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Vidéo: Mannifestation des combattants de l' UDPS à Kinshasa lors du Sit-IN DEVANT LA CENI

Vidéo: RD Congo: le Boulevard du 30 juin à Kinshasa transformé en champ de bataille, les policiers voulant maîtriser les militants de l'UDPS: 2 morts

Tension au top dans les états-majors politiques - Echauffourées entre les partisans de Tshisekedi et la police : 1 mort !


( Le Palmarès 05/07/2011)

Le dépôt du mémorandum de l'UDPS destiné à la Ceni a tourné au drame hier. Selon le docteur Kabamba Mbuebue cité par l'agence Reuters, une personne a été tuée devant les bureaux de la Commission électorale. Il l'a dit en ces termes : “Un corps se trouve à la morgue. Il est mort pendant la manifestation de l'UDPS. Il faut attendre l'autopsie pour connaître la cause du décès”.

Les heurts ont éclaté une délégation des partisans de Tshisekedi a été empêchée d'accéder à la commission électorale. Ledit mémo contenait les griefs retenus contre la Ceni dans le processus de révision du fichier électoral.
Le siège de la Commission électorale nationale indépendante sur le Boulevard du 30 Juin a été envahi très tôt le matin par les combattants de l'Udps. Ils y sont arrivés sifflets à la bouche, banderoles et effigies de leur leader à la main.

A l'arrivée de Me Jacquemain Shabani Lukoo, Secrétaire général de l'Udps, le groupe de combattants qui se trouvait de l'autre côté du Boulevard du 30 Juin, a rejoint les combattants présents au siège de la Ceni. Ils voulaient tous accompagner leur secrétaire général. C'était sans compter avec les policiers déployés pour sécuriser les installations de la Ceni qui s'y sont opposés.

Une bousculade s'en est suivie. Une jeep de la Police a pris feu. Des coups de feu ont retenti mettant tout le monde en débandade. La police congolaise a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Une voiture a également été incendiée.

L'Udps dénonce entre autres dans son mémorandum, l'enrôlement des mineurs à l'intérieur du pays, les cartes d'électeurs sans empreintes digitales et d'autres sans indication du centre de votre, l'absence de certains territoires sur le fichier électoral, le non payement des agents de la Ceni, l'éloignement des bureaux d'enrôlement, en particulier dans les provinces « favorables » à l'Opposition …

La délégation conduite par le secrétaire général de l'UDPS a finalement été autorisée à pénétrer dans le bâtiment mais les heurts se sont poursuivis à l'extérieur.
Pour l'inspecteur national de la police, le général Charles Bisengimana, cité par Reuters, la manifestation n'avait pas été autorisée et les forces de sécurité étaient intervenues pour rétablir l'ordre, les contestataires ayant mis le feu à un taxi et lancé des cocktails molotov. Il a ajouté qu'un policier avait été blessé.

© Copyright Le Palmarès


Le sit-in de l'UDPS dispersé dans la violence

( Courrier International 05/07/2011)

Une manifestation de l'opposition congolaise a été dispersée violemment par la police, à Kinshasa ce lundi matin, devant la Commission électorale indépendante (CENI). Un premier bilan fait état d'un mort et de plusieurs blessés. Un mémorandum sur les irrégularités du processus électoral en cours en République démocratique du Congo (RDC) a tout de même pu être déposé à la CENI.

Les manifestants de l'UDPS et de la Dynamique Tshisekedi Président (DTP) étaient bien au rendez-vous ce lundi 4 juillet, devant la Commission électorale. Objectifs : dénoncer les irrégularités qui marquent selon eux l'établissement des listes électorales en vue des prochaines élections présidentielles et législatives de novembre 2011. La manifestation a été dispersée avant midi par la police congolaise à l'aide du gaz lacrymogène. Selon des témoins, des coups de feu ont été tirés, un véhicule brûlé et un premier bilan fait état d'un mort et de plusieurs blessés graves. De nombreux manifestants ont également été arrêtés.

Le secrétaire général de l'UDPS, Jacquemain Shabani, a réussi à pénétrer dans l'enceinte de la CENI pour remettre un mémorandum aux responsables de la Commission électorale. Un mémo qui dénonce les irrégularités relevées dans les opérations d'enregistrement des électeurs, en cours en RDC : délivrance de cartes d'électeurs à des enfants mineurs, sous-estimation de l'électorat dans certaines provinces, absence de certains territoires sur le fichier électoral, manque de cartes d'électeur, non-paiement des agents de la CENI, éloignement des bureaux d'enrôlement, en particulier dans les provinces « favorables » à l'opposition… Selon l'UDPS, ces irrégularités sont de nature à perturber la bonne tenue élections prévues le 28 novembre 2011.

Pour l'UDPS et la DTP, "ce sit-in sera répété tous les lundis, tant que la CENI ne répondra pas favorablement aux points précis qui lui seront demandés par mémo".

Christophe Rigaud

© Copyright Courrier International


Dénonçant la fraude dans l'enrôlement des électeurs: l'UDPS a déposé un mémo au bureau de la CENI

( Le Potentiel 05/07/2011)

L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dénonce certaines pratiques qui entourent les opérations d'identification et d'enrôlement des électeurs, en cours à Kinshasa et dans certaines provinces du pays.

Un mémorandum reprenant à cet effet, les irrégularités constatées et les correctifs qui s'imposent a été remis hier lundi 4 juillet, au 1er vice-président de la CENI, Jacques Ndjoli par le secrétaire général de l'UDPS, Me Jacquemain Shabani Lukoo.

Le sit-in des combattants de l'UDPS, au devant du bureau de cette institution citoyenne ne s'est pas déroulé sans heurts. Selon le secrétaire général de l'UDPS joint au téléphone, Il y a eu mort d'homme : « La victime, conduite au Centre de l'Armée du Salut, a été asphyxiée par le gaz lacrymogène. Il y a eu plusieurs arrestations de nos combattants », a-t-il affirmé. Un véhicule a été incedié, et ces informations n'ont pas été confrontées à celles de l'Inspection générale de la Police, non encore parvenues à notre rédaction.

Dispersés au départ par les éléments de la police nationale par des lacrymogènes pour rétablir l'ordre, les combattants ont par la suite été encadrés par les forces de l'ordre, jusqu'à leur chemin de retour sur le boulevard du 30 juin.

Au sujet des irrégularités relevées dans le mémorandum, l'UDPS cite l'opacité des opérations d'enrôlement ne permettant pas aux acteurs politiques ainsi qu'à la population de les suivre et de les contrôler, l'influence négative sur le travail de la CENI de la part des acteurs politiques acquis au régime en place dans les contrées dont ils sont ressortissants, l'enrôlement des mineurs, des policiers et des militaires, des étrangers ainsi que les enrôlements multiples, la délivrance des cartes d'électeur sans les deux empreintes conformes, la suppression intentionnelle de certains centres d'enrôlement, la répartition non équitable du délai des opérations d'enrôlement, et les statistiques prévisionnelles estimées sur les hypothèses non fondées.

Par ailleurs, elle exige entre autres que la CENI publie sur son site web le fichier électoral, et permette l'accès au serveur central, au code source applicatif utilisé pour la compilation des données, et au code source programmes de traitement des résultats d'enrôlement et de vote.

La CENI devra aussi pour ce parti, mettre en place un cadre permanent de concertation entre la CENI et les représentants des partis politiques chargés de procéder à une évaluation hebdomadaire et mensuel du processus électoral, et prolonger la période d'enrôlement pour toutes les provinces où il est fait état de mise à l'écart des groupements entiers non enrôlés mais aussi à Kinshasa où la défectuosité des machines ralentit le processus.

PITSHOU MULUMBA

© Copyright Le Potentiel


Sit-in de l'UDPS : Deux morts. Plusieurs blessés. Un véhicule incendié

( 7sur7.cd 05/07/2011)

Les élections présidentielles et législatives de 2011 seront dures. Féroces. Violentes. Selon des sources proches de la "DTP" (Dynamique Tshisekedi Président) à Bruxelles et à Kinshasa, deux militants de l'UDPS auraient trouvé la mort lundi 4 juillet en marge du sit-in organisé par ce parti et ses alliés de la DTP devant le siège de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante). Un sit-in qui a été "dispersé" par la police au motif que la manifestation "n'avait pas été autoriséé". Un policier aurait été "lynché" à la permanence de l'UDPS à Limete. Secrétaire général de l'UDPS, Jacquemain Shabani Lukoo a pu néanmoins remettre le mémo de son parti au vice-président de la Ceni, Jacques Djoli Eseng'Ekeli.

Les griefs

Le secrétaire général de l'UDPS a tenu parole. Le sit-in annoncé par ses soins le mercredi 29 juin a bel et bien eu lieu lundi 4 juillet devant le siège de la Ceni sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa. Jacquemain Shabani a pu non sans mal remettre au "numéro deux" de cette "institution d'appui à la démocratie" un mémo dans lequel sont articulés des griefs ou plutôt des "irrégularités" relevées par cette formation politique "dans les opérations d'enrôlement en cours aux quatre coins du pays.

Quelles sont ces irrégularités? L'UDPS a épinglé : l'enrôlement des mineurs, des militaires et des policiers ; la sous-estimation de l'électorat dans la capitale et dans d'autres circonscriptions des provinces ; l'opacité des opérations d'enrôlement ; l'influence négative sur le travail de la Ceni de la part des acteurs politiques acquis au régime en place dans les contrées dont ils sont ressortissants ; la délivrance des cartes d'enrôlement sans les deux empreintes digitales conformes ; la suppression intentionnelle de certains centres d'enrôlement ; la répartition non équitable du délai des opérations d'enrôlement (60 jours pour Kinshasa, la plus peuplée des provinces, au lieu de 90 jours comme ailleurs) ; la réduction intentionnelle du nombre des centres d'inscription de 9.120 (2006) à 6.917 (2011) entrainant ainsi des longues distances à parcourir par la population ; l'enrôlement massif des étrangers ; la non utilisation de l'encre indélébile comme en 2006 pour éviter les enrôlements multiples ; le non payement des agents de la Ceni.

Les exigences

Dans son mémo, l'UDPS pose quelques exigences : la publication du fichier électoral sur le site de la Ceni et l'accès à son serveur central ; la présence des témoins des partis politiques et des observateurs aux centres de traitement ; la prolongation de la période d'enrôlement pour toutes les provinces et pour la ville de Kinshasa où la défectuosité des machines bloque le processus ; l'instauration immédiate d'un cadre de permanent de concertation entre la Ceni et les représentants des partis politiques chargés de procéder à une évaluation hebdomadaire et mensuel du processus électoral ; la fermeture de toutes les frontières de la République au moins une semaine avant la tenue du scrutin et le renforcement du contrôle par les services compétents un mois avant le scrutin ; l'utilisation obligatoire de l'encre indélébile le jour du scrutin.

Selon des sources proches de la "DTP", l'UDPS attend la "réponse" à toutes ces exigences. "Il n'est pas exclu qu'un sit-in soit organisé chaque lundi jusqu'à ce que les animateurs du Bureau de la Ceni fassent droit à ces demandes", a déclaré une personnalité de l'opposition jointe lundi au téléphone à Bruxelles.

L'incident

Selon des témoignages concordants, les militants de l'UDPS sont arrivés lundi 4 juillet aux alentours de 9 heures du côté du building Onatra. Ils étaient munis de sifflets, des banderoles et des effigies de Tshisekedi. Après l'arrivée du secrétaire général de l'UDPS, ils ont déferlé vers le siège de la Ceni situé juste en face. Un important dispositif policier avait été déployé pour interdire l'accès. C'est l'affrontement. Que s'est-il passé? "La police voulait empêcher le secrétaire général de l'UDPS et sa suite d'entrer au siège de la Ceni, témoigne un protestataire. Les policiers conduits par le commandant Kayembe Tshiani du district de Barumbu ont tiré en l'air d'où la bousculade". Une Jeep de la police a aussitôt pris feu. La police parle de cocktail molotov.

Selon une dépêche de Reuters, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Et que les heurts ont éclaté suite au refus de la police de laisser passer la délégation conduite par Jacquemain Shabani. Celui-ci était accompagné notamment de Martin Fayulu (président de l'ECIDé), Raphaël Kashala (UDPS-Benelux) Ange Pabolayi (UDPS-Bruxelles).

Intolérance

Selon Patrick Kanku de la "Jeunesse de l'UDPS" à Bruxelles, un policier a été lapidé au niveau de la permanence de l'UDPS située dans la commune kinoise de Limete. L'homme serait, selon lui, entre la vie et la mort. "Après le sit-in, a-t-il expliqué, des combattants et des parlementaires debouts ont marché jusqu'à la permanence à Limete. Des policiers ont tenté de les attaquer en ce lieu. C'est ainsi qu'un policier a été isolé et lapidé par la foule...". S'agissant des victimes civiles, deux "combattants" non autrement identifiés ont perdu la vie. Le corps de l'un d'eux aurait été emporté par des policiers "vers une destination inconnue". L'autre dépouille mortelle se trouve à la morgue de l'hôpital Mama Yemo. "Il faut attendre l'autopsie pour connaître la cause du décès", a déclaré docteur Kabamba Mbuebue, cité par Reuters. La victime aurait été intoxiquée par les gaz lacrymogènes.

Selon Kanku, plusieurs militants et sympathisants de l'UDPS ont été grièvement blessées. C'est le cas notamment de Sebastien Luzayadio (Forces du progrès) et un "combattant" mieux connu sous le sobriquet de "Riba". Celui-ci a eu trois doigts arrachés par une grenade lacrymogène. Plusieurs "parlementaires debouts" ont été arrêtés parmi lesquels Ekutshu Areti et Héritier Molokato.

Inspecteur général intérimaire de la police nationale congolaise, le "général" Charles Bisengimana, cité par Reuters, a déclaré que "la manifestation n'avait pas été autorisée et que les forces de sécurité étaient intervenues pour rétablir l'ordre, les contestataires ayant mis le feu à un taxi et lancé des cocktails Molotov". Bisengimana a confirmé qu'un policier "avait été blessé".

Ignorance et mauvaise foi

Cinq années après la promulgation de la Constitution de la RD Congo, les forces de l'ordre peinent à intégrer dans leur mental certains principes consacrés pourtant par cette Loi fondamentale. C'est le cas notamment du "pluralisme politique" ou de la "liberté de manifestation". Les représentants des forces politiques de l'opposition continuent à faire l'objet de répression à chaque manifestation pacifique. C'est à croire que le Congo démocratique se trouve toujours et encore sous le régime du parti-Etat. Hier c'était le MPR (Mouvement populaire de la Révolution), aujourd'hui c'est le PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie). Charles Bisengimana justifie l'intervention de la police du fait que "la manifestation n'avait pas été autorisée". Ignorance? Mauvaise foi? Cet officier supérieur de la police ignore-t-il que que "la liberté de manifestation est garantie" mais surtout que la Constitution dans son article 26 "impose aux organisateurs d'informer par écrit l'autorité administrative compétente"? De quelle autorisation parle-t-on? "Les libertés de manifestation et de réunion sont en effet constamment bafouées, écrivait la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) dans son rapport publié n°526 f publié en septembre 2006. Les forces de sécurité répriment les manifestations - alors même qu'elles ne portent nullement atteinte à l'ordre public, au prétexte qu'elles n'ont pas fait l'objet d'autorisations".

La Constitution en vigueur n'a pas permis aux Congolais d'être égaux devant la loi et de bénéficier d'une égale protection devant les lois selon que l'on est membre de la mouvance kabiliste (MP-PPRD) ou de l'opposition. Cette discrimination est révélatrice de l'intolérance dans le chef des forces dites de l'ordre. L'Etat n'étant pas impartial, d'autres incidents plus graves sont, dès lors, à craindre. "Joseph Kabila" et les "durs" de son entourage semblent ignorer que leur marge de manoeuvre n'est plus ce qu'elle était en 2006. Privé de soutiens extérieurs trop voyants, le président sortant est redevenu un "candidat comme les autres", hormis le fait qu'il a la haute main sur les moyens de l'Etat...

Baudouin Amba Wetshi

© Copyright 7sur7.cd


Procès Chebeya : des zones d'ombre persistent après le verdict

24/6/2011

Par Trésor KIBANGULA (texte)

Quatre policiers congolais ont été condamnés à mort pour l'assassinat du militant des droits de l'Homme, Floribert Chebeya, en juin 2010. Un verdict qualifié d'"inachevé" par les organisations de défense des droits humains qui ont fait appel.

La cour militaire de Kinshasa a condamné jeudi le colonel Daniel Mukalay, chef-adjoint des services spéciaux de la police congolaise, et trois autres officiers à la peine capitale pour l'assassinat début juin 2010 du défenseur des droits de l'Homme, Floribert Chebeya. Un 5e accusé a écopé d'une peine de prison à vie alors que trois autres ont été acquittés.

Le défenseur des droits de l'Homme a été retrouvé mort dans sa voiture , le 2 juin 2010, au lendemain d'un rendez-vous auquel le général John Numbi, inspecteur de la police nationale congolaise l'avait convié. Une invitation qui aurait servi d'appât pour l'enlever. Le jour de l'entretien, le défenseur des droits de l'Homme et son chauffeur disparaissaient.

Âgé de 47 ans, Floribert Chebeya, fondateur de la Voix des sans voix , une organisation congolaise de défense des droits de l'Homme, était un militant très connu pour ses prises de position contre le régime de Kinshasa.

Quelques jours avant sa disparition, son organisation préparait des actions en marge des festivités du cinquantenaire du pays pour exiger l'amnistie des détenus politiques condamnés pour l'assassinat en janvier 2001 de Laurent Désiré Kabila, le père de l'actuel homme fort de la République démocratique du Congo.

Un procès "inachevé"

Au bout de sept mois de procès, le verdict de la cour militaire de Kinshasa n'a pas été jugé satisfaisant par les organisations de défense des droits de l'Homme.

Dans un communiqué rendu public ce vendredi, l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme a déploré "l'incapacité de la justice congolaise à faire toute la lumière et à établir toutes les responsabilités" dans cette affaire.

"Ce verdict ne peut nous satisfaire alors que John Numbi [le chef de la police nationale congolaise au moment des faits, NDRL] n'a jamais comparu en tant qu'accusé et que le corps de Fidèle Bazana [le chauffeur de Floribert Chebeya, NDRL] n'a jamais été rendu aux siens", a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) basée à Paris, à FRANCE 24.

Pour des raisons d'enquête, le chef de la police n'a été que suspendu de ses fonctions après la découverte du corps sans vie de Floribert Chebeya. Lors des audiences de ce procès, John Numbi a toujours été entendu à titre de témoin. Une situation décriée par l'Observatoire dans son communiqué : "la justice militaire n'a jamais pu inquiéter le général John Numbi, en raison d'une impunité institutionnalisée", soulignant que l'enquête préparatoire a pourtant permis d'envisager sa responsabilité en tant que "investigateur de ces crimes".

La FIDH avec ses ligues congolaises préconisent la mise en place d'une commission d'enquête internationale pour "compléter le travail de la justice congolaise" dans cette affaire qui a mis en évidence, selon elles, "les limites de l'indépendance de la justice congolaise".

Les parties impliquées ont décidé de faire appel. S'il est accepté, la Haute Cour militaire pourrait juger en deuxième instance. 

France 24

 
 
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