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RDC: Tshisekedi se considère "président élu", veut prêter serment vendredi

 


KINSHASA (AFP) - 18.12.2011 19:31

L'opposant Etienne Tshisekedi a répété dimanche qu'il se considérait comme le "président élu" de la RD Congo et annoncé qu'il prêterait serment vendredi, rejetant les résultats de la présidentielle ayant donné la victoire au sortant Joseph Kabila, qui sera investi mardi.

L'opposant Etienne Tshisekedi a répété dimanche qu'il se considérait comme le "président élu" de la RD Congo et annoncé qu'il prêterait serment vendredi, rejetant les résultats de la présidentielle ayant donné la victoire au sortant Joseph Kabila, qui sera investi mardi.

"Je vais prêter serment vendredi prochain devant le peuple réuni au Stade des Martyrs" à Kinshasa, a déclaré l'opposant, qui a eu 79 ans cette semaine, en répétant qu'il se considérait toujours "président élu" de la RDC.

M. Tshisekedi s'était ainsi autoproclamé président le 9 décembre, après avoir rejeté les résultats provisoires de la présidentielle à un tour du 28 novembre annoncés par la Commission électorale (Céni) donnant Kabila gagnant avec 48,95% des suffrages, devant dix autres candidats, dont Etienne Tshisekedi (32,33%), arrivé deuxième.

Malgré les multiples irrégularités ayant entaché le processus électoral dénoncées par l'opposition, des observateurs nationaux et internationaux, et des pays occidentaux, la Cour suprême de justice a confirmé vendredi à la virgule près les chiffres de la Céni et la réélection de Kabila.

Depuis son domicile à Kinshasa, M. Tshisekedi, a d'abord fait une "déclaration au peuple congolais" avant de répondre à la presse.

"Tirant les leçons de la démocratie pour laquelle nous nous sommes battus 30 ans durant, c'est-à-dire le respect de la volonté du peuple souverain, je me suis considéré depuis lors comme président élu par le peuple congolais de la République démocratique du Congo", a-t-il dit

Il a qualifié le président Kabila, qui doit prêter serment mardi, de "fauteur en eaux troubles", affirmé que le gouvernement actuel était "démis depuis ce jour" et que les ministères seraient "dirigés par des secrétaires généraux jusqu'à nouvel ordre".

A l'extérieur de sa résidence, quelque 200 militants chantaient "Tshisekedi président!".

Portant son éternelle casquette, M. Tshisekedi, chemise blanche, costume et cravate sombre, a fait sa déclaration assis à une table, le drapeau congolais hissé sur une hampe derrière lui.

Son directeur de cabinet, Albert Moleka, avait d'emblée donné le ton en lançant un sonore "Bienvenue à la présidence de la République" aux journalistes et aux dizaines de partisans réunis dans le jardin de la modeste villa de Tshisekedi.

Avant sa déclaration, des journalistes de l'AFP ont pu voir quatre chars de la Garde républicaine, dont trois bâchés, stationnés aux abords du stade des Martyrs, situé près du Palais du peuple.

Interrogé sur les appels à manifester lancés par son parti l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), M. Tshisekedi a précisé qu'il n'avait "pas besoin" d'appeler les Congolais à manifester.

"Ils savent que c'est la première fois que leur président s'adresse à eux et que c'est la première fois que démarre l'Etat démocratique, l'Etat de droit pour lequel ils se sont battus 30 ans durant et c'est à eux de manifester leur sentiment de la manière qu'ils veulent", a-t-il souligné.

Questionné sur le climat actuel dans le pays, M. Tshisekedi a demandé aux Congolais "de garder (leur) calme et (leur) sérénité (...) et de créer un climat de confiance dont les investisseurs ont besoin".

"Je ne suis pas prêt à négocier avec (Daniel Ngoy) Mulunda (le président de la Céni) ni avec (Joseph) Kabila", a-t-il également déclaré, alors que l'un des candidats battus à la présidentielle, l'opposant Vital Kamerhe, s'était dit prêt à un dialogue avec le président sortant.

Réagissant aux propos de M. Tshisekedi, Aubin Minaku, secrétaire général de la majorité présidentielle, s'est dit "pas du tout surpris", en évoquant une "énième vaste blague" de l'opposant.

"Il est en train d'exercer une réelle rébellion contre les institutions de la république établies", a-t-il toutefois ajouté.

© 2011 AFP

© Congo Vision


DRC's President elected, Dr. Etienne Tshisekedi

Memo to the World

It is notorious that the presidential élections held in the Democratic Republic of the Congo on November 28 have been seriously flawed.

This has been voiced out by observers from the Carter Center, the European Union, and the Catholic Church of the DRC.

The people of the Democratic Republic are deeply disappointed and frustrated.

Some gorvernment officials in the West capitals have shown awareness of the potentially explosive situation that is pending in our country.

Lately, a hearing was held in the Belgian Parlment and in the USA Senate.

We natives of DRC had hoped the international community would act swiftly to elucidate the reported massive election fraud, including the Congolese Supreme Court's fake examination of the Opposition contention.

As of today, one day before the legally presribed date for the election verdict proclamation, the Supreme Court of DRC, ironically declared the sitting president the winner of the contraversed élections, ignoring the weight of the conséquences of its reckless deed.

We believe the international community is not only witness but purposely silent for reasons well understood, after dampening the people's eagerness to take to the streets and protest. Threats were waged through the International Penal Court just to buy time, erode the people's impatience and intimidate them.

Artcile 64 of the constitution empowers citizens to resist any individual or a group of individuals that accesses of keeps power by force. This is the case today in DRC. Our people will wake up and defend their stolen victory, like any people of the world such as the Russians that the USA officials encouraged to protest élections rigging.

Our people will peacefully protest the elecotral fraud in our country, feeling being abandoned by those who prefer to look the other way while abuses of all sorts are being committed by the self-appointed government in DRC.

Mr. Etienne Tshisekedi whom we believe our people elected sent signs of patience while the international community gave the impression of solving the crisis, but nothing is undertaken. Nobody should blame our people whose goodwill has been abused as they will endoavor to get back their victory.

UDPSUSA


RDC: Etienne Tshisekedi appelle les dirigeants actuels à démissionner

Etienne Tshisekedi, qui se considère comme «le président élu de la République démocratique du Congo» a demandé, ce dimanche 18 décembre, aux animateurs des institutions actuelles de démissionner. « Le gouvernement de monsieur Kabila est démis depuis ce jour  », a déclaré le président national de l'UDPS lors d'un point de presse en sa résidence de Kinshasa/Limete. 

« Les départements ministériels seront dirigés par les secrétaires généraux, jusqu'à nouvel ordre. Les onze gouverneurs de province sont également démis et remplacés par les directeurs provinciaux » a indiqué Etienne Tshisekedi. 

 Il a, par la même occasion, appelé la  population congolaise au calme: 

« Du climat d'entente qui va régner au pays dépendra la confiance que les investisseurs extérieurs peuvent faire à notre pays (…) Je vous demande donc de garder votre calme et votre sérénité …» 

« vaste blague»

Pour sa part, le secrétaire général de la Majorité présidentielle (MP), Aubin Minaku, a qualifié les propos du président de l'UDPS de « vaste blague et d'incitation à la rébellion. »

Candidat de l'UDPS  à la présidentielle du 28 novembre, Etienne Tshisekedi n'a toujours pas reconnu la réélection de Joseph Kabila. 

Le secrétaire général de son parti, Jacquemin Shabani, a qualifié, samedi 17 décembre, de «non événement», l'arrêt rendu la veille par la Cour suprême de justice (CSJ) confirmant la victoire de Joseph Kabila (48, %), devant Etienne Tshisekedi (32,33%). 

Okapi.Net

18/12/2011


RD du Congo: Tshisekedi appelle l'armée à lui obéir et veut arrêter Kabila

18. décembre 2011, 23h59

LeMatin.ch & les agences

L'opposant congolais, battu à l'élection présidentielle qu'il dit truquée, s'est déclaré dimanche président élu et a promis une récompense pour la capture de Joseph Kabila.

L'opposant congolais Etienne Tshisekedi, battu à l'élection présidentielle qu'il dit truquée, s'est présenté dimanche comme le président élu. Il a appelé l'armée à lui obéir et promis une récompense pour la capture de Joseph Kabila.

Un proche du président Kabila, réélu officiellement avec 49% des voix contre 32% pour son principal adversaire, a jugé qu'il s'agissait d'une mise au scène et affirmé que M. Tshisekedi en faisait de même du temps de l'ancien président Mobutu Sese Seko.

Les menaces de ce vétéran de la politique en République démocratique du Congo (RDC) font cependant planer la menace d'affrontements après l'élection présidentielle du 28 novembre, que des observateurs internationaux disent entachée de fraudes.

«Je vous demande, à vous tous, de rechercher ce monsieur (Kabila) partout où il est dans le territoire national et de me l'amener ici vivant», a dit Etienne Tshisekedi à l'occasion de sa première conférence de presse depuis la publication des résultats.«Celui qui m'amènera Kabila ici ligoté aura une récompense très importante», a-t-il ajouté depuis le jardin de sa maison à Kinshasa.

«De même le gouvernement de M. Kabila est démis depuis ce jour. Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats de l'armée nationale congolaise, je vous enjoins de n'obéir qu'à l'autorité légitime. La police nationale souveraine, vous ferez de même», a dit M. Tshisekedi d'un ton comminatoire.

Kabila soutenu par l'armée

Le président Kabila, réputé être à Kinshasa dimanche soir, jouit du soutien de l'armée même si la capitale est majoritairement favorable à son rival. Une vingtaine de personnes ont été tuées dans des affrontements avant et après le scrutin, lorsque des opposants à Kabila ont manifesté et accusé le gouvernement d'avoir truqué le vote.

La Cour suprême a validé vendredi les résultats de l'élection. La mission d'observation du Centre Carter, chargée de surveiller le processus électoral, a estimé que les résultats donnant la victoire à M. Kabila n'offraient pas la crédibilité requise.

Joseph Kabila a admis la semaine problème qu'il y avait eu des «problèmes» durant l'élection mais affirmé que la légitimité du résultat ne pouvait être mise en doute.

Le scrutin du 28 novembre, le premier organisé par les autorités congolaises elles-mêmes depuis la guerre civile de 1998-2003 qui a fait plus de cinq millions de morts, était censé ramener la stabilité dans ce pays, l'un des plus pauvres au monde.

LeMatin.ch & les agences


La Cour Suprême de Justice confirme la réélection de Joseph Kabila comme président de la RDC (VIDEO)

Kinshasa, 17/12/2011 / Politique

La Cour Suprême de Justice (CSJ) a proclamé Joseph Kabila président de la République démocratique du Congo, dans son arrêt rendu public le vendredi 16 décembre 2011.

La Cour suprême de justice  s'est prononcé vendredi soir sur  le recours en annulation des résultats provisoires de la présidentielle pour fraudes, déposé par l'Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe,  en  confirmant la réélection de Joseph Kabila à la majorité simple pour un mandat de cinq ans avec 8.880.944 voix, soit 48,95 %, suivi de Tshisekedi wa Mulumba crédité de 5.864.775 voix soit 32,33 %.

Les chiffres ont été proclamés à 20h19' par le 1er président de la Cour suprême, Jérôme Kitoko,  au terme de la première audience en matière du contentieux électoral.

Après avoir examiné tous les moyens de la requérante, la Cour reçoit le recours sur le plan de la forme, mais la rejette dans son fond.

Selon les juges, la violation de la loi électorale par la Ceni que dénonce l'UNC n'est pas de nature à faire annuler le scrutin présidentiel du 28 novembre.

Notons que l'Ouganda, le Kenya, la Zambie, la Tanzanie, le Burundi et la République centrafricaine ont déjà félicité le président Kabila pour sa réélection.

Les chefs d'Etat de la région des Grands Lacs ont appelé, dans une déclaration commune publiée vendredi à l'issue d'un sommet à Kampala, « ceux qui ne sont pas satisfaits du résultat de l'élection à l'accepter et à travailler pour la reconstruction du pays ».

La veille, l'Angola a félicité la réélection de Joseph Kabila comme président et l'Afrique du Sud avait jugé « globalement OK » ces élections.

Le secrétaire général de la majorité, Aubin Minaku, a lancé vendredi un message, à ceux qui soutiennent l'opposition et à ceux qui ont perdu cette élection, leur demandant de se reconnaître maintenant sous un seul président de la République démocratique du Congo qu'est Joseph Kabila.

Au sujet de l'échec de l'opposition, l'un des ténors du parti présidentiel, Toussaint Tshilombo, a noté  que l'opposition a toujours la manie de se désister lorsque la situation lui est défavorable. Il a cité notamment le cas de l'hémicycle. Il a ajouté que la CSJ avait demandé au requérant Vital Kamerhe d'apporter les preuves par rapport aux allégations suite à la demande d'annulation des résultats, avant de souligner que rien n'a pas été fait à ce sujet.

C'est dans cette optique, a-t-il indiqué, que la CSJ a rendu en toute autorité son arrêt qui a confirmé Joseph Kabila comme Président de la république.

MMC/KHAL

Digital Congo


RD Congo : Kabila proclamé vainqueur, l'opposition va manifester

le 17 décembre 2011 à 09h12 , mis à jour le 17 décembre 2011 à 15h51

Le président élu prêtera serment mardi : au même moment, l'opposition organisera des manifestations pour dénoncer cette élection. Mais samedi, la situation était calme. Paris a "pris note des résultats définitifs".

Le président sortant de la RD Congo, Joseph Kabila , 40 ans, a été proclamé vainqueur de la présidentielle à un tour du 28 novembre, vendredi par la Cour suprême de justice (CSJ) malgré des semaines de contestation du scrutin au plan national et international. La CSJ a confirmé la totalité des résultats provisoires annoncés le 9  décembre par la Commission électorale (Céni) et rejetés par l'opposition, qui  attribuaient la victoire à M. Kabila, avec 48,95% des suffrages, devant dix  autres candidats, dont l'opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi (32,33%), arrivé  second. Ce dernier avait rejeté ces résultats et s'était autoproclamé "président élu" de la RDC. 

Vendredi soir, son parti, l'Union pour la démocratie et le progrès social  (UDPS), a annoncé l'organisation de manifestations "lundi ou mardi" en RD Congo  pour "faire échec à ce hold-up électoral", a déclaré  Jacquemin Shabani,  secrétaire général du parti. Des rapports d'observateurs nationaux et internationaux, notamment de  l'Union européenne, du Centre Carter et ses Etats-Unis, ont aussi déploré le   "manque de transparence" ou de "crédibilité" du processus électoral et dénoncé  aussi de nombreuses "irrégularités". Etienne Tshisekedi avait d'emblée écarté toute idée de contester les  résultats devant la Cour suprême, en la qualifiant "d'institution privée de Kabila". Le chef de l'Etat, qui ne s'est pas encore adressé à la nation depuis le 9 décembre, a reconnu des "erreurs" lors de la présidentielle tout en estimant  qu'elles n'invalidaient pas les résultats, lors d'une conférence de presse en  anglais lundi pour des médias anglophones principalement. Il doit prêter serment mardi.

Paris appelle les politiques "au calme et au dialogue"

Samedi, la situation était néanmoins calme dans les rues du pays. A Kinshasa, les commerces étaient ouverts et les taxis circulaient comme habituellement.

Le chef de la diplomatie belge Didier Reynders a regretté samedi dans un communiqué l'absence d' "examen plus approfondi, critique et indépendant des résultats" par la CSJ. Il a renoncé à se rendre à Kinshasa pour la prestation de serment du président Kabila. L'ancienne puissance coloniale sera représentée par son ambassadeur en RDC. De son côté, le e gouvernement français a dit "prendre note" de la validation par la Cour suprême de la République démocratique du Congo de la réélection du président Joseph Kabila et a appelé "tous les acteurs politiques congolais au calme et au dialogue".

Des élections jusqu'en 2013

Héritier du pouvoir à 30 ans après l'assassinat en 2001 de son père  Laurent-Désiré Kabila - le tombeur de Mobutu -, élu une première fois en 2006  en promettant le retour à la paix et la reconstruction d'un pays ruiné par deux  guerres (1996-1997, 1998-2003), Joseph Kabila s'était déclaré "sûr" de ne pas  perdre lors de sa campagne, après avoir opportunément fait réviser la  Constitution en janvier pour faire passer la présidentielle de deux à un seul  tour. En 2006, il avait largement devancé (58,05%) au second tour le  vice-président Jean-Pierre Bemba, devenant alors le premier président de RDC  élu ausuffrage universel direct. La fin de campagne électorale et le scrutin du 28 novembre dernier avaient  été émaillés de violences dans le pays, où au moins 18 civils ont été tués par  les forces de sécurité, selon l'ONG Human Rights Watch.

L'annonce de la réélection de Kabila par la Céni le 9 décembre avait aussi  déclenché des violences, principalement à Kinshasa où au moins cinq personnes  sont mortes, d'après les autorités. Le résultat provisoire des législatives, qui se sont déroulées avec la présidentielle, est attendu mi-janvier. Le double scrutin a débuté un cycle d'élections (provinciales, sénatoriales, locales) qui doit se poursuivre jusqu'à l'été 2013.

le 17 décembre 2011 à 09:12

TFI


Présidentielle RD Congo : victoire confirmée de Kabila, son rival planifie des manifestations

( Radio Canada 17/12/2011)

La Cour suprême de la République démocratique du Congo (RDC) a confirmé vendredi la victoire de Joseph Kabila à l'élection présidentielle, alors que le candidat arrivé en deuxième position rejette les résultats.

Le parti d'Étienne Tshisekedi, l'Union pour la démocratie et le progrès social, a d'ailleurs annoncé des manifestations pour lundi ou mardi dans le but de protester contre la réélection de Joseph Kabila. « Comme nous l'avons dit, nous allons faire échec à ce hold-up électoral », a déclaré Jacquemin Shabani, secrétaire général de l'UDPS.

L'UDPS avait déjà demandé mercredi « au peuple de protéger sa victoire à travers des manifestations pacifiques et démocratiques » en RDC.

Des marches pacifiques de l'opposition tenues mardi et mercredi, rassemblant quelques centaines de personnes à Goma, Bukavu et Lubumbashi, dans l'est et le sud-est du pays, ont été rapidement dispersées par la police et l'armée.

Une élection contestée

L'élection du 28 novembre dernier était le deuxième scrutin démocratique des 51 ans d'histoire de la RDC et le premier organisé par le gouvernement congolais plutôt que par la communauté internationale.

Le président sortant, Joseph Kabila, affrontait dix rivaux lors du scrutin, dont Étienne Tshisekedi. Ce candidat âgé de 78 ans est notamment très populaire auprès de la classe plus pauvre de la population congolaise.

Plusieurs observateurs nationaux et internationaux ont fait part d'irrégularités au cours de l'élection, dénonçant un taux de participation qualifié d'impossible dans certains districts, ainsi que le manque de transparence et de crédibilité du processus électoral.

Un autre candidat de l'opposition, Vital Kamerhe, a réclamé l'annulation du scrutin à la Cour suprême de justice, mais le juge Jérôme Kitoko a confirmé la victoire de Joseph Kabila.

Joseph Kabila a d'abord été porté au pouvoir en 2001, après l'assassinat de son père, l'ancien président Laurent-Désiré Kabila.

Les résultats publiés la semaine dernière lui accordaient la victoire avec 49 % des votes, tandis que M. Tshisekedi avait recueilli 32 % des quelque 19 millions de suffrages exprimés.

La RDC est un pays notamment riche en minéraux.

Plusieurs dizaines de personnes d'origine congolaise ont manifesté vendredi à Ottawa pour contester la victoire électorale de Joseph Kabila.

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press

© Copyright Radio Canada


République Démocratique du Congo
Mardi, le 13/12/2011

Communiqué de Presse N ° 17/2011/PNR

Tricherie avérée et irrégularité dans la compilation des voix à la députation nationale en violation de la loi électorale.

Le Parti National pour la Réforme, PNR en sigle, vient ici relever des irrégularités observées déjà dans la compilation des résultats à la députation nationale dans les circonscriptions électorales suivantes: Kabare, Fizi et Uvira dans la province de Sud-Kivu, Ville de Goma au Nord-Kivu et Ville de Kalemie dans le district de Tanganyika au Katanga.  

Ces irrégularités en violation des dispositions de l'article 40 de la loi électorale n°11/003 du 25 Juin 2011 modifiant la loi N°06/006 du 09 Mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, communales et locales qui stipule à son alinéa 1er: «Les témoins assistent à toutes les opérations de vote, de dépouillement de bulletins, de compilation et de décompte des voix».

Il se dégage clairement que dans ces circonscriptions citées, les témoins n'assistent pas à la compilation, car celle-ci se fait ailleurs en leur absence en violation de la loi précitée et de la disposition du schéma du Centre Locale de Compilation des Resultats (CLCR) tracé par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Ces observations sont déjà faites par nos bureaux dans chaque circonscription aux présidents des CLCRs concernés qui apparemment s'obstinent à ne pas respecter la loi pour des raisons qui leur sont propres.

Pareille compilation plein d'irrégularité cesse d'être transparente et entrainera la contestation, par notre parti,  des résultats de compilation faite dans l'opacité et la violation de la loi. Nous  nous réservons déjà le droit de saisir la cours suprême de justice faisant office de la cours  constitutionnelle pour contester la régularité des résultats  issus  de ces  CLCRs.

Pour garantir au peuple congolais des élections transparentes et apaisées, nous demandons à la CENI/Kinshasa de saisir leurs Chef d'Antenne pour corriger immédiatement cette irrégularité avant de poursuivre les compilations dans ces circonscriptions.  

Ci-dessous un cas illustratif de fraude avérée parmi tant d'autres à notre disposition dans les circonscriptions citées, au  site de vote  21881 EP KAKUNGWE, village Kinyonyi, groupement Bijombo, cas du candidat député N°88 dans la circonscription électorale d'Uvira au Sud-Kivu :

Code S V.21881
A
B
C
D
E
F
TOTAL
NOMBRE DE VOTANTS
106
145
189
166
135
93
834
VOIX  OBTENUES
1
 0
1
0
1
0
3
VOIX  frauduleusement attribuées
433
406
320
391
411
429
2390


On note ici que les  fiches  des résultats pris en compte au CLCR  ne sont pas signées ni par les agents  des bureaux ni par les témoins. Par conséquent, certains candidats ont plus des voix dans certains centres que le nombre des votants.

Le PNR exige le redressement immédiat  des ces résultats falsifiés et le remplacement des ces agents des CLCRs concernés. Que les témoins assistent aux opérations du dépouillement et de compilation  comme l'exigent l'article 40 de la loi précité. Qu'il soit procédé à la vérification de tous les cas suspects  détectés par les témoins.

Ensemble la réforme est possible en RDC.

Pour le PNR,

Delphin KYUBWA
Président national


 

 
 
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