Youlou Mabiala : SOS pour un monument en péril
21 janvier 2010
Que devient Youlou Mabiala ? Beaucoup de congolais et d'africains s'interrogent.
On sait que la plus grande vedette de la chanson congolaise avait été évacuée en France suite à l'accident cérébro-vasculaire dont il avait été la victime en août dernier : invité à se produire lors des festivités de célébration de l'anniversaire de l'indépendance du Congo, à Pointe-Noire , l'artiste s'était écroulé devant l'assistance composée notamment du chef de l'Etat et des délégations étrangères, alors qu'il entonnait sa deuxième chanson.
Eh bien ! " Mwinda ", après enquête, l'a retrouvé en région parisienne, abandonné sans soins alors qu'il est loin d'être guéri. Voir le « prince » marcher en s'aidant d'une canne, le bras droit, celui-là même avec lequel il aimait à jouer de la guitare, paralysé et en écharpe a été pour nous un choc. Encore plus traumatisant : en guise de paroles ne s'échappent plus des lèvres du chanteur que des balbutiements inaudibles.
Toutefois, aux dires de son médecin, tout espoir n'est pas perdu qu'il chante de nouveau un jour. Dieu merci. Encore convient-il de lui administrer les soins appropriés et notamment qu'il recourt aux services d'un orthophoniste. Mais, faute d'argent et de la nécessaire prise charge, Youlou Mabiala en est réduit aujourd'hui à espérer un miracle de la Providence.
Heureusement, malgré l'épreuve, l'homme demeure souriant, digne, armé d'une farouche volonté de s'en sortir, bien aidé, il est vrai, par l'abnégation de son admirable épouse, une fille de Luambo Makiadi, Franco, dont la ressemblance avec son père est d'ailleurs assez saisissante.
La nation a le devoir de rendre à Youlou Mabiala son instrument de travail
Sans vouloir ni susciter une vaine polémique ni jeter la pierre sur qui que ce soit, l'exigence de vérité nous oblige néanmoins à dire que la situation que vit Youlou Mabiala - qu'une âme charitable et solidaire de la société civile, un « petit du quartier », a aidé à loger dans un hôtel social dans la banlieue sud de Paris - est inadmissible et révoltante au regard de la dimension du chanteur, le plus célèbre des congolais (avec Zao, dans un autre genre) sur le plan international, un artiste qui aura fait pour le rayonnement culturel du pays, en près de 40 ans de carrière, plus que tous les discours des hommes politiques réunis.
Certes, d'après les informations recueillies par « Mwinda », l'Etat congolais, cédant à la réprobation générale - et après qu'un des collaborateurs de l'artiste, Don Joli Kiala, eut interpellé « la conscience des autorités de la RDC et ceux du Congo pour porter secours à ce grand artiste des deux rives en détresse » -, avait consenti à supporter l'évacuation sanitaire en France, au mois de décembre, de celui qui était devenu, après la mort de Franco, le président de l'Ok Jazz. Le chanteur fut ainsi examiné brièvement à l'hôpital d'Orléans, grâce à un compatriote installé dans cette ville. Youlou Mabiala fut ensuite hospitalisé, aux frais de l'Etat, deux semaines à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris. A partir du mois de janvier 2005, il avait entamé une rééducation dans un centre spécialisé de Louveciennes (région parisienne). Hélas, en avril dernier, alors que le malade réalisait déjà des progrès encourageants, l'établissement l'a prié de sortir, les dernières factures n'ayant pas été honorées…
Depuis un mois l'artiste, qui a un besoin urgent de soins pour conserver quelque chance de revenir à la chanson ou même simplement de recouvrer l'usage de la parole, est privé de tout traitement. Il s'en remet, pour vivre, à la générosité de quelques amis ou au secours apporté, à titre individuel, par certains hommes et femmes politiques congolais de passage dans la capitale française, puisque le fonctionnaire en charge de son dossier à l'ambassade du Congo à Paris a pour sa part jugé que Youlou devrait « rentrer au pays ».
Or l'important est de rendre à Youlou Mabiala son instrument de travail : cette voix claire et plaisante, qui a tant charmé les mélomanes africains (et qui faisait de lui " le chéri de ces dames ") mais aussi son bras droit et sa jambe droite toujours paralysés. Bref rendre à notre frère une intégrité physique perdue dans l'exercice du métier et de surcroît pour une cause nationale.
Que l'on nous comprenne bien : loin de nous l'idée de minimiser ou de décourager des aides ponctuelles apportées à l'artiste, toujours bienvenues. Mais le besoin le plus urgent pour le chanteur demeure une prise en charge complète, une couverture totale de sa rééducation, faute de quoi notre Youlou national sera perdu pour la chanson. Et, à en croire son médecin, pour un homme plongé depuis 9 mois dans le mutisme, le temps presse.
Une fois n'est pas coutume, face à ce qui s'apparente à la démission sournoise d'un Etat qui, en l'occurrence, voudrait peut-être se contenter du service minimum, « Mwinda » lance un appel à la solidarité, à la responsabilité nationale, à ce kimuntu qui devrait cimenter la nation congolaise et récompenser, reconnaître, sans réserve, les plus méritants d'entre nous. Histoire d'éviter que ce monument qu'est Youlou Mabiala, le chouchou du regretté Franco, l'inoubliable auteur et interprète des titres comme Numéro Ya kinshasa, Kamikaze, Barika, Loufoulakari, Mamou… ne dépérisse.
D'après une enquête de " Mwinda ".
© Mwinda
01 février 2010
© Congo Vision
LES FAMILLES TSHIMANGA & MANDELA ANNONCENT LE DECES DE PAPA TSHIMANGA
Chers Compatriotes,
Les familles Tshimanga et Mandela ont la profonde douleur et regret d'annocer a la grande communaute congolaise et amis, le deces de Papa Tshimanga Djiabintu ( Vieux DJUABS) le Mercredi 20 Janvier 2010 dans la ville de Kinshasa (Republique Democratique du Congo) de suite d'un assassinat par des elements inconnus . Papa Tshimanga etait un grand d'homme d'affaires qui a aussi longtemps servi notre pays par sa compassion et sa generosite. Pere d'une grande famille dont Eva, Jean Claude, Paul, Tshitshi, Alain et Baby Tshimanga vivant dans la Californie du Nord, il etait le petit frere de Papa Andre Mandela et l'oncle de Ben Mandela a Los Angeles Le corps est toujours a la morgue a Kinshasa pendant qu'on se prepare pour nous annoncer le programme officiel de l'enterrement entre temps nous pouvons consoler la famille moralement, emotionnellement et aussi fiancierement par telephone: Eva Tshimanga peut etre joint a Kinshasa au 011 243 815991113, Ben Mandela au 310 518-2585, la famille Thsimanga dont Tshitshi, Paul, Alain et Bay au 510 938-5464, 510-398-7853, 510-938-6784, 510-565-9711 Nous vous tiendrons aussi pour la suite du programme de retrait de deuil aussitot que le programme detaille nous est disponible. Continuons a prier pour l'ame de Papa Tshimanga se repose en paix, que l'enterrement se passe dans les bonnes conditions et surtout pour la paix dans toute sa famille. Que Dieu nous benisse! Jules Boyele
La Communaute Congolaise de la Californie du Sud
congolesecommunity@gmail.com
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