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ANALYSE MUSICALE

Titre: "Marie Louisa"
Auteur Compositeur:
Antoine WENDO NKOLOSOY

Wendo Kolosoy Dans la préface d'une étude à paraître sur Wendo, Manda Tchebwa écrit au sujet de Wendo : "Rarement un artiste a donné autant de bonheur à son public que ce chanteur du terroir, vieux de 75 ans, qui nous apprend aujourd'hui à " traverser la rivière du présent " en préservant nos racines. De son répertoire suintent des sons et des tons des plus élégiaques incarnant, tout à la fois, du métier, un génie singulier, une générosité de cour et d'esprit, une thématique bigarrée inspirée de sa culture ambiante, le tout assorti d'un devoir de relève".

En effet, notre pays est une terre des héros et des stars. A chaque décennie, ses stars et ses héros. A chaque génération, ses leaders. Pratiquement chaque domaine subit le charisme de ses figures emblématiques (politique, religion, musique.).

Parmi les grands noms de la musique congolaise moderne, un nom trône au panthéon : Antoine WENDO KOLOSOY (ou Nkalosoy). Son sobriquet "Wendo", qui s'est aujourd'hui mué au nom de famille, désigne toute une génération musicale des deux rives : " Miziki ya ntango ya ba Wendo " (la musique de la génération de Wendo). Mais, curieusement, de cette époque-là, Wendo, le seul monument vivant, est passé, jusqu'à un passé très proche, pour le plus inconnu de la génération post-indépendance jusqu'au jour où il fut repéché par " Mwana Mpwo ", la chanson dédiée au Francs Congolais. Ses fameuses effets appogiatures " aio leli iii " ont conquis enfants, jeunes et vieux. Même avec " Tokokufa mpo na ekolo " qu'il clôture avec des strophes pamphlétaires sorties dans une voix mélancolique : " Tozangi mwinda solo, tozangi bilia solo,... likolo ya banyangalakata.... " (A cause de ces idiots (entendez rebelles), nous voici aujourd'hui privés d'électricité, de nourriture,.). C'était la resurrection ou, comme on dit à Kinshasa, « nzombo le soir » (succès et but de dernière minute).

De son vrai nom Antoine NKALOSOY, le gouverneur Pétillon, un de ses fervents admirateurs belges, le surnomma « Wendo », une déformation de " Windsor " devenu " Wendo Sor " en référence à la manière dont Antoine Nkalosoy battait la mesure « bondissant, disait Pétillon, comme l'amortisseur Windsor », il est découvert par l'éditeur et son parrain, le grec Nikis Jeronimidis (fondateur des éditions Ngoma, en 1948). C'est lui qui le propulse sur la scène. Mais, Wendo à cette époque est déjà une stars : il chante, il aime chanter, aux coins des rues, dans le quartier mais surtout, matelot de son état, il agrementait déjà les passagers lors des nombreux voyage sur le fleuve (Dans "Mobembo ya Wendo", il reprend son périple de naviguant, de Kinshasa à Bangui, passant par Mushie, Bolobo, de Mbandaka à Kisangani, sans oublié le Kasai jusqu'à Port Franquy, le Kwilu jusqu'à Kikwit). On le chantait dans les villages "Wendo ayei, tokobina rumba ya rumba-mba" (Wendo est arrivée, nous allons danser la vraie rumba".

Découvert d'abord par "Radio Congolia", il enregistre quelques tubes, puis, lors d'un de ses voyages, découvre à Mbandaka Henry BOWANE dont le talent n'a pas d'égal. Il le ramène à Kinshasa, essentiellement pour chanter avec lui entre deux voyages. Lorsqu'ils sont découverts par Jeronimindis, ils signent un contrat aux éditiions NGOMA comme chanteur-compositeur, interprète et accompagnateur. Vers ces années 40-50, Kinshasa, alors Léopoldville, devient déjà une grande ville avec, atour du quartier résidentiel "Kalina", des petites bourgades où s'érigent de nouvelles cités. Ainsi, nombreux musiciens naissent et nombreuses maisons d'éditions aussi fourmillent, chaque studio ayant ses enfants terribles.

Les éditions « Ngoma » commencées avec Wendo et Bowane ont engendré leurs feux follets : Wendo, Bukasa, D'Oliveira (membres du fameaux trio BOW), Kasongo, Mukoko, Mwanga, Beguen Ban, Lasso, Menga, Depiano, Lembe, Khim Valentin, Canadien, Phil Philo, etc.; « Opika » revèla ses chanteurs et ses guitaristes de frisson : Kallé, Déchaud, Toumani, Tino Baroza, Brazzos Armando, Menga, Toumani, Yamba Yamba, Bosele, Zambar Masta Zamba, etc. Pour sa part, « Loningisa » accouche d'un petit clan de chansoniers et guitaristes mûs par l'appetit du succès : Francois Luambo makiadi dit Franco, De La Lune, Edo Nganga, Rossignol, Vicky Longomba, Roitelet, Celio Nkunku, Pandy, Essous Jean Serge, etc.

Un peu plus tard, les Editions CEFA du belge Bill Alexandre gratifie le public d'un catalogue pétri d'une fraîcheur apaisante avec Roger Izeidi, Roitelet, Paul Roger Bemi, Léon Fylla, Marcelle Ebibi, Maurice Evan; chez « Esengo » s'est déployée une irresistible ambiance insufflée par le génie du guitariste prionnier du rythme actuel congolais Elenga Zacharie dit Jhimmy de la Hawaïenne, Tino Baroza, Bowane, Rossignol, Pandy, Dewayon, Niko Malapet, Essous Jean Serge, Conga Jazz, Rock-à-Mambo. Tous ces musiciens se sont illustrés par un rythme et ont formé cette première génération de la musique congolaise moderne, la plus prospère et la plus créatrice : miziki ya ntango ya Ba Wengo (musique du temps des Wendo).

Le " Tango ya Ba Wendo " est symbolisée particulièrement par une danse afro-carabéenne : la Rumba. On pourra dire aussi de la Rumba que c'est une danse qui s'exécute doucement, berce le couple en piste et ne donne aucune envie de se presser, comme le chanta Eyenga Moseka dans ces vers célèbres : " Ba mbangu baleka, banoki bakima, ya biso se malembe " (Que les plus rapide nous dépassent et que les plus pressés nous devancent, nous arrivons lentement mais sûrement).

Cette Rumba, aujourd'hui incarnée par les BANA O.K., transfuge de l'OK JAZZ, est celle qui nous vient d'un lointain passé dominé par le patriarche WENDO. Si bien qu'aujourd'hui Rumba et " Miziki ya tango ya Ba Wendo " se confondent. Leur succès ont fait que la rumba soit aujourd'hui une marque déposée de la musique congolaise (des deux rives). C'est la génération musicale qui porte la plus profonde nostalgie des « vieux ».

Au sujet de Wendo, après l'avoir accompagné dans son dernier périple européen, Manda Tchabwa ecrit que sur scène aujourd'hui encore, Wendo défie son âge ; ses reflexes de crooner sont restés intacts. Ayant, entre-temps monté une nouvelle formation musicale où cohabitent jeunes et vieux musiciens, la star n'a qu'un seul crédo : conquérir son public. Comme ce fut le cas, il y a peu sur toutes les scènes d'Europe : « Lorsqu'à gorge déployée, Wendo lance (comme dans une saeta flamenca) ses inimitables « aio leli ii » (sortes de yodlées des montagnes suisses ou autrichiennes), en réalité, il exorcise la salle. Beau à en pleurer. Soudain, l'artiste avance les mains, paumes ouvertes, en direction du public, comme s'il voulait embrasser toute la salle et lui en faire cadeau. Evidemment, il n'y a rien sur ses mains. Sinon l'impalpable. Que de la poésie et de l'émotion ! Cet invisible en fouillant dans le « vocabulaire des émotions secrètes ». L'homme se sert judicieusement tout à la fois de la gestuele et de sa voix pour, en fait, séduire l'oil et l'âme. »

« Aucune surcharge dans les sonorités : deux guitares et une basse suffisent pour transformer un concert de Wendo en un rêve édénique. Entre les beats syncopés des congas, les crissements aériens des maracas et l'entrechoque discret des clavés, un chour en duo se meut uniformement au gré d'une cadence « rumbera » faussement pudique. Sur l'instant, le « maître de la chanson » parachève une figure demambo melée de « rumba yambu » des années 50. Comment ne pas se souvenir de l'extrême « onctuosité » de ces petits motifs de danse, plus sobres, mais élégants, bébéronés au rythmes afro-caraïbes ? Ces mouvements du corps nous réfèrent à coup sûr à un vieux passé refractaire à l'oubli. Le chanteur est en perpetuel mouvement sur scène. Que de charme ? Il est impossible de rester longtemps sur les sièges. Tous les couples valides envahissent littéralement l'aire de danse. Ca swingue fort : « Oye'Suka ya rumba », entend-on crier sur la piste. Le hanches se balancent, tournoie, ondulent.

Sur scène, Wendo est l'épicentre d'un spectacle qui ressuscite le repertoire du Léopoldvillois d'hier » Et lorsqu'on parcoure tout le repertoire de Wendo, repertoire faites d'une centaine des titres, un seul titre trône et symbolise même le Roméo et Juliette de la musique congolaise : "Marie Louisa.". On disait de cette chansons qu'elle ressuscita les morts. soit pour la danser ou l'acheter. Cette chanson fut composée par Wendo pour trouver une solution au problème combien d'amour (frasque) de son ami, de son alter ego, de son compaire Henry Bowane.

Ce disque pressé, aux dires de Wendo à 100.000 examplaires à l'époque, connue plusieurs éditions chez "Ngoma" et, à chaque fois que l'artiste en a l'occasion, les producteurs n'hésitent pas à la lui faire ré-enregistrer. "Marie Louisa solo ngai wa yo. Wapi nkomno Louisa. Lobela nkombo Louisa. Lousia, nakobala se Louisa." (Marie Louisa, tu es mien Je cherche dans le noir ton nom Où t'es-tu cachée Je te marierai.)

Ecoutons plutôt le septuagenaire lui-même parler de Marie Lousa, dans un entretien inédit que nous avons eu avec lui :

Q. De toutes les chansons composées quelle est la meilleure et celle qui a eu le plus de succès ?
Wendo :

Wendo : C'est "Marie Louisa".
"Marie Louisa e e, solo e ngai na yo Wapi nkombo Louisa, lobela ngai nkombo Louisa, Louisa, nakokabala se Louisa..."

Une chanson qui, comme on le dit chez nous, a fait soulever la poussière et à fait descendre les braises. On disait de "Marie Louisa" que des morts sortaient écouter, acheter et danser la chanson. Le disque de Marie Louisa s'achetait en rangé comme si on allait prendre la communion à l'église. Elle était pressé à 100.000 exemplaires et avait été vendu en Europe, en Afrique de l'Ouest, à Ouagadougou, Bouaké, Yamoussokro, Abidjan, Conakry, Accra. et chez nous. Je crois que jamais chansons d'amour n'aura conquis les mélomanes comme Marie Louisa. C'était une inspiration originale. Son originalité venait surtout par le fait je le chantais en duo avec Bowane. Je le soutenais et lui aussi me soutenait. Parfois, nous chantions en canon, l'un précédait l'autre. Et la qualité des instruments qui l'accompagnaient ! Bowane avait la guitare qui pinçait à peine, les maracas venaient s'ajouter, la contre-basse.

"Wendo alingi komona Marie Louisa, Bongo apesa na Bowane Solo Bowane beta Guitare, mpe lindanda mpe likembe." (Wendo veut voir Lousia, Et l'offrir à Bowane Oui, Bowane, joues ta guitare, puis le violon)

Q. Qui était Marie Louise ?

Wendo : Une très belle femme. Une des femmes à mon ami Bowane. Une femme qui faisait cogner les têtes aux hommes et à fait tourner la tête à Bowane. Bowane n'avait plus de sommeil à cause d'elle et il me fallait trouver un médicament à la maladie de mon petit et ami. Elle était belle, très belle. Elle n'était pas à regarder deux fois sans avoir des pieds trembloter d'eux-mêmes. Marie Louise ressemblait à un ange. C'est comme si le Bon Dieu ne l'avait pas crée, mais qu'il l'avait taillée comme un objet d'art. Elle ne ressemble en rien à vos miss actuelle. Elle était très coquette et avait une beauté naturelle, sa peau, ses dents, ses cheveux, ses molets... Mais, à travers Marie Louise, c'est la femme que j'ai voulu ainsi immortaliser. Et ce message-là a passé. Les hommes pouvaient aimer et épouser des femmes en leur chantant et dédiant "Marie Louisa".

Q. Pourquoi l'aviez-vous ainsi immortalisée ?

Wendo : Toute une histoire, une histoire d'amour. Vers ces années-là, les femmes commencaient à nous faire tourner la tête. Les femmes commencaient à s'émanciper. Comme mon ami Bowane cherissait trop cette femme-là, et que la fameuse lui en fasait voir de toutes les couleurs, pour faire plaisir à Bowane, je m'étais décidé de dédier une chanson à Marie Louisa. Lorsque cette mélodie me vint, je sentis moi-même que j'avais jetté de l'huile de palme au feu. Entre Bowane et Marie Louisa, c'était comme entre la ceinture et le porte-ceinture.

Puis, il faudra souligner qu'avec Marie Lousia, c'était l'apothéose de la rumba. Nous avions déjà plusieurs danses à cette époque-là : Tango, Begin, Bolero. J'avais changé un peu le rythme, un peu plus vite, et je donnais le passage à la guitare, aux autres intruments.

Commentaires

Wendo, comme les poètes de chez nous, refuse de lui adresser la parole à la deuxième personne, mais preferre lancer des paroles d'amour et de coeur à la troisième personne, pour que celles-ci germent dans le coeur de l'intéressée.

Et, souvent, l'intéressée ne les entend pas, mais elles lui parviennent par des tiers qui, l'art oratoire oblige, commentent, amplifient les vers ainsi chantés.

"Marie Louisa e e solo ngai wa yo Wapi nkombo Louisa Lobela ngai nkombo Louisa Lousia, nakobala se Lousia..." (Marie-Louise, je suis à toi, tu es à moi, Où est la nommée Louise ? Faites-moi interpeller le nom Louisa C'est elle que j'épouserai.)

Hélas, cela n'est pas du goût des parents de Marie-Louisa, qui demandent à l'homme d'être patient, d'eprouver et de méditer. Mais, lui, l'homme (Wendo et Bowane) n'ont plus de temps à perdre, décidés à casser toutes les barrières.

Aussi, Bowane, reprend la rime où Wendo, essouflé par cette réponse négative des parents de Marie-Louse, l'ai laissée :

"Wendo yo okoloba mpamba Biso tozali na ba voiture na biso, Biso tozali ba mingongo na biso Biso tozali na Guitare na biso, Tokokima na ye na nzela Kingabwa." (Wendo, tu t'essoufles et perd tes salives pour rien
Nous, on a nos voitures, nos voix et nos guitares
Suffisant pour la faire fuir (attirer par tous ces échos)
Sur la route de Kingabwa (loin des parents)

Wendo sort alors toute sa rancoeur, car stars, il n'est pas prêt à désarmer :

"Solo, mpenza nakobola Guitare, Na likembe na ngai, mpe na violon, Wapi Louisa maman ?"
(C'est vrai, je vais multiplier des accords et des rythmes
Avec ma guitare, mon likembe, même avec mon violon
Toujours interrogeant (poules et canards) : où est Marie Lousia ?)

Mais, pourquoi Wendo chante, pleure et cherche-t-il ainsi Marie Louisa ? Il explique :

"Wendo alingi komona maman Lousia, Bongo apesa na Bowane Wapi Louisa ?. Solo Bowane bula Guitare Mpe lindanda na likembe wa ngai" (Wendo veut voir Louisa Pour la donner à Bowane (et calmer ses battements de coeur) Où est Louisa ?. Mais, en attendant, Bowane, Pince ta guitare et ton likembe)

Tout en ne désarmant pas, mais pour ne pas donner l'impression d'être un Don Juan éternel, ils se lancent dans l'évocation des souvenirs de leur succès et voyages. Bowane apostrophe :

"Wendo, Wendo e. Bowane akonzemba Wendo Wendo atiki biso kala-kala Wendo akomi Kisangani, mpe Boyoma, Malekesa, Bilanga, mama Atiki Bowane na mawa" (Wendo, Wendo Wendo nous a laissés voici belle lurette Wendo est arrivé à Kisangani, puis Boyoma, Malekesa, Bilanga. Il a laissé Bowane, seule dans les chagrins (de Marie Lousia - n'ayant pas trouvé de solution)

Mais, Wendo remet son ami sur la selette, artiste, sa renommée depend de son travail; il chante leur amitié, leur première rencontre. Qu'en déplaise Marie Louisa.

"Ekomi ngai Kisangani, mpe Boyoma, mpe Malekesa, Wapi moto nkombo Bowane Ngai natiki Bowane na mboka oyo Bowane. Ngai nanzebela yo Yo onzembaka ngai Bowane.." (A mon arrivée à Kisangani, à Boyoma et à Malekesa Une seule question sur tous les lèvres (par les nana) : "Où est le nommé Bowane" Je l'ai laissé là-bas Bowane. Je te pleure. Tu me pleure aussi Bowane."

Mais, l'histoire de Wendo et de Bowane, le debut de leur succès se situe juste après ce voyage mythique où, de retour, Bowane, découvert par Jeronimindis, vint au beach, avec sa voiture Douglass, chercher Wendo. Wendo quitta ainsi le boulot de matelot pour signer un cntrat avec les editiosn Ngoma. C'est le debut de leur succès que Wnedo, pour terminer ce chef d'oeuvre, immortalise (pour faire oublier à Bowane ses deboires)

"Wendo alongwe na kati ya maswa Bowane akamati voiture na ye na kombo Douglass Wendo alongwe na maswa Wendo ayei." (Quand Wendo arriva par bateau
Bowane vint le chercher
Avec sa voiture de marque Douglas
Wendo quitta le bateau
Wendo est bien arrivée..)

Et après, qu'advint-il entre Marie-Louise et Bowane ?. Wendo repond : devinez vous-mêmes. Entre-temps "Marie Louisa" est resté un chef d'oeuvre completé par d'autres tubes de Wendo : Liwa ya Wendo, Efeka Madungu (cet ami de Wendo, ancien "capita" magasinier d'un portuguais, grand "ambianceur", mais qui, ironie du sort, avait pris pour épouse une de ces femmes dont la laideur était le qualificatif le plus en vue), "Bokilo mabe" (qui lui a refusé la main de sa fille pour cause de pavreté), "Soki oyoki Victoria", "Botiaki ntembe", "Victoria apiki drapeau" (rappelant cette belle époque où Victoira, la première orchestre entièrement congolais étaient les seuls orchestres avec Victoria Brazza de Paul Nkamba et Victoria Kin de Antoine Wendo, "Mobembo ya Wendo" où Wendo, dans un air apologétique, raconte, tel un griot, ses nombreux voyages avec l'interrogation de savoir où Wendo n'est-il pas arrivé.

Avec Marie-Louise, Wendo est un artiste planétaire. Hélas, nous appartenons à ces pays dont on ne décerne pas des médailles.

Norbert MBU MPUTU, Congo Vision

Ecouter "Marie-Louise" en RealAudio

 

 
 
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