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Appel de Monsieur Etienne TSHISEKEDI au peuple Congolais >>>

FIDH/RDC – Graves violences à l'approche de l'élection présidentielle

(APPA 14/11/2011)

Paris, Kinshasa, Nairobi, le 14 novembre 2011 - A l'approche de l'élection présidentielle prévue le 28 novembre, la FIDH et ses organisations membres, l'Asadho, le Groupe Lotus et la Ligue des électeurs, dénoncent la multiplication des affrontements violents entre militants des partis politiques, des exactions commises par des éléments des forces armées et de sécurité et des propos tenus par des hautes personnalités politiques qui attisent la haine et la violence.

A titre d'exemples, le 28 octobre 2011 à Mbuji Mayi, dans la Province du Kasai Oriental, une manifestation des membres de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti du candidat Etienne Tshisekedi, a été violemment réprimée par les gardes de corps du Gouverneur de la province, Monsieur Alphonse Ngoy Kasanji, se soldant par la mort d'une fillette de 9 ans et d'un garçon de 14 ans et l'arrestation de plusieurs militants. Le lendemain, dans la même ville, un militant de l'opposition a été abattu par les mêmes éléments de sécurité.

Le 3 novembre, un militant proche de l'Union pour la Nation Congolaise, a été arrêté, torturé et ligoté par des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo avant d'être amené à la direction de la 10ème Région Militaire. Il lui était reproché de parler en public de M. Vital Kamerhe comme étant le candidat favori dans la province du Sud Kivu.

Du 4 au 6 novembre, à Lubumbashi dans la province du Katanga, de graves incidents ont éclaté entre des militants de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC), du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD – parti au pouvoir) et de l'UDPS faisant un mort et de nombreux blessés.

Le 6 novembre, Monsieur Fabrice Masumbuko Mumphiritsa, un musicien traditionnel proche du candidat Vital Kamerhe, a été enlevé et torturé par des militaires non autrement identifiés.

Le 9 novembre, le cortège du candidat Vital Kamerhe, a été empêché d'entrer dans la ville de Kikwit par un groupe de jeunes sportifs dénommé « Bato ya makasi » armés de machettes, bouteilles et autres armes blanches. Lors de la confrontation qui s'en est suivie, un jeune homme a été poignardé à la tête et est actuellement en soins intensifs.

Nos organisations craignent que ces violences s'intensifient et dégénèrent en violations graves et massives des droits de l'Homme. « Le pays est sous haute tension. Il ne faudrait pas qu'une étincelle vienne enflammer ce pays qui a déjà connu trop de souffrances. Les autorités nationales, les dirigeants des partis politiques et la communauté internationale ont un rôle important à jouer pour appeler au calme et faire savoir que tout responsable d'exaction sera poursuivi et jugé » a déclaré Paul Nspau, Secrétaire général de la FIDH.

Par ailleurs, nos organisations condamnent les propos tenus par certaines hautes personnalités politiques qui attisent les tensions et mettent en péril le processus électoral. Notamment, elles condamnent la déclaration de M. Gabriel Kyungu, dirigeant de l'UNAFEC et président de l'Assemblée provinciale du Katanga, faite sur l'antenne de Radio France International selon laquelle les sièges à l'Assemblée Nationale octroyés à chaque province doivent être occupés par des personnes originaires de provinces. Elles condamnent également l'intervention de M. Etienne Tshisekedi, à la Radio Lisanga TV au cours de laquelle il s'est autoproclamé président de la République Démocratique du Congo.

« Nos organisations appellent les candidats à la présidentielle et autres hautes personnalités politiques du pays à la responsabilité. Il est de leur devoir de garantir un processus électoral apaisé et régulier conforme aux dispositions des conventions internationales de protection des droits de l'Homme en la matière », a insisté Jean-Claude Katende, président de l'Asadho.

A cet égard, nos organisations saluent la déclaration du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo, visant à prévenir de nouveaux crimes, appelant toutes les parties au processus électoral à ne pas céder à la tentation de la violence, rappelant que la CPI a compétence pour enquêter et poursuivre les auteurs de crimes graves commis sur le territoire de la République démocratique du Congo depuis le 1er juillet 2002.


Communiqué conjoint

Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
Association africaine des droits de l'Homme (Ashado)
Groupe Lotus
Ligue des Electeurs


Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 13:39

http://www.fidh.org/RDC-Graves-violences-a-l-approche

© Copyright APPA


RDC : la tension électorale inquiète des pays occidentaux (SYNTHESE)

( Xinhuanet 14/11/2011)

KINSHASA -- A quinze jours des élections présidentielles et législatives en République démocratique du Congo (RDC), prévues le 28 novembre, la tension reste encore vive sur la scène politique congolaise.

Après les affrontements de la semaine dernière entre les partisans de la majorité présidentielle et de l'opposition, respectivement à Mbuji-Mayi, à Lubumbashi et à Goma, on assiste sans cesse aux actes d'intolérance et d'intimidation entre les partisans de ces deux camps.

Au cours de sa campagne électorale dans la province du Bandundu, le candidat Vital Kamerhe et sa suite ont été victimes de jet des pierres de la part de des jeunes gens visiblement manipulés par certains acteurs politiques originaires de la province.

A Kinshasa, dans la commune de Ngiri Ngiri, deux candidats députés ont été agressés par des "Pomba", entendez, des jeunes sportifs drogués, au motif qu'ils n'ont pas libéré de l'argent après leur communication.

On note la destruction des affiches des candidats, des injures et explications musclées sur les plateaux de certaines chaînes de télévision entre les partisans de la Majorité présidentielle et ceux de l'opposition.

A ce bric à brac électoral teintée d'un climat de violence s' ajoutent des discours démagogiques tenus par des candidats qui, comme d'habitudes promettent monts et merveilles à ceux qui viennent écouter leurs messages.

Le climat politique pré-électoral suscite les inquiétudes de la communauté internationale, en l'occurrence, les principaux partenaires de la RDC qui ont decidé, depuis quelques jours, de passer à la vitesse supérieure, en tirant la sonnette d'alarme.

Le 11 novembre, les Etats-Unis a condamné les appels récents à la violence et autres discours incendiaires.

Les élections présidentielles et législatives en RDC sont "une étape importante pour la démocratie congolaise et devraient être une opportunité permettant aux congolais d'exprimer leur volonté collective d'une manière paisible et responsable", a indiqué le porte-parole adjoint du Département d'Etat Mark Torner dans un communiqué

Il a fait remarquer que les actions irresponsables, telles que l'incitation à la violence et la proclamation de la victoire avant le scrutin, sapent le processus électoral et sont fondamentalement anti-démocratiques.

"Nous demandons instamment à toutes les parties congolaises, à leurs leaders et à leurs partisans d'agir de manière responsable et de renoncer à la violence, laquelle n'a pas sa place dans un processus démocratique. Nous appelons aussi les candidats à promettre d'accepter les résultats d'un processus crédible. Nous rappelons aussi au gouvernement de la RDC sa responsabilité d' assurer un espace politique sécurisé permettant aux candidats de mener leurs campagnes librement et aux journalistes de les couvrir ", a affirmé M. Mark Toner.

"Le gouvernement des Etats-Unis réitère son soutien à ses partenaires congolais s'attelant à tenir des élections transparentes, crédibles et participatives dans lesquelles la volonté du peuple s'exprime pacifiquement", a conclu le porte- parole du Département D'Etat.

En France, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et européennes a également exprimé ses inquiétudes.

"A trois semaines des élections, le respect du cadre légal de l' action politique est d'une importance particulièrement crucial. La France appelle les autorités congolaises comme l'opposition à éviter toute déclaration ou action qui serait de nature à envenimer une situation déjà tendue. La République françaises invite donc les responsables politiques à appeler leurs partisans à éviter tout débordement ou toute confrontation violente", a expliqué le porte-parole du Quai d'Orsey.

Pour Paris, la tenue des élections crédibles, transparentes et apaisées doit être l'objectif commun et partagé des différentes forces politiques et tout appel à des actions violentes doit être proscrit.

Dans ce communiqué, Paris a exprimé le voeu que les acteurs du processus électoral, à commencer par les candidats eux-mêmes, privilégient le dialogue politique pour trouver une solution à leurs différends.

A Bruxelles, le ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere et le ministre de la Coopération au développement Olivier Chastel ont déploré, dans un communiqué publié le 9 novembre, les incidents violents qui ont entaché le début de la campagne électorale en RDC.

"Les élections présidentielles et législatives prévues pour le 28 novembre 2011 s'appuient sur les élections historiques de 2006, et constituent une nouvelle étape importante de la consolidation de la démocratie en RDC", ont-ils affirmé.

Les ministres belges ont exprimé leurs inquiétudes face à la résurgence des violences dans le pays".

Dans ce contexte, les ministres belges trouvent inacceptables que la culture de la violence puisse émailler le processus électoral.

"La Belgique a toujours souligné que tous les partis, y compris l'opposition, doivent être en mesure de participer au processus électoral en totale liberté, mais que ceci va également de pair avec des responsabilités", ont expliqué les deux ministres belges.

Ils ont appelé tous les acteurs politiques à prendre leurs responsabilités, à mener campagne pacifiquement, et à se soumettre au verdict des urnes.

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Après JP Bemba, Kyungu – Tshisekedi : A qui le tour à la CPI ?

( L'Avenir Quotidien 14/11/2011)

La Cour pénale internationale a été invitée en Rdc pour accompagner le processus électoral et éventuellement prendre d'autres gros poissons dans son filet. Demande acceptée avec plaisir. * Daniel Ngoy Mulunda devait, quoi qu'il en coûte, trouver un parapluie solide pour recadrer la bataille et sauver ses efforts qui sont entrés dans la dernière ligne droite. * A cette allure, après Jean – Pierre Bemba Gombo, au moins un autre politicien bien connu pourrait devenir locataire de la Cour pénale internationale à la Haye.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a trouvé un truc qui pourrait bien payer, pourvu que le processus qui risquait de chavirer ce dernier temps soit sauvé. Son président, Daniel Ngoy Mulunda, a mis en garde, vendredi dernier, tous les fauteurs des troubles pendant le processus électoral. Et comme pour enfoncer le clou dans un bois devenu dur comme fer, le président pasteur a aussi invité la Cour pénale internationale (CPI) à venir se saisir de toute personne qui fait ce qui est contraire à la loi. Cela, parce la Rdc est partie signataire des Statuts de Rome.

Poursuivre les coupables

Pour Daniel Ngoy Mulunda, tous ceux qui se rendraient coupables de violence pendant cette période en RDC devraient aussi être poursuivis par la Cour pénale internationale. Partant des réalités africaines, plus proche de nous au Kenya, il a rappelé que les autorités kenyanes sont sur la liste de la CPI parce qu'ayant provoqué des violences. Les coupables méritent d'être poursuivis. Après tout, il faut que justice soit faite un jour ou un autre dans un pays où certaines têtes se prennent pour des intouchables. Et à Daniel Ngoy de marteler : « La violence a dépassé ses bornes. Et c'est inacceptable ». Cela, au regard certes, des événements enregistrés au Katanga, Bandundu, Sud Kivu, Kinshasa, … C'est ainsi que le président de la Céni a invité le ministère public à se saisir d'office du dossier et à appliquer la loi dans sa rigueur contre ceux qui commentent des violences pendant les élections. Cette stratégie, à en croire certains observateurs, lui aurait été soufflée bon gré pendant son dernier séjour sud-africain, où Etienne Tshisekedi, patron de l'Udps et candidat à la présidentielle de 2011 s'autoproclamait président de la Rdc le dimanche 6 novembre dernier.

Sans nul doute, l'organisateur des élections a lancé, devant la presse le vendredi 11 novembre 2011à Kinshasa, un combat contre les violences, d'où qu'elles viennent, pendant la campagne électorale. Coup de chapeau, il le fallait certainement surtout lorsque le pasteur déclare lui-même avoir été victime de ces violences en Afrique du Sud, sans plus de précision pourtant, il y a de quoi s'inquiéter davantage pour les bois secs.

Le nouveau regard de la CPI

Dans sa déclaration du10 novembre 2011, le Procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a révélé que la situation en République démocratique du Congo, plus particulièrement en cette période électorale, est suivie de très près à la Haye. Mauvaise nouvelle ? Bonne nouvelle ? C'est selon. « Nous suivons avec une extrême vigilance le déroulement du processus électoral en Rdc, où des enquêtes sont en cours depuis juin 2003 », avait – il précisé. Avant d'ajouter : « le recours à la violence ne saurait être toléré. Mon Bureau recense et examine minutieusement les informations convergentes sur des violences tant verbales que physiques auxquelles donnerait lieu la campagne électorale, en vue des élections présidentielle et législative du 28 novembre prochain ».

Affûtant donc ses armes avec dextérité sur un terrain miné, le Procureur avait tenu à appeler toutes les parties au processus électoral à ne pas céder à la tentation de la violence. Il a en outre rappelé que la CPI a compétence pour enquêter et poursuivre les auteurs de crimes graves commis sur le territoire de la République démocratique du Congo ou par des ressortissants congolais depuis le 1er juillet 2002. Ce qui vaut à la fois une mise en garde et une mise en demeure a suscité des interrogations dans les cœurs des instigateurs de troubles d'hier et ceux d'aujourd'hui.

Recadrer le processus électoral

Recadrer le processus en cours vaut bien la peine. La CPI s'en est mêlée de près en veillant à ce que le processus ne soit pas l'occasion de violences ou d'attaques contre les populations civiles. Toutes les informations faisant état d'appels à la haine et à l'exclusion et de violences physiques de la part de différents acteurs politiques à Kinshasa et dans le pays tout entier sont suivies avec attention depuis La Haye. Au finish, à en croire le Procureur de la Cour pénale internationale, la violence électorale peut aboutir à la commission de crimes relevant de sa compétence.

Avant la déclaration du Procureur, le Ministre congolais de la justice, Luzolo Bambi Lessa avait déclaré mercredi que son Bureau est à même de documenter tout crime de sa compétence et mettra en œuvre tous les moyens nécessaires, en coordination avec les autorités judiciaires nationales, pour enquêter sur ces actes. Les responsables des institutions de la République démocratique du Congo, respectueux de la signature, se veulent donc coopératifs quant à ce. Toute personne impliquée ou celle qui aurait commis des crimes graves, fera évidement l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour, aux fins d'être arrêtée et jugée. Luis Moreno-Ocampo précise que le processus électoral ne saurait renforcer le sentiment d'impunité de ceux qui seraient responsables de tels crimes ; mais au contraire, doit faire progresser l'état de droit et la lutte contre l'impunité.

Kyungu et Tshisekedi sur la sellette

Lorsqu'on se lance sur la piste de réminiscence, en rapport avec les derniers éléments malheureux qui ont émaillé l'actualité électorale en Rdc, l'on se souviendra d'au moins deux noms, s'accusant mutuellement, mais dont la responsabilité pourrait un jour être établie pour au moins l'un d'eux. En premier lieu, le doigt est pointé en direction d'Etienne Tshisekedi pour avoir appelé ses combattants à casser les prisons pour libérer leurs détenus, à casser les portes des officiels gênants, …pour se faire ainsi justice dans un pays qu'il compte gouverner demain, tout en accusant la Rdc de faire fi des lois républicaines. Et comme si cela ne suffisait pas, le lider maximo s'était autoproclamé Président de la Rdc depuis le 6 novembre dernier, incitant ainsi à la violence avec les risques que cela comporte. Tshisekedi risque de franchir les portillons de la CPI pour toutes ces raisons réunies.

De son côté, Gabriel Kyungu wa Kumwanza est, lui aussi sur la sellette. Le patron de l'Unafec est répertorié sur la liste noire des tribalistes, sécessionnistes, appuyé par une milice privée. Les déclarations tapageuses de ce dernier dépassent tout commentaire. Kyungu est, depuis près de deux décennies, aux trousses des non originaires, plus particulièrement les Kasaïens qui sont pourtant les artisans de l'élévation de l'économie katangaise.

En rapport avec cette période électorale, Gabriel Kyungu qui est aussi président de l'Assemblée provinciale a été pris à partie et taxé de cerveau par ses adversaires dans les démêlés les ayant opposés et faisant plusieurs blessés. Dans le même registre, le patron de l'Unafec, conforté par sa milice dite « zoulou », a déclaré sur une chaîne périphérique qu'il est contre tous les candidats autres que les Katangais. Cette déclaration qui n'admet aucun doute est malheureusement bien enregistrée à la CPI. Les autorités de la Rdc ont malheureusement gardé la langue de bois, comme si ‘'qui ne dit mot consent''. Il faudra aussi, de fil en aiguille, chercher à en connaitre les auteurs et autres grands bénéficiaires.

Bientôt de nouveaux pleurs

Ceux qui ont vu Jean-Pierre Bemba aller à la CPI ne pensaient peut – être pas que le séjour de la Haye était tout à fait inconfortable. Maintenant que les responsables de la Majorité présidentielle et ceux de l'Opposition ont salué l'appel lancé par la Céni à la CPI pour enquêter sur les violences électorales, il y aura des pleurs, certes. « Pas de notre côté », dit chaque partie, se dédouanant. Mais l'histoire est sur le point de se répéter. Selon une source bien informée, le chargé de la communication du parti de Joseph Kabila, Emile Bongeli voit la CPI venir contrôler ceux qui se préparent à contester les résultats des élections et ceux qui appellent les gens à la violence, allusion faite probablement à M. Tshisekedi et son parti.

De son côté, Jacquemin Shabani, Sg du parti d'Etienne Tshisekedi a affirmé que l'UDPS ainsi que toute l'opposition sont victimes des caprices d'un candidat à l'élection présidentielle qui a instrumentalisé le pouvoir judiciaire en Rdc. Pour ce cadre de l'UDPS, toute l'administration du pouvoir judiciaire et même l'administration publique, sont au service du pouvoir et discriminent l'UDPS et l'opposition politique. Mais si le premier – cité pense que la CPI, comme organe judiciaire, saura dire qui a tort et qui a raison, le second affirme qu'l est vraiment intéressant que ces enquêteurs et cette juridiction internationale, en qui l'opposition a confiance, viennent rapidement enquêter sur toutes les violations dont ils sont victimes.

L'Avenir

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EDITORIAL: Attention, la CPI a son œil ouvert !

( Agence DIA 14/11/2011)

Kinshasa, le 14 novembre 2011 - (D.I.A.) - Plusieurs voix se lèvent pour exprimer leur inquiétude face à la montée de la violence depuis le début de la campagne électorale aussi bien dans la capitale que dans d'autres villes et cités de la République Démocratique du Congo. Personne n'exagère, il y a de vrais raisons de s'inquiéter. A deux semaines de la tenue des élections présidentielle et législatives, certains leaders politiques n'arrivent pas à maîtriser leur sentiment qu'on peut à la limite qualifier ‘d'irresponsable' en tenant des propos haineux vis-à-vis de leurs adversaires politiques ou à inviter à troubler l'ordre public... La situation est en train de se détériorer chaque jour qui passe. Pour preuve, l'échelle de violence est à son niveau jaune.

C'est un signe qui ne trompe pas. Ce qui a amené des structures soucieuses de la protection et de la promotion de la paix à tirer la sonnette d'alarme. La Coalition pour la Cour Pénale Internationale, la Voix des Sans Voix, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme, mais aussi des personnalités éprises de paix et même des citoyens ‘ordinaires' ont appelé à l'apaisement tout au long de la semaine qui vient de s'achever. Des propos discourtois, haineux, xénophobes et identitaires ont été développés par des leaders politiques. C'est vraiment malheureux de constater que l'escalade de la violence soit nourrie ou entretenue par ceux-là mêmes qui aspirent au pouvoir. Cette classe de politiciens instrumentalise soit des jeunes, soit des agents de l'ordre pour semer la terreur.

Mais le peuple lui, n'est pas dupe. Nous avons entendu plusieurs personnes, même celles qui ne sont pas très instruites, veuillez m'excuser l'expression, désavouer ceux qu'ils considèrent comme leaders. Le peuple sait distinguer le bien du mauvais. Les congolais sont conscients du danger qui pointe à l'horizon, si certains politiciens ne changent pas leur excès de langage. D'ailleurs, plusieurs parents déconseillent à leur progéniture d'assister à des manifestations où l'on pressent le risque d'affrontement avec le camp adverse. Ils ont quelque part raison, car personne n'a jamais vu un enfant d'un leader politique participer à une marche ou une manifestation qu'organise son père de politicien. Pourquoi vouloir exposer les enfants des autres et laisser ses propres enfants à l'abri du danger ?

Si ces politiciens qui ont choisi l'injure et la violence comme moyens de défense ne mettent pas un peu d'eau dans leur vin, ils doivent savoir qu'ils finiront par répondre à La Haye où Moreno Ocampo ou son successeur les accueillera à bras ouvert.

Marthe Bosuandole

Lundi, 14 Novembre 2011 14:09

© Copyright Agence DIA


Intolérance quand tu nous tiens…

Hypocrites va…  Tous les partis, majorité comme opposition, ont félicité la Cour pénale internationale pour avoir déclaré qu'elle suivrait de près le processus électoral au Congo et poursuivrait les auteurs de violences. Chacun, évidemment, a estimé que les autres étaient visés, qu'il s'agisse de l'UDPS dont le leader Tshsekedi a fait des déclarations bien imprudentes sinon provocatrices ou le PPRD lui-même. Ce dernier cependant n'est pas à l'abri des critiques, le traitement qu'il réserve au candidat Kamerhe en est la preuve. Es ce parce qu'il sort du sérail que l'ancien président de l”Assemblée nationale reçoit un traitement aussi rude?Toujours est il que lors de sa tournée dans le Banfundu, entre autres à Kikwit, il s'est trouvé confronté à des karatekas et autres jeunes gens musclés qui l'ont menacé et voulaient l'empêcher de tenir le meeting prévu. Et lors de son arrivée dans le Maniéma, qui est un fief incontesté de Kabila, Kamerhe a du subir des propos xénophobes et là aussi il a rencontré des  difficultés.

Ces menaces sont d'autant plus inquiétantes que Kamerhe et son parti,  l'Union pour la nation congolaise, ont été parmi les premiers à signer le code de bonne conduite et se sont jusqu'à présent bien comportés durant la campagne…

Le carnet de Colette Braeckman


Réplique au dernier chiffon paru dans le blog de Colette Brackman du Soir

01 Novembre 2011

Madame Colette Braeckman, pseudo journaliste belge du Soir qui, parce qu'elle enregistre tous les ragots des congolais dont elle se contente d'une reproduction aveugle, se flatte d'être appelée spécialiste de la politique congolaise. Elle excelle ainsi depuis quelques années à publier  en guise d'information journalistique ces ragots ramassés au gré du vent dans la rue, sans aucune espèce de recoupement comme le ferait un journaliste professionnel. Elle vient donc, comme à l'accoutumée, de sortir sur son blog, un texte bourré de contrevérités, dénigrant le candidat à la Présidence, Monsieur Etienne Tshisekedi. Ce n'est pas la première fois qu'elle adopte le style populiste de « France Soir » pour parler de Tshisekedi. UDPS.ORG remettra en ligne une ancienne réplique qui lui avait été réservée lors de la parution dans le Soir d'un article semblable en 1993 à l'occasion du dédoublement du gouvernement avec Faustin Birindwa !

Déjà, à l'époque, elle épousait la cause du dictateur Mobutu, considérant que les actes de ce dernier étaient justifiables!

Quant à son dernier article , voici la réplique adressée au journal le Soir par M. Nkuba.

udps.org

Monsieur le Rédacteur du journal Le Soir.

Nous sommes consternés par le caractère mensonger et dérogatoire de votre article paru dans  le blog du journal Le Soir du 28 octobre 2011. Cet article, intitulé "complot des opposants à l'élection de Tshisekedi" et signé par madame Colette Braeckman, ressemble à un tract et contient de grossières contre-vérités que nous allons relever et corriger.

1. L'article dépeint Monsieur Étienne Tshisekedi comme étant narcissique, orgueilleux et imprévisible. Ceci est complètement faux quand on sait que Mr Tshisekedi a basé toute sa lutte politique sur le sens élevé d'abnégation pour le bien du plus grand nombre. Monsieur Tshisekedi n'a jamais cherché à privilégier son intérêt personnel au détriment de la population congolaise.

À titre d'exemple monsieur Tshisekedi refusera d'accepter le poste de premier ministre en juillet 1991 sur demande de la population, alors qu'il pouvait le faire pour assouvir ses ambitions personnelles.

2. L'article dit à la manière d'un tract qu'en 1960, Tshisekedi est accusé d'avoir signé le document envoyant le premier ministre Patrice Lumumba au Katanga. Qui l'accuse? L'article relève que Tshisekedi est encore étudiant en droit et n'est que adjoint au commissaire général à la justice au moment des faits. Il y avait donc un titulaire au poste, au dessus duquel il y a avait Mr Mobutu. À la conférence nationale souveraine (CNS) de 1992, il a été établi que Mr. Tshisekedi n'était mêlé ni de loin ni de près au destin tragique du premier ministre Lumumba.

3. Tshisekedi n'a jamais été membre éminent du groupe de Binza comme l'affirme l'article. Par ailleurs, en 1969 Tshisekedi était ministre de la Justice et pas ministre de l'intérieur. "Les pendus de la Pentecôte" ont été exécutés par Mr Mobutu en 1966 et pas en 1969. Ce n'est pas le Manifeste de la Nsele qui a jeté les bases du parti unique, mais plutôt la suppression unilatérale par monsieur Mobutu en 1970 de la disposition constitutionnelle qui prévoyait 2 partis politiques en RDC. Monsieur Tshisekedi qui s'était opposé à cette suppression à été enlevé du gouvernement et envoyé comme ambassadeur au Maroc en 1970 en guise de punition.

Il est faux d'affirmer que Mr Tshisekedi a ouvert grandement les portes de la magistrature aux ressortissants de sa province. Comme vous le savez, le Congo n'avait quasiment pas d'universitaires en 1960. Tous les diplômés en droit entre 1960 et 1970 étaient tous engagés indépendamment de leur province d'origine.

4. Le passage de l'article concernant la danse avec le léopard dénote une méconnaissance désarmante de la politique zaïroise de l'époque. Après les pillages du 23 septembre 1991, et à la suite des concertations politiques du Palais de Marbre I, Étienne Tshisekedi est désigné premier ministre par consensus général en octobre de la même année. Il se met d'accord avec Mobutu sur un texte de prestation de serment que le dictateur tente de changer en dernière minute, au moment de la signature.  Tshisekedi s'en est rendu compte  et a justement biffé la mention frauduleusement ajoutée.  En fait ce n'est pas ce fait qui a conduit à la neutralisation du gouvernement mais c'est plutôt le dynamitage des bâtiments du journal ELIMA. Le premier ministre Tshisekedi avait alors donné à son ministre de la défense de l'époque, Mr Honoré Ngbanda, 48 heures pour lui dire qui était responsable de cet acte terroriste. Pris de panique et de crainte de se faire arrêter, Mr. Ngbanda après conciliabules avec Mobutu décidera de souder les portes des bureaux du premier ministre et d'y placer les chars de la fameuse division spéciale présidentielle. C'est ça qui sonnera le glas de ce gouvernement.

L'article parle avec  légèreté des événements consécutifs au pillage du 28 janvier 1993 qui ont coûté la vie à l'ambassadeur de France en RDC et affirme sans vergogne que Tshisekedi était injoignable car faisant la sieste, alors que tout le monde sait qu'il y avait une lutte âpre pour revenir au schéma de la CNS.

5. À l'entrée de l'AFDL, ce n'est pas Laurent Désiré Kabila qui a envoyé ses conseillers pour rencontrer Étienne Tshisekedi , mais plutôt ce dernier qui a mis à la disposition de Kabila un groupe de juristes pour voir dans quelle mesure régulariser son pouvoir. Kabila et les étrangers qui l'accompagnaient, y compris celui qui est au pouvoir actuellement en RDC, opposeront une fin de non recevoir. On connaît la suite. Pour la petite histoire, ce n'est pas feu Gaétan Kakudji qui avait doté Mr Tshisekedi d'un motoculteur, mais plutôt Mr Mawampanga qui était ministre de l'agriculture.

Au début des années 2000, les efforts incessants de Mr. Tshisekedi, notamment par le rejet de l'accord de l'hôtel cascade qui consacraient la partition de fait du pays,  avaient permis de réunifier le pays. Il est paradoxal de constater que pendant le décrié 1+4 , il y avait un calme relatif à l'est du pays et que depuis les élections exceptionnellement "libres et transparentes" de 2006 la machine à tuer et à déplacer les populations de l'Est  s'est comme par hasard de nouveau emballée. Contrairement à ce qu'affirme l'article, les fils et les filles de l'Est qui saisissent les enjeux réels de l'Est de la RDC sont reconnaissants envers Mr. Tshisekedi d'avoir permis la conclusion de l'Accord Global et Inclusif de Sun City.

Concernant la non participation à la mascarade électorale de 2006, les événements d'aujourd'hui donnent parfaitement raison à l'UDPS et à son Chef.

Aussi longtemps que les raisons pour lesquelles Mr Tshisekedi est grandement populaire auprès des congolais ne seront pas vidées, il le restera toujours.

6. Contrairement à ce qu'affirme l'article, L'UDPS est le seul parti congolais qui connaît un véritable débat interne. À certains égards, ce débat a été perçu comme de la cacophonie, et nous sommes heureux que le président Tshisekedi ait repris les choses en main pour imprimer une direction et une dynamique claires au parti.

Jusqu'aujourd'hui, le fonctionnement de l'UDPS est basée sur le bénévolat. Ainsi donc, parler de la gestion opaque des finances qui n'existent quasiment pas, relève d'une aberration.

Quant aux membres de la famille biologique de Mr Tshisekedi, ils occupent la place qui leur revient au sein de L'UDPS. Il ne faut pas oublier les sévices, privations et sacrifices qu'ils ont endurés dans cette lutte sans merci pour l'avènement de l'Etat de droit en RDC; et les stigmatiser pour rien relève d'une méchanceté gratuite.

7. Finalement, les Congolais qui voteront le 28 novembre prochain, voteront pour un homme qu'ils chérissent et connaissent bien et dont la vision et l'action politique à venir se trouvent dans "l'Appel de Étienne Tshisekedi au Peuple Congolais" du 1er Septembre 2011 et dans le programme du gouvernement produit par L'UDPS.

Nous aurions souhaité que madame Braeckman passe un peu plus de temps sur ces derniers documents, plutôt que de produire un concentré de mensonges dans un si petit article.

A. Nkuba.

UDPS Nouvelles du Parti


Etienne Tshisekedi à l'offensive tous azimuts

( Guineeconakry.info 14/11/2011)

Pyromane, le candidat Etienne Tshisekedi l'est sûrement. Son goût pour la violence doit être si profond que les condamnations unanimes des propos qu'il avait tenus, une semaine plutôt à partir de l'Afrique du Sud, ne l'auront pas dissuadé de récidiver. Le vendredi dernier, en campagne à Kisangani, il a menacé de donner l'ordre à ses militants d'envahir les prisons congolaises en vue de libérer ses militants qui, dit-il, y sont injustement incarcérés. Comportements et attitude plutôt surprenant de la part d'un intellectuel du haut de ses 78 ans. Age auquel, on est habituellement en phase avec une certaine sagesse.

Pour Etienne Tshisekedi, il n'existe qu'une et une seule voie pour résoudre les problèmes :la violence. Ce trait de caractère semble bien ancré dans la personnalité de celui qui s'était abstenu de prendre part aux dernières élections présidentielles dans son pays. Au point qu'on pourrait regretter qu'il n'ait pas décidé de faire la même chose cette année. Car cette fois-ci, s'il réussit à se faire obéir par ses militants, les risques sont très grands pour que le processus électoral actuel débouche sur le retour de la guerre civile dans ce vaste et richissime pays qu'est la République Démocratique du Congo. Ce que personne ne souhaite...

Il est vrai qu'on est habitué à des prises de becs entre principaux candidats de l'opposition et présidents sortants, mais les propos d'Etienne Tshisekedi sortent carrément de l'ordinaire. Non content de la vague de protestations engendrées par le discours qu'il avait livré le dimanche 6 novembre dernier, à partir de l'Afrique du sud, le président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) réaffirme sa volonté d'envoyer sa foule de militants à l'assaut des prisons de Mbuji Mayi, Lubumbashi et à Kinshasa si ses partisans n'en sont pas sortis.

Plutôt sûr de lui, il va même jusqu'à fixer un ultimatum qui devait s'achever le samedi dernier. Comptant particulièrement sur la capacité dévastatrice et destructrice de ses militants, il formule des menaces similaires à l'intention du ministre de la communication qu'il accuse d'avoir coupé le signal de la télévision qui avait diffusé ses précédents propos violents. Selon lui, si Lambert Mendé ne rétablissait pas le signal de la dite télévision, il donnerait l'ordre à ses militants d'aller « au bureau de Mende (...) qu'ils le terrorisent très fort pour qu'il sache qu'au Congo les choses ont changé ».

Vu qu'il reste encore deux semaines d'ici l'échéance électorale, il va falloir qu'on trouve nécessairement le moyen de convaincre Etienne Tshisekedi à demeurer un peu plus sage. Il faut bien qu'il s'approprie un peu de responsabilité. Après tout, la RDC n'est pas le seul pays sur le continent où la perfection n'est pas au rendez-vous dans l'organisation d'une élection. Mais ce n'est pour autant qu'il faut sacrifier tout le pays et ses habitants. Or, aujourd'hui, le risque d'une issue aussi déplorable est non seulement présent mais il est également très grand. Surtout que les militants de l'UDPS adoptent plutôt une attitude passive et se laissent naïvement convaincre par les discours pleins de haine d'Etienne Tshisekedi.

En tout cas, le sort actuel de Jean-Pierre Bemba devrait largement inspirer Etienne Tshisekedi.

Fodé Kalia Kamara pour GuineeConakry.info

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