Goma : la Monuc prévoit un plan de séparation des forces sur le terrain
Nord Kivu | 14 Septembre 2008 à 09:24:48

Monuc annonce se concentrer sur la finalisation d’un plan de séparation des forces sur le terrain. Ce plan devrait permettre d’entamer la phase de désengagement prévue par les Actes d’Engagement.
Dans un communiqué rendu public samedi soir, la Monuc annonce se concentrer sur la finalisation d’un plan de séparation des forces sur le terrain. Ce plan devrait permettre d’entamer la phase de désengagement prévue par les Actes d’Engagement.
La situation sécuritaire dans les deux Kivu est restée relativement calme, au cours de la journée du 13 septembre. Dans son communiqué, la mission des Nations Unies au Congo dit avoir noté une tension dans la journée.
La Monuc signale que ses Forces ont observé, durant toute la journée de samedi, l'évolution du retrait des troupes du C.N.D.P vers leurs positions initiales d'avant le 28 août, début des hostilités. Ce retrait est exigé par la facilitation internationale et par le Conseil de sécurité des Nations Unies. La Monuc annonce se concentrer également sur la finalisation du plan de séparation des forces sur le terrain qui devrait être mis en uvre aussi tôt que possible, afin de permettre d'entamer la phase de désengagement prévue par les Actes d'Engagement.
Par ailleurs, la Monuc dément les informations propagées vendredi dans la soirée par le C.N.D.P via Internet. Elle dément en particulier l'allégation selon laquelle les Casques bleus du contingent sud-africain auraient été désarmés par des FDLR à Ngungu, non loin de Kirotshe, au sud de Sake, et auraient ensuite assisté impuissants à des actes de torture perpétrés par ces derniers sur des civils.
100 000 nouveaux déplacés sans assistance
Les derniers combats entre les forces armées de la R.D.C et les troupes de Laurent Nkunda ont jeté des milliers des personnes loin de leurs milieux naturels de vie. Selon le Dr Mashako Mamba, chargé des questions humanitaires du programme Amani, 100 000 nouveaux déplacés sont dans une situation humanitaire dramatique.
Le conseil politique national du R.C.D/KML, parti d'Antipas Mbusa Nyamwisi, ministre des Affaires étrangères, déplore la non assistance par le gouvernement central des déplacés et autres victimes de guerre à l'Est du pays. Au cours d'un point de presse tenu samedi à Kinshasa, le député Ernest Kyaviro, membre de ce parti, affirme que les derniers affrontements ont fait plus de 500 000 déplacés. Il appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités.
Le R.C.D/KML a aussi appelé toutes les parties en conflit à respecter le cessez-le feu obtenu par la facilitation internationale et à s'engager dans le programme Amani. Ce parti politique a enfin invité la population à ne pas se tromper de cible en s'attaquant à la Monuc.
Par Okapi
Faisons attention à cette séparation. Elle sent la kosovisation du Congo. La MONUC doit user de son mandat pour exercer une pression militaire sur le CNDP.
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Combats en RDC: plusieurs rebelles tués par les Casques bleus, selon des militaires KINSHASA (AFP) - 12/09/2008 20h32
Plusieurs éléments de la rébellion congolaise de Laurent Nkunda ont été tués jeudi par les Casques bleus de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) qui défendaient des localités près de Goma, capitale du Nord-Kivu, selon des sources militaires à Kinshasa.
Les Casques bleus ont tiré sur les combattants du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), "faisant plusieurs morts et blessés", selon ces sources.
Les rebelles marchaient sur Kirotshe, près de Saké, à une vingtaine de km de Goma, et sur Shasha, à 2 km au sud de Kirotshe, ont-elles ajouté.
Dans un communiqué reçu vendredi par l'AFP, la Monuc confirme que "les Casques Bleus ont dû tirer sur les éléments du CNDP, alors que ces derniers tentaient de prendre le contrôle" de ces localités, mais elle ne donne pas de bilan.
A Shasha, les Casques bleus sont intervenus "pour protéger les populations sous menace imminente" et permettre aux Forces armées de RDC (FARDC) de reprendre le contrôle de la zone.
En outre, la Monuc est intervenue pour empêcher le blocage de l'axe routier au nord de Nyanzale, en territoire de Rutshuru, au nord de Goma. "Les Casques bleus ont déployé plusieurs blindés et forcé les éléments à se retirer", précise le texte.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a affirmé vendredi être "très préoccupé par les récents combats opposant les FARDC (Forces armées de RDC) et les éléments armés du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) et par les conséquences de plus en plus graves qu'aurait la poursuite du conflit sur la population civile", a déclaré à la presse au nom du Conseil son président en septembre, l'ambassadeur du Burkina Faso, Michel Kafando.
Pour le Conseil, ces heurts sont "une violation des actes d'engagement de Goma par lesquels le CNDP et d'autres groupes armés au Nord et au Sud-Kivu s'étaient engagés à observer un cessez-le-feu total et immédiat".
Les quinze membres du Conseil "ont exhorté le CNDP à mettre immédiatement fin à ses opérations offensives (...) et à participer de nouveau de manière constructive au processus de paix de Goma".
A cet égard, ils ont "pris note de la lettre du CNDP du 11 septembre annonçant le retrait immédiat et unilatéral de ses troupes".
Jeudi, les Casques bleus avaient empêché la prise par les troupes du CNDP de Minova, localité sur l'axe Bukavu-Goma.
Le chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda a annoncé vendredi avoir demandé à ses troupes de se retirer des positions conquises aux FARDC depuis la reprise des combats le 28 août dans l'est de la RDC.
Le calme revenait vendredi dans les collines du Nord-Kivu.
© 2008 AFP
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Des voix réclament une solution militaire, Nkunda annonce un retrait unilatéral de ses hommes
( VOA News 12/09/2008)
Les Casques bleus déployés en RDC sont intervenus cette semaine dans l'Est du pays pour stopper l'avancée des rebelles de Laurent Nkunda. La Mission de l'Onu en RDC (MONUC) a précisé, dans communiqué, que ses forces sont intervenues sur l'axe Kirotché et Kanyabayonga, dans la province du Nord Kivu, et Minova, au Sud Kivu.
Des voix s'élevent au sein de la classe politique congolaise pour demander aux forces de la
Des Casques bleus danbs une tranchée près de Sake, à 30 km de Goma (Archives)
MONUC de quitter les zones-tampon afin de permettre aux Forces armées nationales congolaise (FARD) d'en découdre avec les combattants du général déchu Laurent Nkunda. Les relations entre la MONUC et les FARDC se sont détériorées ces jours-ci. L'armée congolaise reproche à la MONUC de n'avoir pas joué le rôle qui devrait être le sien, rapporte notre correspondant Jack Kahora.
Dans une correspondance adressée au chef de la MONUC, Alan Doss, Laurent Nkunda affimre que la direction politique du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) vient d'ordonner à ses troupes d'opérer un retrait unilatéral et immédiat de toutes les positions conquises sur tous les fronts depuis la reprise des hostilités de ces derniers jours.L'objectif de ce retrait est, selon la correspondance en question, de permettre à la Communauté humanitaire d'accéder à aux Congolais qui en ont le plus besoin et de redonner une chance à la paix dans la province
Ecoutez (MP3)- notre correspondant Jack Kahora -
http://www.voanews.com/french/2008-09-11-voa6.cfm © Copyright VOA News
Visiter le site de: VOA News
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Affrontements au Nord et Sud Kivu : la MONUC intervient pour protéger les civils
11 septembre 2008 Les casques bleus de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo ( MONUC ) ont dû intervenir mardi dans plusieurs endroits dans le Nord et le Sud Kivu pour mettre fin à des affrontements entre groupes armés et protéger les civils.
Quatre zones principales ont été le théâtre d'affrontements au Nord et au Sud Kivu le 9 septembre 2008 et ont fait l'objet d'interventions majeures des troupes de la MONUC, précise un communiqué de la Mission des Nations Unies publié jeudi.
Au Nord Kivu, à Kirotche, localité située à 10 km au sud de Sake, à une vingtaine de kilomètres de Goma, les casques bleus se sont interposés entre des éléments des Mayi-Mayi Cobra et du Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), pour les empêcher d'avancer vers le centre de la localité. La base opérationnelle mobile du contingent sud-africain de la MONUC s'est retrouvée sous le feu croisé de ces groupes armés. La force de la MONUC sur le terrain, appuyée par les hélicoptères de combat, a permis d'empêcher cette progression. Les casques bleus de la base mobile ont pu récupérer les civils en débandade, qui avaient fui la localité effrayés par les tirs, afin d'en assurer la protection.
Toujours au Nord Kivu, à Ntamugenga, sur le territoire de Rutshuru, au nord de Goma, où des combats entre les troupes du CNDP et l'armée régulière avaient éclaté tôt mardi matin, les casques bleus de la base mobile située dans cette localité sont parvenus, au terme d'une intense médiation entre les parties, à faire taire les armes, à la mi journée. Dans les environs de Kikuku, localité située à 10 km au nord de Nyanzale, où des affrontements étaient également signalés entre les mêmes forces, les casques bleus ont exercé une forte pression sur les troupes du CNDP et les ont empêchés de progresser vers Kanyabayonga, au nord. Les casques bleus ont également sécurisé les populations des localités de Kikuku et de Nyanzale.
Au Sud Kivu, l'intervention de la force de la MONUC a également permis mardi d'empêcher la prise de la localité de Minova par les troupes du CNDP. Les casques bleus de la brigade du Nord Kivu ont fortement renforcé leurs effectifs dans la ville, et ont ainsi pu assurer la protection des populations de ce centre urbain ainsi que des déplacés qui avaient fui les environs proches pour s'y réfugier. Quelque 1000 personnes se sont ainsi regroupées au centre de Minova, au niveau de la base mobile des casques bleus, qui en assurent la protection.
Selon la MONUC, les incidents répétés dans ces zones « démontrent une fois de plus l'urgence de lancer le processus de désengagement ».
Jeudi, les membres de la Facilitation internationale, signataires des Actes d'engagement du 23 janvier 2008, ont exprimé dans un communiqué commun leur vive préoccupation concernant les récents affrontements.
Le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en RDC, Alan Doss, le représentant de l'Union africaine, Martin Bongo, la secrétaire exécutive de la Conférence des Grands Lacs, Liberata Mula Mula, le représentant spécial de l'Union européenne pour la région des Grands Lacs, Roeland van de Geer et l'envoyé spécial du Secrétaire d'Etat adjoint pour les affaires africaines, Tim Shortley, ont lancé un appel à tous les signataires de respecter scrupuleusement toutes les dispositions des Actes d'engagement, en l'occurrence, l'arrêt total et immédiat des hostilités et l'implication de tous dans le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble des provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu.
La Facilitation internationale « condamne toutes les violations du cessez-le-feu et demande au CNDP de cesser immédiatement ses actions militaires dans les zones qu'il a occupés récemment, notamment aux environs de Nyanzale, Numbi, Minova et Kirotshe ». Elle demande « avec insistance à toutes les forces de se replier immédiatement sur les positions qu'elles occupaient avant le 28 août, de cesser tout nouveau mouvement de troupes, à l'exception de celles impliquées dans les opérations conjointes avec la MONUC contre les FDLR, et de s'abstenir de toute déclaration hostile envers les autres partenaires du processus Amani. »
Nouvelles de l'ONU
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Nord Kivu : La MONUC lance des tirs de sommation aux troupes du CNDP
8 septembre 2008 Les casques bleus de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo ( MONUC ) ont lancé lundi des tirs de sommation aux troupes du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) près de Nyanzale, dans le territoire de Rutshuru au Nord Kivu, afin d'empêcher de nouveaux mouvements de ces éléments dans cette zone.
Samedi, suite à une tentative de prise de nouvelle position par les éléments du CNDP dans la localité de Nyanzale, la MONUC avait du exercer une forte pression militaire et avait exigé du CNDP le retrait immédiat de ses troupes dans ses positions initiales. Les éléments de ce groupe armé s'étaient retirés de Nyanzale et la MONUC y avait renforcé sa présence, selon un communiqué de la MONUC.
La Mission des Nations Unies « exhorte le CNDP au strict respect des dispositions des Actes d'engagement de Goma et appelle toutes les parties signataires à la plus grande retenue. Les casques bleus continuent de surveiller étroitement l'évolution de la situation à Nyanzale, et dans l'ensemble des Kivu », selon le communiqué.
Le 28 août, des affrontements avaient eu lieu entre des éléments armés du CNDP et les forces armées de la République Démocratique du Congo (RDC) dans le territoire de Rutshuru. La MONUC avait dépêché plusieurs patrouilles blindées pour faire cesser les combats qui avaient entraîné des mouvements de populations. Alan Doss avait condamné avec la plus grande fermeté ces affrontements et la MONUC avait rappelé que toute action militaire menée par les signataires des Actes d'Engagement constituait une violation du cessez-le feu.
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RDCongo: le Conseil de sécurité condamne les récents combats dans l'est
AFP
13 sep. 08 - 14h32
 NEW YORK (Nations unies), 12 sept 2008 - Le Conseil de sécurité de l'ONU a déploré vendredi les récents combats entre l'armée de la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe rebelle de Laurent Nkunda, ainsi que les attaques commises contre la force de l'ONU sur place (Monuc).
Le Conseil est "très préoccupé par les récents combats opposant les FARDC (Forces armées de RDC) et les éléments armés du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) et pour les conséquences de plus en plus graves qu'aurait la poursuite du conflit sur la population civile", a déclaré à la presse au nom du Conseil son président en septembre, l'ambassadeur du Burkina Faso, Michel Kafando.
Pour le Conseil, ces heurts sont "une violation des actes d'engagement de Goma par lesquels le CNDP et d'autres groupes armés au Nord et au Sud-Kivu s'étaient engagés à observer un cessez-le-feu total et immédiat".
Les quinze membres du Conseil "ont exhorté le CNDP à mettre immédiatement fin à ses opérations offensives (...) et à participer de nouveau de manière constructive au processus de paix de Goma".
A cet égard, ils ont "pris note de la lettre du CNDP du 11 septembre annonçant le retrait immédiat et unilatéral de ses troupes".
Le Conseil rappelle l'exigence formulée dans sa résolution 1794 (décembre 2007) que "tous les groupes armés illégaux présents dans l'est de la RDC, y compris la milice dissidente de Laurent Nkunda, déposent les armes".
Enfin le Conseil "condamne les actes hostiles dirigés contre la Monuc", à qui il exprime son "appui sans réserve dans l'exécution de son mandat, en particulier les actions qu'elle mène pour protéger les civils en danger".
Ces derniers jours, les Casques bleus sont intervenus à plusieurs reprises pour bloquer l'avancée des éléments du CNDP face aux soldats des FARDC et protéger ainsi "les populations civiles en débandade", selon un communiqué de la Monuc publié vendredi.
Plusieurs hommes de Laurent Nkunda ont été tués jeudi par les soldats de la Monuc, qui défendaient des localités près de Goma, capitale du Nord-Kivu, selon des sources militaires à Kinshasa.
Nkunda, chef rebelle tutsi congolais, a annoncé vendredi avoir demandé à ses troupes de se retirer des positions conquises aux FARDC depuis la reprise des combats le 28 août dans l'est de la RDC.
"Ce qui s'est passé au Congo ces derniers jours est extrêmement grave", a déclaré à des journalistes l'ambassadeur de France à l'ONU, Jean-Maurice Ripert.
Tout en se félicitant de la décision de Laurent Nkunda de replier ses troupes, M. Ripert a ajouté: "Il faut maintenant qu'il s'engage définitivement à rejoindre le processus de paix" prévu par l'accord de Goma (janvier 2008).
"Nous souhaitons que la Monuc soit davantage en mesure de lutter contre les dernières réminiscences de guérilla" dans l'est de la RDC, a dit l'ambassadeur français.
Le secrétariat de l'ONU pourrait faire prochainement des propositions visant à "muscler" le mandat de la Monuc, pour lui permettre d'effectuer "des opérations ponctuelles afin de s'attaquer vraiment aux groupes armés qui restent" dans l'est de la RDC, selon une source diplomatique.
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Qui ose croire au revirement du dissident Nkunda annonçant subitement le retrait de toutes ses positions ?
Kinshasa, 13/09/2008 / Politique
Revirement spectaculaire sur le terrain des hostilités à l'Est où le dissident et chef de guerre Laurent Nkunda a surpris tout le monde par son annonce de retrait de ses troupes de toutes les positions qu'elles occupaient dans leurs affronts des forces régulières des FARDC.
Comme on le sait, depuis le mercredi dernier, le CNDP de Laurent Nkunda a annoncé le retrait unilatéral et immédiat de toutes les positions qu'il occupe depuis le déclenchement des dernières hostilités. Depuis hier, ce retrait est devenu chose effective. Et il n'en fallait pas plus pour qu'on distille par-ci, par-là, des commentaires souvent erronés.
C'est, du reste, ce qui a poussé le ministre congolais de la Défense, Tshikez Diemu, a remettre les pendules à l'heure. Pour le ministre précité, Ce sont les pressions militaires sur le terrain qui ont contraint le CNDPà décider de se retirer de toutes les zones de combat.
A ce sujet, la décision salutaire des Casques bleus d'utiliser la force contre le CNDP, à fin de protéger les populations civiles menacées, a été l'élément déclencheur dudit retrait.
Toutefois, Tshikez Diemu a mis un bémol, en saluant la décision du CNDP. Avant d'inviter ce mouvement politicomilitaire à envoyer ses troupes au brassage, afin de se mettre d'accord avec le Programme Amani.
La situation semblait être redevenue calme depuis vendredi
Plusieurs éléments de la rébellion de Laurent Nkunda ont été tués jeudi par les Casques bleus de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) qui défendaient des localités près de Goma, chef-lieu du NordKivu, selon des sources militaires à Kinshasa.
Les Casques bleus ont tiré sur les combattants du Congres national pour la défense du peuple (CNDP), faisant plusieurs morts et blessés, selon ces sources.
Les rebelles marchaient sur Kirotshe, près de Sake, à une vingtaine de km de Goma, et sur Shasha, à 2 km au sud de Kirotshe, ont-elles ajouté.
Dans un communiqué reçu vendredi par l'AFP, la Monuc confirme que des Casques bleus ont dû tirer sur les éléments du CNDP, alors que ces derniers tentaient de prendre le contrôle de ces localités, mais elle ne donne pas de bilan.
A Shasha, les Casques bleus sont intervenus pour protéger les populations sous menace imminente et permettre aux Forces armées de la RDC (FARDC) de reprendre le contrôle de la zone.
En outre, la Monuc est intervenue pour empêcher le blocage de l'axe routier au nord de Nyanzate, en territoire de Rutshuru, au nord de Goma. Les Casques bleus ont déployé plusieurs blindés et force les éléments à se retirer, précise le texte.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a affirmé vendredi être très préoccupé par les récents combats opposant les FARDC (Forces armées de la RDC) et les éléments armés du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) et par les conséquences de plus en plus graves qu'aurait la poursuite du conflit sur la population civile, a déclaré à la presse, au nom du Conseil, son président en septembre, l'ambassadeur du Burkina Faso, Michel Kafando.
Pour le Conseil, ces heurts sont une violation des actes d'engagement de Goma par lesquels le CNDP et d'autres groupes armés au Nord et au Sud-Kivu s'étaient engagés à observer un cessez-le-feu total et immédiat.
Les quinze membres du Conseil ont exhorté le CNDP à mettre immédiatement fin à ses operations offensives (...) et à participer de nouveau de manière constructive au processus de paix de Goma.
A cet égard, ils ont pris note de la lettre du CNDP du 11 septembre annonçant le retrait immédiat et unilatéral de ses troupes . Le calme revenait vendredi dans les collines du Nord-Kivu.
Karel De Gucht appelle à la relance du Processus de paix
Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a, de son côté, appelé vendredi les belligérants congolais à relancer le processus de paix. Karel De Gucht s'est, dans un communiqué, dit extrêmement préoccupé par les informations en provenance de l'Est du Congo qui font état d'une reprise à grande échelle des hostilités, avec des conséquences dramatiques pour la population civile, des milliers de nouveaux réfugiés fuyant les zones de combat..,
Le chef de la diplomatie belge a appelé les signataires des actes d'engagement de Goma (les accords de paix signés le 23 janvier dernier par le gouvernement de Kinshasa et tous les groupes armés présents dans les provinces orientales du Nord et du SUd-Kivu) à mettre immédiatement fin aux combats et à se retirer sur les positions qu'ils occupaient jusqu'au 28 août . Karel de Gucht a, en outre, demandé au CNDP de restituer les armes dérobées au gouvernement.
Des combats à l'arme lourde opposent depuis le 28 août les Forces armées de la RDC (FARDC) et les forces du CNDP au nord de Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu. Je condamne totalement les actions hostiles dont la MONUC a été victime ces derniers jours, notamment de la part de la population, c'est aussi aux autorités congolaises qu'il revient d'expliquer à la population le rôle crucial que joue la MONUC au Congo , a conclu le chef de la diplomatie belge.
(DN/Milor/GW/Yes)
Le Palmarès
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Ouganda: les rebelles de la LRA se disent prêts à signer l'accord de paix AFP
13 sep. 08 - 14h51
KHARTOUM, 13 sept 2008 - Les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) ont affirmé samedi qu'ils signeraient un accord de paix conclu cette année, tout en avertissant qu'ils ne désarmeraient pas tant que la question des mandats d'arrêt de la CPI ne serait pas "résolue".
Le porte-parole de la LRA, David Nyekorach-Matsanga, a déclaré que le chef de la rébellion, Joseph Kony, était disposé à signer l'accord de paix final (FPA).
"Le général Joseph Kony (...) m'a donné l'ordre d'informer le monde et d'annoncer que la LRA signera le FPA", a-t-il dit dans un communiqué publié à Juba, la capitale du Sud-Soudan autonome, où les négociations de paix se tiennent depuis 2006.
"Mais la LRA ne désarmera pas et ne se démobilisera pas tant que les mandats d'arrêt et quelques autres questions au sein de l'accord ne seront pas résolus", a-t-il ajouté.
Joseph Kony et quatre de ses commandants sont visés par des mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Ces questions seront discutées par un comité conjoint de la LRA et de membres du gouvernement ougandais, selon le porte-parole.
"Ceci est exactement conforme à l'accord que nous avons négocié", a-t-il ajouté.
Les rebelles se cacheraient dans la jungle du nord-est de la RDC, le long de la frontière avec le Sud-Soudan.
Les troupes congolaises s'apprêteraient à lancer une offensive contre leurs bases. L'armée ougandaise a dit mercredi qu'elle appuyait l'offensive, également soutenue par les troupes de la mission de l'ONU au Congo (Monuc).
Les négociations de paix sont au point mort depuis le 10 avril, date à laquelle M. Kony avait refusé de signer l'accord de paix avec Kampala, de crainte d'être arrêté et jugé.
Cet accord vise à mettre fin dans le nord de l'Ouganda à 20 ans d'une des guerres civiles les plus longues et plus brutales d'Afrique, qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de près de deux millions de personnes.
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Goma : la délégation du ministre de la défense dit avoir été attaquée par le CNDP
Nord Kivu | 13 Septembre 2008 à 10:56:16
Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, qui rapporte l'incident à radiookapi.net, faisait partie de cette délégation qui se dirigeait vers Shasha, au sud de Masisi à une cinquantaine de kilomètre de Goma. Elle aurait essuyé des tirs vendredi, en début d'après midi.
Face à cet événement, le gouverneur de province déplore que les troupes du CNDP continuent à demeurer dans des collines autour de Kisharo, alors qu'elles avaient affirmé s'être retiré de ces localités. Julien Paluku Kahongya qualifie cette attaque contre l'autorité de l'Etat de violation, par le CNDP, de ses propres engagements.
Après ces tirs sur la délégation aux environs de 14 heures, le gouverneur affirme que des affrontements ont repris dans ce secteur. Les FARDC voulaient libérer une fois de plus la route entre Goma et Minova.
Pourtant Bertrand Bisimwa, rapporteur de CNDP, dément toute implication de leurs combattants dans cet incident. Pour lui, il n'y a plus de troupe de CNDP à Shasha. Depuis que l'ordre de retrait a été lancé, toutes les troupes de CNDP qui combattaient dans ce secteur s'y sont retirées. Présentement, précise-t-il, ils sont regroupés à Karuba.
Par Okapi
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Goma : le Conseil de sécurité de l'ONU déplore le non respect de l’acte d’engagement
Nord Kivu | 13 Septembre 2008 à 14:37:45
Nations Unies au Congo. Selon Sylvie Van Den Wildenberg, la situation est calme pour le moment sur le théâtre dans le Nord et le Sud Kivu, et la Monuc continue à observer.
C’est ce qu’affirme le porte-parole a.i. de la Mission des Nations Unies au Congo. Selon Sylvie Van Den Wildenberg, la situation est calme pour le moment sur le théâtre dans le Nord et le Sud Kivu, et la Monuc continue à observer.
C’est vendredi dernier que le Conseil de sécurité des Nations Unies a déclaré sa préoccupation face aux combats qui ont opposé les Forces armées de la RDC aux éléments du Congres national pour la défense du peuple, CNDP, au Nord et Sud Kivu.
Selon Sylvie Van Den Wildenberg, le Conseil de sécurité a déploré le fait que les signataires n’aient pas respecté les engagements de paix : « Dans cette déclaration, les 15 membres du Conseil soulignent que les affrontements récents violent les actes d’engagement de Goma, au terme desquelles le CNDP et d’autres groupes armés des deux Kivus s’étaient engagés à observer un cessez-le-feu total et immédiat, à procéder au désengagement de leurs forces en vue de leur brassage ou de leur désarmement, et à respecter strictement les ordres du droit international humanitaire et des droits de l’Homme. Les membres du Conseil ont déploré que les signataires n’aient pas respecté ni mis en œuvre leur engagement, et ils ont exhorté le CNDP à mettre fin immédiatement à ces opérations offensives, et à regagner les positions qu’il occupait jusqu’au 28 août. »
Situation humanitaire : des milliers de déplacés après les combats
Au Nord-Kivu, des milliers de civils ont fui leurs villages ces derniers jours suite à la reprise des combats à l’Est de la RDC entre les forces du CNDP de Laurent Nkunda et les FARDC, notamment dans les territoires de Masisi, Rutshuru et une partie de Kalehe. La situation humanitaire demeure fragile. Les déplacés ne bénéficient d’aucune prise en charge, selon le professeur Mashako Mamba, chargé de la question humanitaire au sein du programme Amani.
Joseph Kabila a rejoint Goma ce samedi matin
Dès son arrivée, le Chef de l'Etat et sa suite se sont dirigés au gouvernorat du Nord Kivu, où le président de la République a eu une séance de travail avec les autorités locales. Pour l'instant, aucune déclaration n'a été faite sur l'objet de sa visite dans cette partie du pays.
Par Okapi
© Congo Vision
Editorial : La comédie de Nkunda a des spectateurs
13-09-2008
Le chef du Cndp, après avoir ouvert des hostilités, a déclaré avoir fait une trêve. Il l'appelle unilatérale. Elle ne pouvait qu'être unilatérale, l'initiative des hostilités ayant suivi la même démarche. Aussitôt que Nkundabatware a parlé, certaines personnes dont les membres de la facilitation ont eu de la voix. Pendant que les hostilités se poursuivaient, tout le monde semblait tétanisé, aphone. C'est ce qui est étonnant. Si Nkundabatware avait réussi à conquérir Goma et une partie de la province au point de satisfaire l'agenda de son maître, facilitateurs et observateurs déclareraient le fait accompli. Il est vrai que la décision de Nkundabatware n'est pas gratuite.
Il doit avoir eu non seulement des pressions politiques mais aussi militaires. En effet, le Cndp s'était adonné à une sorte de manuvre pour préparer la grande offensive. Il s'est sans doute rendu compte que ce qu'il voulait ne sera pas un coup de couteau dans du beurre. C'était également pour lui, une façon de mettre en application les propos de son maître du Rwanda dans l'interview accordée à Colette Braeckman. Ces pressions, c'est juste de demande comme on en ferait à un enfant gâté qui détient des allumettes et promet de tout faire flamber. On a entendu aucune critique aucune réprimande, aucun appel à l'ordre sévère, ni de la part des partenaires au processus Amani ni de ceux qui ont l'habitude de parler de réaction disproportionnée. Ce serait le gouvernement congolais qui aurait décidé de mettre fin au processus d'une manière ou d'une autre, pour telle ou telle autre raison, les ambassadeurs de l'Union européenne, se souvenant du nostalgique CIAT, se réuniraient pour condamner une attitude va-t-en-guerre. Les Fardc auraient tenté d'attaquer les positions du Cndp, elle trouverait sur leur chemin ceux qui ont mission de s'interposer. Par contre, lorsque le Cndp attaque, les forces d'interposition sont absentes. C'est dans cet esprit que la déclaration du leader du Cndp a été accueillie comme un cadeau. Le fait que le ministre congolais de,la Défense a mis de la fermeté dans l'appréciation de ce geste du Cndp, on a vite trouvé motif de condamnation du gouvernement. C'est le ministre pense-t-on qui envenimerait la situation par ses déclarations jugées incendiaires. On nous fait donc croire que l'initiative des hostilités prise par le Cndp serait moins belliqueuse que les déclarations de Chikez Diemu. Le tort du ministre Chikez aurait été de dire que se désengager n'est pas l'objectif attendu. Ce qu'on attend du Cndp depuis des mois, c'est le retour au processus Amani. Il ne fallait pas que le Cndp continue à créer des problèmes, faire ensuite semblant de répondre à l'appel en résolvant ce faux problème pendant que le vrai problème est laissé de côté. Qui peut saluer la décision du Cndp de rentrer à ses positions sans lui demander de faire l'essentiel, c'est-à-dire, le désengagement de ses troupes à amener au brassage. Le Cndp n'a pas à avoir des positions après s'être engagé à la paix. Jusque quand ce mouvement restera-t-il sur ces positions ? Qu'attend-il pour se désengager. Bref, quel est son cahier de charge en dehors du rapatriement des Fdlr. Faut-il encore un partage équitable et équilibré du pouvoir après les élections ?
Joachim Diana G.
L'Avenir
© Congo Vision
Nkundabatware «armé» par le gouvernement et la Monuc
Par Le Potentiel
Alors que le gouvernement peine à réunir une table ronde regroupant tous les acteurs majeurs du Nord et du Sud-Kivu en vue de la pacification ; alors que les rebelles hutu rwandais sèment la terreur dans la région et que le mixage porte un discrédit au processus consensuel de brassage, Laurent Nkundabatware se rappelle au souvenir de l'opinion avec des intentions plus que belliqueuses. Le très influent Washington Post le rapporte. Le porte-parole militaire de la Monuc confirme les faits. On serait tenté de croire que le général dissident tirerait profit d'une curieuse cécité des autorités congolaises et onusiennes.
Les nouvelles de l'Est de la République ne sont pas encourageantes. La Monuc s'inquiète et accuse : «Un nombre croisant de soldats des brigades mixées de l'ex-général Nkundabatware, au Nord-Kivu, portent des uniformes de l'armée rwandaise, en lieu et place de la tenue des Forces armées de la RDC ».
Le porte-parole militaire de la Mission onusienne, le lieutenant-colonel Gabriel De Brosses a, au cours du point de presse hebdomadaire de la Monuc , précisé mercredi que ces uniformes rwandais sont dépourvus d'insignes de nationalité, alors qu'un lot d'uniformes des FARDC est disponible.
LE TRES INFLUENT WASHINGTON POST
Cette situation, constatée dans les trois brigades mixées dans le Masisi, reste tendue mais sous contrôle, a-t-il ajouté. Selon le général Babacar Gaye, commandant de la force onusienne, il existe en projet une confrontation militaire qui fait que la Monuc a renforcé ses troupes au Kivu, alors que les politiques s'activent en vue de l'organisation d'une table ronde pour la paix dans les provinces de l'Est du pays.
L'inquiétude de la Monuc est également partagée par le très influent quotidien américain, le Washington Post. Dans sa livraison du 15 juillet 2007, le journal dénonce, à travers la plume de son correspondant à Goma (Nord-Kivu), l'effet boomerang de l'opération «mixage» que le gouvernement, conseillé selon diverses sources concordantes par la Monuc , a offerte au dissident Laurent Nkundabatware comme prime à ses velléités belliqueuses.
Washington Post observe qu'au lieu de réduire les prétentions de l'ex-général, le «mixage» a renforcé sa capacité de nuisance, et conduit à plusieurs provocations dans lesquelles il s'illustre. Un rapport du Conseil de sécurité de l'ONU a même qualifié de désastreuse la situation sécuritaire consécutive à l'après-mixage.
Le journal américain déplore que les troupes loyales à Nkundabatware se soient aujourd'hui déployées sur un territoire plus vaste qu'avant le «mixage». Théoriquement, elles sont sous le commandement des FARDC qui les paient alors que, dans la pratique, selon les témoins, elles demeurent loyales à leur chef tribal, Laurent Nkundabatware, dont les liens avec le Rwanda voisin ne sont ignorés de personne.
ADMETTRE SA CULPABILITE
Pour les analystes du quotidien américain, la force de Nkunda et sa passion de défier le gouvernement de Kinshasa ainsi que les Forces armées de la République démocratique du Congo lui viennent d'un deal mal négocié. Le gouvernement et la Monuc ont commis une faute monumentale en créant, pour répondre aux exigences de Nkunda, le drôle de concept nommé «mixage».
A titre de rappel, aux termes du deal ici dénoncé, le gouvernement a permis aux milices de Nkunda de ne jamais travailler ailleurs que dans l'espace de leur territoire d'origine après le mixage. Il leur avait même offert de prester sous un commandement conjoint piloté par un officier de Nkunda et un officier des FARDC. Ceci est parfaitement contraire au brassage, première approche d'intégration des forces armées éparses dans larmée nationale et républicaine, qui élargit l'affectation des soldats à tous les coins de la République.
La faute originelle, insiste le Washington Post, c'est de n'avoir pas forcé les troupes du général dissident à intégrer le processus régulier de brassage. Sous un commandement unique (FARDC).
Aujourd'hui que la Monuc déploie davantage de troupes à l'Est, et que le gouvernement envisage d'y larguer plusieurs milliers de soldats, il est opportun de se rappeler que sans la faute originelle, Nkundabatware et ses milices ne feraient pas longtemps trembler l'Est.
Sans y avoir pensé lors des négociations, le gouvernement et la Monuc ont, en fait, offert au général déchu la terrible arme qui lui faisait défaut, celle de commettre impunément ses forfaits sous l'uniforme officiel de cinq brigades mixées des FARDC. Il va sans dire que c'est donc le gouvernement et la Monuc qui l'ont «armé».
C'est cette déplorable situation qu'ils doivent réparer au plus vite, afin de sécuriser, en particulier, la région.
© Le Potentiel
Après Kosovo
Et maintenant un Protectorat à l'Est ?
( Le Potentiel 12/09/2008)
La Communauté internationale, du moins ceux qui la dirigent, ont de la suite dans leurs idées. La reprise des hostilités au Kivu au moment où la Russie reconnaît l'indépendance de l'Ossétie du sud et de l' Abkhazie n'est nullement un fait isolé. Tout se lie et se tient dans ce complot international visant la création des « Etats nains ». Le CNDP de Nkunda soutenu par le Rwanda avec comme commanditaires ces fameux « groupes identitaires » qui dictent désormais les « politiques étrangères » entretiennent ce « complot international » de vouloir transformer l'Est de la RDC, à partir du Kivu en un « Protectorat ». Le plan de la balkanisation du Congo n'a jamais été enfoui dans les tiroirs.
Selon un analyste occidental, la dernière interview du président rwandais, Paul Kagame, au journal Le Soir paraissant en Belgique pour critiquer le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, en l'accusant de « préparer la guerre au Kivu » ne visait qu'à attirer l'attention de la Communauté internationale sur Nkunda et le Kivu. D'où ces deux questions pertinentes : Que cherche réellement la Communauté internationale en République démocratique du Congo ? Pourquoi attirer son attention sur le Kivu et Nkunda ?
Du coup, la crise quitte le contexte national et s'engage sur le sentier international marqué par des « coups bas et autres complots ». Depuis les deux guerres d'agression (1996 - 1997 et 1998 -2002), la République démocratique du Congo a toujours soutenu qu'elle est l'objet d'un complot international visant sa balkanisation. Un vieux complot où l'on évoque successivement des Belges et des Amé ricains de l'avoir élaboré. Le prétexte de l'étendue géographique du Congo qui ne facilite pas sa bonne administration a souvent servi d'argument pour mieux étayer ce complot et l'accréditer. D'où le recours à des pays voisins, notamment le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi, au lendemain du génocide de 1994 déploré par tous les pays, la RDC y comprise, pour mettre à exécution ce plan machiavélique. Car au-delà, ce sont les richesses de la RDC qu'il faut absolument contrôler. Entre-temps, tout mettre en oeuvre pour fragiliser davantage le pouvoir de Kinshasa dans le but de démontrer à la face du monde son incapacité à gouverner.
Mais la résistance du peuple congolais a permis que ce complot soit retardé. Oui retardé mais pas du tout classé. S'appuyant sur la « protection de minorités », avec le phénomène banyamulenge, mieux connu désormais sur le vocable des « Tutsi congolais » (vous avez bien compris la finesse de la subtilité pour mieux toucher les cordes sensibles), les commanditaires ont changé de tactique. Mais pour un même objectif. Les dernières messes dites ces derniers mois à l'étranger, voire en RDC, visent dans un premier temps à créer un « no man's land » pour ériger finalement un « protectorat » à l'Est du pays. Exactement le schéma du Kosovo. On recourt donc aux mêmes personnages qui ont exécuté les deux guerres d'agression contre la RDC, avec comme cheval de bataille le CNDP de Laurent Nkunda qui n'est que le RCD-bis.
Evidemment, l'environnement international prête à ce jeu malsain et machiavélique, pas du tout à l'ordre du jour en Afrique, pour changer les frontières héritées de la colonisation. Les Occidentaux ont réussi au Kosovo sans demander l'avis de l'Onu. Les Russes viennent de leur rendre la monnaie de la pièce en Ossétie du sud et en Abkhazie sans consulter l'Union européenne. Comme aux temps forts de la guerre froide pour se partager les « pays ». Serait-ce là les signaux de considérables changements en cours dans le paysage géopolitique mondial ? Les Congolais, s'ils ne prennent conscience de faire la démonstration implacable de leur nationalisme, de cette réalité, subiront le choc sans que l'on ait consulté l'Union africaine.
En attendant, la question est celle de savoir si ce complot va réussir pour autant que la réalité sociologique n'est pas la même. Les Tutsi congolais ne chasseront jamais les rega, les shi, les bembe, même avec l'aide militaire du Rwanda, de leurs territoires. Ils sont condamnés à s'intégrer pour vivre en parfaite harmonie. A quoi auront servi toutes ces guerres absurdes, ces assassinats et ces tueries ?
AGIR VITE ET BIEN
L'on vient là de donner les raisons cachées, mais principales qui font que la guerre perdure au Kivu. En fait, les Congolais ne comprennent pas du tout là où cette communauté internationale a investi des milliards d'euros ou dollars, elle se complaise à laisser le feu brûler au Kivu pendant que des personnes meurent comme des mouches. Pourquoi avoir porté à bras-le-corps le Dialogue inter-congolais, la période la transition, l'organisation des élections, la mise en place des institutions nationales, la Conférence de Goma, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, la relance de la Communauté économique des pays des Grands Lacs, le financement de la Monuc ?
Soit. La protection des minorités est une recommandation de l'Organisation des Nations unies. Tous les Etats membres de l'Onu doivent s'y conformer. Mais faut-il pour cela que des Etats étrangers entretiennent des groupes armés au vu et au su de cette même communauté internationale, violant ainsi la Charte de l'Onu, la Charte de l'Union africaine et le droit international ? Il y a là un niveau très élevé de pyromanie qui dépasse l'imagination humaine et met en cause toute cohabitation pacifique tant au plan interne que sous régional.
Evidemment, le moment est crucial pour le duo « Kabila Gizenga ». Pas besoin des « fous du roi » pour détourner leur attention afin d'ouvrir grandement et nuitamment les coffres de la Banque centrale, souvent en pareilles circonstances. L'heure est grave. Il faut agir maintenant, vite et bien. Car une fois de plus, l'intégrité territoriale est menacée ainsi que la souveraineté nationale.
UNE QUESTION NATIONALE AVANT TOUT
La guerre a éclaté de nouveau au Kivu. Une situation prévisible. A ce jour, le gouvernement ne s'est pas encore prononcé. Certes, des ministres se sont rendus sur les lieux. Mais une décision au niveau du gouvernement au grand complet frapperait les esprits, aurait un impact psychologique réel sur la population.
Parallèlement, d'autres institutions nationales devraient également se manifester pour autant qu'il s'agit d'une question nationale touchant à l'intégrité territoriale et à la souveraineté nationale.
Partant, un vaste lobbying diplomatique devrait être déclenché sans délai auprès des ambassadeurs installés en RDC, de l'Union africaine, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs après les propos discourtois de Paul Kagame signataire du Pacte de sécurité, de stabilité et de développement de la région des Grands Lacs, le Conseil de sécurité des Nations unies pendant que se multiplieraient des contacts assidus au plan bilatéral dans la perspective d'une solution rapide en vue de mettre fin à ce climat d'insécurité. Aussi, le gouvernement devrait-il clairement envisager toutes les solutions pour autant que l'intégrité territoriale et la souveraineté d'une nation n'ont pas de prix. Et un Etat souverain, en pleine restructuration de son armée et sortant d'une guerre complexe n'a pas honte à se tourner vers des partenaires bilatéraux crédibles pour imposer la paix.
DES SIGNAUX FORTS
Ce serait une grave erreur politique de vouloir « gouverner par défi ». Ce sont des signaux forts que l'on attend particulièrement du président de la République en sa qualité de garant de la Nation, conformément à son serment d'investiture.
Dans la guerre au Kivu, la Monuc n'a aucune excuse. La résolution 1794 du Conseil de sécurité est claire à ce sujet et ne prête pas à une interprétation sélective. Le faire serait confirmer une fois de plus l'existence de ce complot international contre la RDC. Dans cette résolution portant prorogation du mandat de la Monuc jusqu'au 31 décembre 2008, il lui a été demandé « d'attacher une plus grande attention à la sécurité dans le Kivu ». Et au 4ème paragraphe de la décision du Conseil de sécurité CS/9213 du 21 décembre 2007, il est clairement écrit ce qui suit : « Le Conseil encourage la Monuc à utiliser tous les moyens nécessaires pour appuyer les brigades intégrées des FARDC en vue de désarmer les groupes étrangers et congolais récalcitrants ». En outre, il prie le Secrétaire général de faire rapport d'ici au 31 mars 2008, sur le soutien supplémentaire que la Monuc « pourrait apporter aux FARDC ou d'autres mesures qu'elle pourrait prendre face à ces groupes armés ».
Ce message est clair. La Monuc ne doit pas s'interposer entre les FARDC et les groupes armés mais bien appuyer les FARDC pour « désarmer les groupes étrangers et congolais récalcitrants ». Le CNDP y compris. Apparemment, cela n'a pas lieu sur le terrain avec le CNDP. Il revient au gouvernement congolais devoir si ce termes sont respectés ou s'il y a eu évolution depuis l'adoption de cette résolution pour une meilleure interprétation des textes à la place d'adopter d'emblée une attitude narcissique.
Bien sûr que les Congolais doivent en premier lieu défendre leur intégrité territoriale. Voilà pourquoi des sanctions doivent être prises contre les traîtres, les détourneurs de fonds destinés aux opérations militaires. Aujourd'hui plus que jamais, devant ce complot visant à ériger l'Est de la RDC en protectorat, l'existence de la République démocratique du Congo en tant qu'Etat et Nation est réellement menacée.
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