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Tshisekedi s'auto-proclamme President de la Republique Democratique du Congo sur la RLT TV


 

Arrivé à Kisangani, Etienne Tshisekedi nie s'être proclamé président

Congo News Agency - 11 novembre 2011

Etienne Tshisekedi est arrivé jeudi soir à Kisangani, en provenance de l'Afrique du Sud. Le président national de l'Union pour la démocratie et le progrès social a atterri à l'aéroport du chef-lieu de la Province Orientale vers 22h00, à bord d'un avion d'une compagnie sud-africaine.

Plusieurs dizaines de militants de l'UDPS sont restés tard dans la nuit pour accueillir et soutenir le candidat numéro 11 à l'élection présidentielle du 28 novembre, plongé dans une controverse causée par des propos qu'il a tenu dimanche dans une interview accordée à la Radio Lisanga Télévision (RLTV).

Ces propos, appelant à la violence à trois semaines des élections présidentielle et législatives, ont été condamnées par aussi bien la classe politique congolaise que l'Union africaine, l'Union européenne, l'ONU, les Etats-Unis, la France et la Belgique, qui ont tous appelés à des élections apaisées, libres, et transparentes.

Interrogé sur ses propos, M. Tshisekedi a nié avoir appelé ses « combattants » à « casser les portes des prisons » pour libérer des militants de l'UDPS, qu'il dit être emprisonnés illégalement par les autorités, et « corriger » les policiers qui s'y opposeraient.

Il a aussi nié s'être proclamé président de la République démocratique du Congo (RDC).

« Le souverain dans ce pays c'est le peuple congolais, qui m'a proclamé (président) depuis longtemps, ce n'est pas l'auto-nomination, à moins que vous me prouviez le contraire », a dit M. Tshisekedi, repris par l'AFP.

Selon le leader de l'UDPS, son message avait comme but « d'enlever la peur de la population vis-à-vis de la dictature ».

« Toute dictature est basée sur la peur. Demain avec l'État de droit, le Congolais doit abandonner la peur et avoir confiance en lui-même. Ma manière d'éduquer le peuple congolais c'est de lui enlever la peur dans (sa) tête en se mobilisant d'aller terroriser ceux qui nous ont longtemps terrorisé aussi, pour que demain il soit un véritable sujet de développement. C'est ne pas un appel à la violence. »


Violences pré-électorales en RDC: la communauté internationale inquiète

( RTBF 09/11/2011)

La Belgique, ancienne puissance coloniale, l'Union européenne, la France et la Grande-Bretagne ont exprimé leur inquiétude mardi après de récents heurts en République démocratique du Congo (RDC) à trois semaines des élections, et un appel à la violence de l'opposant Etienne Tshisekedi, candidat à la présidentielle.

Dans un communiqué, les ministres belges des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Steven Vanackere et Olivier Chastel, ont jugé "inacceptable qu'un candidat se proclame lui-même président légitime et appelle à la violence, mettant ainsi en question les principes fondamentaux de la démocratie elle-même" - sans citer nommément M. Tshisekedi.

"Il est essentiel, pour la Belgique, que tous les candidats participent pacifiquement au processus électoral et acceptent le verdict de l'électeur. Dans ce contexte, les ministres trouvent inacceptable qu'un candidat se proclame lui-même président légitime et appelle à la violence, mettant ainsi en question les principes fondamentaux de la démocratie elle-même", ont ajouté les deux ministres dans un communiqué.

Dimanche, dans une interview à la télévision d'opposition Radio Lisanga TV (RLTV), M. Tshisekedi, avait appelé ses partisans à "casser les portes des prisons" si le gouvernement ne libérait pas dans les "48 heures" des militants arrêtés lors manifestations. Il s'est également proclamé "président de la République".

Samedi et lundi à Lubumbashi (sud-est), plusieurs personnes ont été blessées lors d'affrontements entre militants du parti de M. Tshisekedi, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS) d'un côté, et du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD, au pouvoir) et de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec) de l'autre.

Se disant "inquiète" de ces développements à l'approche de la présidentielle et des législatives du 28 novembre, l'Union européenne dit avoir "pris note avec préoccupation des actes de violence et des propos tenus en public ces derniers jours appelant au non respect de la loi, et susceptibles de conduire à un climat de violence et de tensions politiques, sociales et ethniques", selon un texte publié à Kinshasa.

L'UE appelle "encore une fois tous les acteurs politiques en RDC à s'engager sans réserve sur un processus électoral apaisé, respectueux de tous, et permettant des élections libres, transparentes et crédibles". De même, Paris a appelé les autorités congolaises comme l'opposition "à éviter toute déclaration ou action qui seraient de nature à envenimer une situation déjà tendue", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.

"Tout appel à des actions violentes doit être proscrit", a ajouté M. Valero.

L'ambassadeur britannique à Kinshasa, Neil Wigan, a également appelé dans un communiqué les candidats "à faire preuve de retenue durant la campagne électorale" et à "éviter de faire usage d'un langage susceptible d'exacerber les tensions entre les communautés ou de nature à occasionner des affrontements avec les forces de sécurité".

Les forces de sécurité doivent "s'assurer qu'elles remplissent leurs devoirs avec professionnalisme", a-t-il ajouté.

Les propos de M. Tshisekedi ont conduit le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC) à suspendre la RLTV jusqu'au 14 novembre.

Mardi en fin de journée à Kinshasa, un policier a été "agressé" par des militants de l'UDPS qui ont aussi incendié un véhicule de chantier, selon la police qui a arrêté sept personnes.

Onze candidats, dont le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila, se présentent à la présidentielle, et 18.855 candidats vont se disputer 500 sièges de députés. Quelque 32 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour ces deux scrutins à un tour.


Belga

© Copyright RTBF


Kinshasa en colère contre Tshisekedi

( BBC Afrique 09/11/2011)

L'opposant congolais Etienne Tshisekedi a provoqué la colère des autorités de Kinshasa pour avoir menacé de défoncer des prisons pour libérer certains de ses partisans arrêtés lors de récentes manifestations dans le pays.

Pour le gouvernement, de telles menaces pourraient constituer un acte de trahison.

Etienne Tshisekedi a exhorté ses militants à s'organiser pour défoncer les prisons où sont détenus ses partisans, si ces derniers ne sont pas libérés ce mardi.

Lors d'une intervention téléphonique en direct sur la chaîne de télévision RLTV proche de l'opposition, Tshisekedi, 78 ans, s'est déclaré dépositaire de la confiance de la majorité du peuple congolais, soutenant que pour le reste du processus électoral, les autorités devraient se référer à lui.

« Je donne un ultimatum de 48 heures pour la libération de tous les prisonniers de l'opposition » a martelé Tshisekedi qui s'exprimait en Lingala lors de son intervention téléphonique.

« A l'échéance de l'ultimatum, poursuit-il, je demanderai à la population d'attaquer les prisons et de les libérer, et en tant que président, j'ordonne aux gardiens de prisons de ne pas leur résister. »

Les défenseurs des droits humains se disent préoccupés par la détérioration de la sécurité au Congo-Kinshasa à l'approche des élections du 28 novembre.

En réponse a ces propos, le ministre congolais de l'information Lambert Mende a ferme la chaîne RLTV, dans l'attente d'une enquête de l'autorité de régulation des media.

Monsieur Mende a déclaré à la BBC que Tshisekedi pourrait être passible de poursuites pour trahison, mettant en doute la santé mentale de l'opposant.

Etienne Tshisekedi est considéré comme le principal challengeur du président sortant Joseph Kabila

© Copyright BBC Afrique


Processus électoral / CSAC : Tshisekedi mis en garde !

( La Prospérité 09/11/2011)

Le Bureau du CSAC a réagi hier, mardi 8 novembre, à ce qu'il a qualifié des manquements graves de la part de la chaîne de télévision RLTV et du Candidat à la présidentielle, Etienne Tshisekedi. Les propos sulfureux tenus par le sphinx de Limeté, diffusés en direct, le dimanche dernier sur la RLTV et relayés par certains médias dont Top Congo FM et Télé 50, ont provoqué la colère de l'instance de régulation des médias, à savoir : le CSAC qui, à l'issue de la plénière du lundi 7 novembre, distribué une série de cartons jaunes aux ‘‘désobéissants''. Ainsi, le candidat n°11, Etienne Tshisekedi, écope d'une mise en garde sévère alors que la Chaîne de télévision RLTV est suspendue pour une durée de 7 jours, soit du 7 au 14 novembre prochain. Quant au journaliste et Directeur des Programmes de la RLTV, Eliezer Ntambwe, il écope d'une suspension de 10 jours et son émission, «SET», ne sera diffusé que si ce dernier présente au CSAC son cahier de charges. Le promoteur de la RLTV, l'Honorable Roger Lumbala a vu son embargo dans les médias levé ce, après des séances pédagogiques avec le CSAC. Top Congo FM et Télé 50 s'en tirent, en ce qui les concerne, d'une sévère mise en garde. La tranche « Tôt gaieté » de la RTNC mise sous surveillance. Les sanctions du CSAC ne concernent pas seulement les médias privés. La RTNC, média public a vu sa tranche d'animation « Tôt gaieté » placée sous surveillance. Ce, suite aux dérapages observés dans le chef de ses animateurs M. Lushima et Madame Nathalie. Il est reproché au premier de tenir des propos incitant à la haine et tendant à dénigrer la dignité humaine. A Nathalie, le CSAC reproche le port d'une camisole avec l'effigie d'un candidat à la présidentielle du 28 novembre prochain au cours de cette tranche d'animation. Ces journalistes de la RTNC sont donc mis en garde. Lisez, ci-après, décision du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication du 7 novembre n°CSAC/AP/008/2011 du 7 novembre 2011 à l'encontre de RLTV, TELE 50, TOP CONGO FM, SET 7 et d'un candidat à la présidentielle.

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication

INSTANCE DE REGULATION DES MEDIAS DECISION DU CONSEIL SUPERIEUR DE L'AUDIOVISUEL ET DE LA COMMUNICATION

DU 7 NOVEMBRE N°CSAC/AP/008/2011 DU 7 NOVEMBRE 2011

A L'ENCONTRE DE RLTV, TELE 50, TOP CONGO FM, SET 7 ET D'UN CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE.

L'ASSEMBLEE PLENIERE DU CONSEIL SUPERIEUR DE L'AUDIOVISUEL ET DE LA COMMUNICATION siégeant en sa 5° session extraordinaire le 7 novembre 2011, à Kinshasa, Capitale de la République Démocratique du Congo,

Vu la Constitution de la République Démocratique du Congo spécialement en ses articles 23,24 et 212 ;

Vu la Loi n° 11/001 du 10 janvier portant composition, attributions et fonctionnement du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication, notamment ses articles 9,point 18,34 et 59 ;

Vu la Loi n° 96/002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l'exercice de la liberté de la presse, notamment ses articles 8 et 10 ;

Vu la Loi n° 06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales, et locales en République Démocratique du Congo telle que modifiée par la loi n° 11/003 du 27 octobre ;

Vu la Directive du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication n° CSAC/AP/0002/2011 du 28 septembre 2011 relative à la campagne électorale à travers les médias notamment son article 60 ;

Considérant le Rapport de Monitoring du 7 novembre 2011 émanant de la Commission Technique du CSAC Attendu que dans la nuit du 6 novembre 2011, la RLTV a diffusé et rediffusé en boucle jusqu\'à une heure du matin du 7 novembre 2011 dans une tranche intitulée « SET7 » animée par Monsieur Eliezer TAMBWE, une interview de Monsieur Etienne TSHISEKEDI, candidat président de la République, à téléphone ouvert, violant ainsi l'article 4 de la Directive sus évoquée,

Attendu que ladite intervention contenait des propos d'incitation à la violence et aux troubles, des menaces à l'égard de l'Autorité établie et des appels à l'insurrection, énervant les articles 23 de la Constitution de la République, 8 et 10 de la Loi n°96/002 du 22 juin 1996 et 6 de la Loi n° 11/001 du 10 janvier 2011

Attendu qu'au cours de l'entretien, le candidat précité s'est autoproclamé Chef de l'Etat en violation de la Constitution de la République Démocratique du Congo, de la Loi électorale et de la Directive relative à la campagne électorale à travers les médias ;

Attendu que les propos dérapant ont été relayés dans la journée du 7 novembre 2011 par Top Congo FM dans ses journaux parlés de 9 h00 et 10h00 et par Télé 50 dans son journal télévisé de 13h00, péchant ainsi contre l'éthique de l'information par l'indécence et par la quête du sensationnel ;

Attendu que Monsieur Eliezer TAMBWE, présentateur de l'émission « SET 7 », a déjà été invité auprès de l'instance de régulation pour présenter ses moyens de défense sur des dérapages constatés dans cette émission et qu'il a bénéficie d'un encadrement pédagogique ;

Attendu que malgré l'encadrement évoqué ci- avant l'acteur social précité, agissant en qualité de Directeur des programmes, a persisté dans la production et la diffusion d'une émission contenant des manquements aux lois de la République et à l'éthique ;

Considérant la nécessité d'amener les médias ainsi que des ainsi que des acteurs politiques et sociaux y intervenant à respecter scrupuleusement les prescrits des lois et autres normes régissant la campagne électorale à travers les médias ;

Vu l'urgence et l'opportunité, DECIDE :

Article 1 : Est suspendu pour une durée de 7 jours à dater du 7 jusqu'au 14 novembre 2011 inclus la chaîne RLTV.

Article 2 : Est infligée à TOP Congo FM et Télé 50 une mise en garde sévère.

Article 3 : Est infligé à l'acteur social Eliezer TAMBWE un embargo de 10 jours sur tous les médias opérant en République Démocratique du Congo.

Article 4 : Est suspendue l'émission « SET 7 » ; et ce jusqu\'à la production auprès de l'Institution de régulation des médias d'un cahier de charges conforme à la législation et à la règlementation en vigueur en République Démocratique du Congo.

Article 5 : Est infligé contre l'acteur politique Etienne TSHISEKEDI une mise en garde de ne plus s'illustrer par des appels à la violence, aux troubles et à l'insurrection à travers les médias, sous peine des sanctions plus rigoureuses.

Article 6 : Le Procureur Général de la République est prié de concourir à l'observance de la présente Décision qui entre en vigueur à la date de son adoption.

Fait à Kinshasa, le 7 novembre 2011

Chantal Kanyimbo
Rapporteur

Abbé Jean Bosco BAHALA OKW'IBALE
Président

Ont siégé :

-Abbé Bahala Jean Bosco

-Alain Nkoy Nsasies

-Chantal Kanyimbo

-Luemba Lu Masanga

-Thaddée Onokoko

-Pétronille Musaka

-Banza Tiefolo

-Tito Ndombi

-Maguy Kinkela

-Luboya Mvidié

-Kambale Juakili

-Jean-Pierre Eale

-François Atufuka

-Primo Mukambilwa

La Pros.

© Copyright La Prospérité


Auto-proclamation et incitation à la violence: Léon Kengo désapprouve Etienne Tshisekedi !

( La Prospérité 09/11/2011)

Le candidat n°7 ne croit plus en la tenue des élections le 28 novembre 2011. Bien plus, sa machine politique, l'UFC, est désabusée de constater que le processus électoral prend une tournure inquiétante et dangereuse, avec les actes de violence signalés au Katanga, au Kivu, au Maniema, dans les deux Kasaï mais également, à Kinshasa. Et, malgré la signature du Code de bonne conduite, les acteurs politiques continuent à tomber dans le piège du dérapage. Aussi, l'UFC est-elle surprise et étonnée de constater qu'avant qu'on ait les résultats des urnes, qu'un candidat, de surcroît Président national de l'Udps, s'autoproclame Président de la République. ‘‘Nous regrettons ce genre de propos attribués à un homme qui a toujours milité pour la démocratie et la non violence'', a lâché Albert M'Peti, un Haut cadre de cette formation politique et mandataire du candidat Kengo à la CENI.

Par ailleurs, l'UFC constate que la CENI trompe la population dans la mesure où elle ne sera pas prête le 28 novembre 2011 pour organiser, comme il se doit, les élections. Raison pour laquelle, l'UFC invite toutes affaires cessantes, la CENI, appuyée par la Monusco et les autres partenaires, de prendre de l'audace politique, pour convoquer le format de 11 candidats à la présidentielle, en vue de prendre une décision responsable pour la nation. Sinon, la population, pense-t-on à l'UFC, se désintéresse déjà du processus électoral. Toutefois, l'UFC appelle la population à rester calme et vigilante pour préserver la paix chèrement acquise et sauvegarder l'unité nationale. L'Union des Forces du Changement, UFC, parti cher à Léon Kengo wa Dondo, Candidat n°7, ne croit plus en la tenue des élections le 28 novembre 2011. A-t-elle fait une évaluation pour en arriver à cette décision là ? L'on est tenté de répondre à cette interrogation par l'affirmative, au regard de l'entretien que la rédaction de La Prospérité a eu avec un cadre influent de cette machine politique, en la personne de M. Albert M'Peti, qui passe pour être la voix autorisée de Léon Kengo wa Dondo.

A l'UFC, en croire M. M'Peti, il n'y a plus de doute, le processus électoral prend une tournure inquiétante et dangereuse. Et, malgré la signature du Code de bonne conduite, les acteurs politiques continuent à tomber dans le piège du dérapage. Par ailleurs, l'UFC constate que le pouvoir organisateur des élections qu'est la CENI, trompe la population, dans la mesure où elle ne sera pas prête le 28 novembre 2011 pour organiser, comme il se doit, les élections. Raison pour laquelle, l'UFC invite toutes affaires cessantes, la CENI, appuyée par la Monusco et les autres partenaires, de prendre de l'audace politique pour convoquer le format de 11 candidats à la présidentielle, en vue de prendre une décision responsable pour la nation. ‘‘Nous constatons les actes de violence partout, notamment au Katanga, au Kivu, dans les deux Kasaï et à Kinshasa. Ceci démontre que le processus est mis en mal'', a dit notre interlocuteur, parlant au nom du candidat n°7, avant d'ajouter ceci que : ‘‘nous constatons que la population se détourne du processus, qu'il y a une fracture politique entre la population, la CENI et la classe politique''.

En clair, pour l'UFC, la population se désintéresse de plus en plus du processus. L'UFC pas d'accord avec Tshisekedi L'UFC, a révélé M. Albert M'Peti, est surpris et étonné de constater, en outre, qu'avant qu'on ait les résultats des urnes, qu'un candidat, de surcroît Président national de l'Udps, s'autoproclame Président de la République. ‘‘Nous regrettons ce genre de propos attribués à un homme qui a toujours milité pour la démocratie et la non violence'', a commenté M. M'Peti qui souligne que l'UFC est surprise de voir qu'un parti qui a toujours prôné la démocratie incite à la violence, en demandant aux combattants de se faire justice. L'UFC condamne donc avec la dernière énergie ces genres de tapages qui peuvent amener à la violence et aux conséquences imprévisibles pour la nation. ‘‘Nous demandons à tous ceux qui militent pour la démocratie et l'Etat de droit, de revenir à la raison pour que le processus électoral suive son cours normal ; à ne pas tomber dans la provocation qui entraînerait le pays dans la désolation'', pense-t-on à l'UFC. De ce qui précède, le parti cher à Léon Kengo wa Dondo, candidat n°7 à la présidentielle de novembre prochain, appelle la population à rester calme et vigilante pour préserver la paix chèrement acquise et sauvegarder l'unité nationale.

La Pros.

© Copyright La Prospérité


Le Conseil de sécurité appelle à une campagne électorale pacifique à l'approche des élections générales en RDC

( Xinhuanet 09/11/2011)

NEW YORK (Nations Unies)-- Le Conseil de sécurité de l'ONU a exhorté mardi toutes les parties en République démocratique du Congo (RDC) à faire campagne de manière pacifique, et a exprimé sa "profonde inquiétude" concernant des violences électorales à l'approche des élections présidentielles et législatives prévues le 28 novembre.

"Les membres du Conseil de sécurité ont réitéré leur appel à des élections crédibles et pacifiques, pour lesquelles le gouvernement de la RDC assume la principale responsabilité", selon un communiqué de presse rendu public par le Conseil.

Les membres du Conseil de sécurité "ont réitéré leur profonde inquiétude provoquée par les informations faisant état de violences électorales et ont appelé toutes les parties à faire campagne de façon pacifique", indique le communiqué.

"Les membres du Conseil de sécurité ont rappelé à tous les dirigeants politiques qu'ils étaient chargés d'assurer un processus électoral pacifique et ont appelé à toutes les parties prenantes à la retenue, à soutenir le travail de la Commission électorale nationale et indépendante (CENI) et à régler leurs différends de manière pacifique", souligne le communiqué.

Le Conseil de sécurité a également "demandé à tous les candidats d'éviter toute provocation et de tout recours à la violence durant le processus électoral".

Le Conseil de sécurité a exprimé sa "profonde inquiétude" quand à la vague de violences pré-électorales dans le pays, rapporte le document.

Ces dernières semaines, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, parti d'opposition) a organisé des manifestations dans la capitale Kinshasa et dans d'autres villes, durant lesquelles des affrontements ont éclaté entre les manifestants et la police.

Onze candidats, dont le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila, se présentent à la présidentielle prévue le 28 novembre, et 18 855 candidats vont se disputer 500 sièges de députés.

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