout d’abord le M, très largement
majoritaire, au sein duquel on distingue 9 sous-types (A, B, C, D, F, G, H, J,
K), génétiquement proches mais néanmoins distincts. Les deux autres groupes,
très rares, sont les virus des groupes O et N.
L’équipe
du Pr François Simon (déjà découvreur des HIV1-O, HIV1-N) dans leur publication
dans Nature Medicine du 3 août 2009, explique avoir découvert chez une femme d’origine
camerounaise vivant en France un virus d’un nouveau genre proche de SIVgor et propose de parler à son endroit, d’un VIH-1 de
‘‘groupe P’’.
Comment avait-on découvert l’existence de SIVgor? L’affaire vaut d’être racontée
Publiée
en novembre 2006 dans Nature elle était le fruit du travail d’une équipe
internationale conduite par Martine Peeters et Eric Delaporte de l’Institut
français de recherche pour le développement (IRD) et de l’Université de
Montpellier alors associés aux Universités d’Alabama et de Nottingham ainsi
qu’au projet ‘‘Prévention du Sida au Cameroun’’. Quelques années
auparavant l’équipe de Martine Peeters et Eric Delaporte avaient pu
démontrer que le réservoir des groupes M et N du VIH-1 était une sous-espèce de
chimpanzé vivant dans le bassin du Congo. Cependant, le mystère demeurait quant
au réservoir du troisième groupe de VIH-1 infectant l’homme: le groupe O.
A
partir de la collecte patiente et méthodique de nombreux échantillons de fèces
de différentes communautés de gorilles des régions les plus reculées de
la forêt tropicale camerounaise, les chercheurs purent mettre en
évidence des anticorps dirigés contre un nouveau SIV. Ils ont ensuite pu
déterminer les caractéristiques génétiques du virus retrouvé chez trois
gorilles vivant à plus de 400 km les uns des autres. Et le SIVgor
présente la particularité d’être génétiquement proche d’un variant des virus
humains du groupe O.
Pour
les chercheurs cette découverte faite chez les gorilles sauvages ne remettait
pas en cause le fait que ce sont bien les chimpanzés qui constituent le
réservoir primaire des virus SIV/VIH que l’on retrouve ensuite chez les
gorilles et chez les hommes. ‘‘Les virus du groupe M et N sont, très
clairement, la conséquence d’une transmission inter-espèce du chimpanzé à
l’homme, alors que l’origine du VIH-1 groupe O est moins évidente, expliquait
Martine Peeters. On ne peut exclure que des chimpanzés infectés par le VIH-1
groupe O aient pu contaminer l’homme et le gorille indépendamment, ou bien que
le gorille, après avoir été contaminé par le chimpanzé ait contaminé l’homme’’.
De
nombreuses évidences phylogénétiques montrent que la pandémie du SIDA est due à
des transmissions zoonotiques indépendantes. Le lentivirus du chimpanzé (SIVcpz) est le précurseur immédiat du HIV-1, alors que le
virus de l’immunodéficience simienne du Sooty
mangabey (SIVsm) est celui du HIV-2. On admettait
jusqu’aujourd’hui que le HIV-1 a été transmis au moins 3 fois (groupes M, N et
O), et que les sous-types du HIV-2 correspondraient à 7 transmissions
zoonotiques indépendantes. On ne peut
exclure qu’il y ait eu d’autres transmissions zoonotiques bornées, qui auraient
constitué des impasses ou culs-de-sac
épidémiologiques, ou que les virus à l’origine des groupes HIV-1 M et O aient
pu être transmis plus d’une fois et que certaines de ces transmissions soient à
l’origine de certains sous-types. HIV-1 et HIV-2 seraient-ils les seuls virus
transmis à l’homme, alors que plus de 35 espèces et sous espèces de primates
non humains sont infectées par des SIVs, et que
chacun de ces SIVs est différent et spécifique de
l’espèce qui le porte et que d’autres espèces sont en cours
d’investigation ?
Cette
découverte d’une transmission zoonotique récente ‘‘ouvre ainsi une véritable
boite de Pandore’’ concernant la capacité de ces virus du sida à se
transmettre d’une espèce à l’autre. Question centrale : comment les gorilles
ont-ils été contaminés? Une question d’autant plus troublante que les
gorilles sont herbivores (ce qui exclut la contamination par voie sanguine lors
de pratiques de chasse) et que les contacts entre chimpanzés et gorilles sont
généralement considérés comme rares par les spécialistes de la chose simiesque.
Et aujourd’hui nouvelle question: comment un virus présent chez des gorilles
vivant au fin fond des forêts camerounaises a-t-il pu passer dans l’espèce
humaine?
Car
c’est fait: un nouveau virus proche du SIVgor vient
d’être découvert chez une femme d’origine camerounaise. Cette femme de 62 ans,
chez qui une infection a été diagnostiquée en 2004 peu après son arrivée à
Paris, ne présente pas de symptômes d’une infection au VIH. Cette femme a
précisé aux chercheurs, ‘‘n’avoir jamais eu de contact avec des gorilles
mais avoir connu plusieurs partenaires sexuels après le décès de son époux’’.
Les
chercheurs avaient tout d’abord pensé que leur patiente était infectée par un
virus du groupe O mais le séquençage complet du génome du virus a permis
d’établir qu’il s’agissait d’un nouveau groupe. Selon eux l’impact de ce
nouveau groupe P pourrait se situer sensiblement au même niveau que le groupe
O. ‘‘Il s’agit de cas rares, mais à ne pas négliger parce que ce genre
de virus variants soulèvent des difficultés
diagnostiques et thérapeutique, souligne Marie Leoz,
l’une des signataires. Il y a peu de chance que cette patiente soit le premier
cas, étant donné notamment son mode de vie’’. Cette découverte
souligne la nécessité de surveiller étroitement l’émergence de nouveaux variants du VIH, particulièrement dans les pays du centre
de l’Afrique, origine de tous les groupes de VIH-1 existants. La patiente chez
qui le nouveau variant a été identifiée va bien. Sur la base du
séquençage, on a pu déterminer quels étaient les traitements adéquats par
rapport aux mutations qu’elle présentait et elle a très bien répondu. La
contamination par voie sexuelle s’est vraisemblablement produite au Cameroun,
où les chercheurs estiment qu’il faut désormais enquêter. La séquence génétique
du nouveau variant a été mise en ligne sur la GenBank.
On estime à vingt-cinq millions le nombre des personnes actuellement infectées
par le VIH-1 et à vingt-cinq millions le nombre de celles qui sont mortes des
suites de cette infection virale.
Comme
je l’ai dis plus haut,en collaboration avec les
unités INSERM/France, notre équipe a déjà séquencer plusieurs virus
simiens(SIV).Une fois qu’un SIV est caractérisé, des amorces et des peptides
spécifiques sont synthétisés pour rechercher des singes infectés de l’espèce
étudiée, et par conséquent d’éventuelles transmissions zoonotiques. Nous
testons aussi actuellement des amorces plus spécifiques, conçus à partir des
séquences des SIVs que nous avons caractérisées en RDC.
De
nombreuses évidences suggèrent que les infections zoonotiques représentent au
moins 75 pc des maladies émergentes (HIV-1, SARS, grippe aviaire H5N1,ou
porcine H1N1, West Nile, Ebola, Marburg). L’éventualité de nouvelles
transmissions zoonotiques qui seraient responsables de l’introduction de
nouveaux agents infectieux dans la population humaine nous incite à rechercher,
à caractériser ces agents infectieux et à évaluer leur capacité à infecter
l’homme. Une meilleure surveillance des populations à risque doit permettre de
prévenir l’émergence de nouvelles maladies et les épidémies qui peuvent en
résulter. Depuis de nombreuses années, nous nous sommes intéressés au problème
majeur de santé publique qu’est la prévention de l’émergence de nouvelles
maladies infectieuses, et de son corollaire, la sécurisation de la transfusion
sanguine. La caractérisation de nouveaux virus permet d’améliorer et d’étendre
le spectre des tests de diagnostics du VIH,et
surtout, comme le cas de cette camerounaise infectées par HIV1-P,de mettre en place une prise en charge spécifique. Il ne
faut pas oublier que la diversité génétiques
des souches du VIH 1 qui circulent en République démocratique du
Congo est extrêmement élevée, supérieure
à celle observée dans les autres pays africains et aussi importante que celle
rencontrée dans l’ensemble du monde. Cela suppose une surveillance stricte des
transmissions zoonotiques et des souches, variants et
recombinant circulant dans le pays.
Résumé
et commentaire par le Pr M.Balaka-Ekwalanga,
chercheur, spécialiste de transmissions zoonotiques de SIV/HIV.
SPORTS
L’Afrique
passe à côté de son mondial
Les
pays africains engagés à la 19ème édition de la
Coupe du monde font piètre figure. Deux d’entre eux ont déjà quitté la
compétition la plus prestigieuse de la planète. La RSA était la première à
s’écrouler, sans peine, contre l’Uruguay (0-3). Les Supers Eagles,
après avoir raté leur sortie contre l’Argentine, ont perdu leur deuxième
rencontre face à la Grèce (1-2) qui les a éconduits. L’Afrique risque de passer à côté de son
mondial. Seuls les Black Stars du Ghana ont sauvé l’honneur en battant la Serbie
par un score étriqué d’un but à zéro. La réalisation ghanéenne, sur penalty, a
été de l’oeuvre de l’avant-centre Asamoah
Gyan. Le Ghana a ainsi signé la première victoire
africaine à ce mondial. A la 90ème minute, le
buteur ghanéen a failli alourdir la marque en touchant par un tir fumant le poteau
serbe. Pour certains, la victoire du Ghana a été méritée aussi longtemps qu’il
a dominé le match. Les coéquipiers d’Asamoah ont plus
possédé le ballon que leurs adversaires. ‘‘Le Ghana a redonné de l’espoir
aux Africains après les défaites affligées au Nigeria et l’Algérie ainsi qu’au
nul imposé aux Sudafs’’, a indiqué M. Lino, un
des opérateurs sportifs kinois, habitant la commune de Barumbu.
Avec cette victoire, le Ghana caracole en tête du classement partiel du groupe
F. Sans leur attaquant vedette Michaël Essien, les
Ghanéens sont capables de relever les défis et propulser l’Afrique sur le toit
du monde. Dans le groupe C, l’Algérie a perdu face à la Slovenie
par un but à zéro à Polokwane. Les Slovènes l’ont
emporté grâce à un but de Koren, sur une faute de
mains du gardien algérien Chaouchi, à la 79e minute, et
s’emparent de la tête du groupe devant l’Angleterre et les Etats-Unis qui
s’étaient neutralisés (1-1) samedi 12 juin dernier. A l’occasion de sa première
participation en 2002, la Slovénie avait enregistré trois défaites. Lors de la
prochaine journée vendredi 18 juin, la Slovénie affrontera les Etats-Unis
d’Amérique à Johannesburg, tandis que l’Algérie n’aura plus droit à l’erreur
face aux favoris du groupe, les Anglais, au Cap.
Les
Nigerians sont tombés
devant les Argentins, samedi 12
juin au FNB stadium, dans le cadre de la première journée de la Coupe du monde
FIFA 2010. Dans un match équilibré, les poulains de l’entraîneur Diego Armando
Maradona n’ont pas eu la tâche facile face aux Aigles verts. L’unique but de l’Argentine a été marqué par Heinze à la 6ème minute. Cet
unique réalisation argentine a collé les Super Eagles
jusqu’au dernier coup de sifflet de l’arbitre allemand. L’homme du match du
côté nigérian a été le portier Vincent Enyeama qui a
su enrayer toutes les frappes du meilleur joueur du monde, Lionel Messi. Malgré l’entrée de Martins, le but argentin n’a pas
été violé. Dans ce même groupe, la Corée du Sud a eu raison de la Grèce sur le
score de 2-0. Les Nigérians n’ont pas du tout démérité face aux coéquipiers de
Diego Milito.
blaise ndongala.
Cinquantenaire:
JP. Kielo
conduit Waasland à Kinshasa
Le
cinquantenaire de l’indépendance de la RDC approche. Tout Congolais s’y
implique. Ceux de la diaspora aussi. JP Kielo Lezi, sociétaire de Waasland, D1
Belgique, séjourne à Kinshasa pour les préparatifs des matches amicaux que son
club livrera dans le cadre des festivités du 30 juin. Waasland
qui accompagne le roi belge matchera V.Club, DCMP et
la sélection des Léopards de la RDC au stade des Martyrs de la Pentecôte.
Profitant de son séjour kinois, l’attaquant congolais de Waasland,
JP. Kielo organise des activités ludiques en faveur
des jeunes de Barumbu, la commune qui l’a vu naître
et grandir. A l’occasion d’un match amical organisé sur le terrain de
l’Institut Président Kasa-Vubu (IPKV), Kielo a remis
un lot de vareuses aux athlètes et une enveloppe d’une valeur de 750 USD à
l’équipe gagnante. Dans un entretien avec The Post, le buteur de Waasland a loué l’initiative du commissariat général du
cinquantenaire visant mettre sur le même terrain des joueurs congolais de tous
les coins. ‘‘Nous sommes là dans le cadre de l’amitié belgo congolaise’’,
a-t-il indiqué, dans le souci de relever le niveau du football congolais. Il a
dénoncé le modèle de la rivalité entre clubs congolais qui, selon lui, tire le
football du pays vers le bas. ‘‘Il n’est pas mauvais de soutenir tel ou tel
autre club mais la façon congolaise a dépassé le limites de tolérable’’,
a-t-il fustigé. Arrivé en Europe aux débuts des années 2000, Kielo a joué dans plusieurs clubs belges. En 2001, il a été
à Denderoutem (D3) avant d’être transféré à Dender (D2) où, il était sorti meilleur buteur de la saison
2003-2004. Cette prouesse lui avait valu une saison à Lokeren (D1) en 2004. Il
par ailleurs a invité le pouvoir politique à s’impliquer dans l’organisation du
football en dotant les clubs des moyens financiers et matériels conséquents. ‘‘Si
nous nous organisons et changeons nos mentalités, notre football sortira de
l’auberge et fera entrer des devises au pays’’, a souligné Kielo. Il faut signaler
que le malheur du foot congolais provient en grande partie de ses
dirigeants qui ne savent pas défendre les intérêts des clubs comme des
athlètes.
clovis tambu.
***the end***